Les bases de l'allaitement

Les bases de l'allaitement

L’allaitement est un apprentissage autant pour bébé que pour maman. Nos conseils pour bien débuter.


Les premiers jours

Dès la fin de la grossesse, certaines hormones favorisent l’allaitement. Les seins secrètent du colostrum. Ce premier lait, jaune orangé, est très précieux : il contient une grande quantité de vitamines, de minéraux et d’anticorps, qui protègent le nourrisson contre les infections.

Il est donc important de profiter de la première période d’éveil du nouveau-né, habituellement dans les deux premières heures, pour le mettre au sein. Plusieurs bébés prendront le sein correctement ou encore le toucheront ou le lècheront ce qui stimulera la production de lait par sa mère. Quelques bébés peuvent être très fatigués après leur venue au monde et ne sont pas prêts à boire. Si c’est le cas de votre petit, maintenez-le en peau à peau pour le stimuler et essayez plus tard.

La quantité de colostrum produite par vos seins vous parait infime? N’ayez aucune inquiétude : durant les premières tétées, le bébé n’en avale que quelques millilitres chaque fois. La quantité qu’il boira augmentera graduellement, à mesure que son système digestif s’habituera à un apport alimentaire croissant. La nature a tout prévu!

Puis, progressivement, entre le deuxième et le cinquième jour, le colostrum sera remplacé par un lait plus blanc et translucide, mais tout aussi riche et nutritif. C’est la « montée laiteuse ». Elle se produit même si le bébé ne tète pas. Par la suite, c’est la stimulation des seins qui maintiendra la production de lait.

La montée laiteuse est souvent impressionnante, car les seins peuvent devenir très gonflés et tendus. Cet inconfort dure 2 ou 3 jours. C’est parfaitement normal : la petite « usine de production » de lait se met en route, et toutes les alvéoles glandulaires, où le lait se forme, s’activent en même temps.

Des tétées fréquentes pendant cette période (de 8 à 12 fois en 24 h) de jour comme de nuit, font en sorte que la montée laiteuse arrive plus rapidement et que les seins ne deviennent pas trop engorgés.

Un conseil : ne regardez pas votre montre. Dans les premiers jours, on suggère d’allaiter dès que votre bébé s’éveille puisque c’est dans cet état qu’il est le plus apte à bien prendre le sein. De plus, vous vous assurez ainsi de combler ses besoins énergétiques. Plusieurs signes peuvent vous indiquer que votre bébé est en état d’éveil : ses yeux bougent sous ses paupières, sa bouche fait des mouvements de succion, ses bras et ses jambes bougent. Par la suite, il ouvre les yeux, porte ses mains à sa bouche et tourne la tête pour chercher le sein.

La production de lait répondra ensuite à la loi de l’offre et de la demande : plus les seins se videront souvent, plus ils produiront de lait. Au contraire, moins ils seront stimulés, moins ils produiront de lait. Laissez donc votre bébé établir son propre rythme et faites-lui confiance. Cependant, s’il dort très longtemps, observez-le et dès qu’il manifeste des signes d’éveil, même légers, mettez-le au sein.

Les contractions utérines et l’allaitement
L’ocytocine, une hormone sécrétée au moment où le bébé boit au sein, est aussi responsable des contractions utérines. C’est pour cela que ces dernières sont souvent ressenties les premiers jours au moment de la tétée. Elles sont plus intenses chez les mamans d’un deuxième bébé, et encore plus après la naissance d’un troisième enfant, en raison de la taille plus importante de l’utérus. Ces contractions sont très utiles : c’est grâce à elles que l’utérus reprend sa forme et que la maman évite les hémorragies.

Les positions d’allaitement et la prise du sein

Il existe plusieurs positions pour allaiter : semi-assise, madone, football et couchée. Demandez à une infirmière ou à la personne qui vous accompagne de vous aider à les expérimenter dès les premiers jours. Vous pourrez ensuite choisir celle que vous trouvez la plus confortable.

Il est possible de ressentir de l’inconfort les premiers jours, car les mamelons sont alors plus sensibles. Généralement, la douleur passe après quelques secondes et n’est éprouvée que la première semaine. Il est possible aussi que la succion ne soit pas optimale dès le départ ce qui cause cette sensibilité.

 

Chronologie d’une tétée

Au début, les tétées vous sembleront longues : entre l’installation, la stimulation du bébé, le rot et le changement de couche, elles peuvent facilement durer 45 minutes, et même plus, au début! Mais rassurez-vous : plus votre bébé sera éveillé et expérimenté, plus ses tétées seront « efficaces ».

Comment reconnaître que votre bébé a faim?
Voici quelques signes précurseurs qui indiquent que votre petit a faim et qui se produisent bien avant qu’il se mette à pleurer :
  • Sa respiration change; il fait des mouvements des yeux, de la bouche et du visage.
  • Il remue les bras et les jambes, il s’étire, il porte les mains à la bouche et au visage.
  • Viennent ensuite les réflexes de succion.
C’est le moment de le nourrir. Si vous attendez qu’il soit très fâché, il sera plus difficile à mettre au sein!

Quelques conseils pour faciliter la tétée

  • Au début de la tétée, votre bébé boit activement et fait de courtes pauses. Au fur et à mesure que la tétée progresse, il fait des pauses de plus en plus longues. Au besoin, utilisez la technique de compression du sein pour qu’il se remette à boire.
  • Une fois qu’il a tété activement, que ses pauses se rallongent et que, malgré vos stimulations, il ne souhaite plus boire (ses mouvements de succion sont plus faibles et plus courts), vous pouvez interrompre la tétée. Pour cela, insérez votre index dans le coin de sa bouche, entre ses gencives; vous éviterez alors qu’il vous pince le mamelon en retirant sa bouche.
  • Essayez ensuite de lui faire faire un rot. Pendant 1 ou 2 minutes, placez-le contre votre épaule, sur une serviette, et maintenez-le en position verticale. Frottez-lui doucement le dos ou tapotez-le quelques minutes. Faites quelques pas en le tenant. Vous pouvez aussi le placer à plat ventre en travers de vos genoux et lui masser le dos, ou encore l’asseoir sur vos genoux en lui soutenant le menton d’une main et en lui frottant le dos de l’autre. Si le rot ne vient pas, n’insistez pas. S’il en a besoin, vous pourrez essayer de nouveau plus tard, même après l’avoir couché.
  • Offrez-lui l’autre sein s’il a encore faim. S’il ne veut pas boire, mais si votre sein est tendu parce qu’il n’a pas tété, vous pouvez tirer votre lait manuellement ou à l’aide d’un tire-lait pour atténuer votre inconfort. Vous pouvez conserver ce lait pour les moments où vous devrez vous séparer de votre bébé.
  • Lorsque votre petit a fini de téter, faites jaillir une ou deux gouttes de lait en pressant légèrement sur votre aréole (le cercle foncé qui entoure le mamelon) vers le mamelon. Répartissez-les sur vos mamelons. Le lait maternel est un antiseptique naturel qui prévient les irritations et qui aide à soigner les gerçures. Il est aussi efficace que les crèmes vendues à cet effet.
  • Ensuite, laissez sécher vos seins à l’air quelques minutes avant de remettre votre soutien-gorge, car l’humidité est source d’irritation. Attention! vos seins et vos mamelons ne doivent pas être comprimés par votre soutien-gorge.

Vous vous demandez si votre petit a assez bu? C’est une inquiétude fréquente chez les nouvelles mamans. Plusieurs indices vous permettront de le savoir :

  • Votre bébé mouille de 6 à 8 couches chaque jour, et au moins une est souillée (selles jaunâtres et molles) le premier mois. Après le premier mois, il mouille de 2 à 5 couches chaque jour, et les selles peuvent survenir moins souvent (de plusieurs par jour à une tous les 3 à 7 jours).
  • Son poids augmente suffisamment et régulièrement.
  • Votre bébé tète bien et souvent : de 8 à 12 fois en 24 heures.
  • Vous le voyez avaler.
  • Il semble satisfait et détendu lorsqu’il se détache du sein.
  • Vos seins sont plus mous après la tétée.
Le réflexe d’éjection
Au moment où vous donnez le sein à votre bébé ou quelques minutes après le début de la tétée, il est possible que vous sentiez le lait être expulsé de votre sein. Il s’agit du « réflexe d’éjection du lait ». Chez de nombreuses femmes, cela s’accompagne d’une soif intense et d’une sensation de petits picotements dans le sein. D’autres femmes ne le sentent pas du tout.
En fait, ce réflexe est déclenché par la sécrétion d’une hormone (l’ocytocine), elle-même déclenchée par la succion du bébé. Les alvéoles du sein se contractent et le lait est alors éjecté rapidement par les ouvertures à la surface du mamelon (on en compte de 4 à 15). Très souvent, l’autre sein se met aussi à couler. On peut trouver sur le marché de petites compresses d’allaitement très pratiques, qu’on place dans le soutien-gorge.
Vous pouvez ressentir ce réflexe d’éjection même si votre bébé n’est pas au sein, ne serait-ce qu’en l’entendant pleurer, en pensant à lui, en le regardant ou en le laissant « chercher » votre sein, contre votre peau. Cet afflux est très utile, par exemple pour exprimer le lait manuellement ou à l’aide d’un tire-lait. Mais, quand on est anxieuse ou fatiguée, il se peut que le réflexe ne vienne pas. Il faut alors se détendre et se reposer.

La fréquence de l’allaitement

Le nourrisson boit, habituellement, de 8 à 12 fois en 24 heures. Mais tous les bébés n’ont pas le même rythme, et il n’existe pas de durée de tétée « normale » : vous êtes unique, et votre petit aussi! La règle d’or de l’allaitement, les premières semaines, est donc de faire boire le bébé « à sa demande », sans limiter le nombre ni la durée de ses tétées. N’ayez pas peur de le suralimenter : un poupon ne prend jamais plus de lait que nécessaire. Il contrôle lui-même ce dont il a besoin.

Cela dit, pour mieux connaître son rythme d’éveil, de sommeil et de tétée, vous pouvez remplir la grille d’allaitement qui vous est remise dans certains hôpitaux après l’accouchement. Vous remarquerez alors peut-être que, à l’instar de nombreux autres poupons, ses tétées sont « groupées » : elles sont plus fréquentes à certaines périodes de la journée (comme le soir) et plus espacées à d’autres moments. Et les longs intervalles de répit ne tombent pas forcément la nuit, comme nous le souhaiterions!

Le plus important, c’est que votre enfant prenne correctement le sein, tète efficacement et avale du lait. Ensuite, assurez-vous seulement qu’il ait au moins 6 tétées efficaces par jour les premières semaines. Avec l’âge, elles deviendront plus courtes, plus espacées et plus satisfaisantes.

Gardez en mémoire que les tétées de nuit sont importantes, car la production de prolactine est plus grande la nuit, et le lait est plus gras. Évitez donc de sauter des tétées ou de nourrir votre bébé au biberon ou avec une tasse.

Quand utiliser un biberon?
Il faut éviter de recourir au biberon (ou de donner une suce) au cours des 4 à 6 premières semaines de la vie des bébés, que ce soit pour donner du lait maternel ou du lait commercial. En effet, le mécanisme de succion au sein n’est pas du tout le même que le mécanisme de succion au biberon : tandis qu’au biberon le lait coule tout seul dès le début, au sein, le bébé doit téter une ou deux minutes avant que le lait coule abondamment. Ces différences peuvent entraîner des confusions et des difficultés, voire un refus du sein. De plus, la position de la langue et des gencives du bébé sur le mamelon et l’aréole est différente de la position sur la tétine, ce qui peut confondre le poupon.

La conservation du lait

Bien sûr, le lait maternel est à son meilleur frais lorsqu’il est bu directement au sein. Cependant, il se réfrigère et se congèle bien dans des conditions d’hygiène optimales.

Température
de la pièce
Réfrigérateur               
Congélateur
Lait maternel frais
  4 heures à 26 °C / 79 °F
24 heures à 15 °C / 59 °F (dans une glacière avec un ice pack)
8 jours à 4 °C / 39 °F
6 mois (congélateur du réfrigérateur, ne pas mettre dans la porte)
12 mois (congélateur coffre)
Lait maternel décongelé
1 heure
24 heures
Ne pas recongeler

Le lait maternel se décongèle au bain-marie (trempé dans une casserole d’eau chaude) pour conserver tous ses nutriments. Ne vous servez pas du four à micro-ondes, qui détruit les nutriments du lait maternel.

À partir du moment où il est décongelé, le lait se garde 1 heure à la température de la pièce ou 24 heures au réfrigérateur. Il ne peut être recongelé.

 Attention! Ces durées ne sont pas cumulatives : on ne peut pas garder le lait 4 heures à la température ambiante, puis 8 jours au réfrigérateur, avant de le congeler.

Surplus de lait maternel?
Si vous habitez la grande région de Montréal ou de Québec et que vous avez des surplus de lait, vous pourriez contribuer à la banque publique de lait maternel du Québec. Gérée par Héma-Québec, cette banque permet aux prématurés de 32 semaines et moins de recevoir du lait humain pasteurisé. En effet, les mères qui accouchent prématurément ont souvent de la difficulté à produire assez de lait pour nourrir leur enfant.
Pour donner vos surplus de lait, vous devez être en santé et ne pas fumer. Si vous souhaitez contribuer à la banque publique de lait maternel, consultez le site d’Héma-Québec.

Quand bébé et maman trouvent leur rythme

Le papa, un partenaire indispensable de l’allaitement
L’implication des pères contribue beaucoup à la réussite et à la longévité de l’allaitement. Très souvent, c’est le père qui encourage la maman et qui l’amène à surmonter certains moments difficiles au début de l’allaitement. Il peut l’aider à mettre le bébé au sein les premiers jours; lui apporter un oreiller, un verre d’eau, une collation; lui amener le bébé la nuit; changer le petit après l’allaitement, etc. Parfois, il la protège des pressions négatives que son entourage lui fait subir au sujet de l’allaitement. Bref, c’est un véritable partenaire : il l’encourage, il soutient son désir d’allaiter et il l’aide à tenir le coup!

Après quelques semaines, vous commencerez à vous sentir plus à l’aise, et la mise au sein deviendra plus facile. Une routine s’installera progressivement. Vous serez capable de prévoir les intermèdes entre les tétées, et il vous sera possible d’organiser quelques sorties au parc, chez votre famille, etc.

Après quelques mois, vous connaîtrez de mieux en mieux les habitudes de votre enfant au sein. Les variations d’un bébé à l’autre sont étonnantes. Évitez de vous comparer avec une autre mère. Après l’âge de 3 mois, les tétées sont souvent plus espacées et plus courtes qu’avant, et l’enfant manifeste plus clairement ses besoins, notamment de changer de sein quand le débit du lait ralentit.

Mais surtout, le bébé commence à s’intéresser à ce qui l’entoure, même lorsqu’il est au sein! Cela donne lieu à des situations très cocasses. Vous devrez souvent vous isoler un peu avec votre enfant pour qu’il prête attention à la tétée.

À l’âge de 2 semaines, autour de 4 à 6 semaines, à 3 mois et à 6 mois apparaissent les « poussées de croissance ». Votre bébé réclamera davantage à boire, parfois toutes les heures. Il vous semblera tellement affamé que vous douterez même de la qualité de votre lait! N’ayez aucune inquiétude. La nature a bien prévu les choses : votre production de lait s’adaptera aux besoins de votre enfant et, très vite, celui-ci aura suffisamment à boire. C’est parfois éprouvant, mais cela ne dure que quelques jours. Un seul conseil : reposez-vous!

Vous avez hâte que votre bébé mange plus pour faire des nuits plus longues? Détrompez-vous. L’âge auquel un bébé fait une nuit complète (c’est-à-dire dort 6 heures d’affilée) dépend de son rythme biologique et de son tempérament. L’introduction de céréales dans son régime alimentaire n’influencera pas la durée de ses nuits. Sachez que, avant 6 mois, le lait maternel est l’aliment le plus riche et le plus complet qui soit, et qu’il répond le mieux aux besoins de votre enfant. Celui-ci n’a pas besoin d’autre chose.

Si, un jour, vous doutez de vos capacités et si vous pensez à sevrer votre bébé, peut-être avez-vous besoin d’encouragement ou d’aide. Ne restez pas seule! Parlez de la situation avec votre conjoint, une amie ou une personne d’un centre de ressources en allaitement. Ils auront sûrement des conseils très utiles à vous donner, et quelques sorties ou rencontres vous feront beaucoup de bien.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Mélanie Gingras, infirmière bachelière et consultante en lactation IBCLC
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Octobre 2014

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • L’encyclopédie sur le développement des jeunes enfants
    Cette Encyclopédie publiée sur Internet est accessible gratuitement. Elle couvre des thèmes traitant du développement psychosocial de l’enfant, de la conception à cinq ans, et présente les connaissances scientifiques les plus récentes. Les messages à retenir sur chacun des thèmes, présentés dans un format pratique, sont destinés aux parents et aux intervenants. www.enfant-encyclopedie.com
  • DORÉ, Nicole et Danielle LE HÉNAFF. Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans, Guide pratique pour les mères et les pères. Institut national de santé publique du Québec, Québec. www.inspq.qc.ca
  • COLLINS, Jane (Dr). La santé de votre enfant. Le guide essentiel de la naissance à 11 ans. Broquet, Québec, Canada, 2006.
  • SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE, LES DIÉTÉTISTES DU CANADA ET SANTÉ CANADA. La nutrition du nourrisson né à terme et en santé. www.hc-sc.gc.ca
  • LA LIGUE LA LECHE. Cette organisation bénévole affiliée à La Leche League International, est présente dans plus de 60 pays et offre un soutien de mère à mère, ainsi que des outils d’information et d’éducation. www.allaitement.ca ou 1 866-ALLAITER. Composez également sans frais le 1 800 665-4324 pour obtenir le nom de quelqu’un qui pourrait vous aider dans votre région.
  • LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE NOURRI-SOURCE. Ce mouvement d’entraide pour l’allaitement maternel, composé de plus de 600 marraines d’allaitement, offre du soutien et des renseignements à toutes les familles depuis 1982. Il propose de nombreuses activités prénatales ou postnatales, des « haltes-allaitement », et même un service de soutien téléphonique. Numéro sans frais : 1 866 948-5160 www.nourri-source.org
  • GAUTHIER, Dany. L’allaitement maternel. Éditions de l’Hôpital Sainte-Justine, Québec, Canada, 2002.
  • LA LIGUE LA LECHE INTERNATIONAL. L’art de l’allaitement maternel. Édition Ligue La Leche, 2005.

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