Perturbateurs hormonaux: comment s’en protéger

Perturbateurs hormonaux: comment s’en protéger
9 novembre 2009

Dans un texte, récemment, je parlais d’une attache chimique généralisée dont on ne pouvait pas vraiment se protéger, tellement les produits chimiques nous envahissent et tellement les recherches sont balbutiantes.

Eh bien, qu’on se réjouisse! Le Réseau des femmes en environnement, qui réunit des chercheurs universitaires de haut rang sur toutes les questions de l’environnement, vient de produire une brochure qui nous apprend beaucoup. 

Jouets, alimentation, eau, cosmétiques : enfin une source d’information crédible qui nous explique clairement ce qui n’est pas bon, pourquoi, et comment les éviter.

Quelques perles d’information tirées de cette brochure...

  • La production chimique mondiale est passée de 1 million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions de tonnes en 2000. Environ 35 000 de ces produits chimiques se retrouvent au Canada. Ils se cachent dans la nourriture, les plastiques, les peintures, le mobilier, les détergents, les tissus, les cosmétiques. Parmi ceux qu’on détecte dans l’organisme, certains sont des perturbateurs endocriniens.
  • Le bisphénol A? Découvert par un scientifique russe en 1928, il a été utilisé en laboratoire comme substitut de l’oestrogène. Mais lorsqu’on a aussi découvert qu’il pouvait aider à produire des plastiques rigides et transparents, sa fabrication commerciale a explosé. Aujourd’hui, on sait que son imitation de l’oestrogène conduit à des altérations des organes de reproduction masculins, induit la puberté précoce et pourrait être liée au développement de l’obésité.
  • Il vaut mieux boire de l’eau du robinet filtrée plutôt que de l’eau embouteillée, particulièrement celle provenant des cruches d’eau en polycarbonate (plastique 7 PC) et les contenants de 18 litres. Car le polycarbonate pourrait laisser s’échapper du bisphénol A dans l’eau.
  • Les adolescentes utilisent en moyenne 17 produits par jour, soit 5 de plus que leurs mères, pour un total de 174 ingrédients différents.
  • L’odeur caractéristique des rideaux de douche neufs en plastique indique la présence de composés volatils, dont les phtalates, ces perturbateurs endocriniens cachés dans le polychlorure de vinyle (PVC) et qui s’attaquent notamment au système reproducteur. Les résultats d’une étude dévoilée en 2008 indiquent que ces rideaux de douche libèrent au moins 108 composés chimiques organiques volatils.
  • Les désodorisants, les liquides à vaisselle contenant un antibactérien, les savons antibactériens liquides et les savons hospitaliers contiennent souvent du triclosan, un composé déjà repéré dans le lait maternel en Suède et dans des organismes aquatiques près des sorties d’eaux d’épuration. Et en 2006, des chercheurs ont découvert que l’exposition au triclosan nuisait au système endocrinien et au développement des grenouilles de l’Amérique du Nord.

Vous voulez en savoir plus, et surtout, savoir comment éviter tout cela de façon simple? Comment choisir vos poissons ou vos jouets? Courez visiter leur site, Sabotage Hormonal. Le titre est provocant, mais le contenu est on ne peut plus sérieux et vulgarisé.

Bonne lecture!

Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
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Commentaires (1)

  1. Catherine 21 novembre 2009 à 14 h 47 min
    Merci Marie pour cette référence. C'est très instructif mais c'est aussi assez effrayant!

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