Comment se faire écouter: avant 3 ans

Comment se faire écouter: avant 3 ans

Avant 3 ans, l’enfant n’arrive pas toujours à bien respecter les consignes. Voici comment l’aider.

Pourquoi il n’écoute pas du premier coup ?

Avant 3 ans, il est difficile pour un enfant de respecter un interdit. Son cerveau est en formation et il a du mal à contrôler ses gestes, ses émotions et ses pensées. Même si votre enfant sait qu’il ne doit pas faire quelque chose, il a du mal à se retenir. Il a besoin de votre aide pour apprendre à se contrôler.

Tous les enfants, particulièrement lorsqu’ils sont petits, désobéissent aux règles : c’est normal.

L’enfant est aussi centré sur ses besoins. Pour lui, c’est le plaisir qui compte. Par exemple, votre tout-petit peut avoir de la difficulté à comprendre que vous êtes pressé et que vous voulez qu’il s’habille rapidement parce que l’important pour lui, c’est de jouer avec ses blocs.

De plus, vers 2 ans, votre enfant découvre qu’il est une personne à part entière. Il a besoin de s’affirmer et de décider certaines choses. Quand il refuse de faire ce que vous lui demandez, c’est parfois parce que ça l’empêche de faire ce que lui a décidé.

Mettre des limites

Votre enfant a besoin de règles et de limites pour se sentir en sécurité. Les règles doivent être claires et adaptées à son âge. Avant de penser qu’il ne vous écoute pas, demandez d’abord à votre tout-petit ce qu’il a compris de votre consigne. S’il le faut, expliquez-lui à nouveau en insistant sur ce qui est important pour vous.

Rappelez-vous que moins il y a de règles, plus elles sont efficaces et qu’il est normal de devoir répéter souvent. Aussi, votre enfant aura plus de facilité à suivre les règles si les deux parents appliquent les consignes de la même façon.

Des pistes pour vous faire écouter

Comme parent, vous êtes le mieux placé pour établir les règles avec votre enfant et les faire respecter. Pas la peine de négocier ni de vous justifier.
  • Dès que votre enfant commence à ramper, il peut apprendre qu’il y a des choses qu’il ne peut pas faire. Lorsque votre bébé va vers un endroit dangereux, dites-lui qu’il ne peut pas y aller et dirigez-le vers une activité plus sécuritaire.
  • Si vous ne voulez pas passer votre temps à dire « non », aménagez un espace de jeu sécuritaire pour votre tout-petit et éloignez les objets fragiles.
  • Pour obtenir l’attention de votre enfant, mettez-vous à sa hauteur et regardez-le dans les yeux pour lui parler. Il est parfois nécessaire de lui toucher l’épaule ou la main pour avoir toute son attention. Vous pouvez ensuite exprimer clairement votre demande et dire, par exemple: « Amélie, regarde-moi. Ton bain est prêt et j’aimerais que tu viennes avec moi. »
  • Offrez-lui des choix. Si votre enfant ne veut pas s’habiller, demandez-lui s’il veut mettre son chandail rouge ou son chandail blanc.
  • Félicitez votre tout-petit quand il se comporte bien pour l’encourager à continuer.
Non à la fessée
Les punitions corporelles (taper, gifler, pincer, secouer, etc.) ne sont pas des formes de discipline efficaces. C’est humiliant, ça fait mal, en plus de donner à l’enfant le sentiment qu’il n’a pas de valeur. Un enfant régulièrement frappé risque davantage d’être violent avec les autres enfants et, plus tard, avec les adultes.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Brigitte Racine, infirmière spécialisée en relation d’aide qui œuvre auprès des familles
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Juillet 2015

 

Références

  • DENY, Madeleine. L’autorité en douceur. Éditions Nathan, 2015, 96 pages.
  • RACINE, Brigitte. L’autorité au quotidien. Éditions du CHU Sainte-Justine, 2013, 200 pages.

 

À lire aussi