Allergies: retarder l’introduction des oeufs et des arachides augmenterait le risque

Allergies: retarder l’introduction des oeufs et des arachides augmenterait le risque
Attendre après l’âge de 1 an pour mettre les aliments potentiellement allergènes au menu des enfants augmenterait leur risque de développer plus tard des allergies à ces produits, révèle une étude canadienne.

19 juin 2017 | Attendre après l’âge de 1 an pour mettre les aliments potentiellement allergènes, comme les oeufs et les arachides, au menu des enfants augmenterait leur risque de développer plus tard des allergies à ces produits, révèle une étude canadienne.

Selon les résultats obtenus, les bébés qui ne mangent pas d’oeufs, de produits à base d’arachides ou de produits laitiers faits de lait de vache durant leur première année de vie seraient plus susceptibles de présenter une sensibilité à ces aliments à l’âge de 1 an.

En effet, les enfants qui ne consomment pas de produits laitiers avant leur premier anniversaire auraient 4 fois plus de chance de développer une sensibilité à ceux-ci. De même, les bébés qui ne mangent pas d’oeufs et de produits à base d’arachides avant l’âge de 1 an seraient 2 fois plus susceptibles d’y être sensibles.

Selon cette étude, 63 % des parents canadiens n’offriraient aucun produit à base d’arachides à leur bébé avant l’âge de 1 an.

Selon les auteurs, commencer à donner aux bébés des oeufs dès qu’ils commencent à manger serait particulièrement bénéfique, puisque cela réduirait la probabilité qu’ils développent une sensibilité aux oeufs, mais aussi aux arachides et aux produits laitiers.

À la lumière des résultats de cette étude, les chercheurs disent d’ailleurs soutenir les recommandations suggérant l’introduction des produits laitiers, des oeufs et des arachides au même moment que les autres aliments complémentaires. Selon eux, il s’agit d’un véritable changement dans la façon de penser, puisqu’on passe de l’évitement total des allergènes à leur introduction précoce dans le but de diminuer le développement de potentielles allergies.

Sensibilités alimentaires

Le développement de sensibilités alimentaires en bas âge est par ailleurs associé à un risque plus élevé de respiration sifflante, d’asthme, d’eczéma ou encore de rhinite allergique plus tard pendant l’enfance, signalent les auteurs de l’étude. Si toutes les sensibilités alimentaires ne se transforment pas en allergies, elles constituent toutefois un pas important dans cette direction, soulignent-ils.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les données se rapportant à 2124 enfants canadiens. Celles-ci ont été recueillies lorsque les enfants avaient 3, 6, 12, 18 et 24 mois. De plus, à l’âge de 1 an, tous les enfants de l’étude ont été soumis à des tests d’allergie au lait de vache, aux arachides et aux oeufs.

Sources : Pediatric Allergy and Immunology et Eurekalert

Agence Science-Presse

 

Photo : Gettyimages/Radist

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