L'enfant qui a peur

L'enfant qui a peur

Quand vous réconfortez votre enfant lorsqu’il a peur, vous l’aidez à se sentir en sécurité. Ce sentiment lui donne le courage dont il a besoin pour finir par affronter et par surmonter ses peurs. Tous les petits craignent quelque chose à un moment ou à un autre, que ce soit le tonnerre, les gros chiens, les abeilles, le noir ou des choses imaginaires, comme les monstres sous le lit...

Par ailleurs, certains enfants sont naturellement plus craintifs que d’autres : ça fait partie de leur tempérament. Ce sont surtout les petits de 3 ans à 6 ans qui ont des frayeurs, parce que leur capacité à imaginer des situations effrayantes et à se les rappeler augmente au cours de cette période.

Comment le sécuriser?

Voici quelques points à prendre en compte quand vous réconfortez votre enfant effrayé :

  • Rappelez-vous que sa peur est réelle, même si vous ne savez pas vraiment ce qui l’effraie ou même si vous pensez que ça ne devrait pas lui faire peur. Vous devez donc la prendre au sérieux. Dire à un enfant : « Ne sois pas ridicule! Ce n’est qu’un clown! » ne l’aidera pas à surmonter ses craintes. Au lieu, vous pouvez vous éloigner avec votre enfant pour qu’il se sente sécurisé et observer la situation avec lui. Vous pouvez lui parler de ce que fait le clown, des réactions des autres enfants, des différents aspects de son déguisement, etc.
  • Il est important de vous asseoir et de parler avec lui de ses peurs. Les mots ont le pouvoir d’affaiblir les émotions négatives et d’aider les jeunes enfants à les maîtriser.
  • On ne devrait jamais forcer un enfant à affronter quelque chose qui lui fait peur avant qu’il ne soit prêt à le faire. Lorsque vous sentez que votre enfant est capable d’affronter ses craintes, encouragez-le avec douceur, en le mettant petit à petit en contact avec ce qui le terrifie. Si, par exemple, il a peur du bruit de l’aspirateur, donnez-lui la possibilité de toucher l’appareil quand celui-ci n’est pas en marche. Peu à peu, sa peur diminuera, et son sentiment de sécurité augmentera.
  • Si vous vous montrez inquiète quand votre enfant s’affole, il se peut que vous renforciez involontairement ses peurs, lui donnant l’impression qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Parfois, il suffit de le réconforter dans un langage approprié à son âge, en prenant un ton calme et rassurant : « C’est un bruit très fort, n’est-ce pas? C’est une ambulance. Elle doit être en route pour aider quelqu’un. »
  • Préparez votre enfant aux choses qui, selon vous, pourraient lui faire peur. Par exemple, si vous devez rendre visite à une amie qui a un chien, parlez-lui de l’animal avant d’arriver sur les lieux. Rassurez-le en disant : « Ce chien est gentil, et il aime beaucoup les enfants. » Donnez-lui l’occasion de parler de ce qui le préoccupe et élaborez ensemble des stratégies qui l’aideront à affronter la cause de sa peur le moment venu. Par exemple, vous caresserez le chien ensemble, ou votre petit lui donnera un biscuit pour lui montrer qu’il est son ami.
  • Rappelez souvent à votre enfant les choses dont il n’a plus peur. Cela l’aidera à se sentir plus sûr de lui et à se rendre compte qu’il est capable de surmonter d’autres craintes.
Lentement, mais sûrement
Apprendre à affronter ses craintes est une étape importante du développement de l’enfant. Cela peut grandement accroître sa confiance. Par conséquent, vous jouez un rôle essentiel en l’aidant doucement et progressivement à combattre et à vaincre ses peurs. Mais n’oubliez pas de lui laisser le temps de le faire. S’il est bouleversé, réconfortez-le calmement en le tenant dans vos bras et rassurez-le en lui disant que tout ira bien.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Liane Comeau, Ph. D., consultante scientifique en petite enfance
Traduction et adaptation : Équipe Naître et grandir
 Mise à jour : Novembre 2013

 

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