L’entrée à l’école: prêt ou pas prêt?

L’entrée à l’école: prêt ou pas prêt?
31 août 2009

« Mon enfant sera-t-il prêt? » Pendant que celui-ci trépigne d’impatience à l’idée d’entrer à l’école, on se pose la question avec un brin d’anxiété.

Dans la grande majorité des cas, bien sûr, qu’il le sera! Nos enfants se préparent à l’école au rythme de leur vie quotidienne, de leurs jeux éducatifs, et souvent grâce à un milieu de garde de qualité.

Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.

En 2008, une étude publiée par l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal affirmait qu’un petit Montréalais sur trois, entrant actuellement à l’école primaire, risquait d’avoir un cheminement scolaire difficile.

Pourquoi? À cause d’un manque de maturité sur le plan de son développement cognitif, langagier ou socio-affectif, souvent dû à un contexte de milieu défavorisé.

Cela m’a donné l’idée d’un petit livre, aux Éditions du CHU Sainte-Justine. J’ai voulu comprendre pourquoi et comment on pouvait être mieux préparé à l’école. J’ai donc interrogé plusieurs psychoéducateurs et je vous y offre tous leurs conseils.

Cela dit, je sais aussi que certains parents préparent trop. J’ai donc essayé de cerner où il fallait s’arrêter. Comment ne pas « trop en faire ». En effet, c’est tellement tentant de placer un petit apprentissage, au cours de leurs jeux! Les lettres de l’alphabet par-ci, les chiffres de 1 à 30 par-là... (Tandis que ce n’est même pas au programme de la maternelle!).

En chemin, j’ai aussi découvert une chose bien intéressante. Être prêt pour l’école, ça ne veut pas dire la même chose pour un parent et pour un éducateur.

Tandis que les parents croient que le cognitif est prioritaire (l’éveil aux chiffres, aux lettres, etc.), les éducateurs insistent davantage sur l’importance des habiletés sociales et l’autonomie (savoir communiquer ses besoins, socialiser avec les amis, s’habiller ou se laver les mains tout seul...). Curieux, non? Et vous, alors?

Quant aux chercheurs, ils apportent des éléments de réponse selon l’orientation de leurs études. Tantôt, ce sont les habiletés cognitives qui remportent la palme, tantôt les compétences sociales. Et parfois… les deux à fois!

Enfin, j’ai découvert que le plus important n’est pas probablement où on le croit. Ni dans les chiffres et les lettres, ni dans l’autonomie au sein de l’école.

C’est tout ce qui se tisse, dès la naissance, entre le parent et son enfant. Le plaisir d’apprendre et la curiosité naturelle d’un enfant sont directement liés à l’estime qu’il a de lui-même. Plus l’enfant a confiance en lui et en ses capacités d’apprendre, plus il est motivé à en savoir plus.

L’autre clé de la réussite, ce sont les valeurs véhiculées à l’intérieur de la famille.

Si le livre a sa place sur la table, si l’école a la confiance et le respect des parents, et si chaque apprentissage fait à l’école a un sens pour l’enfant, alors l’école aura une grande place dans son coeur. Et pour ça, le parent peut faire beaucoup.

 

Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
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Commentaires (1)

  1. Stéphanie 2 septembre 2009 à 17 h 56 min
    Ma plus grande n'a que 3 ans, et bien que je sois fière qu'elle sache écrire son nom, je n'insiste pas trop sur les activités "éducatives". Mais chaque jour, pendant qu'on soupe, on lui demande de nous raconter sa journée, ses grandes joies et ses petites peines. À son tour, elle nous demande si on a passé une belle journée et écoute nos récits respectifs. Je pense que c'est formateur d'une certaine manière, et tant mieux si ça s'avère utile à sa première rentrée scolaire... dans 2 ans!

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