Croque, croque, croque… pour ne pas t’étouffer

Croque, croque, croque… pour ne pas t’étouffer
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
19 mars 2010

Je suis dans une fête d’amis. Une maman donne le repas à son bébé. Soudain, panique! La maman renverse son bébé sur son avant-bras et frappe énergiquement dans son petit dos.

Je suis glacée par la surprise de cette scène inattendue. Je tente de rappeler à mes souvenirs les techniques de dégagement des voies respiratoires apprises il y a si longtemps, il me semble.

Après quelques secondes, la maman relève son bébé. Il pleure et tousse. Toujours sous le choc, la maman s’apprête à reprendre ses manoeuvres.

- « Il tousse, il pleure, il respire. Tu peux arrêter, ça va aller », lui dit calmement un ami médecin. Et lui répète... et lui répète encore.

Même quand on sait comment réagir, personne ne veut être confronté à une telle situation. Un bébé ou un enfant qui s’étouffe, c’est angoissant. Si on ne sait pas comment réagir, c’est pire. Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir.

La prévention est dans le choix d’aliments qu’on offre – et qu’on n’offre pas – aux jeunes enfants. Des aliments petits, durs, ronds ou collants les exposent à certains risques. Sur la liste des aliments à éviter, on retrouve : noix, arachides, raisins secs ou frais entiers, légumes durs crus (carotte, céleri, navet, etc.), maïs soufflé, bonbons durs ou collants, saucisse en rondelles ou entière, bâtonnets de fromage, etc.

Puis, autant que les aliments eux-mêmes, la façon de les donner est toute aussi importante. On accompagne l’enfant quand il mange. Il doit être bien assis… et bien réveillé.

4 ans. C’est l’âge jusqu’auquel ces précautions doivent être prises. C’est du moins l’âge recommandé en général, dont aux services de garde où, vu le nombre d’enfants, la gestion du « cas par cas » serait compliquée. À la maison, on a un peu plus de marge de manoeuvre en fonction de notre enfant et surtout en fonction de ses capacités à bien mastiquer.

Âgé de 2 ans, mon petit gars mange des carottes crues, des noix de cajou, des amandes et des fruits séchés comme sa grande soeur de 4 ans. Toujours en suivant le même rituel : assis dans sa chaise, calme, et devant sa maman ou son papa qui, le regardant droit dans les yeux, répète : « croque, croque, croque ».

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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Commentaires (3)

  1. Marie-Pierre Lefebvre 19 mars 2010 à 19 h 47 min
    Ce type de situation est toujours tellement stressant ! On m'a effectivement dit que tant que l'enfant tousse, il faut le laisser "se dégager" lui-même avant d'intervenir... Mais que c'est difficile !! Ma fille a 15 mois et j'ai bien hâte qu'elle sache "bien croquer" !!

    Bravo Stéphanie pour tes chroniques, je te lis hebdomadairement !
  2. Romain B. (Via Facebook) 23 mars 2010 à 14 h 46 min
    Suivez un cours de 2 soirs à l'hospital Royal Victoria, département Maternité. Les infirmières qui donnent le cours sont spécialisées dans les soins des enfants et elle sont absolument formidables! Pis, pour la petite histoire, le lendemain du dernier cours, mon fils de 1 semaine s'est mis a s'étouffer sérieusement en buvant. L'application du cours a été d'une efficacité redoutable!
  3. Stephanie Cote 24 mars 2010 à 14 h 11 min
    Excellente suggestion Romain. Connaître quelques techniques de premiers soins et de secours peut parfois faire toute la différence...

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