Vous êtes sa vedette!

Vous êtes sa vedette!
Par Geneviève Doray, Directrice, Naître et grandir
6 octobre 2010

Saviez-vous qu’un grand nombre d’enfants vivent des difficultés lors de la transition vers la maternelle? Et je ne parle pas ici d’enfants vivant en Afrique ou en Asie, mais bien de nos petits William, Léa, Emma… Des petits Québécois comme on en croise tous les jours à l’épicerie.

Mais que signifie être « prêt »? La réponse est complexe, mais une chose est sûre : cela commence dès la naissance! Lorsqu’on chatouille doucement bébé en lui changeant sa couche, lorsqu’on lui chante une berceuse ou qu’on lui nomme les objets qui l’entourent, on est tout doucement en train de favoriser une entrée réussie à l’école.

C’est justement dans le but de nous sensibiliser au rôle crucial que nous jouons auprès de nos tout-petits qu’à l’automne dernier, la Fondation Lucie et André Chagnon a lancé une vaste campagne de sensibilisation.

Je suis certaine que vous vous souvenez de cette petite fille assise dans une salle de spectacle en train d’écouter son père lui raconter une histoire? Le message était on ne peut plus clair : « Pour votre enfant, vous êtes la vedette! ». Les parents sont les plus aptes et les plus importants pour leur enfant voilà ce qu’il fallait en retenir!

Cette campagne a remporté un grand succès et a été aimée de tous. Et ce lundi, la Fondation revient avec de nouvelles publicités qui insistent encore sur l’extrême importance de stimuler les enfants de moins de 5 ans. J’ai hâte de voir si vous les aimerez autant que moi!

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Commentaires (8)

  1. Joëlle 7 octobre 2010 à 01 h 21 min

    Je dois être l'exception parce que moi cette pub m'avait fortement déplue. Je m'explique, l'impact qu'elle a eu sur moi n'eut malheureusement pas l'effet escompté... effet contraire négatif sur moi. Après quelques visionnement, j'ai commencé à me sentir coupable de ne pas en faire assez, de ne pas raconter une histoire à chaque jour, de ne pas toujours pouvoir être d'humeur radieuse....


    Quel parent se dit "moi, je ne veux pas être un modèle pour mon enfant"? Tout les parents sont au courant de l'importance de leur rôle à jouer, chacun veut léguer quelque chose et être un modèle à sa façon. Chacun y va selon ses limites, sa capacité, nous ne sommes pas parfait mais le but est d'y arriver.


    "Notre rôle est crucial... ", oui mais tout ne repose pas sur nous quand même. Il y a le caractère de l'enfant, l'environnement qui l'entoure (autre que papa/maman) qui joue une influence sur sa vie. Ce serait trop lourd à supporter comme responsabilité que tout repose sur nous. Par exemple, moi j'ai 4 enfants, je suis mère à la maison, ce n'est pas moi qui "stimule" mes enfants mais lui-même avec l'environnement qui tourne autour de lui. Comme ce n'est pas moi qui endort mon enfant, c'est lui qui s'endort.


    Et pour être honnête, les enfants que je remarque qui ont de la
    difficulté avec l'entrée à la maternelle, ont certains quelque chose en
    commun: ils ne sont pas parvenus à affronter leurs peurs (fausses ou
    vraies). Il y en a là-dedans qui se font "endormir" à 5 ans et continue
    leur nuit la lumière grande ouverte. Peut-être des parents qui croient
    que stimuler/endormir leur appartient à eux? Les enfants ne viennent pas
    avec un boutton "on/off"... Il faut savoir lâcher prise pour les
    laisser transiter vers la maternelle :-)

  2. Sonia 8 octobre 2010 à 20 h 10 min
    Pour ma part, j'ai adoré cette publicité et je ne vois pas comment on a pu se sentir coupable en la voyant, car elle était tout sauf culpabilisante. Elle ne disait pas : il faudrait lire une histoire à tous les jours et être d'humeur radieuse de façon continue. Elle disait simplement : pour votre enfant, vous êtes la vedette! Autrement dit, continuez à faire ce que vous faites déjà pour votre enfant, car c'est important pour lui. Parlez-lui, touchez-le. Même pas besoin d'être conscient que l'on fait de la stimulation, pas besoin de jouets derniers cris et j'en passe : soyez juste là pour lui et interagissez avec lui.

    J'ai trouvé que c'était un message tellement positif sur le parent et le rôle qu'il a à jouer dans la vie de son enfant.

    Bref... je ne sais pas si c'est la pub qui faille questionner ou alors les exigeances démesurées que certaines personnes peuvent avoir.
  3. Joëlle 8 octobre 2010 à 23 h 23 min
    Je me sens visée :-) Vous avez droit à votre opinion. Moi, c'est le sentiment que j'ai eu à ce moment-là.
  4. Joëlle 9 octobre 2010 à 01 h 43 min

    Je voulais retrouver cette pub pour voir si c'est pas moi qui l'aurait pris négativement à ce moment-là... des fois, les baby-blues ce que ça fait :-))


    Mais je suis tombée sur ce ce que je crois être les nouvelles pub dont c'est le sujet: http://www.biengrandir.com/  (sur le lien, c'est en bas, à gauche)


    Elles sont informatives, en tout cas moi j'y ai appris des choses et j'ai vraiment aimé ça. Et j'ai pu cerner c'est où j'avais eu de la misère, c'est avec le "vous"... je préfèrais faire le cheminement dans ma tête moi-même, avec l'information qu'on m'a donné, l'analyser et décider moi-même si j'adopte l'idée (ou non) et ce que je vais en faire avec. Par exemple, si vous remarquez dans la 2e pub, on voit le père qui aide son enfant à faire ses mathématiques et il s'adresse à son enfant avec le "on". Pourquoi ne pas avoir appliquer le même principe pour nous passer le message?

  5. Joëlle 9 octobre 2010 à 10 h 36 min
    J'ai retrouvé quelques bouts de phrase qui m'apparaît être le message de la toute première publicité:
    "Il n'attends que vous. Votre enfant est votre meilleur public. Chacune de vos paroles est pour lui un véritable spectacle dont vous êtes la vedette."

    La pression, à son comble!!! J'étouffe devant cette pression énorme mise sur moi, je ne peux pas me mettre à analyser toutes les paroles qui sortiront de ma bouche toute la journée durant! Quelques heures, ok, mais toute une journée il y a quoi devenir dingue! Comme j'ai dis plus haut, tout ne repose pas sur nous quand même.

    Néamoins, je ne rejette pas la pub en bloc, je suis d'accord pour dire que notre enfant est notre meilleur public et que pour lui, nous sommes la vedette du spectacle.
  6. SoniaG 9 octobre 2010 à 23 h 33 min
    Moi aussi je suis d'accord avec le fait qu'on a beaucoup de pression. Pas grand monde qui nous disent qu'on a le droit à l'erreur, qu'on n'a pas à atteindre la perfection, qu'on peut s'échapper, tourner un coin rond, être fatiguée, impatiente... Heureusement, on a nos mères blogueuses et écrivaines, indignes ou imparfaites, qui nous font rigoler de nos imperfections et qui nous renvoient à notre magnifique condition d'humaine.
  7. Genevieve Doray 11 octobre 2010 à 00 h 31 min

    Ah, la fameuse culpabilité! Ça me rappelle l'école où les tannants n'étaient jamais ceux qui se sentaient visés quand le prof disait quelque chose...


    @Joëlle Je trouve vos commentaires tellement enrichissants... Un GROS merci! En plus, vous vous êtes donné la peine d'aller fouiller pour retrouver les anciennes pubs (depuis, j'ai mis un lien pour aller les écouter) pour valider votre perception.


    J'ai bien saisi l'aspect de la pub que vous aimez moins et effectivement, il serait fou de surveiller chacune de nos paroles... Heureusement, ce n'est pas ce que l'on nous demande! Il suffit simplement de leur parler, d'interagir avec eux. Et ça, je suis certaine que vous le faites amplement!


    @Sonia Vous avez tellement bien compris le message que vous auriez pu faire partie de l'équipe de conception! Merci d'avoir écrit.


    @SoniaG C'est vrai que les blogues montrent que derrière la théorie il y a la "vraie" vie! Et concernant la pression, est-ce la société qui nous la met ou est-ce nous-mêmes qui nous l'imposons? Sans doute un peu des deux ;-)

  8. Sophie 21 octobre 2010 à 17 h 00 min
    L'ennuie, avec ce genre de campagne, c'est qu'elle ne touche pas ceux qu'elle doit toucher... Exactement le cas des tannants qui ne se sentaient pas visés par les récriminations du prof!

    Je connais quelques spécimens de parents à qui les pubs étaient supposées "allumer des lumières", vous savez, ce genre de parents pour lesquels on se demande pourquoi ils ont fait des enfants si c'est pour s'en foutre autant... Et bien eux, on dirait qu'ils sont en teflon et l'objectif de les sensibiliser n'a absolument pas été atteint.

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