Matelas gonflables: à éviter pour les bébés

Matelas gonflables: à éviter pour les bébés
Les matelas gonflables sont à éviter pour les bébés en raison des risques de suffocation et de décès, mettent en garde des chercheurs américains.

14 juin 2017 | En raison de leur faible coût et de leur côté pratique, les matelas gonflables semblent gagner en popularité dans les familles. Or, ils sont à éviter pour les bébés en raison des risques de suffocation et de décès, mettent en garde des chercheurs américains.

Aux États-Unis, 108 décès de bébés ont été recensés à la suite de l’utilisation d’un matelas gonflable, entre 2004 et 2015. Ce nombre pourrait être plus élevé, car tous les cas n’ont probablement pas été rapportés, estiment les auteurs de l’étude.

Même lorsqu’ils sont entièrement gonflés, ces matelas peuvent se mouler au visage du bébé et ainsi l’empêcher de respirer, soulignent les chercheurs. Le risque de suffocation augmenterait lorsque le matelas se dégonfle alors que l’enfant y est couché. Parmi les décès recensés, certains sont d’ailleurs survenus lorsque le matelas n’était pas assez gonflé, rapportent-ils.

D’après les chercheurs, la multiplication des cas de punaises de lit et les changements dans le design et le marketing des matelas gonflables ainsi que leur bas prix sont autant de facteurs qui peuvent expliquer pourquoi ces matelas sont davantage utilisés comme lit principal.

Les mises en garde concernant les dangers que ces matelas représentent pour les plus jeunes sont d’ailleurs quasiment inexistantes. Les auteurs de l’étude estiment que les organisations de santé publique devraient davantage informer les parents à cet égard lorsqu’ils leur donnent, par exemple, de l’information sur les options de lits en cas d’infestation par des punaises de lit.

Pour parvenir à ces conclusions, ils ont recensé et analysé les données concernant les décès de bébés liés à l’utilisation des matelas gonflables aux États-Unis. Les chercheurs ont également analysé les informations communiquées au sujet des matelas gonflables par des organisations de santé publique, des agences fédérales, des organisations de professionnels de la santé et autres regroupements.

Sources : American Journal of Public Health, University of Wisconsin Milwaukee et HealthDay News


Rabéa Kabbaj — Agence Science-Presse

 

Photo : GettyImages/kaisersosa67

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