Séparation et paternité

Séparation et paternité
Même quand rien ne va plus dans le couple, les tout-petits ont besoin de leurs deux parents.

Même quand rien ne va plus dans le couple, les tout-petits ont besoin de leurs deux parents. Il est important que le père garde un bon lien avec son enfant en cas de séparation.

Malheureusement, la séparation brise souvent la relation du père avec son enfant, observe Manuel Prats, coordonnateur de la Maison Oxygène Montréal, une ressource d’hébergement et de soutien pour les pères en difficulté. « L’homme a tendance à faire comme un chat blessé et à s’isoler pour guérir ses blessures, dit-il. De plus, certains vont éviter de faire des démarches pour voir leurs enfants de peur d’empirer le conflit avec la mère. »

Cette réaction des hommes s’explique aussi par le fait que la société voit encore davantage la mère comme la responsable des soins aux tout-petits. « Les gars doutent de leur importance pour leurs enfants et de leur capacité à bien s’occuper d’eux. Ils doivent se faire confiance », indique Caroline Paquet, psychologue et médiatrice familiale.

Pour vous aider
Plusieurs organismes offrent des ateliers ou de l’aide aux parents qui se séparent. Vous pouvez contacter votre CLSC ou la Maison de la famille de votre secteur pour en savoir plus.

Comment s’y prendre?

L’idéal est bien sûr que les deux parents fassent équipe pour l’éducation des enfants, qu’il y ait garde partagée ou pas. Les recherches montrent que l’engagement du père est meilleur lorsque les parents ont une relation de collaboration. Quant aux enfants, ils ont moins de problèmes de comportement et ils se sentent mieux psychologiquement et émotionnellement quand le père continue d’être présent après la séparation.

Même si c’est parfois difficile, la mère devrait faire preuve d’ouverture pour que le père continue d’être présent, soutient Caroline Paquet. « Il est souhaitable de passer par-dessus sa colère et ses reproches envers son ex-conjoint pour reconnaître l’importance qu’il a pour ses enfants », affirme-t-elle.

Même si les conjoints sont séparés, l’éducation des enfants demeure la responsabilité des deux parents.

Pour une meilleure collaboration, mieux vaut également montrer une attitude positive et agir dans le respect. Enfin, si des démarches doivent être entreprises (ex. : séances de médiation pour régler la garde des enfants), il est préférable de ne pas trop attendre. « Plus le temps passe, plus c’est difficile de reprendre contact avec son enfant », souligne Manuel Prats.

 

Naitre et grandir.com

Source : Magazine Naître et grandir, septembre 2015
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand
Révision scientifique : Daniel Paquette, professeur titulaire à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal