La méningite

La méningite

Les symptômes

Demandez une aide médicale d’urgence (9-1-1) si votre enfant :

  • fait de la fièvre et est très irritable ou somnolent;
  • a très mal à la tête et a des raideurs dans le cou;
  • vomit;
  • a une éruption cutanée de la nature des bleus, ou des convulsions.


Qu’est-ce que la méningite?

La méningite est une inflammation des méninges, soit les membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière.

Il existe plusieurs types de méningites suivant l’infection qui les cause.

Méningite virale. Elle se manifeste surtout l’été. Elle commence habituellement par une infection des voies respiratoires supérieures (IVRS). Ses symptômes sont ceux d’un rhume (fièvre, toux sèche, nez qui coule) ou d’une grippe (fatigue, douleurs musculaires, fièvre). Elle est alors relativement bénigne. Elle guérit généralement d’elle-même, sans traitement particulier et sans laisser de séquelles.

Méningite bactérienne. Elle est plus rare. Elle peut entraîner des complications graves et causer des lésions permanentes au cerveau ou à d’autres organes. Le calendrier de vaccination couvre l’immunisation contre les bactéries principales pouvant causer une méningite. Cependant, il est impossible d’éliminer tous les risques d’infection bactérienne des méninges. Heureusement, ces dernières années, le nouveau calendrier de vaccination inclut la protection contre les bactéries pouvant causer la méningite. Cela a fait diminuer fortement le nombre de cas de méningite bactérienne.

On doit traiter une méningite d’origine bactérienne par des injections intraveineuses d’antibiotiques aussi rapidement que possible afin de prévenir les complications. Celles-ci peuvent survenir rapidement. C’est pourquoi vous devez consulter le médecin dès que votre enfant présente des signes de méningite.

Âge : les enfants de tous âges peuvent être touchés, mais la méningite est plus fréquente chez les petits de moins de 5 ans, chez les adolescents et chez les jeunes adultes.
Durée de la maladie : de 7 à 10 jours.
Mode de transmission : la méningite se transmet par des gouttelettes de sécrétion en suspension dans l’air lorsqu’une personne infectée éternue, tousse ou postillonne. Elle se transmet aussi par contact direct ou indirect avec la salive d’une personne infectée (mains, jouets et ustensiles de cuisine contaminés, etc.).
Période de contagion :
  • Méningite virale : tant qu’il y a des sécrétions dans les voies respiratoires.
  • Méningite bactérienne : jusqu’à 24 heures après le début des antibiotiques.
Quarantaine : quand l’enfant atteint d’une méningite virale se sent assez bien et n’est plus contagieux, il peut retourner à l’école ou à la garderie.
Vaccins : le calendrier de vaccination systématique inclut l’immunisation contre les bactéries principales pouvant causer la méningite. Voir Comment prévenir?.

Comment traiter?

La prescription du médecin

Seul un médecin peut dire si la méningite est d’origine virale ou bactérienne. Il procédera à un examen approfondi et à des tests diagnostiques. Dans le doute, une ponction lombaire permet de faire la différence entre une méningite virale et une méningite bactérienne. Parfois, cependant, les résultats immédiats de la ponction ne permettent pas de les différencier à leur début.

Si la méningite est virale, l’enfant peut rentrer à la maison si son état général est bon.

Si la méningite est bactérienne, une hospitalisation est nécessaire. Des antibiotiques intraveineux seront administrés durant 7 à 10 jours. Si un certain type de méningite bactérienne est suspectée, il est possible que le médecin prescrive des antibiotiques aux autres membres de la famille afin d’éviter la transmission de la maladie.

S’il a du mal à différencier le type de méningite, le médecin prescrira immédiatement des injections intraveineuses d’un antibiotique à large spectre (qui a un grand champ d’action) en attendant des analyses de laboratoire plus précises.

Soins et conseils pratiques

Ces conseils s’appliquent seulement dans les cas de méningite virale.

  • S’il n’est pas nécessaire que l’enfant garde le lit toute la journée, il doit se reposer. Favorisez des activités calmes.
  • Donnez-lui souvent à boire : de l’eau, du jus, de la soupe.
  • S’il a peu d’appétit, offrez-lui de petites quantités d’aliments nutritifs, 5 ou 6 fois par jour.
  • Pour soulager sa douleur et sa fièvre, donnez-lui de l’acétaminophène (Tylenol®, Tempra®, Panadol®, etc.) ou de l’ibuprofène (Advil®, Motrin®, etc.) en vous conformant aux indications et en respectant les doses recommandées en fonction de son âge. Ne donnez pas d’ibuprofène à un petit de moins de 6 mois, et ne donnez jamais d’acide acétylsalicylique (AAS), comme l’Aspirine®, à un enfant ni à un adolescent.

Comment prévenir?

Les vaccins. Au Canada, le calendrier de vaccination systématique des enfants prévoit l’immunisation contre les bactéries principales pouvant causer la méningite : l’Haemophilus influenza de type b (Hib), les pneumocoques et les méningocoques. Ces vaccins sont administrés en 3 ou 4 doses à compter de l’âge de 2 mois. Parlez-en avec votre médecin et assurez-vous que votre enfant reçoive bien tous ces vaccins au moment prévu.

Pour en savoir plus, consultez la fiche Vaccination.

Hygiène de base. Les mesures habituelles d’hygiène peuvent aider à protéger contre les infections en général :

  • Le lavage des mains. Il faut se laver les mains avec du savon après avoir été en contact avec une personne infectée ou après avoir touché un objet manipulé par elle. Il faut laver souvent les mains des jeunes enfants et leur apprendre à le faire eux-mêmes dès que possible, surtout après qu’ils ont toussé ou éternué, ou après qu’ils se sont mouchés.
  • L’utilisation du mouchoir. Apprenez à votre enfant à tousser ou à éternuer dans un mouchoir.
  • Le fait de tousser ou d’éternuer dans le creux du coude. Apprenez à votre enfant à tousser ou à éternuer dans le creux de son coude plutôt que dans sa main s’il n’a pas de mouchoir.
  • La désinfection des surfaces de transmission. Nettoyez soigneusement les jouets, les robinets et les poignées de porte, de préférence avec un nettoyant renfermant de l’alcool.

 

Naitre et grandir.com

      Révision scientifique : Dr Louis Geoffroy, pédiatre
      Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
      Mise à jour : Mars 2008

 

Références

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