Arrivée de bébé: prévenir la jalousie

Arrivée de bébé: prévenir la jalousie

Les enfants vivent parfois difficilement l’arrivée d’un bébé dans la famille. Ils peuvent se sentir jaloux, négligés ou supplantés par le nouveau venu en voyant leur père ou leur mère consacrer beaucoup de temps au nouveau-né. Ils leur arrivent même d’adopter des comportements infantiles pour attirer l’attention.

Les réactions des enfants

L’enfant de 1 an à 3 ans est celui qui risque d’être le plus jaloux d’un petit frère ou d’une petite soeur. Il a du mal à accepter de partager l’attention de ses parents. Il peut passer très rapidement d’un état de grande excitation ou de fierté à de la jalousie, à de la tristesse ou à du ressentiment. Il peut souhaiter que le nouveau-né soit ramené à l’hôpital; il peut même lui faire du mal par mégarde. Il arrive aussi qu’il essaie d’attirer l’attention en adoptant un comportement infantile, par exemple en n’étant plus propre ou en demandant à être nourri au biberon.

L’enfant plus âgé risque, par jalousie, de faire du mal à son petit frère ou à sa petite soeur. Si vous pensez que cela peut se produire, ne les laissez jamais seuls ensemble. L’aîné peut manifester ses sentiments de jalousie de façon un peu plus subtile. Il peut, par exemple, serrer très fort dans ses bras son petit frère ou sa petite soeur, ou l’accuser à tort de certaines choses. Il peut aussi prendre son rôle de grand frère ou de grande soeur tellement au sérieux qu’il a tendance à en faire trop. Par exemple, il se montre possessif envers le tout-petit.

La jalousie de l’aîné peut apparaître ou réapparaître lorsque le bébé parvient à un nouveau stade de sa vie: par exemple, quand il apprend à marcher et qu’il se met à l’interrompre dans son jeu, à casser ses jouets, à les éparpiller, à partager ses amis ou quand il apprend à parler et qu’il devient capable de défier son grand frère ou sa grande soeur.

Comment l’aider?

Voici certains moyens de rassurer votre aîné et de lui faire sentir que vous l’aimez autant qu’avant la naissance du bébé.

 

Respecter ses émotions

  • Laissez votre aîné tisser des liens avec le bébé. Attirez son attention sur la façon dont le poupon réagit aux voix, aux grimaces, aux câlins...
  • Faites comprendre à votre enfant qu’il est normal qu’il ne ressente pas toujours de l’amour envers le nouveau-né.
  • Laissez-le exprimer ses émotions de tristesse ou de colère, mais encouragez-le à coopérer et à se comporter comme un aîné attentif.
  • Lisez-lui des histoires à propos de familles qui viennent d’accueillir un poupon, et parlez ensemble des sentiments que cette naissance éveille chez lui.
  • Dites-lui que vous l’aimez autant qu’avant et autant que le nouveau bébé.

Le responsabiliser

  • Donnez à votre aîné des responsabilités spéciales pour qu’il sente qu’il a un rôle à jouer. Laissez-le porter le poupon, mais vérifiez qu’il le fait prudemment, d’une manière qui ne comporte pas de risques.
  • Apportez-lui une poupée avec des vêtements et un biberon afin qu’il puisse vous imiter lorsque vous vous occupez de votre poupon.
  • Soulignez son nouveau rôle en tant que grand frère ou en tant que grande soeur, et l’importance que cela a. Dites aux autres, devant votre aîné, à quel point celui-ci vous aide à vous occuper du nouveau-né. Cependant, ne le complimentez pas seulement sur ce sujet.

Jouer ensemble

  • Lisez des livres ensemble. Faites participer toute la maisonnée à cette activité. Que chacun choisisse son livre préféré, et sélectionnez-en un pour le poupon. Si votre aîné apprend déjà à lire, laissez-le lire à voix haute ce qu’il peut.
  • Essayez de passer du temps avec votre aîné, en tête à tête. Faites en sorte de ne pas être interrompus. Parlez ensemble, cajolez-le, participez à son activité préférée... Rappelez-vous que le plus important n’est pas de lui consacrer énormément de temps, mais plutôt de passer avec lui un temps de qualité, où vous êtes entièrement à lui.
  • Votre partenaire peut consacrer plus de temps à votre aîné maintenant que votre nouveau-né vous accapare. Il peut s’agir aussi de vos parents ou d’autres membres de votre famille. L’important est que votre aîné ne se sente ni isolé, ni rejeté.

 

Naitre et grandir.com

      Révision scientifique : Liane Comeau, Ph. D., consultante scientifique en petite enfance
      Traduction et adaptation : Équipe Naître et grandir
      Mise à jour : Avril 2011

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