La mononucléose

La mononucléose
Mononucléose : quels sont les symptômes, comment traiter et comment prévenir?

Les symptômes

Votre enfant :

  • est très fatigué;
  • a mal à la gorge;
  • a les ganglions du cou (sur les côtés et à l’arrière) sensibles et enflés;
  • a une forte fièvre qui grimpe parfois jusqu’à 40,5 °C (104,9 °F) en fin de journée;
  • a des maux de tête ou des courbatures;
  • semble manquer d’appétit.

Consultez le médecin si vous ne notez aucune amélioration de ses symptômes après une semaine.

Demandez une aide médicale d’urgence (9-1-1) si votre enfant ressent une douleur aiguë en haut et à gauche du ventre, ou s’il a de la difficulté à respirer en raison d’un mal de gorge violent.



Qu’est-ce que la mononucléose?

La mononucléose est habituellement causée par le virus d’Epstein-Barr. Ce virus fait partie de la famille des virus de l’herpès.

Le virus de la mononucléose est contagieux, mais moins que ceux qui provoquent le rhume ou la grippe. Il se transmet souvent par un contact direct avec la salive d’une personne infectée. C’est pourquoi la mononucléose est surnommée la « maladie du baiser ».

La mononucléose ne cause généralement pas beaucoup de toux et d’éternuements. Elle se transmet donc rarement par des gouttelettes en suspension dans l’air. On peut cependant attraper cette maladie en partageant des ustensiles de cuisine, des verres, etc.

La mononucléose est une maladie relativement sans gravité, qui disparaît habituellement d’elle-même. Elle peut toutefois provoquer une enflure de la rate qui devient alors plus fragile. Dans certains cas rares, une rupture de la rate peut survenir. C’est pourquoi on recommande aux enfants souffrant d’une mononucléose de ne pas pratiquer des sports intenses et de ne pas faire des efforts physiques importants (ex. : soulever des poids lourds) pour une durée de 3 à 4 semaines.

D’autres complications rares peuvent survenir dans le cadre d’une mononucléose. Il est donc recommandé de consulter son médecin si de nouveaux symptômes apparaissent ou si l’état de l’enfant malade se détériore au lieu de s’améliorer.

Les gens infectés par le virus d’Epstein-Barr sont ensuite immunisés à vie contre cette maladie. On estime que la moitié des enfants de 5 ans ont déjà été en contact avec le virus sans nécessairement avoir développé la mononucléose. Environ 90 % des adultes de 40 ans seraient immunisés contre cette maladie.

Âge : Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement touchés. Le virus de la mononucléose peut toucher les jeunes enfants, mais il provoque alors une infection des voies respiratoires supérieures sans gravité. Puisque les enfants ne présentent pas les symptômes classiques de la mononucléose, une infection par ce virus passe souvent inaperçue avant l’adolescence.
Durée de la maladie : Les symptômes principaux disparaissent au bout de 2 à 3 semaines, mais l’état de fatigue dure parfois pendant quelques mois.
Période de contagion : La mononucléose est contagieuse quelques jours avant l’apparition des symptômes, et plusieurs mois après sa guérison.
Mode de transmission : La mononucléose se transmet par contact direct ou indirect avec la salive d’une personne infectée et, plus rarement, au moment d’une transfusion sanguine.
Période d’incubation : De 4 à 6 semaines. La période d’incubation est plus courte chez les jeunes enfants. Ceux-ci seront infectés par le virus d’Epstein-Barr, mais présenteront souvent peu ou pas de symptômes.
Quarantaine : Il n’est pas vraiment nécessaire ni utile de mettre votre enfant en quarantaine. Cependant, il aura besoin de beaucoup de repos, et il devra probablement abandonner plusieurs activités physiques exigeantes pendant au moins 3 à 4 semaines.
Vaccin : Il n’existe pas encore de vaccin contre le virus d’Epstein-Barr.

Que faire à la maison?

  • Permettez à votre enfant de beaucoup se reposer. Il devra probablement manquer l’école, selon les recommandations du médecin. Il devra aussi éviter les gros efforts et s’abstenir de pratiquer toute activité physique intense et tout sport de contact durant au moins 3 à 4 semaines.
  • Pour soulager la douleur ou abaisser la fièvre, donnez-lui de l’acétaminophène (TYLENOL®, etc.) ou de l’ibuprofène (Advil®, Motrin®, etc.). Ne donnez pas d’acide acétylsalicylique (AAS), comme l’Aspirine®, à un enfant.
  • Offrez-lui fréquemment des boissons fraîches : privilégiez l’eau et certains jus. Évitez les boissons gazeuses, ainsi que les jus d’orange, de citron et de pamplemousse (famille des agrumes), qui peuvent irriter les tissus enflammés de la gorge.
  • Les bonbons durs sans sucre et les pastilles qui contiennent du miel, des herbes ou de la pectine peuvent soulager le mal de gorge.
  • Invitez-le à se gargariser quelques fois par jour avec 2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel dilué dans un verre d’eau tiède.

Comment traiter?

La mononucléose résulte d’une infection virale. Il est donc inutile de donner des antibiotiques, sauf dans le cas où elle se complique d’une infection bactérienne (angine streptococcique, sinusite, amygdalite, etc.). Si possible, le médecin évitera les antibiotiques de la famille de la pénicilline, qui provoque des éruptions cutanées importantes chez 90 % des personnes atteintes de mononucléose. Ces éruptions ressemblent à une allergie sans en être une.

Si votre enfant doit prendre des antibiotiques, donnez-lui ce médicament durant toute la période prescrite par le médecin, même s’il se sent mieux au bout de quelques jours. Un traitement complet diminue en effet le risque de voir apparaître des bactéries résistantes à l’antibiotique utilisé.

Au besoin, le médecin peut prescrire des corticostéroïdes pour traiter certaines complications de la maladie, comme une augmentation anormale des amygdales.

Comment prévenir?

Vous ne pouvez prévenir une infection par le virus d’Epstein-Barr, mais vous pouvez expliquer à votre enfant malade comment éviter de contaminer les autres.

  • Il doit se garder d’échanger avec les autres ses ustensiles de cuisine, ses verres et ses plats.
  • Il ne faut pas qu’il partage sa nourriture.
  • Il doit bien se laver les mains.
  • Il faut qu’il protège les autres contre ses éternuements.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Dre Marie-Claude Brodeur, médecin
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Septembre 2017

 

Références

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • ARONSON, Mark D. et Paul G. AUWAERTER. Infectious mononucleosis in adults and adolescents. www.uptodate.com
  • HÔPITAL DE MONTRÉAL POUR ENFANTS. Mononucléose. www.hopitalpourenfants.com
  • KIDSHEALTH. « Mononucleosis ». www.kidshealth.org
  • MAYO CLINIC. « Mononucleosis ». www.mayoclinic.com
  • WEBER, Michel. Dictionnaire de thérapeutique pédiatrique. Les Presses de l’Université de Montréal, Doin éditeurs, 1994.

À lire aussi