Accouchement: mieux informer pour réduire le nombre de césariennes

Accouchement: mieux informer pour réduire le nombre de césariennes
Mieux informer les femmes sur l’accouchement pourrait réduire le nombre de césariennes, croient des chercheurs canadiens.

10 octobre 2017 | Informer davantage les femmes sur l’accouchement pourrait réduire le nombre de césariennes, croient des chercheurs canadiens. Ils ont en effet constaté que plusieurs entretiennent des idées fausses sur l’accouchement.

Dans la majorité des pays développés, dont le Canada, le taux de césarienne est supérieur à celui recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Environ 10 % des femmes préféreraient d’ailleurs accoucher par césarienne plutôt que par voies naturelles, même lorsque cette intervention n’est pas nécessaire, rapportent les auteurs de l’étude.

Selon leurs résultats, de nombreuses futures mères craindraient qu’un accouchement vaginal soit trop douloureux (80 %) ou qu’il entraîne des séquelles physiques (60 %). Pourtant, la césarienne est associée à un plus grand risque de complications chez la mère et le bébé, rappellent les chercheurs. Il est donc préférable de l’éviter lorsque c’est possible.

Les auteurs de l’étude ont aussi constaté que, parmi les femmes étudiées qui avaient de bonnes connaissances sur l’accouchement, 9 % d’entre elles ont dit vouloir une césarienne même si leur grossesse ne présentait aucun problème. Cette proportion grimpait toutefois à 14 % chez les femmes moins bien informées.

Les chercheurs croient donc qu’il serait bénéfique d’informer les femmes et les hommes sur l’accouchement avant même qu’ils ne pensent à avoir des enfants. Cela éviterait que leur vision de l’accouchement ne soit trop influencée par la représentation qu’en font les médias ou d’autres sources peu fiables. Les auteurs de l’étude suggèrent même que cette information soit véhiculée dès l’école primaire ou secondaire.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont analysé les réponses de plus de 3 600 femmes à un sondage visant à déterminer leurs préférences et leurs connaissances en matière d’accouchement. Celles-ci n’avaient pas encore d’enfant et vivaient dans un pays développé (Canada, Allemagne, Angleterre, Australie, Chili, États-Unis, Islande ou Nouvelle-Zélande).

Sources : EurekAlert et Reproductive Health


Équipe Naître et grandir

Naitre et grandir.com

 

Photo : GettyImages/chameleonseye

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