12 mythes à propos des vaccins

12 mythes à propos des vaccins

On entend parfois certaines craintes au sujet des vaccins et des risques qu’ils pourraient comporter. Pour y voir plus clair, voici quelques réponses aux principales fausses croyances entourant la vaccination.





1. Les vaccins épuisent le système immunitaire des enfants.

FAUX. Au contraire, les vaccins agissent en le stimulant. Le corps produit déjà des milliers d’anticorps contre les microbes contenus dans l’air, les aliments, l’eau, ou les objets. Les vaccins permettent de fabriquer des anticorps contre une maladie précise.

2. L’allaitement et la bonne alimentation protègent suffisamment.

FAUX. Grâce aux anticorps transmis par le lait de leur maman, les bébés allaités sont effectivement moins vulnérables aux infections respiratoires virales, aux otites et aux diarrhées. Mais cette protection ne couvre pas les maladies les plus graves!

3. Un enfant de 2 mois est bien trop petit pour recevoir des vaccins.

FAUX. Le vaccin est très peu de chose comparé à la charge quotidienne d’antigènes étrangers combattus par l’organisme. Les scientifiques estiment que les nourrissons peuvent réagir à environ 10 000 antigènes différents à la fois. De plus, il est important de protéger les bébés tôt contre certaines maladies comme la coqueluche ou le Haemophilus influenza de type B, car c’est à ce moment que le risque de les contracter est le plus élevé et le plus grave.

4. L’enfant prématuré est trop fragile pour recevoir son premier vaccin à 2 mois.

FAUX. Tout comme les autres bébés, l’enfant prématuré doit recevoir son premier vaccin à l’âge de 2 mois. Son poids à la naissance ou le nombre de semaines de grossesse n’a pas d’importance.

5. Les vaccins « combinés » aggravent la fréquence et la gravité des effets secondaires.

FAUX. Comme tous les vaccins, les vaccins combinés subissent une évaluation rigoureuse avant d’être approuvés et ils ne causent pas plus d’effets secondaires que les autres vaccins. Leur avantage : les enfants reçoivent moins d’injections.

6. Tandis que la maladie confère une immunité à vie, le vaccin n’est efficace que quelques années, voire quelques mois.

FAUX. Que vous soyez infecté par le virus du vaccin ou par celui de la maladie, le type d’anticorps que vous produisez est le même. Le vaccin exige simplement un « rappel » pour renouveler les anticorps de l’organisme, et il entraîne moins de risques que le fait d’attraper la maladie. L’efficacité des vaccins atteint de 90 % à 95 % d’immunité, sauf le vaccin contre la rougeole qui atteint de 80 % à 85 %. Aussi, même si un enfant contracte la maladie, elle sera moins grave que s’il n’avait pas été immunisé.

7. Un lien existe entre le vaccin RRO et l’autisme.

FAUX. Cette controverse remonte à 1998, lorsque Andrew Wakefield, un gastroentérologue anglais, a publié une étude dans The Lancet en ne s’appuyant que sur le cas de 12 enfants. Mais aucune étude d’envergure n’a jamais pu établir ce lien. La dernière en date a été effectuée auprès de 27 747 enfants du Québec par le Dr Eric Fombonne et a été publiée dans la revue Pediatrics en 2006. En fait, l’autisme et les autres troubles du développement sont plus nombreux, car ils se détectent plus tôt et selon des critères de plus en plus larges. Mais il n’y a aucun lien de cause à effet entre ce vaccin et ces troubles.

8. Le vaccin contre la coqueluche est responsable d’un grand nombre de dommages cérébraux chez les nouveau-nés.

FAUX. Cela n’a jamais été prouvé. Quatre recherches américaines portant sur plus de 415 000 enfants qui avaient reçu près de 1 million de doses de ce vaccin n’ont pas permis de déceler un seul cas de maladie aiguë du cerveau. Autre preuve : lorsque l’âge de cette vaccination a été abaissé au Danemark (de 5 mois à 5 semaines) et haussé au Japon (de 2 mois à 2 ans), l’âge d’apparition des maladies neurologiques chez les nourrissons n’a pas changé.

9. Les vaccins seraient responsables de l’augmentation marquée de maladies et aussi de la mort subite du nourrisson.

FAUX. Ces affirmations n’ont jamais été prouvées ni pour les maladies auto-immunes (cancer, leucémie, sclérose en plaques) ni pour la mort subite du nourrisson. Mais toutes ces maladies ont une chose en commun : on n’en connaît pas la cause! Les vaccins sont donc une cible facile. Même chose concernant l’asthme, l’eczéma ou les allergies.

10. Certains bébés ont la rougeole même après avoir reçu le vaccin. Le vaccin ne marche donc pas.

FAUX. Il suffit de très peu d’anticorps pour tuer le virus du vaccin de la rougeole, et seulement 5 % des nourrissons en ont assez grâce aux anticorps reçus pendant la grossesse. Dans 99 % des cas, les enfants seront parfaitement immunisés après la deuxième dose du vaccin.

11. Les vaccins contiennent des produits toxiques : du mercure, du formaldéhyde et de l’aluminium.

FAUX. Le Thimésoral, un agent de conservation à base de mercure, est utilisé pour prévenir la contamination du vaccin par des bactéries pendant sa production (0,01 % par dose). Même si sa toxicité n’a jamais été démontrée, la majorité des vaccins (sauf le vaccin contre la grippe et l’hépatite B) pour enfant n’en contiennent plus au Canada depuis 1996, par précaution.

Le formaldéhyde est utilisé pour « inactiver » les bactéries ou les virus des vaccins. Mais la presque totalité du produit est retirée : il en reste moins de 0,02 % par dose (100 fois moins que ce qu’il faudrait pour nuire à l’organisme) par le procédé de purification du produit.

Quant aux sels d’aluminium, ils permettent une réponse immunitaire plus forte et plus longue, tout en utilisant moins d’antigènes et un plus petit nombre de doses de vaccins. Nous y sommes exposés chaque jour, notamment dans nos aliments! Les préparations lactées pour nourrissons, par exemple, contiennent de 0,2 mg à 1,1 mg d’aluminium par litre, et les comprimés anti-acide, de 200 mg à 400 mg. Les vaccins en renferment de 0,2 mg à 0,85 mg par dose, une quantité considérée trop faible pour causer du tort à l’organisme, selon les autorités médicales.

12. N’est-il pas mieux que mon enfant contracte certaines maladies comme la varicelle?

Auparavant, les enfants attrapaient la varicelle à l’école primaire. De nos jours, ils la contractent de plus en plus jeunes, à la maternelle ou au service de garde. La maladie est le plus souvent bénigne, mais les jeunes enfants ont plus tendance à se gratter; ce qui augmente le risque de surinfection des plaies (les enfants ont généralement entre 300 et 500 lésions). Cette surinfection augmente à son tour le risque d’infection grave à Streptocoque A ou bactérie mangeuse de chair. D’autres complications sont liées à la varicelle, notamment la pneumonie et l’encéphalite.

Comment évaluer la crédibilité des informations sur Internet :
  • La personne ou l’organisation qui produit le site doit être clairement identifiée, et on doit pouvoir entrer en contact avec elle.
  • Il faut vérifier quel organisme, quelle source de financement ou quel groupe particulier appuient ce site.
  • Le nom des experts doit être indiqué, y compris leur diplôme.
  • Il faut vérifier si l’information a été révisée récemment, et si oui, quand.
  • Y a-t-il des preuves scientifiques pour soutenir les affirmations?
  • Le site est-il certifié par la Health On The Net Foundation, qui assure la fiabilité des sources sur Internet en ce domaine?

 

Naitre et grandir.com

      Source : Magazine Bien grandir, octobre 2007
      Rédaction : Marie Charbonniaud
      Adaptation web : Équipe Naître et grandir

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • L’encyclopédie sur le développement des jeunes enfants
    Cette Encyclopédie publiée sur Internet est accessible gratuitement. Elle couvre des thèmes traitant du développement psychosocial de l’enfant, de la conception à cinq ans, et présente les connaissances scientifiques les plus récentes. Les messages à retenir sur chacun des thèmes, présentés dans un format pratique, sont destinés aux parents et aux intervenants. www.enfant-encyclopedie.com
  • Clinique Vaccins Express pour recevoir vos vaccins à domicile : www.vaccinsexpress.com
  • Comité consultatif national de l’immunisation : www.ccni.gc.ca
  • Dernière édition (2006) du Guide canadien d’immunisation, qui vous donnera la composition de tous les vaccins : www.phac-aspc.gc.ca/
  • Les personnes qui sont victimes d’un dommage corporel à la suite d’une vaccination peuvent réclamer une indemnité en vertu du programme d’Indemnisation des victimes d’une vaccination. Ministère de la Santé et des Services sociaux : www.msss.gouv.qc.ca.
  • Passeport Santé. Vaccination : idées et débats actuels. www.passeportsante.net
  • Site de la Coalition canadienne pour la sensibilisation et la promotion de la vaccination : www.immunize.cpha.ca

Livres généraux :

  • Les vaccins : Avoir la piqûre pour la santé de votre enfant, R. Gold, MD, MPH, Société canadienne de pédiatrie, 2006.
  • Quel avenir pour les vaccins?, M.O Monchicourt, Platypus Press, 2001.

Livres pour les enfants :

  • Chez le docteur, S. Ledu, Milan Jeunesse, 2006.
  • Mon corps, comment se défend-il?, A. Benchetrit, Belin, 2006.
  • Une piqûre pour Corentin, A. Petigny, Chanteclerc, 2003.

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