Ville ou banlieue? Notre choix est fait.

Ville ou banlieue? Notre choix est fait.
14 juin 2009

Qui aurait dit, il y a encore un an, que je quitterais un jour la belle Montréal pour la banlieue? Pas ma famille, et moi encore moins. Et pourtant…Cet été se posera la première pierre de notre maison sur la Rive-Sud, et l’hiver prochain, nous y débarquerons, nos trois petits sous le bras. 

Trop envie d’espace, de vert, de silence. Moins besoin de cinés, de restos et d’expositions, en cette période de vie familiale intense. 

Au fond de moi, bien sûr, j’ai eu un mini doute. Et si on s’encroûtait? Et si mon conjoint devenait fou à passer, quotidiennement, deux fois 50 minutes dans un train? Et s’il nous manquait cruellement nos croissants chauds du coin de la rue, nos petits restos français et nos festivals à portée de main?

Bien sûr qu’ils vont nous manquer : je l’assume! Mais moins que ne me manquent aujourd’hui le jardinage, l’absence de voisin, le calme, les randonnées ou encore les rues dégagées.

Alors voilà, j’ai dressé un tableau « avantages/inconvénients », j’ai replacé tout cela dans notre contexte de vie, et la décision n’a pas été longue à prendre. Le transport? On va adapter nos emplois. Quant aux sorties, on se gardera un abonnement au théâtre avec nos copains montréalais, pour nous obliger à nous bouger les fesses. 

Sommes-nous les seuls fous à quitter la ville? J’ai découvert que non. Entre juillet 2007 et juin 2008, Montréal a perdu 21 465 habitants au profit d’autres régions québécoises. L’Institut Statistique du Québec révèle même que, pour la 6e année consécutive, le nombre de sorties dépasse le nombre d’entrées par plus de 20 000. Les groupes d’âge associés aux familles (0-14 ans et 25-44 ans) sont les plus touchés.

À ma grande stupéfaction, il y a quelques jours,  je lisais dans La Presse un chercheur qui avait l’air de s’en plaindre. Ce ne serait pas nécessairement bon pour le plan financier, disait-il, puisque les familles sont obligées d’acheter une deuxième voiture et de passer un temps fou dans les déplacements. Pas bon, non plus, pour l’environnement, puisqu’elles deviennent très dépendantes de l’automobile. 

Eh bien, mon avis à moi, qui ne repose sur aucune statistique formelle, c’est que l’air qui entrera dans les poumons de mes enfants sera plus pur dans notre campagne qu’à Montréal. Que l’on fera certainement plus de vélo, de randonnées et de jogging en famille. Et qu’en ce qui nous concerne, on ne prendra pas plus la voiture, puisque mon bureau est à la maison et que mon conjoint prendra le train. 

J’ai cru comprendre, aussi, que les écoles de banlieues ferment en raison de la dénatalité. J’entendais la ministre se désoler du fait que, depuis 2003, 134 écoles publiques ont fermé leurs portes dans la province et que bien d’autres sont à moitié occupées.

Alors, à la bonne heure! Si les jeunes familles débarquent davantage en banlieue, elles réussiront peut-être à inverser la tendance, qui sait? Comme à Vaudreuil-Dorion, Mirabel ou Candiac, où l’on réclame maintenant la construction d’écoles primaires! 

Et vous : ville ou banlieue? Est-ce que votre coeur balance?

Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
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Commentaires (4)

  1. Isabelle 16 juin 2009 à 14 h 06 min
    Ville ou banlieue? J'ai eu à faire ce choix, il y a 3 ans maintenant. On a hésité, on voulait transformer notre duplex en cottage pour avoir plus d'espace en dedans pour les 2 enfants. Et puis, après avoir pesé nous aussi les avantages comme les inconvénients, ce n'était pas juste d,espace dans la maison que nous avions besoin. D'espace entre les voisins, d'herbe ou l'on pouvait courir autrement qu'en rond, d'air en dedans et en dehors de nous, d'une entrée à nous, de coin tranquille et d'endroits peu achalandés. Alors la banlieue nous a ouvert ses bras et nous nous y sommes blottis avec grand plaisir. Notre vie est différente et nous y avons fait notre nid autrement. On se transporte à vélo le plus souvent et on n'est pas moins actif pour autant... Et avec plus d'espace et de tranquillité, la cigogne nous a laissé la première année, un poussin tout neuf qui nous a fait apprécié encore plus, notre choix d'avoir déménagé:)
  2. Sindy 18 juin 2009 à 01 h 45 min
    J'habites en ce moment dans une ville tres emergeante en appartement (Laval pour ne pas la nommé) et nous avons facillement fait le choix d'aller dans une banlieu tres paisible... Je l'appelle ma maison avec petit sous-bois car elle est entourer d'arbres matures, les oiseaux y chantent tout le jour et les voisins sont assez loin pour ne pas me deranger. Je vais aller travailler a pieds alors qu'avant je devais prendre la voiture car le transport en commun n'etais pas adapter puisque je travaille sur la rive-nord et mon conjoint fera a peine 10 kilometres de plus pour aller travailler. Alors en quelques sortes on ne fait pas un gros impact sur l'environnement, au contraire, en plus d'offrir de l'air pur et la tranquillité a ma famille je vais maintenant faire du composte et l'annee prochaine j'ai l'intention de me faire un potager. Vive la banlieue en famille...
  3. Josée 18 juin 2009 à 13 h 45 min
    Désolé ! Mais moi je n'aime vraiment pas la banlieue......Je suis une vrai fille de Montréal !!!! Cela fait 3ans que J'habite sur la rive -sud de Montréal je l'ai fait pour mon nouveau conjoint qui lui vient de l'Abitibi. Et je ne m'habitue pas encore même mes deux adolescentes trouve cela très dure. Avoir tous autour de sois, faire tous à pieds ou presque, travailler ou aller à l'école en 10 minutes cela est merveilleux. Mon de stresse, car en banlieue cela me prend 1heure soir et matin pour aller travailler en été. Et 1h30 et 2hoo l'hiver. en plus en plus en doit servir de taxi à toute les week-ends. 2 autos et j'en passe.... l'air est peut-être plus pure ? Mais cela en vos t-il vraiment la peine ?? C'est un pensez-y bien... On doit trouver une solution car pu capable de la banlieue !!!!!!!!
  4. Marie Charbonniaud 19 juin 2009 à 17 h 06 min
    Merci pour vos commentaires, les filles! Comme vous dites, Josée, c'est un pensez-y-bien, qui dépend beaucoup de notre contexte de vie. Personnellement, cela ne me donnera pas plus de transport en commun. Mais c'est vrai que le fait de tout faire à pied, ça va me manquer, c'est certain. Je compte bien contrebalancer cela en allant marcher dans le mont-Saint-Hilaire plusieurs fois par semaine... Je vais faire plus de place au sport!

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