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Le blogue qui répond à vos questions
L'alimentation de vos enfants vous préoccupe? Voici les conseils personnalisés des nutritionnistes de Nospetitsmangeurs.org.
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    Intolérance au gluten: les réponses à vos questions

    Q : Comment savoir si mon enfant est intolérant au gluten?

    R : L’intolérance au gluten, ou maladie coeliaque, est une maladie chronique inflammatoire du système immunitaire. Elle est causée par une intolérance permanente au gluten (protéine contenue dans plusieurs céréales telles que le seigle, l’avoine, le blé, l’orge, le malt et le triticale) qui entraîne une destruction inflammatoire du petit intestin.

    La surface de contact et d’absorption du petit intestin est alors réduite, ce qui résulte en des carences en vitamines et minéraux essentiels. Une carence en fer menant à une anémie ferriprive, ainsi qu’une intolérance au lactose, sont deux exemples d'états engendrés par cette maladie.

    Les symptômes les plus fréquents chez l’enfant sont :

    Les symptômes s'apparentent souvent à d'autres maladies, notamment à ceux du syndrome de l'intestin irritable. Il est donc difficile d'en établir le diagnostic. L’intolérance au gluten peut être dépistée par des tests sanguins qui vont détecter la présence de certains anticorps spécifiques. Si le test sanguin s’avère positif, une biopsie intestinale est requise pour établir un diagnostic définitif. Rappelons que seul un médecin spécialiste, généralement un gastroentérologue, peut diagnostiquer cet état.

    Q : Si je crois que mon enfant est intolérant au gluten, dois-je lui donner une alimentation sans gluten?

    R : L’alimentation « sans gluten » ne s’adresse qu’aux personnes qui souffrent de la maladie coeliaque. Tout d’abord, l’adoption de cette alimentation requiert un enseignement en bonne et due forme pour s’assurer que votre enfant comble ses besoins nutritionnels. De plus, l’élimination précoce du gluten de l’alimentation pourrait compromettre le diagnostic du médecin. Le test ultime qui confirme la présence de la maladie coeliaque est une biopsie de la paroi de l’intestin. Or, le retrait du gluten de l’alimentation améliore, voire normalise, l'état de la paroi de l’intestin. Par conséquent, si vous modifiez l'alimentation de votre enfant, la biopsie ne permettra pas de savoir si votre enfant est intolérant au gluten ou pas.

    De plus, certaines manifestations de la maladie coeliaque ne sont pas propres à la maladie. Il est donc essentiel de consulter un médecin avant d’adopter une diète sans gluten afin d’être certain que votre enfant est bien atteint de la maladie coeliaque.

     L’élimination du gluten de l’alimentation est un défi de taille puisque les céréales contenant du gluten, principalement le blé,sont omniprésentes dans l’alimentation nord-américaine. Il faut savoir que le gluten donne la consistance aux produits de boulangerie et de pâtisserie. C’est le principal instigateur de la mie tendre et moelleuse de votre baguette de pain.

    Q : Quels sont les risques de carences nutritives chez les enfants qui suivent une diète sans gluten?

    R : Plusieurs carences nutritionnelles peuvent être présentes lors du diagnostic de la maladie. Ces carences sont la conséquence de la malabsorption intestinale causée par la destruction de la paroi du petit intestin. Les principaux nutriments auxquels il faut porter attention sont le fer, l’acide folique, le calcium, la vitamine D et les fibres. Le régime sans gluten avec un ajout de suppléments de vitamines et minéraux est alors nécessaire, pendant plusieurs mois, afin de permettre la régénération de la paroi intestinale. Une fois celle-ci normalisée, une absorption adéquate peut être assurée par un régime sans gluten et bien équilibré. Les suppléments ne sont alors plus nécessaires.

    Cependant, il faut continuer à porter attention aux nutriments qui sont le plus souvent déficitaires (fer, acide folique, calcium, vitamine D et fibres). Les aliments sans gluten étant rarement enrichis, il faut encourager chez les enfants la consommation d’aliments contenant naturellement les vitamines, les minéraux et les fibres manquants (légumes et fruits, produits laitiers enrichis en vitamine D, viandes et substituts de la viande sans gluten, etc.).
    Un suivi par une nutritionniste est nécessaire si votre enfant est atteint de maladie cœliaque afin de s’assurer que son alimentation permet de combler ses besoins nutritionnels et favorise son développement et sa croissance.

    Q : Ma fille vit avec une intolérance au gluten. Peut-elle consommer de l'avoine pure?

    R : Oui, en se conformant aux recommandations de Santé Canada qui suggère de consommer de petites quantités de flocons d’avoine pure - qui n'a pas été en contact avec le gluten - équivalentes à 65 ml par jour (¼ tasse) pour les enfants et à 125 ml à 175 ml par jour (de ½ à ¾ tasse) pour les adultes. On recommande aussi d'en discuter avant avec le médecin.

    L’avoine à proprement dit ne contient pas de gluten. C’est la forte contamination de cette céréale, principalement par le blé, qui la rend souvent non sécuritaire à la consommation pour les personnes intolérantes au gluten. Santé Canada appelle à la prudence en spécifiant que la contamination est difficile à contrôler, car elle se produit à même les champs et les meuneries. Il est donc difficile de s’assurer de l’innocuité de l’avoine pour les personnes souffrant la maladie coeliaque. Mais heureusement, au Canada, il est maintenant possible de se procurer de l’avoine pure.

    Q : N’est-il pas mieux de continuer à donner de petites quantités d’aliments avec du gluten à mon fils qui est intolérant plutôt que de les éliminer complètement?

    R : Chez les personnes atteintes de maladie coeliaque, l’altération de la membrane peut être renversée par un évitement strict de toutes traces de gluten. Il s’agit d’ailleurs de l’unique traitement pour cette maladie. L’adoption d’une alimentation sans gluten stricte fait disparaître les symptômes de la maladie et diminue les risques de complications à long terme.

    Pour plusieurs, le terme intolérance signifie que l’ingestion d’un aliment peut occasionner un inconfort, principalement sur le plan digestif, mais qu’une petite quantité n’aura généralement pas de conséquences sérieuses. C’est notamment le cas de l’intolérance au lactose. Cependant, l’intolérance au gluten fait exception à cette règle. Effectivement, dans le cas de la maladie coeliaque, il est important de spécifier que toute trace de gluten doit être évitée chez la personne qui en souffre. En effet, l’ingestion de petites quantités de gluten peut avoir de graves conséquences à long terme. Certains spécialistes préfèrent utiliser le terme « allergie au gluten » pour faire comprendre la gravité de l'état et, par conséquent, l’alimentation à respecter.

    Q : La maladie coeliaque a été diagnostiquée chez mon premier enfant. Devrais-je faire aussi tester mes deux autres enfants?

    R : Les causes de la maladie cœliaque ne sont pas encore complètement élucidées. Selon la recherche, un problème du système immunitaire associé à une prédisposition génétique semble contribuer à l'apparition d'une intolérance au gluten.
    Toutefois, il est établi que les tests sérologiques (tests sanguins) sont préconisés pour les personnes à risque d’intolérance au gluten, comme des parents du 1er ou 2e degré d’une personne atteinte.
    Cependant, si vos enfants ont déjà une alimentation sans gluten, un éventuel diagnostic de la maladie pourrait être compromis pour les raisons citées  plus haut.

    Pour plus d’information, consultez le site de la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org.

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    Le chocolat: les réponses à vos questions

    Q : Mon garçon a 1 an. Est-ce que je peux lui donner du chocolat? 

    R : À l’approche de Pâques, qui résisterait à l’envie de voir son petit mangeur le visage barbouillé de chocolat et les yeux pétillants de gourmandise! Sachez qu’à l’heure actuelle, il n’y a aucune recommandation officielle quant à l’âge d’introduction du chocolat dans l’alimentation de nos petits mangeurs. Toutefois, il est conseillé d’attendre d’avoir introduit tous les aliments dans l’alimentation de votre enfant avant de lui faire découvrir le chocolat, c’est-à-dire vers l'âge de 12 à 18 mois. Certains attendront que leur tout petit soit un peu plus âgé, soit vers 18 à 24 mois, avant de lui faire goûter cette douce gourmandise. Cette décision reste à la discrétion de chacun!

    Q : À quelle fréquence peut-on en donner?

    R : Des bonbons à l’Halloween, du chocolat à Pâques et à la Saint-Valentin, de la tire sur la neige au printemps ou de bons desserts gourmands à l’occasion ne ruinent pas la santé. Le chocolat, au même titre que les bonbons, fait partie d’une saine alimentation. Cependant, il n’a pas un profil nutritionnel très intéressant. Il s’agit d’une gâterie. Il est synonyme de plaisir (et une alimentation saine inclut le plaisir de manger!). Pour conserver ce plaisir, il est donc préférable d’en offrir à l’occasion, en petites quantités. Et impossible de se le cacher, c’est vraiment plaisant de manger du chocolat!

    Ainsi, dans le cadre d’une alimentation saine et variée, il n’y a aucun mal à offrir du chocolat à vos enfants de temps en temps. Il s’agit avant tout d’une question de fréquence et de quantité. Les aliments plus nutritifs, tels le yogourt, les fruits, les muffins et biscuits maison, sont à prioriser. Rappelez-vous qu’il faut voir les friandises pour ce qu’elles sont : des gâteries occasionnelles.

    Éviter de le cacher ou de l’interdire afin que vos enfants conservent une relation saine avec ces aliments. Il est important de garder ces douceurs à la maison dans un endroit connu des enfants et sans y porter une trop grande attention. L’enfant doit ainsi comprendre que ce n’est pas parce qu’il y a des gâteries à la maison que nous devons en manger à tous les repas jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Avec une exposition constante, les enfants donneront moins d’importance à ces aliments et en demanderont moins souvent. (Notez que le même principe s’applique avec les grands mangeurs!)

    Vous aurez un effet très positif sur l’alimentation de vos petits mangeurs si vous leur apprenez dès leur plus jeune âge que tous les aliments sont permis et qu’une alimentation saine n’implique pas de restriction.

    Q : Quel chocolat est meilleur pour la santé des enfants?

    R : Il existe trois grandes catégories de chocolat : le chocolat noir, le chocolat au lait et le chocolat blanc. Le chocolat noir contient de la pâte de cacao, du beurre de cacao, du sucre, de la lécithine et souvent de la vanille. Le chocolat au lait compte moins de pâte de cacao et plus de sucre que le chocolat noir. Il contient également de la poudre de lait. Quant au chocolat blanc, il ne contient plus de pâte de cacao, mais seulement du beurre de cacao, du sucre et de la poudre de lait.

    Le chocolat, et plus précisément le cacao, est une excellente source de magnésium, de phosphore, de fer, de manganèse et de zinc.De plus, le chocolat noir, tout comme la poudre de cacao, est riche en polyphénols, dont les flavonoïdes. Ces antioxydants ont des effets positifs sur la santé cardiovasculaire. Cependant, seul le chocolat noir renferme suffisamment de flavonoïdes pour avoir un effet potentiellement bénéfique sur la santé.

    C’est dans le cacao que se retrouvent les éléments nutritifs et les antioxydants. Le chocolat noir est donc plus riche en ces nutriments que le chocolat au lait ou le chocolat blanc. Ce dernier étant fait uniquement de beurre de cacao, il n’offre pas les bienfaits associés à la consommation de cacao.

    Cependant, étant un aliment à consommer de façon occasionnelle (et non quotidienne), ses effets sur la santé de vos petits mangeurs s’en feront peu ressentir. Et rappelez-vous que le chocolat, qu’il soit au lait ou noir, est riche en gras et en sucre et qu’il affiche sensiblement la même valeur énergétique, de l’ordre de 500 calories par 100 g.

    Q : Est-ce vrai que le chocolat excite les enfants?

    R : Le chocolat renferme de la théobromine et de la caféine, deux stimulants du système nerveux. Le chocolat noir en contient davantage que le chocolat au lait. Une plaquette de 100 g de chocolat noir renferme l’équivalent en caféine d’une tasse de café, c’est-à-dire entre 90 mg et 200 mg, tandis que la même quantité de chocolat au lait en contient 25 mg.

    Si vous décidez d’offrir du chocolat à vos enfants à Pâques ou lors de toute autre occasion, laissez-les en manger durant la journée et non le soir. Leur petite taille et la lenteur de leur corps à éliminer la caféine font qu’ils sont généralement plus sensibles que les adultes à de petites doses.

    L’effet stimulant de la caféine peut durer plusieurs heures puisqu’elle demeure plus longtemps dans leur corps. Cependant, chaque enfant y réagit différemment. Il est donc impossible de dire à quelle quantité se limiter et à partir de quelle heure ne plus lui en donner.

    Q : Ma fille a des allergies. Existe-t-il du chocolat sans allergènes?

    R : La présence d’allergènes dans les friandises n’est malheureusement pas un mythe. Vous pourrez retrouver la mention « peut contenir » sur de nombreux emballages de chocolat. Il a été prouvé que les risques de contamination exprimés par ces mentions sont bien réels. Ainsi, plusieurs friandises chocolatées peuvent contenir des traces d’arachides, de noix, d’œuf, de lait ou d’autres allergènes. Mais ne soyez pas en peine! Il existe sur le marché actuel de plus en plus de produits destinés aux personnes souffrant d’allergies alimentaires. Les Aliments Ange Gardien offrent notamment des figurines en chocolat pour les fêtes de Pâques. Si vous connaissez d'autres chocolateries au Québec qui en fabriquent, nous vous invitons à nous les faire connaître dans les commentaires.

    Q : Mon bébé a 18 mois et n'a que 4 dents. Est-ce que le chocolat peut nuire à ses dents?

    R : Il semblerait que le chocolat cause moins de caries que d’autres sucreries. Certains de ses polyphénols diminueraient la formation de plaque dentaire tandis qu’un autre de ses composés, l’acide oxalique, empêcherait le développement trop rapide des bactéries. Cependant, le chocolat est une sucrerie, tout comme les pâtisseries et les bonbons. Il contient une quantité non négligeable de sucre. En conséquence, la santé des dents de votre petit mangeur est une chose à surveiller. Vos enfants aiment le sucre? Les bactéries de leur bouche l’aiment encore plus!

    Même si les dents de lait de vos tout-petits sont temporaires, il ne faut pas les négliger pour autant. Il est possible de trouver des caries chez des enfants de moins de 5 ans. C’est là un signe que l’alimentation ou l’hygiène dentaire fait défaut. Il faut alors corriger la situation afin que les dents permanentes n’en soient pas atteintes également. Afin d’éviter ce phénomène, le brossage des dents dès leur apparition est fortement recommandé. Parlez-en à votre dentiste, il vous indiquera la bonne manière de faire.

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org Le prochain thème portera sur les aliments sans gluten. Préparez vos questions!

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    Le fast food : les réponses à vos questions

     Q : À quelle fréquence puis-je aller dans un restaurant de malbouffe sans me sentir coupable pour mes enfants? Dois-je leur en interdire l’accès?

    R : Il est vrai qu’une alimentation saine passe par un choix d’aliments plus nutritifs. Cependant, dans cette définition assez simpliste, on n’aborde pas la notion de plaisir. Or, une alimentation saine doit absolument passer par le plaisir de manger qui implique une relation saine envers la nourriture. On espère bien sûr que la santé et le plaisir soient compatibles. Mais impossible de se le cacher, c’est vraiment plaisant de manger quelques frites à l’occasion! Vous pouvez consulter ici notre vision de la saine alimentation.

    Vous aurez un effet très positif sur l’alimentation de vos petits mangeurs si vous leur apprenez dès leur plus jeune âge que tous les aliments sont permis et qu’une alimentation saine n’implique pas de restriction.

    Il est mieux donc d’éviter toute forme d’interdit ou de restriction afin que vos enfants conservent une relation saine avec les aliments.

    Cependant, une sortie au restaurant de type fast food devrait rester un événement occasionnel afin de prioriser les choix alimentaires plus nutritifs. Par ailleurs, le plus souvent, l’enfant ne se souviendra pas nécessairement de ce qu’il a consommé dans ce restaurant, mais davantage des jeux et des activités qui lui sont offerts et réservés, c’est ce qui l’incitera à vouloir y retourner.

     Q : Est-ce que les menus pour enfants offerts dans les restaurants de ce type sont adéquats en ce qui concerne la qualité et la quantité?

    R : On retrouve souvent les mêmes choix. L’offre d’aliments à valeur nutritive élevée (ou intéressants sur le plan nutritionnel) est presque absente. Oui, certains restaurants proposent une salade ou des crudités pour remplacer les frites, ou encore du lait ou un jus pour remplacer la boisson gazeuse, mais encore là si vous ne le savez pas, on ne vous l’offrira pas d’emblée.

    À cause des portions plus petites, les repas pour enfants contiennent majoritairement moins de gras saturés que les plats pour adultes, mais la quantité reste élevée. Le sel est aussi très présent. Par exemple, quatre croquettes de poulet accompagnées de sauce barbecue et d’une petite frite fournissent 25 g de lipides, dont 4 g de gras saturés et près de 880 mg de sodium, soit la moitié de l’apport maximal tolérable en sodium pour un enfant!

    Préférez le lait au jus ou à la boisson gazeuse et la salade ou les crudités aux frites. Ils améliorent la valeur nutritive du repas. Parfois, il s’agit de simples compromis pour améliorer le bilan nutritionnel.

    La portion est souvent, elle aussi, peu appropriée. Tout comme les portions pour adulte, celles des enfants n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Aux États-Unis notamment, le format de boisson gazeuse offerte aux enfants est passé de 210 ml (7 oz) à 360 ml (12 oz) dans certains restaurants de type fast food, quand ces boissons ne sont pas offertes à volonté. Et plusieurs études en ont fait mention : plus la portion offerte est importante, plus on est susceptible d’en consommer, que l’on ait faim ou pas. Certaines ont établi un lien entre la consommation régulière d’aliments de type malbouffe, la taille des portions offertes et l’épidémie d’obésité actuelle.

    Q : Est-ce possible de connaître la composition nutritionnelle des repas servis dans les restaurants de malbouffe?

    R : La plupart des restaurants de malbouffe offrent la possibilité de consulter la valeur nutritive de leurs mets… sur leur site Internet!

    Il est à ce moment-là plus difficile de faire un choix éclairé arrivé le moment de passer la commande au restaurant. Cependant, certains l’offrent sur place à leurs clients. La composition nutritionnelle des repas offerts peut être affichée dans le restaurant. Il vous faudra demander à un employé de vous montrer où cette information se situe.

    Q : Que pensez-vous du fait d’organiser la fête de mon enfant dans un restaurant de type fast food?

    R : L’offre alimentaire pour les enfants reste limitée dans ce type de restaurant. On y trouve rarement des aliments nutritifs. Il est plus bénéfique pour les enfants d’associer le plaisir des événements et des sorties spéciales à des aliments nourrissants et non à des aliments de type malbouffe uniquement. Le contexte dans lequel les enfants mangent influence assurément le souvenir qu’ils en auront. Les aliments frais, nutritifs et savoureux méritent d’avoir leur place à cet égard. Il n’y a pas un enfant pour qui une journée de fête sera gâchée par un menu équilibré s’il est appétissant. Pourquoi vouloir associer événement particulier à fêter et aliments plus sucrés, plus gras et moins nutritifs?

    Les enfants se souviendront certainement de leur fête dans ce type de restaurant. Ils se rappelleront des jouets qui leur seront offerts, des activités et des jeux qui leur sont destinés et ils voudront y retourner. Ils reconnaîtront le logo du restaurant et pourront l’associer à leur expérience vécue. Mais en fin de compte, pour profiter des jeux et des jouets à disposition, il vous faudra aussi y manger.

    Q : Que penser des jouets offerts aux enfants dans certains restaurants de type fast food?

    R : Les figurines ou jouets offerts dans certains restaurants de type fast food ne sont que la pointe de l’iceberg des stratégies marketing des industriels de l’agroalimentaire destinés à charmer nos petits mangeurs. Aires de jeux, personnages de dessin animé sur les emballages d’aliments, formes amusantes, couleurs attrayantes et publicités attirent nos enfants vers certains produits et restaurants. Toutes ces stratégies visent à influencer nos tout-petits et sont lucratives pour les industries, car ça fonctionne, malheureusement. Les enfants ne connaissent pas encore ce qu’est la publicité. Par exemple, des études montrent que les enfants ne font pas la distinction entre de la promotion et la programmation régulière à la télévision.

    Au Québec, la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans est interdite depuis 1980. La Loi sur la protection du consommateur interdit notamment la promotion de produits ou d’aliments attrayants pour les enfants durant les émissions de télévision qui leur sont destinées. Des messages publicitaires sur des aliments ou des objets ayant un attrait particulier pour nos petits mangeurs peuvent toutefois être diffusés lorsque les 2 ans à 13 ans représentent moins de 5 % de l’auditoire, c’est-à-dire quand les programmes sont destinés aux plus grands.

    Plusieurs entreprises agroalimentaires ont été accusées de transgresser la loi en faisant la promotion de leurs produits dans des publicités destinées directement aux plus jeunes. En plaidant coupable, McDonald’s a dû payer une amende de 12 000 $. Mais ces publicités illégales ont dû lui rapporter bien plus que cela! Sachant qu’une publicité de 30 secondes suffit à influencer les enfants et que la fidélité à une marque de commerce peut s’établir aussi tôt qu’à l’âge de 2 ans, le géant du fast food a certainement gagné de nombreux petits clients.

    Aux États-Unis, des experts ont évalué que 50 % des publicités diffusées durant les heures de grande écoute des enfants promouvaient des aliments qui sont, 9 fois sur 10, de piètre qualité nutritionnelle.

    Une étude a souligné que les enfants de 4 à 6 ans préfèrent le goût des aliments qui montrent des personnages populaires d’émissions pour enfants sur l’emballage par rapport aux mêmes aliments présentés dans des emballages sans personnage. Une autre étude révèle que 93 % des jeunes reconnaissent la marque McDonald’s, ce qui en fait la marque la plus reconnue. De plus, les enfants de 3 à 5 ans préfèrent les frites présentées dans un emballage McDonald’s plutôt que les mêmes frites dans un emballage anonyme.

    La publicité et le marketing alimentaire jouent un rôle prépondérant dans la création de « nouveaux besoins » qui s’expriment principalement par une consommation croissante de produits transformés souvent riche en gras, en sucre et en sel.

    Comme l’a souligné l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la majorité des aliments ciblant directement les enfants sont des aliments à faible valeur nutritive. L’OMS reconnaît que le marketing agressif de la malbouffe et de boissons riches en énergie est un facteur probable de l’épidémie d’obésité.

    Que faire pour y remédier? L’OMS réclame que l’industrie alimentaire soit plus responsable dans la mise en marché et la promotion de leurs produits moins nutritifs destinés à nos tout-petits. Mais, dans une perspective plus réaliste, la sensibilisation des parents et des enfants à ce marketing alimentaire pourrait aider à défaire cette association « malbouffe-plaisir » et permettre de faire des choix alimentaires plus nutritifs.

    Q : Que penser des aliments de type fast food que l’on trouve à l’épicerie? Est-ce que je peux en offrir à mon enfant?

    R : Ces produits transformés sont souvent riches en gras, en sucres ajoutés et en sel. Des nutriments dont il faut limiter la consommation.

    Cependant, il n’y a pas d’aliments permis ou interdits. Une alimentation saine est synonyme de plaisir et tous les aliments y ont leur place. Certes, certains aliments ont une plus grande valeur nutritive que d’autres. Bien que ceux-ci doivent prédominer, il ne faut pas négliger ceux qui, moins nourrissants, ont tout de même une valeur culturelle, affective ou gastronomique. Rien ne vous empêche de servir des croquettes de poulet frites à l’occasion! « À l’occasion » reste le mot d’ordre!

    D’autres choix s’offrent également à vous. Vous pouvez préparer vous-même des croquettes ou des frites maison. Voici quelques recettes, plus nutritives et également savoureuses, qui feront le bonheur gustatif de vos petits mangeurs (ainsi que le vôtre) :

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    Les allergies: les réponses à vos questions

    Q : Qu’est-ce qu’une allergie alimentaire?

    R : Une allergie alimentaire est une réaction exagérée du système immunitaire à la suite de la consommation des protéines d’un aliment en particulier. Le corps reconnaît alors ces protéines comme des ennemies du corps et se met à les combattre, ce qui déclenche les réactions indésirables. Les protéines provoquant une réaction allergique sont appelées allergènes.

    Les 10 allergènes les plus courants au Canada sont :

    • les arachides;
    • le blé; 
    • les fruits de mer (poisson, crustacés et mollusques);
    • les graines de sésame;
    • le lait de vache;
    • les noix;
    • les oeufs;
    • le soya;
    • les sulfites (substances naturellement présentes dans les aliments et dans les organismes ou utilisées comme agents de conservation);
    • la moutarde.  

    La liste des allergies ne se limite pas qu’aux allergènes cités ci-dessus. En effet, comme expliqué plus haut, une allergie peut se manifester à l’égard de n’importe quel aliment renfermant des protéines.                        

    Q : Comment savoir si mon enfant a une allergie alimentaire?

    R : Les réactions allergiques peuvent se déclencher rapidement à la suite d'un contact avec l’allergène (dans les 30 minutes) ou à retardement (jusqu’à 2 ou 3 jours). Le temps alloué avant le déclenchement d’une réaction allergique varie d’une personne à l’autre et en fonction de la gravité de l’allergie.

    Les symptômes d’une allergie alimentaire sont toujours reliés à la consommation de l’aliment allergène. Ils sont très nombreux et variables. En voici des exemples :

    • Peau : démangeaisons, rougeurs, urticaire, chaleur, enflure, éruptions
    • Yeux : démangeaisons, larmoiements, enflure, rougeur
    • Nez : écoulements, éternuements, congestion, démangeaisons
    • Gorge : enflure, serrement, modification de la voix et des pleurs, difficulté à avaler
    • Estomac-intestin : nausées, vomissements, douleurs ou crampes, constipation, diarrhées
    • Poumon : toux, étouffement, essoufflement, respiration difficile, sifflement, voix rauque
    • Coeur et circulation : couleur pâle ou bleutée, pouls faible, palpitations
    • État de conscience : vertige, étourdissement, perte de connaissance

    Les signes avant-coureurs ainsi que la gravité et l’intensité des symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, et parfois d’une crise à l’autre chez la même personne. Ainsi, il est possible que de très petites quantités d’allergène déclenchent une importante réaction et vice-versa.

    Lors de réaction très grave, aussi nommée anaphylaxie, plusieurs systèmes peuvent être atteints dans les 2 h suivant le contact avec l’allergène. S’il y a chute de pression, la vie de la personne est en danger. Il s'agit alors d'un choc anaphylactique.

    À la suite de l’apparition de signes ou de symptômes, il est important d’agir rapidement et de déceler la ou les causes, puisque certaines allergies peuvent évoluer rapidement. L’épinéphrine est le traitement à administrer en cas de réaction allergique grave. Les décès associés à des réactions allergiques sont presque en totalité dus à un délai trop long avant l’administration de l’épinéphrine. Sachez aussi que l’administration d’épinéphrine ne présente pas de risque sérieux pour la santé.

    Pour conclure à une allergie alimentaire, un diagnostic médical est nécessaire. Il permet d’exclure d’autres problèmes de santé qui se manifestent souvent par des symptômes semblables, comme lors d’intolérances alimentaires. Consultez votre médecin ou un allergologue afin qu’il examine votre enfant.

    Q : Mon enfant est allergique aux arachides : doit-il éviter toutes les légumineuses?

    R : Non. Bien que l’arachide soit une légumineuse, il n’est généralement pas nécessaire d’éviter de consommer d’autres légumineuses. Cependant, dans 5 % à 10 % des cas, une personne allergique à l’arachide sera également allergique à une autre légumineuse (ex. pois chiche). Dans ce cas, il est possible qu’elle doive exclure de sa diète toutes les légumineuses. 

    Q : Ayant deux parents allergiques, quels sont les risques que mon enfant développe des allergies alimentaires?

    R : Lorsqu’un membre de la famille (parents, frère ou sœur) ou plus est atteint de n’importe quelle forme d’allergie, que ce soit une allergie alimentaire ou un simple rhume des foins, le risque que l’enfant développe une allergie augmente. 
    Lorsqu’un des parents est atteint d’une allergie, le risque que l’enfant en souffre aussi est de 30 % plus élevé et peut aller jusqu’à 80 % si les deux parents souffrent d'allergies.

    Toutefois, le type d'allergie n'est pas héréditaire. Ainsi, le fait que la mère soit allergique aux poissons ne fait pas en sorte que l'enfant aura nécessairement ce même type d'allergie. Il pourrait développer une allergie alimentaire à n'importe quel aliment ou une allergie non liée aux aliments.

    Q : Mon bébé est à risque d'allergie (son père et moi avons des allergies). Dois-je attendre avant de lui faire manger des aliments?

    R : Non. Comme le système immunitaire prend un certain temps avant de se développer après la naissance, plusieurs experts étaient portés à croire qu’en introduisant des aliments complémentaires (solides) trop tôt dans l’alimentation du bébé, cela pouvait augmenter ses risques de développer des allergies. Aucune preuve scientifique n’a permis d’établir ce lien. Même si un aliment est introduit tardivement, cela n’empêchera pas une allergie de se manifester.

    Il n'est d'ailleurs plus recommandé d'attendre à un âge donné avant d'introduire des aliments allergènes dans l'alimentation de son enfant même s’il est à risque d’allergie. L’introduction plus tardive de ces aliments ne servirait qu’à contourner momentanément l’apparition de l’allergie. Vous pouvez donc introduire les produits laitiers, les œufs, les arachides, les noix et les crustacés en même temps que les autres aliments.

    Pour l’introduction de tout nouvel aliment, commencez par offrir à votre petit mangeur une petite quantité de l'aliment à la fois, soit 5 ml. Vous pourrez par la suite augmenter les quantités graduellement si vous n’observez pas de réaction particulière chez votre enfant. Il est également suggéré d’attendre 3 jours avant d’intégrer un nouvel aliment dans son menu. Ainsi, s’il présente une allergie, vous pourrez en connaître la cause et modifier sa diète en conséquence.
    L'allaitement exclusif jusqu'à l'âge de 4 mois a démontré un effet préventif contre les allergies alimentaires. L’introduction trop hâtive – avant 4 mois -  ou même trop tardive des aliments complémentaires chez le bébé aurait un impact sur le développement des allergies alimentaires.

    Q : Est-il possible qu’une allergie alimentaire disparaisse avec le temps?

     R : Certaines allergies alimentaires déclenchées en très jeune âge ont tendance à disparaître avec le temps. Encore une fois, les mécanismes d’action favorisant la diminution de ces réactions allergiques sont inconnus et l’âge de disparition peut varier d’un enfant à l’autre. La disparition de l’allergie alimentaire n’est pas assurée. Il est donc recommandé de suivre en tout temps les procédures habituelles pour éviter les réactions allergiques.

    L’intolérance aux protéines bovines, par exemple, qui apparaît très tôt dans la vie de l’enfant, a tendance à disparaître après l’âge de 1 an dans environ 80 % des cas.
    Malheureusement, les allergies aux noix, aux arachides, aux poissons et aux fruits de mer semblent habituellement permanentes.

    Q : Pourquoi y a-t-il davantage d’allergies alimentaires de nos jours?

    R : Plusieurs hypothèses sont véhiculées quant aux facteurs qui expliquent l’augmentation des cas d'allergies alimentaires. Il est cependant difficile d’affirmer avec certitude la cause de cette situation.

    • La théorie de l’hygiène : il s’agit, à l’heure actuelle, de l’hypothèse la plus acceptée par la communauté scientifique.  
      L’exposition précoce aux bactéries et aux microbes permettrait aux enfants de se construire un système immunitaire plus fort contre les agresseurs externes. Avec le degré d’hygiène actuel, les experts pensent que l’hyperaseptisation pourrait expliquer en partie l’augmentation de la prévalence d’allergie.
    • L’environnement et la pollution : la fumée et la poussière seraient également des éléments mis en cause dans le développement d’allergies alimentaires.
    • L’évolution de la consommation alimentaire : il semblerait que les modifications de notre alimentation (la préparation des aliments et la transformation des produits de consommation, des produits s’éloignant de plus en plus de leur composition naturelle), influencent la prévalence des allergies alimentaires.

    Selon une récente étude parue dans le Journal of Allergy, les allergies alimentaires seraient plus fréquentes au sein des familles hautement scolarisées. D’après cette étude, les parents plus scolarisés auraient davantage tendance à aseptiser l’environnement de l’enfant et à retarder l'introduction d'aliments potentiellement allergènes dans l'assiette de leur enfant, ce qui pourrait augmenter la prévalence des allergies. De plus, ceux-ci seraient plus aptes à reconnaître les symptômes d’une allergie alimentaire et consulteraient plus souvent un médecin le cas échéant, ce qui permettrait de diagnostiquer davantage les allergies.

    Encore une fois, il existe très peu de données permettant de conclure à un éventuel lien entre l’augmentation du nombre de cas d'allergies alimentaires et les facteurs mentionnés ci-dessus.

    Q : À partir de quel âge peut-on faire passer un test d'allergie à un enfant?

    R : Les tests cutanés d’allergie peuvent être effectués très tôt après la naissance. Toutefois, la justification et l’interprétation du test doivent être faites avec prudence par un allergologue qui pourra faire un diagnostic approprié en évaluant le degré de confiance du test et en tenant compte des observations cliniques. 

    Un résultat de test négatif n’exclut pas une allergie alimentaire. De même qu’un résultat positif ne garantit pas un diagnostic d’allergie. À noter que si l’enfant n’a jamais été exposé à l’arachide, c’est-à-dire s’il n’en a jamais mangé, que la mère n’en a pas consommé lors de la grossesse et de l’allaitement et que son environnement en est exempt, le test cutané sera négatif, mais cela ne veut pas dire qu’il ne développera jamais l’allergie. Comme il n’a jamais été exposé à l’allergène, son corps n’a pas eu le temps de produire les anticorps qui provoquent des réactions allergiques. Ce sont ces mêmes anticorps qui réagissent lors des tests cutanés et qui donnent des résultats positifs ou négatifs au test, selon le cas.

    Q : Comment se forme une allergie alimentaire?

    R : Les allergies alimentaires ne sont pas présentes à la naissance. Elles se développent habituellement à la suite de la première consommation ou du premier contact avec un allergène. Lors de cette phase de sensibilisation, le corps crée des anticorps contre les protéines de l’aliment allergène sans toutefois déclencher de réaction. Toutefois, lorsque l’enfant consommera l’allergène de nouveau, il y aura apparition de symptômes.

    Dans certains cas, et particulièrement pour les allergies aux poissons et aux fruits de mer, l'allergie tend à se développer tardivement, voire à l’âge adulte, même si la personne a déjà été exposée à plusieurs reprises aux aliments concernés. Quoi qu'il en soit, si un enfant a mangé à plusieurs reprises un aliment, les risques qu'il soit allergique sont grandement diminués. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il ne développera jamais une allergie à cet aliment.

    Q : Comment différencier une intolérance d’une allergie alimentaire?

    R : Contrairement à l’allergie alimentaire, une intolérance ne fait pas réagir le système immunitaire, mais consiste plutôt en une hypersensibilisation alimentaire. En effet, les intolérances alimentaires n’impliquent pas de protéines alimentaires, mais plutôt des sucres alimentaires, comme le lactose présent dans le lait.

    L’intolérance alimentaire apparaît à la suite d'une déficience d’une enzyme digestive, à une intoxication alimentaire, ou à toutes autres intolérances telles qu’aux médicaments, à l’alcool, aux agents de conservation, etc.
    L’intolérance demeure sans danger pour la vie de l’enfant, mais peut provoquer d’importants malaises physiques. La consommation d’une portion de grosseur normale est le plus souvent nécessaire avant de ressentir les symptômes occasionnés par l’intolérance.

    Une intolérance alimentaire se manifeste le plus souvent par des troubles gastro-intestinaux variables d’un enfant à l’autre, comme :

    • des ballonnements, des flatulences;
    • des douleurs, des crampes abdominales;
    • des vomissements;
    • de la diarrhée;
    • de la constipation.

    Il est important de mentionner que l’intolérance au lactose est très rare chez les enfants de moins de 2-3 ans. Lorsque le lait pose problème à cet âge, il s’agit la plupart du temps d’une allergie alimentaire nécessitant un évitement strict de toutes traces de produits laitiers.

    Les manifestations, l’intensité et la durée d’une intolérance varient beaucoup. Les symptômes peuvent en effet se manifester dans les minutes qui suivent l’ingestion ou n’apparaître que quelques jours plus tard. De manière générale, les malaises sont proportionnels à la quantité ingérée.

    Q : Existe-t-il des livres de recettes sans allergènes pour les personnes aux prises avec une allergie alimentaire?

    R : Oui. Il en existe plusieurs! En voici quelques-uns :

    • Déjouer les allergies alimentaires, de Marie-Josée Bettez et Éric Théroux. Éditions Québec Amérique
    • Desserts et autres gourmandises sucrées, de Marie-Josée Bettez.. Éditions Québec Amérique
    • De l’allergie aux plaisirs de la table, par l'Association québécoise des allergies alimentaires
    • Peut contenir des traces de bonheur, de Julie la Rochelle et Jean-Sébastien Lord. Éditions de L’Homme
    • Les gourmandises de Vera : croquer sucré sans danger, de Vera Zakher

    Pour plus d'information concernant les allergies alimentaires, il est possible de s'adresser à l'Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA). Une nutritionniste de l’AQAA répondra à vos questions si vous téléphonez au 514 990-2575, poste 204.
    N’hésitez pas non plus à nous envoyer vos questions : http://www.nospetitsmangeurs.org/infocuisine

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    Les colorants: les réponses à vos questions

    Q :  Que sont les colorants alimentaires et à quoi servent-ils?

    R : Les colorants sont des additifs alimentaires. Mais, contrairement aux agents de conservation, ils n’ont aucune fonction essentielle et leur utilisation est purement esthétique. Ils rendent l’aliment plus appétissant en rehaussant sa couleur et préviennent sa décoloration. Par conséquent, en les rendant attrayants, ils aident l’industrie alimentaire à mieux vendre leurs produits.

    On retrouve deux grandes catégories de colorants dans les aliments :

    - Les colorants alimentaires naturels sont souvent des pigments issus d’aliments ou d’insectes. Par exemple, la betterave, le paprika ou le curcuma peuvent rehausser la couleur des aliments en leur donnant la teinte qui leur est propre. Il en est de même pour le rouge carmin issu de l’insecte cochenille. Le paprika et le bêtacarotène, qui donne sa si belle couleur orangée à la carotte, sont notamment utilisés pour colorer le Kraft Diner en Angleterre.

    - Les colorants alimentaires artificiels ou synthétiques sont issus de l’industrie alimentaire. Ce sont ces colorants qui inquiètent certains consommateurs et scientifiques. Six colorants de ce type sont autorisés au Canada dont le rouge allura, le bleu brillant, la tartrazine et le jaune soleil.

    Q : Comment peut-on savoir quels aliments en contiennent?

    R : Les colorants sont largement utilisés par l’industrie alimentaire. Malheureusement, on en trouve souvent dans des aliments destinés aux enfants. Les céréales à déjeuner qui leur sont destinées, les boissons sucrées, les bonbons et autres gâteries figurent sur la liste des aliments concernés.

    En règle générale, plus un aliment est transformé, plus il y a de risques qu’il contienne des additifs alimentaires et donc des colorants. En lisant la liste des ingrédients des aliments, il vous sera possible de savoir si l’aliment en question contient des colorants alimentaires. Cependant, il sera seulement écrit le mot « colorant », sans plus de précisions.

    Présentement au Canada, il est impossible de savoir en lisant la liste des ingrédients quel type de colorant est inclus dans l’aliment. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays, comme les États-Unis. Chez nos voisins du sud, les colorants alimentaires de synthèse sont indiqués sur l’emballage des aliments avec leur nom (ex. rouge allura, tartrazine, etc.).

    L’Europe a de l’avance sur les gouvernements nord-américains. En Europe, une mise en garde est inscrite sur les aliments qui contiennent des colorants, permettant ainsi aux consommateurs de repérer ces produits rapidement. En Angleterre, la réglementation est encore plus stricte : les colorants artificiels ont carrément été retirés de la plupart des aliments que l’on trouve à l’épicerie.

    Santé Canada a l’intention d’apporter des changements à la réglementation concernant les colorants artificiels sans pour autant suivre l’exemple des pays européens. Pour l’instant, Santé Canada a l’intention d’obliger l’industrie alimentaire à inscrire le nom usuel des colorants dans la liste des aliments et ainsi permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés parmi les produits offerts à l’épicerie.

    Q : Les colorants alimentaires sont-ils impliqués dans l’hyperactivité chez les enfants?

    R : Le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est répandu chez les enfants. Cependant, les causes demeurent peu connues. L’origine héréditaire pourrait expliquer de nombreux cas. Les preuves scientifiques actuelles sont insuffisantes pour incriminer directement les colorants alimentaires dans le développement du TDAH.

    Une étude britannique, publiée en 2007 dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet, a sonné l’alarme en démontrant un possible lien entre la consommation de colorants alimentaires et l’aggravation des symptômes chez les enfants atteints de TDAH. D’autres études ont quant à elles montré que les enfants atteints de TDAH devenaient plus attentifs et plus calmes lorsqu’ils étaient soumis à une diète sans colorants artificiels.

    Malgré l’absence de preuves scientifiques actuelles, il est difficile d’expliquer l’omniprésence des colorants alimentaires dans les produits destinés aux tout-petits.

    Q : Peuvent-ils causer des cancers ou d'autres maladies?

    R : Certains colorants alimentaires provoquent des réactions d’hypersensibilité chez certaines personnes qui s'apparentent à celles causées par des allergies alimentaires. Les produits montrés du doigt sont surtout la tartrazine, colorant qui donne la couleur jaune de nos Kraft Diner, et le rocou, un colorant naturel.

    Par ailleurs, des études ont soulevé un lien entre les colorants alimentaires et le développement de divers types de cancers chez les animaux. Encore là, les données ne permettent pas de confirmer que ces produits sont réellement en cause, ni qu’ils puissent avoir les mêmes effets chez l’humain.

    Q : Peut-on remplacer les colorants alimentaires que l’on trouve dans certains aliments?

    R : En Amérique du Nord, les couleurs attrayantes des aliments transformés sont le plus souvent dues aux colorants artificiels. En Europe, et en Angleterre notamment, les industries agroalimentaires offrent les mêmes produits sans colorant ou avec des colorants naturels.

    Par exemple, en Europe, le Kraft Diner est coloré par du paprika et du bêta-carotène, tandis qu'en Amérique du Nord, il contient de la tartrazine et du colorant jaune soleil. Quant à la compagnie Nestlé, elle offre depuis 2006 des friandises Smarties colorées naturellement. Le Smarties bleu, par exemple, tient sa belle couleur d’algues. Les fabricants ont prouvé qu’ils étaient capables de trouver des solutions de rechange aux colorants synthétiques.

    Q : Comment peut-on les éviter?

    R : Les colorants alimentaires sont omniprésents dans nos épiceries. Il peut vous sembler difficile de les éviter. Voici quelques conseils qui vous permettront au moins d’en diminuer leur consommation :

    • En lisant la liste des ingrédients, vous trouverez les produits qui contiennent ces fameux colorants. Le mot « colorant » sera inscrit, mais sans plus de précisions. Comparer les divers aliments présents sur les tablettes vous permettra de trouver des équivalents qui n’en contiennent pas. 
    • Privilégiez les denrées de base ou faites de produits naturels, tels les produits frais, ceux faits de grains entiers ou le moins transformé possible. Vous éviterez ainsi à vos petits mangeurs de consommer des colorants quotidiennement. 
    • Si cela vous est possible, favorisez les aliments biologiques, seule garantie de l’absence de colorants synthétiques. 
    • Ces additifs se retrouvent le plus souvent dans les aliments à faible valeur nutritive tels que les boissons gazeuses, les boissons sucrées, les croustilles ou les bonbons. Limiter la consommation de ces gâteries, et par là même occasion celle de colorants alimentaires, ne peut qu’être bénéfique pour tous!

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org Le prochain thème portera sur les allergies alimentaires. Préparez vos questions!

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    Le petit-déjeuner: les réponses à vos questions

     Q : Jusqu’à quel âge dois-je offrir des céréales pour bébés à mon enfant?

    R : Les céréales pour bébés devraient faire partie du menu de votre enfant jusqu'à l'âge de 2 ans. Enrichies de fer, elles constituent l'aliment de choix pour répondre à ses besoins et ainsi prévenir l'anémie et favoriser un développement optimal de l'enfant, notamment celui du cerveau. Recherchez les céréales à grains entiers qui fourniront au minimum 60 % de la valeur quotidienne en fer pour une portion de 90 ml. L'introduction des céréales se fait graduellement dès l'âge de 6 mois et au fil des semaines, l'enfant sera apte à consommer une plus grande quantité de céréales au même titre que son appétit augmentera avec les poussées de croissance. Afin de répondre à ses besoins en fer, une portion d'environ 125 ml à 175 ml devrait être offerte quotidiennement à partir de 9 mois, et ce, jusqu'à 2 ans. Cette quantité de céréales peut parfois sembler généreuse lorsqu'elle est offerte à une seule occasion durant la journée. Toutefois, rien ne vous empêche d'en offrir une petite quantité à chaque repas et permettre ainsi à votre enfant de consommer une plus grande variété d'aliments dans un même repas.

    De plus, avec le temps, il se peut que votre enfant ait moins d'intérêt pour les céréales pour bébés lorsqu'elles sont servies de façon traditionnelle. Il suffit de varier la façon de les offrir. Pourquoi ne pas les ajouter dans les mets que vous cuisinez, par exemple, dans vos recettes de muffins ou de crêpes? Ajoutez-les aussi dans le yogourt ou dans les purées de fruits.

    Les céréales croustillantes prêtes à servir feront certainement le plus grand bonheur de votre enfant en quête d'autonomie si vous le laissez les déguster avec ses doigts. Sachez faire une bonne sélection en choisissant des céréales non sucrées et enrichies de fer. Regardez la liste des ingrédients pour vous assurer que les céréales sont bel et bien enrichies en fer.

    Q : Mes enfants mangent des céréales à déjeuner presque tous les jours. Quels critères devrais-je rechercher si je veux leur offrir des céréales bonnes pour la santé?

    R : Il n'est pas rare que vos petits mangeurs, vous accompagnant au supermarché, soient charmés par les emballages de certains produits. Les céréales à déjeuner en sont certes l'un d'entre eux. D'ailleurs, nombreuses sont les céréales raffinées, trop sucrées qui font partie de cette gamme de produits. Cependant, il vous faut scruter le tableau de valeur nutritive afin de cibler les choix plus sensés. Une céréale à déjeuner offrant au minimum 4 g de fibres alimentaires et un maximum de 15 g de sucre pour une portion de 55 g s'avère être un bon choix. Le sodium est aussi un aspect important à regarder. Aussi bizarre que cela puisse paraître, bon nombre de céréales à déjeuner cachent une quantité non négligeable de sel. Choisissez les variétés renfermant un maximum de 240 mg de sodium pour une portion de 55 g de céréales. Gardez l'oeil ouvert et vous trouverez sûrement un bon compromis entre l'attrait de l'emballage et la qualité du produit!

    Q : Les barres tendres peuvent-elles constituer un bon petit-déjeuner pour les enfants?

    R : À elle seule, la barre tendre ne peut constituer un petit-déjeuner équilibré. De plus, ces petites barres faites à base de céréales aux apparences santé peuvent parfois l'être en apparence seulement. Souvent trop riches en matières grasses et en sucre, certaines ne valent pas mieux que du bonbon! C'est pourquoi il vous faut être vigilant dans le choix de cet aliment au supermarché. Néanmoins, à l'occasion, lors de matins pressés, la barre tendre peut être un aliment de dépannage pour les petits-déjeuners pris sur le pouce. Afin de vous aider à faire une meilleure sélection à l'achat, repérez en premier lieu celles qui contiennent moins de 10 g de sucre par portion de 30 g. Ensuite, les barres qui vous offriront au minimum 2 g de fibres alimentaires et un maximum de 1 g de gras trans et saturés par portion de 30 g pourront prendre place dans votre panier d'épicerie.

    Vous savez ce que l'on dit? Rien ne vaut la version maison! Alors, si le coeur vous en dit, pourquoi ne pas concocter vos propres barres tendres? Elles seront certainement moins grasses et moins sucrées que celles au supermarché.

     Enfin, les barres tendres ne devraient pas faire partie du petit-déjeuner au quotidien. Toutefois, si le temps vous presse un matin de semaine, vaut mieux que vos petits mangeurs aient un petit quelque chose dans l'estomac que de partir le ventre vide. Pour un petit-déjeuner plus complet, accompagnez la barre d'un verre de lait et d'un fruit.

    De plus, d'autres options s'offrent aussi à vous pour les petits-déjeuners pris sur le pouce. Par exemple, un smoothie préparé avec du lait, du yogourt ou du tofu soyeux et des fruits congelés peut être une alternative intéressante. Soyez prévoyant! Préparez-le la veille si vous savez que vous manquerez de temps le lendemain matin.

    Q : Le beurre d’arachide est-il bon pour la santé?

    R :  Le beurre d'arachide est une excellente source de protéines à offrir au petit-déjeuner. Bien que l’arachide soit riche en matières grasses, elle nous procure une bonne quantité de gras bénéfiques pour la santé ainsi que de multiples vitamines et minéraux tels que la thiamine, la niacine, le magnésium et le potassium. Toutefois, certains beurres d’arachide présenteront une valeur nutritive moins intéressante comparativement à d’autres étant donné l’ajout d’huiles partiellement hydrogénées, de sel et de sucre pour ainsi leur conférer la texture et le goût recherchés par le fabricant. Les versions dites naturelles, où vous ne retrouverez que les arachides dans la liste des ingrédients, constituent le meilleur choix.

    Le beurre d’arachide, aussi apprécié soit-il, ne peut malheureusement faire partie de l’alimentation de tous. En effet, l’arachide est l’un des 10 allergènes reconnus par Santé Canada et est fortement associée aux réactions allergiques graves ou anaphylactiques. Au Canada, environ 1 % des enfants vivent avec l’allergie aux arachides, qui contrairement à d’autres types d’allergies, persistera pour toujours dans 80 % des cas. Malgré la croyance populaire, sachez qu’un enfant allergique aux arachides n’est pas nécessairement allergique aux noix. En réalité, 30 % des enfants allergiques aux arachides le seraient aussi aux noix. Néanmoins, les individus allergiques à l’un ou l’autre de ces aliments doivent demeurer prudents étant donné le haut risque de contamination de ces produits les uns avec les autres.

    Rassurez-vous, d’autres types de tartinades nutritives s’offrent aux petits mangeurs allergiques. Il est désormais possible de retrouver sur le marché des beurres de pois, de tournesol ou encore de soya qui conviennent généralement très bien à cette clientèle. La lecture des étiquettes et une vérification auprès des compagnies, en cas de doute, sont toujours de mise. Gageons que leur saveur et leur texture des plus agréables sauront confondre les plus sceptiques!

    Notez que le beurre d'arachide croquant ainsi que tous les autres types de beurres de noix ou de graines ayant cette texture ne sont pas recommandés pour les enfants âgés de moins de 4 ans puisqu'ils sont associés à des risques d'étouffement chez l'enfant en bas âge. Afin de prévenir un tel événement, mieux vaut offrir un beurre crémeux! Gardez plutôt l'expérience du « croquant » pour un peu plus tard!

    Q: Les tartinades au chocolat ou de noisettes peuvent-elles faire partie d'un petit-déjeuner équilibré?

    R : Le chocolat est un aliment fort apprécié des enfants, mais aussi des plus grands. Sachez que tout aliment peut faire partie d'une saine alimentation, mais que tout est une question de fréquence et de quantité. De façon générale, ces tartinades sont souvent riches en matières grasses, dont en gras saturés, en plus d'être très sucrées. Elles sont également moins rassasiantes étant donné leur faible contenu en protéines comparativement aux beurres d'arachide, de noix ou de graines. Pour ceux qui vantent la présence de noisettes dans leur produit, celles-ci se retrouvent souvent dans le bas de la liste des ingrédients suggérant ainsi leur faible présence.

    Cela étant dit, vous pouvez offrir une petite rôtie à la tartinade au chocolat à l'occasion, lors d'événements plus spéciaux. Si vous désirez l'offrir un peu plus souvent, tartinez la rôtie en partie égale de beurre d'arachide et de tartinade au chocolat.

    Q : Le lait au chocolat a-t-il une place dans l’alimentation des enfants?

    R : Le lait au chocolat est souvent plus apprécié que sa version originale par nos tout-petits. Montré du doigt pour sa quantité de sucre ajouté, le lait au chocolat peut tout de même faire partie d’une saine alimentation. La version chocolatée demeure une bonne source de protéines, de calcium et de vitamine D, tous des nutriments essentiels à la croissance optimale des enfants. Toutefois, celui-ci ne devrait pas remplacer le lait régulier. Servez-le à l’occasion. Afin de diminuer la quantité de sucre contenu dans chaque verre, diluez-le avec une même quantité d’eau. Son goût chocolaté sera encore présent et fera certainement le bonheur de vos petits mangeurs.

    Si vous voulez en apprendre davantage sur le lait au chocolat, nous vous invitons à consulter l’article Lait au chocolat sur notre site www.nospetitsmangeurs.org.

    Q : À quelle fréquence peut-on donner des oeufs ou des mets à base d’oeufs aux enfants (omelette, crêpe, gaufre, pain doré, etc.)?

    R : À l’heure actuelle, il n’y a pas de restriction quant à la consommation d’œufs ou de mets à base d'oeufs chez l’enfant en santé. Toutefois, les œufs entiers ne sont pas recommandés pour les enfants de moins de 1 an étant donné les risques d'allergies associés au blanc d’œuf. Donc, il vous faudra patienter pour les offrir ainsi. Entre-temps, les jaunes d'œufs entièrement cuits pourront faire partie de l'assiette de votre tout-petit.

    Q :  Puis-je offrir du miel à mon enfant âgé de moins de 1 an?

    R : Le miel est un aliment qui ne devrait pas être offert aux enfants âgés de moins de 1 an, car il peut provoquer une maladie mortelle rare, le botulisme infantile. Bien que certains miels soient pasteurisés, ceux-ci peuvent tout de même contenir des spores provenant d’une bactérie (Clostridium botulinum), transportées par les abeilles lors du butinage. En raison de l’immaturité du système digestif chez l’enfant de moins de 1 an, l’ingestion de spores peut entraîner la production d’une neurotoxine pouvant occasionner de multiples symptômes et même la mort.

    Donc, par mesure préventive, Santé Canada recommande d’éviter de donner du miel, pasteurisé ou non, aux enfants âgés de moins de 12 mois. De plus, l’ajout de miel à la cuisson n’est pas recommandé, car les spores sont résistantes à la chaleur, donc elles demeurent toujours présentes dans le mets après la cuisson.

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org Le prochain thème portera sur les repas des Fêtes. Préparez vos questions!

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    Le yogourt: les réponses à vos questions

     Q : À quel âge puis-je introduire le yogourt dans l’alimentation de mon enfant?

    R : Ce n'est qu'à l'âge de 9 mois que l'enfant pourra jouir des petits plaisirs laitiers. D'ailleurs, le groupe lait et substituts est le dernier groupe alimentaire dont l'enfant fera la découverte dans son aventure exploratrice des aliments complémentaires. Toutefois, chez les enfants à risque d'allergies alimentaires, il est préférable de patienter jusqu'à l'âge de 12 mois avant d'introduire les aliments de ce groupe.

    La règle d'or lorsque vous faites découvrir un nouvel aliment à votre enfant est de débuter progressivement avec de petites quantités. Offrez-lui tout d'abord environ 5 ml de yogourt au repas pendant 2 à 3 jours. Si aucun signe d'allergie ne se manifeste, vous pouvez alors augmenter la quantité, selon l'appétit de votre enfant. Une quantité allant de 60 à 80 ml correspond environ à 1 portion de yogourt pour les enfants âgés de 1 an à 3 ans; et pour les enfants âgés de 4 ans à 6 ans, une portion correspond plutôt à 175 ml.

    Enfin, le lait est l'aliment du groupe lait et substituts qui doit prédominer dans l'alimentation de votre enfant vu sa valeur nutritive en calcium et en vitamine D. Néanmoins, certains yogourts sont maintenant enrichis de vitamine D, ce qui les rend davantage intéressants. Alors, ouvrez l'oeil et repérez le tableau de valeur nutritive qui vous donnera l'information et vous aidera à faire vos choix.

    Q : Devrais-je privilégier le yogourt nature au yogourt aromatisé aux fruits?

    R : La valeur nutritive du yogourt nature est beaucoup plus intéressante puisque aucun sucre n'y est ajouté. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il est exempt de sucre. Bien au contraire, le yogourt nature renferme environ 8 g de sucre naturellement présent dans une portion de 175 g.

    De façon générale, les yogourts aromatisés ou aux fruits contiennent plus de sucre étant donné l'ajout de sirops, de fruits ou d'arômes qui leur confèrent le goût recherché par le fabricant. D'ailleurs, saviez-vous que le yogourt à la vanille compte parmi les yogourts les plus sucrés sur le marché? En consultant l'étiquette nutritionnelle, certains produits vous apparaîtront peut-être plus intéressants vu leur plus faible contenu en sucre, mais ceux-ci ont souvent été additionnés d'édulcorants. Ces substituts de sucre sont de plus en plus utilisés par l'industrie puisqu'ils sont très faiblement caloriques et ont, pour la majorité, des pouvoirs sucrants plus puissants que celui du sucre lui-même.

    Afin de faire découvrir et apprécier le « vrai » goût du yogourt à vos petits mangeurs, servez-leur du yogourt nature dans lequel vous aurez vous-même ajouté des fruits frais ou en purée ou encore une petite touche de sirop d'érable.

    Quant aux yogourts à boire, ils sont en général beaucoup plus riches en sucre, mais aussi en eau pour leur donner cette texture plus liquide qui nous permet ainsi de les déguster.

    Les yogourts en général sont une excellente source de calcium, mais sachez que le yogourt nature arrive au premier rang avec sa teneur en calcium qui s'apparente beaucoup à celle du lait. Privilégiez les yogourts qui contiennent au maximum 20 g de sucre par portion de 175 g. Afin de vous permettre de faire de meilleurs choix au supermarché, nous vous invitons à consulter l'article Pourquoi manger du yogourt? sur le site www.nospetitsmangeurs.org.

    Q : Le yogourt allégé à 0 % de matières grasses est-il bon pour mon enfant?

    R : NON. Les enfants ont des besoins énergétiques beaucoup plus élevés que les adultes afin de vivre un développement adéquat et une croissance optimale. Les produits allégés ne sont donc pas recommandés. Les yogourts contenant au minimum 2 % de matières grasses constituent d'excellents choix pour vos tout-petits.

    Q : Le yogourt grec constitue-t-il un bon choix?

    R : Il n'y a pas si longtemps,le yogourt grec a fait son apparition dans les supermarchés. Ce yogourt a su se démarquer de ses concurrents par sa texture onctueuse et dense, contenant peu ou pas de matières grasses et, sans oublier par son impressionnante teneur en protéines. D'ailleurs, pour une portion de 175 g, celui-ci fournit le double de protéines d'un yogourt régulier. Le yogourt est ainsi obtenu par un processus d'égouttage qui concentre le produit en protéines. Toutefois, cette technique de fabrication occasionne une perte de calcium dans le produit. Donc, le yogourt grec peut sembler moins intéressant comparativement à d'autres yogourts, mais il n'en demeure pas moins qu'il est une bonne source de calcium. Sa texture très épaisse, bien qu'intéressante pour cuisiner, peut être un peu moins appréciée des tout-petits comparativement au yogourt régulier. De plus, le yogourt grec à 0 % de matières grasses n'est pas indiqué pour les enfants - au même titre que les autres produits allégés - puisque ceux-ci ont besoin de gras pour leur croissance. Donc, si vous voulez en offrir à votre enfant, choisissez plutôt un yogourt grec avec un certain pourcentage de matières grasses (au minimum 2 % de m.g.).

    Q : Mon enfant est allergique aux produits laitiers. Existe-t-il des solutions de rechange au yogourt que je pourrais lui offrir?

    R : Plusieurs choix s’offrent à vous. Si le soya est permis pour votre enfant, sachez qu’il existe de plus en plus de produits de type yogourt à base de soya. Pour une option plus économique, il suffit de mélanger du tofu soyeux avec des fruits et vous obtiendrez une collation savoureuse et nutritive pour votre petit mangeur. Il est aussi possible de cuisiner des desserts tels qu’un pouding au riz ou un tapioca à base de la boisson permise (riz, soya, amande). Il est donc possible d’offrir des aliments à la fois sources de protéines et de calcium malgré une allergie au lait.

    Il est important de ne pas confondre les termes « allergie au lait » et « intolérance au lactose ». Dans le premier cas, ce sont les protéines qui sont mises en cause et toutes traces de produits laitiers doivent être exclues de l’alimentation de l’enfant. L’intolérance fait plutôt référence à une difficulté de digestion du lactose, le sucre du lait. Cet état, quoique présent chez l’adulte, n’est qu’occasionnellement rencontré chez les jeunes enfants. En résumé, chez les enfants, c’est principalement d’allergie dont il est question.

    Q : Est-il préférable de donner un yogourt contenant des probiotiques?

    R : Les probiotiques sont ces bonnes petites bactéries qui font beaucoup jaser lorsqu'il est question de santé intestinale. Celles-ci ont démontré leurs bienfaits potentiels quant au maintien de l'équilibre de la flore intestinale et même dans la prévention de certaines maladies. Certaines souches ont prouvé un plus grand degré d'efficacité que d'autres, dont les Lactobacillus acidophillus et Lactobacillus casei et Bifidobacterium. À l'heure actuelle, il n'y a pas de contre-indication à offrir aux enfants des yogourts contenant des probiotiques. Bien au contraire, ces bactéries pourraient être une arme secrète pour les aider à combattre les diarrhées importantes.

    Recherchez sur l'emballage les informations telles que « ferments actifs » ou « cultures actives »  qui vous assureront que le produit contient des probiotiques. L'efficacité des probiotiques ne tient pas qu'à une histoire d'un soir. Une fidèle consommation du produit enrichi vous fournira davantage de bienfaits puisque cette consommation régulière assurera le renouvellement des bonnes bactéries dans votre intestin qui, après quelque temps, s'éteignent.

    Il est à noter que les probiotiques ne pourraient être indiqués pour les personnes avec des états de santé particuliers telles les personnes immunosupprimées. Si tel est votre cas, nous vous suggérons d'en discuter avec votre médecin et une nutritionniste avant de consommer ce type de produit.

    Pour en savoir un peu plus sur le fonctionnement de ces petites bactéries, nous vous invitons à consulter l’article Le yogourt sur le site www.nospetitsmangeurs.org.

     

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org Le prochain thème portera sur le déjeuner; préparez vos questions!

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    Les bonbons: les réponses à vos questions

    Q : Puis-je laisser mon enfant manger des bonbons à sa guise le soir de l’Halloween?

    R : Rien n'égale le fait de vivre pleinement l’expérience de cette fête envoûtante! Alors, le 31 octobre, il est tout à fait indiqué de laisser de côté les bonnes pratiques alimentaires du quotidien et de laisser votre enfant se sucrer le bec plus qu’à l’habitude. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette initiative de votre part est favorable au développement d’une bonne relation avec la saine alimentation chez votre enfant. Vous évitez en fait la culture de l’interdit qui a pour effet de mettre les bonbons sur un piédestal. De plus, si votre enfant sait que ce n’est pas la dernière fois qu’il pourra se sucrer le bec, il mangera une quantité plus raisonnable de bonbons le soir de l’Halloween.

    En général, la frénésie dure un bon moment après le jour « J » et il n’est pas rare que les enfants redemandent des bonbons les jours suivants. Il n’y a aucun problème à ce que les plaisirs sucrés de l’Halloween se prolongent jusqu’au lendemain. Toutefois, il demeure important de choisir les bons moments pour les offrir aux enfants, préférablement au dessert, afin qu’ils ne nuisent pas à leur appétit lors des repas. Par la suite, rangez les surplus de friandises au lieu de les laisser à la vue des tout-petits. Cela les aidera à les oublier un peu. Toutefois, il ne s’agit pas de les cacher, mais bien de les ranger dans un endroit connu de vos enfants. Ainsi, ils sauront qu’à l’occasion, ils auront l’opportunité de déguster un bonbon d’Halloween.

    Q : Mon enfant a des allergies alimentaires. Comment faire pour fêter l’Halloween en toute sécurité? 

    R : Les enfants aux prises avec des allergies alimentaires peuvent sans problème prendre part à la fête costumée et profiter du plaisir sucré qui lui est associé. Votre outil le plus fidèle pour identifier les bonbons permis est sans contredit la liste des ingrédients. Soyez alerte, scrutez attentivement la liste et, en cas d'incertitude, mieux vaut éviter de consommer les friandises douteuses. À votre retour, un tri de bonbons sera nécessaire afin de sélectionner les gourmandises permises. Remplacez celles rejetées par des sucreries sécuritaires. Ce n’est pas parce que votre enfant a des allergies alimentaires qu’il devrait se sentir différent des autres ou limité dans sa consommation de bonbons.

    Partez à l'aventure l'esprit tranquille en ayant toujours avec vous l'auto-injecteur, même s’il demeure idéal que la dégustation des sucreries récoltées ne se déroule qu’une fois de retour à la maison. Dans l’excitation du moment et la magie de la fête, il peut être parfois difficile de résister à la tentation de savourer un bonbon tout en se promenant dans les rues du quartier. Afin d’éviter toute mésaventure, apportez plutôt des friandises que vous aurez achetées vous-même pour satisfaire le plaisir de votre enfant.

    Si vous voulez obtenir davantage d'informations, de trucs et d'astuces, nous vous invitons à consulter l'article L'Halloween des petits monstres allergiques, nouvellement paru sur le site nospetitsmangeurs.org.

    Q :  Les bonbons sans sucre ajouté contenant de l’aspartame sont-ils meilleurs pour la santé?

    R : L’aspartame est un substitut de sucre ou édulcorant principalement utilisé pour diminuer la teneur en calories de certains produits qui, habituellement, contiennent une bonne quantité de sucre. Étant donné son pouvoir sucrant nettement supérieur à son compétiteur (le sucre), l’aspartame se retrouve dans une très grande gamme de produits fabriqués par l’industrie alimentaire. Malgré leur profil calorique intéressant, les produits contenant de l’aspartame sont aussi attrayants pour la clientèle diabétique, car ils n’influencent pas la glycémie lorsque consommés. Par conséquent, sachez que l’aspartame est considéré comme un élément non nutritif. De plus, il a été longtemps critiqué et on a souvent soutenu qu'il était risqué pour la santé. Toutefois, de nombreuses recherches ont été effectuées et, jusqu’à maintenant, aucune d’entre elles n’a prouvé ces affirmations. Donc, que vous choisissiez avec ou sans aspartame, ce n’est qu’une question de goût. Mais si vous avez vraiment le goût de déguster un bonbon, pourquoi ne pas opter pour un « vrai »? Car, finalement, peu importe son contenu, un bonbon reste un bonbon!

    Q : Les barres aux fruits sont-elles une alternative plus santé que les bonbons?

    R : Dans une optique de célébration de l’Halloween, une occasion spéciale, rien ne vous empêche de consommer de vrais bonbons ou du chocolat. Ces moments de plaisir ont tout à fait leur place dans une saine alimentation. Toutefois, si vous pensez plutôt dans une perspective quotidienne, les barres aux fruits sont probablement plus appropriées que les bonbons. Pour la plupart, elles sont composées de purées et de jus de fruits. Sans sucre ajouté, elles sont tout de même riches en sucre concentré. Même si à première vue elles semblent intéressantes, elles ne devraient pas prendre la place des fruits frais dans l’alimentation au quotidien, puisqu'ils offrent davantage d’éléments nutritifs. De plus, les barres de fruits collent aux dents et peuvent provoquer des caries. Donc, entre un bonbon ou une barre aux fruits, il n'y a pas de différence en ce qui concerne la santé dentaire : ils augmentent tous deux le risque de carie.

    Q : Les enfants diabétiques peuvent-ils manger des bonbons?

    R : Votre enfant est diabétique? Nul besoin de le priver de participer à la fête de l'Halloween et de jouir de tous les petits plaisirs entourant cette célébration, pas même les bonbons! Il vous faut seulement être vigilant sur la qualité des bonbons, la quantité consommée et planifier le moment idéal pour les déguster. Les friandises contenant 15 g de glucides ou moins sont des choix à préconiser. Gardez l'oeil ouvert et consultez les étiquettes nutritionnelles. Les sucreries devraient être offertes aux repas plutôt qu'à la collation afin d'éviter les élévations trop rapides de la glycémie. Les bonbons ainsi intégrés au repas contribueront à l'absorption beaucoup plus lente du sucre dans l'organisme.

    Au retour à la maison, vous devrez faire un tri des friandises amassées et réintégrer la routine et les bonnes habitudes alimentaires le jour suivant. Même si la tournée du quartier a été fructueuse, la consommation de ces gourmandises d'Halloween devrait être limitée à 1 à 2 fois par semaine. Néanmoins, ce sont ici des conseils généraux. Si votre enfant est diabétique, vous devriez consulter régulièrement le médecin ainsi que la nutritionniste pour un suivi de son état de santé. Pourquoi ne pas profiter de la prochaine visite pour vous renseigner davantage auprès d'eux? Ils seront en mesure de vous donner des conseils beaucoup plus personnalisés.

     

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    Les collations: les réponses à vos questions

    Q : Est-ce normal que mon enfant ait faim entre les repas?

    R : Oui. L’enfant en pleine croissance a des besoins énergétiques quotidiens à combler pour favoriser un développement optimal et une bonne santé. D’ailleurs, parce qu'ils ont un petit estomac, ces besoins peuvent être très difficiles à satisfaire avec seulement 3 repas par jour. Les collations jouent donc généralement le rôle de complément aux repas. Elles sont nécessaires afin de bien répartir les apports tout au long de la journée. Assurez-vous toutefois que les collations offertes sont rassasiantes. Ainsi, vos tout-petits auront toute l’énergie dont ils ont besoin pour bouger, s’amuser et vaquer à leurs activités journalières!

    Q : Que doit contenir une collation?

    R : Une bonne collation se doit d'être à la fois nourrissante, mais surtout rassasiante afin que vos petits mangeurs puissent patienter jusqu'à la prochaine fois où ils pourront se mettre un petit quelque chose sous la dent. Elle devrait être composée de 2 aliments provenant de groupes alimentaires différents. Une telle variété a pour but de combler les multiples besoins quotidiens en vitamines et en minéraux de l'enfant en croissance.

    Une collation plus légère en avant-midi, composée d'aliments contenant des glucides ou des sucres simples tels qu'un fruit, devrait pouvoir apaiser la faim des tout-petits sans toutefois leur couper l'appétit pour le dîner. Accompagnée d'un verre de lait, cette collation nutritive représente une alternative intéressante. D'autre part, avec l'emploi du temps chargé des familles d'aujourd'hui, il n'est pas rare que le repas du soir se fasse un peu plus attendre et que les enfants soient affamés en arrivant à la maison. C'est pourquoi la collation de l'après-midi devrait être un peu plus rassasiante et qu'elle devrait offrir des aliments fournissant des glucides ou des sucres complexes tels que des produits céréaliers à grains entiers et une source de protéines. Des craquelins de blé entier servis avec du fromage ou du hoummos sont de bons exemples de collation à offrir en après-midi.

    L'important est de varier les aliments offerts en collation afin de permettre à votre enfant de combler ses besoins nutritionnels, mais aussi pour éviter la monotonie et rendre le tout attrayant. Il demeure essentiel de se rappeler qu'une collation peut être à l'occasion moins nutritive et à la fois faire partie d'une saine alimentation. Car ce qui compte, c'est aussi le plaisir de manger!

    Q : Mon enfant a toujours faim. Dois-je lui donner une collation chaque fois qu’il le demande?

    R : L’établissement des horaires de repas et de collations demeure l’entière responsabilité des parents. Il est possible qu’à d’autres moments, votre enfant vous demande de manger un petit quelque chose, mais est-ce vraiment parce qu’il a faim? Parfois, il peut nous arriver d’avoir une petite envie de grignoter par ennui, par gourmandise ou pour toutes autres raisons. Ces moments peuvent être inclus dans une alimentation équilibrée seulement s'ils sont occasionnels; par exemple déguster des pommes lors d’une visite au verger ou grignoter des croustilles lors d’un anniversaire. Cependant, au quotidien, vous devriez établir une routine (3 repas et de 2 à 3 collations), puis en informer votre enfant afin d’éviter qu’il ait l’impression que vous le restreignez, car ce n’est pas le but de cette routine. Bien au contraire, celle-ci fait plutôt partie de l’apprentissage de saines habitudes alimentaires. Ainsi, si votre enfant mange très peu lors d’un repas, laissez-lui savoir que, s’il a faim avant le prochain repas, il devra seulement attendre à l’heure de la collation avant de manger autre chose. Ainsi, il comprendra qu’on ne peut se nourrir exclusivement de collations.

     Q : Au retour de l'école, si mon enfant a faim et que le repas sera prêt dans moins de 30 minutes, devrais-je lui donner une collation?

    R : Les collations doivent habituellement être servies environ 2 heures avant le prochain repas afin de ne pas nuire à l’appétit de l’enfant. Toutefois, dans le brouhaha du quotidien, la conciliation travail-famille n’est pas toujours facile et le souper peut être tardif. La tentation de donner un petit quelque chose à manger à vos enfants insistants peut parfois être forte lorsque vous êtes à la course pour préparer le repas. Pourquoi ne pas offrir à l'avance quelques aliments que vous aviez prévus au repas, par exemple une entrée, un potage ou des crudités? De cette façon, votre enfant aura tout simplement commencé son repas un peu avant tout le monde et par la suite, vous pourrez vous mettre à table et manger tous ensemble. Il faut toutefois faire attention de ne pas céder sous la pression des petits estomacs en leur offrant rapidement quelque chose de plus consistant (ex. : fromage, craquelins, noix, etc.) qui pourrait couper leur appétit pour le souper.

    Q : Puis-je offrir une collation à mon enfant peu avant l’heure de se coucher? Est-ce que cela peut nuire à son sommeil?

    R : La collation du soir peut très bien avoir sa place, mais encore faut-il qu’elle y soit pour la bonne raison. En semaine, dans la routine de l’année scolaire, les enfants ne se couchent souvent pas très longtemps après le repas du soir. Donc, il est peu probable qu'ils aient faim avec si peu de délais et surtout si le repas servi était rassasiant. Toutefois, si votre enfant est actif après le repas, soit parce qu’il a joué une partie de hockey ou s’est adonné à une autre activité sportive, il se peut qu'il réclame une collation au retour à la maison. Et c’est tout à fait normal! Bien qu'il aille faire le plein d’énergie dans son lit par une bonne nuit de sommeil, son corps aura besoin d’avoir un peu de carburant pour faire son travail pendant ces longues heures de repos. C’est pourquoi une collation légère, plutôt faible en matières grasses, peut être offerte avant le dodo. Un petit bol de céréales avec du lait ou un muffin maison peuvent être des choix judicieux.

     

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    Les repas en famille: les réponses à vos questions

     Q: Combien de temps un enfant doit-il prendre pour manger son repas?

    R: Il n’existe pas de standard précis sur le temps que les enfants doivent passer à la table pour manger. Toutefois, le degré de faim de votre enfant est un facteur déterminant. Un enfant affamé fera de son repas qu’une histoire de 5 à 10 minutes, puis il sera prêt à sortir de table et vaquer à d’autres occupations. Par contre, un enfant qui n’a pas faim sera beaucoup plus passif et prendra son temps. De façon générale, au bout de 30 minutes, si l’enfant ne démontre plus d’intérêt (ne mange plus, joue avec sa nourriture, etc.), il n’y a pas d’avantage à le garder assis à la table plus longuement. Un enfant sait reconnaître ses signaux de faim et de satiété et le forcer à manger plus ne fait qu’empirer la situation. Par le fait même, l’enfant  associera le repas en famille à un moment désagréable.

     Q: Pendant le repas, mon enfant a de la difficulté à rester en place sur sa chaise, il bouge constamment. Que faire?

      R: Il est parfois difficile de garder nos petits mangeurs assis droit, devant leur assiette. Souvent déconcentrés par tout ce qui se passe autour d’eux, ils sont prêts à faire plus d’une chose à la fois. Mais voilà tout un défi à relever pour les parents!

    Afin de vous faciliter la tâche, assurez-vous de limiter vous aussi les déplacements durant le repas. En tant que parents, vous êtes des modèles pour vos tout-petits et vous devez montrer l’exemple. Donc, avant de vous mettre à table, ayez tout ce dont vous croyez avoir besoin durant le repas à la portée de la main.

    L’ambiance du repas fera aussi en sorte d’influencer le comportement de votre enfant à la table. Si le repas est toujours un moment stressant ou que ce n’est qu’une histoire de rapidité pour passer à autre chose, l’enfant ne fera qu’adhérer à la cadence. Faites du repas un moment relaxant et prenez le temps de discuter avec vos enfants. Le repas en famille est un moment précieux d’échanges où tous se retrouvent réunis ensemble et il se doit de demeurer des plus agréables.

    De plus, prévoir un moment d’accalmie avant de passer à table favorisera un climat beaucoup plus détendu durant le repas. Un enfant qui arrive à la table essoufflé ou excité, sera d’autant plus actif lors du repas que s’il s’adonnait à des activités plus calmes. En outre, participer à ces activités avant le repas avec votre enfant, vous permettra de lui donner toute l’attention qu’il recherche et celui-ci sera moins tenter de l’obtenir par de multiples façons durant le repas.

    Parfois, ce n’est que parce qu’ils ont de l’énergie à revendre. S’armer de patience et garder une ambiance sereine favoriseront davantage un bon comportement à table chez vos enfants. Toutefois, il est bien de rappeler la consigne, toujours en gardant une attitude positive avec votre enfant, qu’il faut s’asseoir durant le repas et garder une bonne posture. Et dans le cas où tout se déroule à merveille, n’oubliez pas de faire du renforcement positif en le félicitant pour son bon comportement à table.

    Q: Mon enfant aimerait bien manger son petit déjeuner la fin de semaine devant la télévision. Puis-je lui permettre?

    R: Ce plaisir de manger le petit déjeuner tout en regardant les dessins animés le dimanche matin est assurément une demande que tous parents reçoivent de leurs enfants, petits et grands. Toutefois, manger devant la télévision ne devrait pas faire partie des habitudes alimentaires. Captiver par ce qui se déroule au petit écran, toute autre activité qui vient s’ajouter devient vite un automatisme et l’acte de manger ne fait pas exception à la règle. Qui dit manger par automatisme, dit aussi ne plus être à l’écoute de son corps et des messages qu’il nous envoie lorsqu’on est rassasié. La surconsommation est donc favorisée. Les annonces publicitaires à forte prédominance alimentaire s’ajoutent à tout cela et influencent énormément la qualité des aliments consommés. Par contre, une fois n’est pas coutume! Si vous permettez à vos enfants de manger devant la télévision à l’occasion, sachez que cette pratique ne doit pas être sur une base régulière. Expliquez à vos enfants que c’est un moment spécial et préconiser les moments en famille davantage la fin de semaine où votre emploi du temps est beaucoup plus flexible. En plus, quel plaisir de préparer un brunch le dimanche matin où tous mettent main à la pâte!

    Q: Combien de fois par semaine devrais-je manger en famille avec mon enfant?

    R: Dans le brouhaha du train-train quotidien il est parfois difficile de se retrouver tous autour de la table pour manger. Bien entendu, l’emploi du temps de chaque famille est différent et tous font de leur mieux pour passer des moments en famille. Mais dites-vous que le plus de fois que vous mangerez tous réunis mieux ce sera. Tenter de faire plus de ce que l’on fait déjà, voilà le défi que nous vous proposons. Par exemple, si vous êtes en mesure de manger en famille 3 fois par semaine, essayez d’organiser votre emploi du temps, si possible, pour que vous puissiez ajouter une fois de plus par semaine.

    Q: À partir de quel âge l’enfant devrait-il s’intégrer à l’horaire des repas des parents?

    R: À partir de 6 mois, l’enfant est apte à découvrir le monde des aliments et on tente d’instaurer le plus tôt possible une routine alimentaire en offrant ces aliments à des moments fixes dans la journée (déjeuner, dîner, souper et collations). Cependant, ce n’est qu’à partir de ses 10 mois que celui-ci sera beaucoup plus autonome et découvrira le plaisir de s’alimenter seul. À cette période, il est nettement plus facile de l’intégrer au repas familial et de l’asseoir autour de la table en compagnie de tous. N’hésitez pas à lui réserver une petite place à vos côtés aussitôt qu’il vous démontrera un désir d’acquérir plus d’autonomie. Cette initiative ne sera que bénéfique pour le développement de votre petit qui prendra note de vos gestes et manières à la table et tentera d’en faire autant. Le repas en famille est certes un atout dans le développement des bonnes habitudes alimentaires!

    Q: Que faire si mon enfant refuse de manger son repas?

    R: Votre enfant peut refuser de manger pour de multiples raisons : il n’a pas faim, il n’aime pas ce qui se retrouve au menu, il est fatigué ou il tente tout simplement d’attirer votre attention en s’affirmant ainsi. Mais cela ne doit pas vous inquiéter et il vous faut garder une atmosphère agréable durant les repas. Invitez-le à manger et à goûter les aliments, mais sans le forcer.

    Lorsque l’enfant n’aime pas le mets servi, il faut résister à la tentation de préparer un autre plat. Dans ce cas, il faut faire comprendre à l’enfant que soit il mange le mets, soit il n’en mange pas, et que dans aucun cas, il n'y aura un autre plat qui lui sera offert afin de le contenter. L’enfant ne doit pas décider du repas, c’est le rôle du parent. L’enfant doit uniquement décider de la quantité du repas offert qu’il va manger. C’est le partage des responsabilités.

    D’autre part, la fréquence du refus de manger est aussi à considérer. Vers 2 ans, l’enfant entre dans une période de néophobie. L’enfant refuse alors plusieurs aliments pour la simple raison qu’il ne les connaît pas. L’attitude à privilégier est d’encourager l’enfant à goûter l’aliment en question sans l’y forcer et de demeurer patient. L’enfant peut accepter un aliment après 6 à 20 expositions, donc ne vous découragez pas après quelques refus. Pour faciliter l’acceptation de nouveaux aliments, intégrez-les en compagnie d’aliments connus. Servez ensuite une petite portion à l’enfant pour qu’il y goûte, ou encore mieux, demandez-lui s’il est intéressé à y goûter. Puis, lors du repas, vous pouvez aussi mentionner de façon enthousiaste à quel point vous trouvez que le mets goûte bon. L’effet ne sera peut-être pas immédiat, mais à la longue, l’aliment deviendra familier à l’enfant et il l’intégrera dans son alimentation.

     

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    Les jus de fruits: les réponses à vos questions

    Q: Le jus de fruits « fait de concentré » est-il moins bon pour la santé?

    R: Le jus de fruits « fait de concentré » est aussi nutritif que le jus « non fait de concentré ». Toutefois, le jus « non fait de concentré » aura conservé davantage les arômes et le goût naturel du fruit. Alors, cela reste une question de choix! Par contre, le jus pur à 100% ne contient que le jus de fruits en soit. Aucun sucre ni agent de conservation ne sont ajoutés, ce qui rend le produit davantage intéressant au point de vue de la valeur nutritive.

    Q: Comment les jus de fruits peuvent-ils affectés la santé dentaire?

    R: Les jus de fruits étant sucrés et acides constituent le mélange parfait pour favoriser la formation de caries dentaires. L’acidité contenue naturellement dans les jus peut être aussi formée par les bactéries présentes dans la bouche lorsqu’elles entrent en contact avec le sucre. La carie dentaire est causée par l’action des acides sur l’émail des dents qui entraîne, avec le temps, une déminéralisation de celle-ci, laissant ainsi la dent plus vulnérable.

    Minimisez les risques de caries dentaires associés à la consommation de jus de fruits en suivant ces quelques conseils :

    • Évitez d’offrir à votre enfant les jus dans un biberon. Un gobelet muni d’un bec adapté ou un verre est l’idéal pour diminuer les risques de carie dentaire.
    • Évitez de le laisser siroter son jus de fruits. Cette pratique prolonge le contact de l’acidité sur les dents et contribue davantage à la déminéralisation de celles-ci. De plus, prenez garde d’offrir les jus de fruits à d’autres moments qu’à la sieste ou le soir au couché.
    • Diluez les jus avec de l’eau ce qui réduira la quantité de sucre présente.
    • Brossez les dents de votre enfant lorsqu'il a terminé de boire son jus de fruits. Si cela n’est pas possible au moment présent, offrez-lui des aliments alcalins (ex.: le fromage). C'est une bonne alternative pour diminuer l’effet de l’acidité sur les dents.

    Q: Comment choisir de bons jus de fruits en supermarché?

    R: Quel casse-tête de se retrouver devant cette panoplie de jus offerts en supermarché! Aussi vaste le choix peut-il paraître, les jus ayant une valeur nutritive intéressante ne sont finalement pas si nombreux. Les outils par excellence qui vous aideront à faire de meilleurs choix sont le tableau de valeur nutritive et la liste des ingrédients. Recherchez les jus de fruits qui contiennent au maximum 20 g de sucre par portion de 250 ml (1 tasse). Scrutez la liste des ingrédients pour repérer l’ajout de sucre ou d’édulcorant artificiels tels que le sucralose, l’aspartame et l’acésulfame-K. Ces derniers entretiennent notre attirance pour le goût sucré et ces jus sont généralement classés parmi les boissons, les cocktails et les punchs qui ne sont pas recommandés. Les jus d’agrumes sont habituellement à privilégier étant donné qu’ils sont plus nutritifs et que leur contenu est plus faible en sucre comparativement au jus de pomme et de raisins.

    Q: Est-ce que le jus fait maison est préférable au jus de fruits que l’on retrouve sur le marché?

    R: Contrairement aux jus de fruits achetés en supermarché, cuisiner ses propres jus permet d’avoir le plein contrôle sur leur contenu. Un jus sera d’autant plus nutritif s’il contient le fruit en entier. Par exemple, il suffit de mélanger au malaxeur des fruits frais ou congelés, de l’eau et une petite touche de jus du commerce de votre choix pour obtenir un délicieux smoothie. Vous bénéficiez alors des éléments nutritifs d’un fruit frais qui sont contenus dans sa pelure et sa chair tels que les fibres, les antioxydants, les vitamines et les minéraux.

    Pourquoi ne pas créer un jus à valeur ajoutée en substituant l’eau par du lait? Vous obtiendrez alors une boisson enrichie de calcium et de vitamine D : une option intéressante pour faire apprécier le lait et les fruits chez vos tout-petits qui n’en raffolent habituellement pas!

    Souvenez-vous toutefois qu’un jus ne sera jamais l’équivalent d’un bon fruit frais que l’on savoure à pleine dent!

    Q: À quel âge mon enfant peut-il boire du jus et quelle quantité puis-je lui offrir quotidiennement?

    R: Rares sont les enfants qui ne sont pas attirés par les jus de fruits. Toutefois, ces liquides au goût sucré tant appréciés ne doivent pas être la boisson de premier choix dans l’alimentation de vos tout-petits. Dans un premier temps, l’enfant devra faire la découverte du monde des aliments solides avant de vivre l’expérience des jus de fruits. Vers l’âge de 7 mois, celui-ci aura déjà eu l’occasion d’apprécier des aliments de chaque groupe alimentaire et une petite quantité de jus de fruits pur à 100% pourra prendre place dans son l’alimentation. Pour les enfants en bas âge, de moins de 2 ans, vous pourriez offrir quotidiennement un maximum de 90 ml de jus. Néanmoins, rappelez-vous que le jus ne doit pas être servi dans un biberon.

    En ce qui concerne les enfants âgés de plus de 2 ans, on recommande de limiter la portion de jus à 125 ml (1/2 tasse) par jour. Un petit conseil : diluez le jus avec au minimum une quantité équivalente d’eau. Cette alternative aura pour but de diminuer l’apport calorique et la quantité de sucre consommée provenant des jus et par le fait même d’encourager vos petits mangeurs à boire de l’eau. Souvenez-vous que l’eau demeure la boisson par excellence pour s’hydrater surtout en période de grandes chaleurs. Aux repas et aux collations, le lait devrait être la boisson de choix afin de permettre à l’enfant de combler ses besoins quotidiens en calcium et vitamine D, éléments essentiels pour une croissance optimale.

     

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    Les desserts: les réponses à vos questions

    : Quel est l'impact de servir du dessert à mon enfant?

    R : Avant de s’attarder aux desserts en soi, il faut parler de la manière de les offrir. Pour beaucoup d’adultes, le dessert est considéré comme une récompense. C’est la gâterie qu’on s’offre à la fin d’une dure journée ou pour se féliciter d’être allé s’entraîner. Le dessert est aussi la récompense que plusieurs d'entre nous offrent à leur enfant pour avoir terminé leur assiette. Toutefois, il faut essayer de changer cette perception et surtout éviter de transmettre aux jeunes enfants l’idée que le dessert est un prix à gagner quand on passe l’« épreuve » du plat principal. Au contraire, si le dessert est prévu au menu, votre enfant doit y avoir droit, qu’il ait fini son assiette ou non.

    De plus, le dessert est un complément, soit nutritif, soit sensoriel ou encore les deux, au repas. Et, bien qu’il puisse parfois inciter à la gourmandise, le dessert omniprésent a quelque chose de rassurant qui peut, au contraire, prévenir certains excès. En effet, il signifie à votre enfant qu’il peut refuser un dessert s’il est repu et que l’occasion se représentera d’en manger. Après tout, un bon dessert, c’est avant tout un dessert que l’on mange avec appétit, quand on a encore faim!

    Des études ont démontré que le goût pour le sucré est inné. L’introduction du dessert dans l’alimentation de votre enfant doit commencer avec des desserts nourrissants, car si vous commencez précocement par les desserts sucrés, l’acceptation d’aliments nourrissants pourrait être plus difficile à intégrer, notamment à cause de leur goût ou de leur texture. Il est donc préférable de retarder un peu l’introduction de desserts sucrés (gâteries) afin de lui faire découvrir les aliments plus nourrissants d'abord.

    Q : Est-ce qu'un fruit peut être considéré comme un dessert?

    R : Tout à fait. Les fruits demeurent le dessert nourrissant par excellence pour une bonne partie de l’enfance. À partir de 9 mois, vous pouvez varier un peu en intégrant progressivement les produits laitiers (yogourt, fromage frais aux fruits, lait glacé maison, yogourt glacé maison) et, quelques mois plus tard, alterner en incluant des desserts comprenant des produits céréaliers (muffin maison, pain aux bananes, etc.). Le fait d'ajouter de la variété permettra à votre enfant de continuer à apprécier les fruits. L’idéal est de ne pas en abuser et de varier la présentation, tout en continuant à lui en offrir.

    Les fruits frais peuvent notamment prendre la forme d’une salade, d’une trempette ou d’un smoothie, sans oublier toutes les possibilités de les utiliser dans des carrés aux fruits, des croustades, des poudings au riz ou au lait, etc.

    Les fruits, le yogourt, les desserts au lait, les muffins maison et les gâteries sont compatibles avec une alimentation saine. Tout est une question de fréquence et de quantité. Préférez les desserts nourrissants tout en laissant place de temps en temps aux desserts un peu plus sucrés. L’équilibre alimentaire n’est pas compromis lorsque quelques desserts sucrés par semaine viennent compléter un menu autrement nourrissant. Les desserts, nourrissants ou sucrés, contribuent aussi à l’équilibre voulant que tous les aliments soient permis.

    Q : Mon enfant me demande souvent une deuxième portion de dessert, est-ce correct de lui en redonner?

    R : Limitez-vous à une portion de dessert pour tous les membres de la famille. Votre enfant doit apprendre que si le dessert est inclus dans une bonne alimentation, en revanche, on ne se nourrit pas de dessert. Que votre enfant ait vidé son assiette ou non, la portion reste la même. Encore faim ensuite? Deux options : il peut terminer l’assiette inachevée qui n’était pas très loin ou attendre la prochaine collation à l’heure prévue. Pour montrer l’exemple, si vous êtes gourmands, attendez que les enfants soient couchés avant de vous servir une deuxième portion de gâteau.

    Q : Mon enfant pense déjà au dessert avant même d'avoir commencé son repas principal. Est-ce inquiétant?

    R : Il est normal que votre enfant ait hâte au dessert puisqu’il a une attirance innée pour le goût sucré et un dégoût pour l’amertume depuis sa naissance. Ce dégoût aurait pour rôle de protéger le corps en évitant l’ingestion d’aliments toxiques. Malheureusement, ce refus du goût amer fait en sorte que plusieurs légumes et autres aliments peuvent être mis de côté au cours de son enfance. Le dessert devient alors beaucoup plus attirant à cause de son goût sucré.

    Comment gérer cette situation?
    Expliquez à votre enfant que le dessert est un complément au repas et qu’il ne doit pas perdre de vue que le plat principal est le mets le plus important. Comme mentionné plus haut, on ne se nourrit pas de dessert. On ne peut pas punir un enfant d’avoir cessé de manger parce qu’il se gardait volontairement une petite place pour le dessert plutôt que de repousser les limites de son appétit. Si, à vos yeux, votre enfant arrête prématurément son repas, demandez-lui son degré de faim (petit creux, satisfait, plein, trop plein) et s’il juge que sa faim sera assouvie avec une portion de dessert. Le cas échéant, il ne repousse pas les limites de son appétit et c’est très bien ainsi. S’il juge que non, alors le plat principal (et non une 2e portion de dessert) sera de nouveau offert.

    Q : Durant l'été, à quelle fréquence puis-je offrir des desserts glacés et à quoi correspond une portion?

    R : Il existe une panoplie de desserts glacés dans les congélateurs des épiceries et des dépanneurs. On en trouve en portions de 100 calories, sans sucre, sans sucre ajouté, allégé en gras, sans gras, etc. Peu importe ces appellations, les meilleurs desserts glacés contiennent des ingrédients naturels (lait, crème, eau,  fruits ou purées de fruits) ainsi qu’une liste d’ingrédients assez courte. Évitez les desserts glacés contenant des édulcorants, tels que l’aspartame, le sucralose ou le sorbitol. Le sorbitol peut causer des ballonnements et de la diarrhée dès qu’on en ingère 10 g. Il est même déconseillé aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. Pour ce qui est des autres édulcorants, ils entretiennent le goût pour le sucre, sans être associés à une prise énergétique. À la longue, la consommation d’édulcorants risque de rendre difficile la régulation interne des besoins et apports énergétiques.

    Une portion de crème glacée, de lait glacé ou de sorbet correspond à 125 ml (1/2 tasse), soit l’équivalent d’une demi-balle de tennis. Pour ce qui est des bâtonnets ou des sucettes glacés du commerce, un seul suffit. Les versions « mini » sont aussi un bon format pour les enfants.

    Les crèmes glacées faites à partir de crème ont souvent un apport en calories plus élevé. Si vous ne mangez de la crème glacée que de temps à autre, le choix d’un produit à base de vraie crème se justifie. Si vous offrez fréquemment des desserts glacés du commerce, d’autres options sont disponibles, comme le lait glacé, qui est moins gras que la crème glacée. Les sorbets ne contiennent généralement pas de gras, mais ils ont souvent une teneur en sucre plus élevée. Vous pouvez aussi préparer vos versions maison en mélangeant lait, yogourt, purée de fruits, jus de fruits ou tofu soyeux. C’est simple et efficace contre la soif causée par les grandes chaleurs, tout en étant économique et nutritif.

    Les desserts glacés du commerce devraient être consommés occasionnellement, mais il peut y avoir des semaines durant l’été où la demande est plus forte. Dans ces cas, ne soyez pas inquiets, ce n’est pas quelques desserts glacés de plus par semaine qui compromettront l’équilibre alimentaire de vos enfants. Encore une fois, tout est une question de fréquence et de quantité.

    Q : À partir de quel âge puis-je donner des desserts au chocolat à mon enfant?

    R : Il n’existe pas de lignes directrices ciblant un âge en particulier pour l’introduction du chocolat. Votre bon jugement et la culture dictent la plupart du temps l’âge d’introduction. Dans son blogue, Stéphanie Côté disait que vers 18 mois à 24 mois, les enfants sont prêts à découvrir le chocolat.

    Outre le goût très apprécié du chocolat, un autre aspect à considérer en lien avec son introduction est son contenu en caféine. Pour les enfants de 12 ans et moins, Santé Canada recommande un apport quotidien maximal en caféine de 2,5 mg par kg de poids corporel. Selon le poids corporel moyen de l'enfant, l'apport maximal recommandé en caféine  est de 45 mg pour les enfants de 4 ans à 6 ans. Bien qu’il fournisse un peu moins de cet excitant que le café, son effet est tout aussi stimulant!

    • 175 ml (3/4 tasse) de café au percolateur fournissent 74 mg de caféine
    • 30 g (90 ml) de cacao fournissent 72 mg de caféine
    • 30 g de chocolat non sucré fournissent 59 mg de caféine
    • 30 g de chocolat mi-sucré fournissent 18 mg de caféine
    • 30 g de chocolat au lait fournissent 7,5 mg de caféine

    Q : J'hésite à offrir des desserts sucrés au repas du soir, car je crains que mon enfant soit trop agité en soirée.

    R : Le mythe associé au fait que le sucre rend les enfants hyperactifs a la couenne dure! Contrairement à la croyance populaire, les études ont démontré que le sucre ne rend pas les enfants hyperactifs. C’est ce qu’indiquent plus de 12 études scientifiques solides : les sucreries ne sont pas responsables des troubles comportementaux des enfants normaux et n’aggravent pas les symptômes de ceux qui souffrent d’hyperactivité.

    C'est l’environnement et le contexte dans lequel ces desserts riches en sucres sont offerts qui seraient plutôt les coupables. Si les desserts sont offerts rarement, il est probable qu’un enfant devienne excité à l’idée de manger ce type de dessert... à n’importe quelle heure de la journée! D’autres situations peuvent aussi exciter l’enfant, comme une fête, la visite d’amis ou de grands-parents, l’anniversaire d’un proche, le temps des Fêtes, etc.

    Cela dit, on vous conseille de ne pas servir de desserts au chocolat en soirée. La petite taille des enfants et la lenteur à laquelle leur corps élimine la caféine font qu’ils sont généralement plus sensibles que nous, ce qui pourrait gâcher leur sommeil.

     

    Notez que les nutritionnistes d'Infocuisine ne répondront pas à de nouvelles questions dans cette page, mais qu'il vous est toujours possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org. Le prochain thème sera celui du jus; préparez vos questions!

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    La viande rouge: les réponses à vos questions

    Q : Pourquoi clame-t-on que la viande rouge n’est pas bonne pour la santé? 

    R : Au banc des accusés depuis plusieurs années, la viande rouge a maintenant reçu son jugement final! Montrée du doigt pour ses gras saturés et ses impacts sur la santé cardiovasculaire, elle serait aussi responsable de plusieurs cancers, particulièrement le cancer colorectal. D’autres types de cancers sont aussi associés à une consommation importante de viande rouge, par exemple les cancers de l’oesophage, du pancréas, du poumon, de la prostate, et du sein chez la femme préménopausée. Les coupables : les N-nitroso et une longue cuisson à haute température. 

    Dans un premier temps, les N-nitroso sont des composés cancérigènes qui se forment sous l’action combinée de quelques éléments contenus dans la viande rouge et dans notre organisme. Le fer héminique, retrouvé en plus grande quantité dans la viande rouge, les nitrites, ajoutés aux viandes transformées, et nos bactéries intestinales constitueraient le mélange parfait pour la formation de ces N-nitroso. Dans un second temps, la cuisson au barbecue et la friture, toutes deux des cuissons à très haute température, participeraient à la formation de certaines molécules qui contribueraient également à générer des substances cancérigènes.

    De telles accusations ne veulent pas dire pour autant de faire la grève de la viande rouge. Malgré tous ces reproches, nous devons tout de même reconnaître qu’elle a de bonnes qualités nutritives. La viande rouge demeure une excellente source de protéines, de fer, de zinc et de vitamines du groupe B, qui sont tous des éléments ayant un rôle important à jouer dans notre organisme. Le secret est dans la modération!

    Voici donc quelques recommandations :

    • Consommez un maximum de 3 portions par semaine d’environ 85 g chacune.
    • Optez plutôt pour des coupes de viandes maigres et prenez soin de retirer le gras visible avant de la consommer ou de la faire cuire.
    • Choisissez davantage des viandes blanches et des substituts comme le poisson, les légumineuses, les œufs ou le tofu.

    Avec les belles journées d’été que l’on connaît, vous pourrez profiter de la saison du barbecue l’esprit tranquille en suivant ces quelques conseils pratiques :

    • Si vous utilisez une marinade à base d’huile, assurez-vous de bien éponger la pièce de viande avant de la déposer sur le gril pour éviter que l’huile ne s’écoule sur le brûleur puis prenne feu. La fumée et les flammes touchant à la viande contribuent à développer des composés cancérigènes à la surface de la viande. Pour diminuer ces effets, ajouter du jus de citron ou de lime à vos marinades.
    • Faites une précuisson au four conventionnel avant de mettre la pièce de viande sur le gril. Une fois sur le gril, contrôlez la température pour éviter que la viande brûle. Au besoin, éteignez un côté des brûleurs et déplacez-y les morceaux de viande jusqu’à la température de cuisson interne désirée.
    • Pensez à réduire la température du barbecue et choisissez de petites pièces de viande afin d’en réduire le temps de cuisson.

    Q : Quelles sont les viandes qui sont considérées comme des viandes rouges?

    R : Toutes les viandes qui présentent une chair foncée avant la cuisson sont considérées comme des viandes rouges. Le boeuf, le veau, l’agneau ainsi que le foie et tous les produits et mets préparés à partir de ces viandes (saucisses, charcuteries, bacon, pizza, etc.) font partie de ce groupe. Le porc contient peu de fer héminique, il n’est donc pas considéré comme une viande rouge. De leur côté, les viandes de gibier, bien qu’elles soient rouges, constituent un bon choix, car elles sont plus maigres. Le cerf, l’orignal, le chevreuil, le bison et le caribou en sont les principales. Par contre, bien que ces viandes sauvages fassent la joie des plus grands amateurs de chasse, leur goût parfois très prononcé ne fait pas toujours l’unanimité! Si vous êtes un amateur incontesté de gibier, souvenez-vous que cette viande, bien qu’elle soit faible en gras, demeure néanmoins une viande rouge!

    Q : À quel âge peut-on introduire la viande dans l’alimentation des enfants?

    R : L’alimentation du jeune enfant se diversifie davantage lorsque celui-ci atteint l’âge de 6 mois. Après les céréales, les légumes et les fruits, il sera fin prêt à explorer le groupe des viandes et substituts. L’introduction de la viande peut parfois être pénible et devenir un cauchemar pour certains. Alors, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté! Pour débuter, offrez-lui des viandes aux goûts plus délicats, par exemple la volaille et le veau. L’enfant se familiarisera petit à petit aux nouvelles saveurs que vous lui proposerez ainsi qu’aux nouvelles textures. Par la suite, l’agneau, le boeuf et le porc pourront aussi être servis. Commencez toujours avec les purées et progressez ensuite avec les textures. Vers 12 mois, votre enfant sera apte à manger de petits morceaux de viande faciles à mastiquer.

    Q :  À quoi peut ressembler une portion de viande pour un enfant et à quelle fréquence peut-il manger de la viande rouge?

    R : Une portion de viande et de substituts pour les enfants âgés de 1 an à 2 ans correspond à environ 45 ml (3 c. à table) et à environ 60 ml (1/4 tasse) pour ceux âgés de 3 ans à 6 ans. Selon le Guide alimentaire canadien, les enfants âgés de moins de 6 ans devraient consommer de 2 à 3 portions de viandes et substituts par jour. Les enfants ne font pas exception à la règle en ce qui concerne les recommandations faites sur la consommation de la viande rouge. Vous devriez limiter leur consommation de viande rouge à 3 portions par semaine, comme pour les autres membres de la famille.

    Q : Une viande crue décongelée peut-elle être recongelée une fois cuite?

    R : La congélation est un moyen très efficace de conserver les aliments. Malgré son efficacité, celle-ci ne joue pas le rôle de stérilisateur. Elle ne fait que mettre en veilleuse les bactéries contenues dans l’aliment. À la décongélation, les bactéries commencent à proliférer au fur et à mesure que l’aliment se réchauffe. La cuisson est le seul moyen pour venir à bout des bactéries. Une fois l’aliment cuit et refroidi rapidement, il pourra être recongelé sans problème.

     

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    Petits fruits d'été: les réponses à vos questions

    Q : À quel âge peut-on introduire les petits fruits?

    R : Ce n’est qu’à l’âge de ses 6 mois que l’enfant sera apte à découvrir les aliments. Avant cet âge, son système digestif n’est pas assez mature et, d’ailleurs, le lait maternel comble à lui seul parfaitement ses besoins. L’introduction des nouveaux aliments chez l’enfant se fait graduellement, en commençant par les céréales et en progressant petit à petit vers les légumes, les fruits puis la viande. La pomme, la poire, la pêche et la banane, souvent appréciées pour leur goût sucré et doux, sont en général les premiers fruits que l’on introduit dans l’alimentation des bambins. Viendront par la suite les fruits ayant un goût plus prononcé, acidulé, tout comme les petits fruits d’été.

    Q : Faut-il tamiser les purées de fraises, framboises, mûres et bleuets avant de les donner aux jeunes enfants?

    R : Jusqu’à l’âge de 9 mois, les petits fruits doivent être servis en purée lisse, tamisée. Les petits grains contenus dans ces fruits, comme la framboise, la mûre et la fraise, peuvent constituer un risque d’étouffement chez l’enfant en bas âge. Il vaut mieux le laisser se familiariser avec les textures avant de les offrir intacts. Ainsi, à partir de 9 mois, celui-ci aura déjà apprivoisé différentes textures : des purées très lisses aux purées grossières préparées à la fourchette. Maintenant apte à manger de petits morceaux d’aliments mous faciles à mastiquer, l’enfant de 9 mois pourra commencer à déguster des baies écrasées à la fourchette en toute sécurité. Pour leur part, les bleuets d’une assez bonne taille devront être coupés en deux,  jusqu’à l’âge de 12 mois.

    Q : Mon enfant a des allergies alimentaires ou est à risque d’en avoir. Est-ce sécuritaire de lui donner des petits fruits?

    R : Les petits fruits (fraises, framboises, mûres et bleuets) n’apparaissent pas sur la liste des allergènes prioritaires publiée par Santé Canada. Cette liste est constituée de 10 allergènes fréquemment rencontrés dans la population, soit les arachides, les oeufs, le lait, les noix, le blé, le soya, les graines de sésame, les fruits de mer (poissons, crustacés et mollusques), les sulfites et la moutarde, qui s’est ajoutée récemment à la liste.

    Les nouveaux aliments devraient être introduits un à la fois et en petite quantité. Un délai de 2 à 3 jours est recommandé avant d’offrir un nouvel aliment afin de s’assurer qu’il n’y a pas de signe d’allergie ou d’intolérance (pleurs, éruptions cutanées, urticaire, vomissements, diarrhée ou autres). Vers l’âge de 1 an, l’enfant devrait être en mesure de manger la même chose que les autres membres de sa famille. Souvenez-vous que les allergies alimentaires peuvent se déclarer à tout âge et qu’introduire tardivement un aliment n’enraye pas le risque de développer une allergie.

    Q : À quoi peut ressembler une portion de petits fruits pour un enfant?

    R : Une portion de fruits ou de légumes pour les enfants âgés de 1 an à 2 ans est d’environ 60 ml (1/4 tasse), et d’environ 125 ml (1/2 tasse) pour ceux âgés de 3 ans à 6 ans. Selon le Guide alimentaire canadien, les enfants âgés de moins de 6 ans devraient consommer de 4 à 5 portions de fruits et légumes par jour.

    Votre enfant raffole des framboises et, pour lui, c’est un plaisir de savourer une chopine entière pour le dessert? Ne le privez surtout pas de ce petit plaisir. Bien au contraire, profitez-en pour lui offrir ses petits fruits préférés avec du yogourt ou en smoothie. Rien de mieux également pour lui faire découvrir d’autres fruits de saison que de lui en servir en salade. Il y a de quoi rendre certains parents jaloux!

    Q : Faut-il absolument laver les petits fruits avant de les donner aux enfants?

    R : Comme tous les autres fruits et légumes, les petits fruits doivent être lavés sous l’eau avant d’être consommés, car leur culture ne fait pas exception à l’utilisation des pesticides. Mais, sous le soleil chaud d’été, au beau milieu d’un champ de fraises, il est souvent bien difficile de résister à la tentation de s’en mettre sous la dent. Si le recours à l’utilisation de produits chimiques vous préoccupe, optez pour une culture biologique! Mais dites-vous qu’une telle occasion n’arrive probablement que 1 à 2 fois par année. De plus, l’autocueillette est une activité familiale que les enfants aiment particulièrement. Profitez pleinement de ces beaux moments et ne vous privez surtout pas!

     

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