Exposition à la fumée secondaire: les parents sont-ils assez informés?

Exposition à la fumée secondaire: les parents sont-ils assez informés?
Plusieurs parents fumeurs pensent, à tort, bien protéger leur enfant des méfaits liés à la fumée secondaire, soutiennent des chercheurs israéliens.

7 décembre 2017 | Plusieurs parents fumeurs pensent, à tort, prendre les mesures adéquates pour protéger leur enfant des méfaits liés à la fumée secondaire, soutiennent des chercheurs israéliens. Ils croient que ces derniers doivent être mieux informés à ce sujet.

De nombreux parents interrogés croient, par exemple, que les enfants ne sont pas exposés à la fumée secondaire s’il n’y a pas de fumée visible ou d’odeur de tabac décelable dans la pièce.

Or, de précédentes études ont montré que 85 % de la fumée de cigarette est invisible et que plusieurs de ses composantes n’ont pas d’odeur. Par ailleurs, les fumeurs ne devraient même pas se fier à leur nez pour détecter l’odeur de cigarette, car l’usage de la cigarette peut avoir diminué la sensibilité de leur odorat, soulignent les chercheurs.

Parmi les parents interrogés, certains estiment que leur enfant n’est pas exposé à la fumée lorsqu’ils fument à côté d’une fenêtre ouverte, sur un balcon ou dans une pièce réservée à cet effet. Pourtant, l’urine des enfants dont les parents ont l’habitude de fumer près d’une fenêtre ouverte contiendrait 2 fois plus de cotinine (un sous-produit de la nicotine) que la normale.

Certains participants à l’étude croient aussi que leur enfant n’est pas exposé à la fumée secondaire s’ils baissent les fenêtres lorsqu’ils fument dans la voiture. En vérité, leur enfant peut alors être exposé à une quantité de particules nocives plus élevée que dans un bar où il serait permis de fumer, et ce, même si les fenêtres de la voiture sont baissées, indiquent les auteurs de l’étude.

Ces derniers mentionnent aussi qu’une faible exposition à la fumée de cigarette peut causer, à long terme, des problèmes pulmonaires et cardiovasculaires.

Pour parvenir à ces résultats, les auteurs de l’étude ont mené des entrevues approfondies avec 65 parents fumeurs qui avaient de jeunes enfants à la maison.

Rappelons qu’au Québec il est interdit de fumer dans une voiture si un enfant de moins de 16 ans s’y trouve. De plus, il n’est pas possible de fumer dans certains endroits publics fréquentés par les enfants (ex. : aires extérieures de jeux destinées aux enfants, terrains des centres de la petite enfance ou d’une garderie, patinoires et terrains sportifs).

Sources : EurekAlert, Les amis français de l’Université de Tel-Aviv et Naître et grandir


Marie-Claude Ouellet — Agence Science-Presse

 

Photo : GettyImages/ClarkandCompany

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