Entrevue: la musique, une histoire de famille

Entrevue: la musique, une histoire de famille
La musique c’est leur métier et c’est aussi le quotidien de leurs 3 enfants, les jumeaux Constance et Florent, 8 ans, et de Fabrice, 6 ans.

27 novembre 2015 | Anne-Lise est chanteuse. Son conjoint, pianiste-compositeur et sonorisateur. La musique, c’est leur métier. Et c’est aussi le quotidien de leurs 3 enfants, les jumeaux Constance et Florent, 8 ans, et de Fabrice, 6 ans.

Chez vous, on imagine un quotidien tout en musique, est-ce le cas?

Pas tout à fait! Comme c’est notre métier, parfois, pour relaxer, on a besoin de silence. Mais la musique est partout : le piano est dans le salon, les instruments de percussion traînent un peu partout, et les enfants ont leurs jouets instruments et maintenant l’incontournable iPod. Et les devinettes dans l’auto pour passer le temps ressemblent plus à « devinez de quel instrument joue ce soliste? [rires].

La musique prend-elle aussi de la place dans leur vie d’enfant?

Les enfants ne suivent aucun cours de musique : leur horaire est déjà bien chargé avec l’école, et les pratiques de soccer! Mais ils sont constamment exposés à la musique. Disons que notre vie leur donne tout un cours d’éveil musical intensif! La musique fait partie de leur vie, comme une seconde nature.

Par exemple, l’été dernier, les enfants voulaient gagner un peu d’argent de poche. Qu’est-ce qu’ils ont eu comme idée pour gagner des sous? Organiser un spectacle devant la maison, pendant la période du Festival du maïs. Constance chantait – et Marie-Mai l’accompagnait à la radio – Florent jouait de la batterie électrique, et leur petit frère s’imaginait guitariste. Eh bien, les enfants ont récolté 150 $ à la fin de la journée et ils en parlent encore! D’ailleurs, ils répètent déjà leur numéro pour cette année.

Qu’avez-vous fait pour les encourager à être si créatifs?

En fait, on n’a rien fait. Surtout, on n’a jamais dit à nos enfants « tu fais trop de bruit ». Ici, on en fait tous! Quand ils étaient bébés, on les laissait jouer avec des casseroles et des cuillères, puis on leur a offert des instruments de musique comme jouets.

Mais si on n’en jouait pas nous-mêmes, je crois que ça n’aurait pas le même impact. On a un studio à la maison; les enfants nous ont vus répéter toute leur enfance. Le week-end dernier, ma fille Constance a passé 2 jours dans sa chambre à essayer d’apprendre une chanson de Mixmania par cœur pour ensuite la répéter avec son amie. C’était son idée de jeu!

Les orientez-vous vers un certain genre de musique?

On les expose plutôt à une grande variété, et depuis qu’ils sont plus vieux, ils écoutent eux-mêmes beaucoup la radio pour découvrir leurs propres goûts. Mes fils sont très rock ‘n roll – ACDC, tu imagines! – ma fille aime plus la pop, et ensemble, on écoute beaucoup de jazz. En auto, le jazz, c’est d’ailleurs merveilleux pour changer l’ambiance quand le ton commence à monter sur la banquette arrière!

La musique vous sert même à gérer les petits conflits?

Son effet thérapeutique est réel! Et inversement, le soir, quand je sens qu’il y a un trop-plein d’énergie et que les garçons ne sont pas prêts pour le dodo, on met de la musique qui défoule, et tout le monde danse dans la cuisine.

Quand on pense musique, on pense souvent aux cours et aux fameuses pratiques de piano quotidiennes... On comprend que ce n’est pas la voie que vous avez choisie, n’est-ce pas?

Non, on ne force rien, on ne cherche pas non plus à leur enseigner à lire la musique ou à jouer un instrument. C’est certain qu’apprendre à jouer un instrument jeune, c’est un bel atout, mais on verra quand ils en manifesteront l’intérêt. Il faut que ça reste le fun. On ne tient pas à en faire des virtuoses! Ils choisiront leur voie.

 

Propos recueillis par Véronique Champagne – 37E AVENUE

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