Quand doit-on s'inquiéter?

Quand doit-on s'inquiéter?

Les parents s’inquiètent le plus souvent lorsqu’ils font face à des comportements qu’ils ne comprennent pas ou sur lesquels ils semblent n’avoir aucune influence. Il se peut que vous soyez troublé de constater l’écart entre l’enfant rêvé et celui qui grandit auprès de vous.

Lorsque notre enfant nous remet en question, nous fait vivre de l’impuissance ou de la culpabilité, il est bien difficile de prendre du recul.

De plus, chaque parent a sa propre histoire. L’agitation peut représenter, pour l’un, le côté sportif d’un conjoint apprécié; et pour l’autre, l’impulsivité et le tempérament colérique d’un ex-conjoint. Une élocution hésitante peut inquiéter grandement un parent qui a lui-même éprouvé des difficultés langagières, tandis qu’un autre parent en sera amusé.

Vos attentes parentales et les comparaisons que vous pourriez être tenté de faire avec les enfants du voisinage ou de la parenté peuvent aussi teinter vos perceptions. Il faut se rappeler que même si le développement suit des étapes prévisibles, chaque enfant a son propre rythme. Certains enfants marchent tôt et parlent plus tard, tandis que d’autres commencent à parler rapidement et marchent plus tard.

Les questions à se poser
Vous aurez avantage à demander de l’aide si :
  • les comportements de votre enfant nuisent à son développement et à son plaisir au jeu. C’est le signe qu’il ne réagit pas aux stimulations qui lui sont présentées et vit de l’échec dans ses jeux;
  • les gestes de votre enfant nuisent à votre relation avec lui à un point tel que vous êtes prêt à abandonner ou qu’il vous semble que vos moments partagés se soldent souvent par une punition;
  • les comportements de votre enfant nuisent à ses relations avec les autres enfants. Il se pourrait alors que les autres en viennent à le rejeter.

En parler

Si le comportement de votre enfant vous inquiète, il est important d’en parler à vos proches, à l’éducatrice ou au médecin de votre enfant. Vous verrez ainsi s’ils partagent vos inquiétudes. Les organismes communautaires sont aussi de bons révélateurs auprès des parents. Les CLSC offrent du soutien et peuvent vous orienter vers les spécialistes susceptibles de bien accompagner votre enfant.

Recourir à de l’aide extérieure pourrait aussi vous faire découvrir les forces de votre enfant, celles que vous voyez peut-être moins en raison des difficultés qui envahissent le quotidien. Or, cela vous aidera à maintenir ce lien si important entre vous et votre enfant.

 

Naitre et grandir.com

      Source : Magazine Bien grandir, décembre 2008 - janvier 2009
      Rédaction : Sylvie Bourcier, intervenante en petite enfance
      Adaptation web : Équipe Naître et grandir

 

Référence

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • FERLAND, Francine. Le développement de l’enfant au quotidien, Du berceau à l’école primaire. Les Éditions du CHU Sainte-Justine, 2004.

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