Jouer à se cacher

Jouer à se cacher

En plus d’amuser votre enfant, jouer à la cachette stimule plusieurs aspects de son développement.

Saviez-vous qu’en plus de faire rire votre enfant, le jeu de cache-cache le fait aussi grandir? Grâce à ce jeu, il prend confiance en lui, il exerce sa mémoire et sa concentration. Plus tard, les jeux de cachette lui apprennent également à compter, à attendre son tour et à suivre des règles. Jouer à la cachette permet aussi de pratiquer certaines habiletés motrices.

Des idées pour jouer à la cachette

De 0 à 3 ans

Le jeu de coucou est le premier jeu de cachette que votre enfant apprend. Vous pouvez faire des coucous à votre bébé dès son plus jeune âge pour l’amuser, mais c’est à partir de 8 mois que ce jeu l’aide à comprendre que les personnes et les objets existent toujours même quand il ne les voit pas.

  • Cachez votre visage derrière vos mains ou derrière un coussin et réapparaissez en disant: « Coucou! » Votre enfant réalisera que les objets (ici, votre visage) ne disparaissent pas comme par magie et pour toujours. Il apprendra peu à peu que vous êtes toujours là, même s’il ne vous voit pas durant quelques instants.
  • Inversez les rôles en cachant et en découvrant le visage de votre bébé avec une couverture. Après quelques répétitions, laissez la couverture en place plus longtemps et demandez à votre tout-petit : « Mais où es-tu caché? » Votre enfant s’amusera à l’enlever pour montrer son visage.
La notion de permanence de l’objet est généralement bien comprise vers 18 mois. Vous remarquerez alors que votre enfant supporte mieux les séparations. Cela le rassure de savoir que vous ne disparaissez pas pour toujours quand vous n’êtes pas là.
  • Cachez un objet sous une couverture et faites-le réapparaître. Votre bébé prendra peu à peu conscience que l’objet existe toujours même quand il ne le voit pas.
  • Plus il grandit, plus votre enfant prend plaisir à se cacher et à être trouvé. Invitez-le à aller se cacher dans la maison et partez à sa recherche. Jouer à la cachette permet à votre tout-petit d’explorer son environnement, même s’il se cache souvent au même endroit. Cela développe aussi ses habiletés motrices : il court, il se met à genoux, il essaie de ne pas bouger, etc. Cela pratique également son équilibre et sa coordination. S’il ne vous voit pas, il pense que vous ne le voyez pas non plus, même si son dos dépasse un peu du fauteuil derrière lequel il est caché.
  • Laissez votre enfant vous suivre lorsque vous allez vous cacher. Il tentera d’imiter les positions que vous prenez pour ne pas être vu.

De 3 ans à 5 ans

Votre enfant comprend davantage les règles du jeu. Il apprend aussi à respecter le fait que c’est chacun son tour de se cacher et de chercher.

  • Demandez-lui de compter ou de chanter une chanson le temps que les autres se cachent.
Si votre enfant ne comprend pas certaines règles, il faut simplifier le jeu pour que le plaisir reste au rendez-vous.
  • Encouragez-le à trouver de bonnes cachettes. Comme il est maintenant plus conscient de sa taille, votre tout-petit réfléchit pour trouver un bon endroit pour se cacher. Il n’hésite pas à rester assis sur ses talons ou à faire des acrobaties pour se glisser derrière un meuble, ce qui développe ses capacités motrices.
  • Ne mettez pas trop de temps à le trouver. Il n’est pas encore très patient et il sortira rapidement de sa cachette si vous le cherchez trop longtemps.

 

Trouver l’objet manquant
Jouer à cache-cache avec des objets peut aussi stimuler la concentration de votre enfant en plus de faire appel à sa mémoire. Placez des objets (jouets, vêtements ou autres) devant votre tout-petit et demandez-lui de bien les observer. Après quelques minutes, demandez-lui de fermer les yeux et cachez un objet. Votre enfant devra nommer l’objet manquant.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Francine Ferland, ergothérapeute
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Avril 2015

 

Références

  • FERLAND, Francine. Et si on jouait? Le jeu durant l’enfance et pour toute la vie. Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2005, 216 p.

 

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