Maladie de Lyme: hausse des cas au Québec

Maladie de Lyme: hausse des cas au Québec
La maladie de Lyme gagne du terrain au Québec. En 2016, 179 cas ont été rapportés, comparativement à 32 en 2011.

31 juillet 2017 | Le nombre de cas de la maladie de Lyme ne cesse d’augmenter chaque année au Québec. En 2011, 32 personnes ont contracté cette maladie en sol québécois comparativement à 160 en 2015 et à 179 en 2016. Pour cette année, 65 cas ont été déclarés jusqu’à maintenant, comparativement à 43 au même moment l’an dernier.

La maladie de Lyme, ou « borréliose », est une maladie à déclaration obligatoire au Québec depuis 2003. Ce sont les tiques infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi qui transmettent la maladie aux humains. Actives de mai à septembre, elles vivent dans les herbes des boisés et des prairies, à proximité du sol. Lorsqu’un randonneur - ou un animal - passe à proximité, elles s’agrippent à ses poils pour se nourrir de son sang.

Les premiers symptômes se manifestent de trois jours à un mois après la morsure. Le premier signe d’infection est une rougeur de la peau à l’endroit de la morsure. Cette éruption cutanée peut s’agrandir pour atteindre plus de 5 cm de diamètre. Elle présente souvent de l’infection.

La majorité des cas de maladie de Lyme ont été observés en Estrie et en Montérégie. Des cas ont cependant aussi été déclarés en Mauricie, dans le Centre-du-Québec et dans les Laurentides.

D’autres symptômes peuvent aussi apparaître : des maux de tête, des frissons, de la fatigue, de la fièvre et des douleurs articulaires et musculaires.

Si des symptômes apparaissent, il faut rapidement consulter un médecin. Cette maladie se traite avec des antibiotiques. En l’absence de traitement, elle peut engendrer des troubles du système nerveux, de l’arthrite, des palpitations cardiaques, de la faiblesse et de la fatigue extrême.

Comment prévenir les morsures de tiques?

Avec l’arrivée de la belle saison, voici quelques mesures pour prévenir les morsures de tiques chez les enfants :

  • marchez dans les sentiers plutôt que les hautes herbes;
  • utilisez un chasse-moustiques contenant du DEET ou de l’icaridine/picaridine, plus efficaces contre les tiques. Attention de ne pas en appliquer sur le visage des enfants;
  • faites porter à vos enfants un chapeau, des souliers fermés et des vêtements longs et clairs afin de pouvoir repérer plus facilement les tiques;
  • après une activité en forêt, examinez le corps des enfants et des animaux domestiques qui vous accompagnent;
  • enlevez les tiques accrochées aux vêtements et à la peau - en saisissant la tique avec une pince fine – et nettoyez la peau et les mains avec de l’eau et du savon;
  • en cas d’inquiétude, appelez Info-Santé (8-1-1).

Comment enlever une tique?

Si la tique infectée par la maladie de Lyme reste accrochée à la peau moins de 24 heures, le risque de contracter la maladie est faible.

Le meilleur moyen à utiliser pour extraire une tique de la peau demeure la pince fine aux extrémités pointues (pince à épiler). On la place le plus près possible de la surface de la peau et, par un mouvement sûr et constant, on tire la tique de façon perpendiculaire à la peau, sans tourner. Il faut éviter de l’écraser ou de la percer, ce qui augmenterait le risque de contamination. Si une petite partie de la tique est restée dans la peau, on la retire avec la pince.

La tique, vivante ou morte, doit être conservée à sec, sans rien ajouter, dans un petit contenant rigide propre (ex. : un contenant de pilules, un petit pot ou un tube à prélèvement). On doit consulter un médecin pour obtenir une prescription afin que la tique soit analysée en laboratoire.

Le virus du Nil
On entend aussi souvent parler du virus du Nil occidental (VNO) durant la saison estivale. En 2015, 45 personnes ont été infectées par ce virus au Québec. Le VNO se transmet par les piqûres de moustiques. La majorité des gens n’ont aucun symptôme. Certains peuvent toutefois ressentir des maux de tête et de la fièvre. Moins de 1 % des personnes infectées développent des complications graves.

 

Sources : Radio-Canada, MSSS et INSPQ


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Photo : CDC/James Gathany

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