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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

juillet 2011 - Billets

Famille à la Une
  • 1 commentaire(s)
    1 543 aperçus

    Après les vols sans fumée, les vols sans enfant?

     Au mois de mars dernier, je m’interrogeais avec vous sur le phénomène des gens qui ne tolèrent pas les pleurs de bébés, par exemple dans les avions, les restaurants, etc. 

    Je réagissais notamment aux écrits d’une journaliste, qui se prenait à espérer que les bébés soient, un jour, interdits dans certaines classes d’avion. 

    Eh bien, dans certains pays, c’est chose faite! 

    La compagnie Malaysia Airlines, qui facture ses allers simples 5 000 $ entre Kuala Lumpur et Londres, vient d’interdire sa première classe aux bébés dans ses Airbus A380 et ses Boing 747. Selon les dirigeants, de trop nombreux clients prétendaient ne pas pouvoir dormir à cause de pleurs d’enfants. 

    Pour ou contre? Visiblement, la mesure pourrait faire des petits puisque, depuis quelques années déjà, selon le Daily Mail, des voyagistes demandent à des compagnies comme British Airways ou Virgin Atlantic d’offrir des vols « sans enfant » (des child-free flights : avouez que cela sonne drôlement!).

    La compagnie low cost Ryanair a également décidé de créer des vols sans enfants sur certaines lignes à haute fréquence, à partir d’octobre prochain. 

    « Quand on en vient à parler d’enfants, nous aimons tous les nôtres, mais nous préférerions clairement éviter de devoir supporter les petits monstres des autres quand on voyage », explique la direction de Ryanair, qui précise que la moitié des clients de Ryanair sont prêts à payer plus cher leurs billets d’avion pour ne pas avoir à supporter les rejetons des autres passagers. 

    C’est une réalité. Plusieurs sondages l'ont dit. Celui fait par Skyscanner (un site comparatif de vols) démontre que 6 personnes sur 10 sont favorables à des sections familiales dans l’avion, tandis que 2 sur 10 aimeraient voir des vols réservés aux adultes. 

    Et savez-vous quoi? Certains parents seraient pour, eux aussi. Après tout, ils disent que ce sera bien plus agréable de se retrouver entre parents plutôt que de côtoyer des personnes exaspérées. Car cela est très stressant pour les parents, aussi. 

    Le projet aurait d'autres avantages. En 2007, une représentante démocrate au Congrés américain a déposé un projet de loi pour obliger les compagnies à créer des sections familiales pour protéger les jeunes yeux des films parfois violents que l’on peut voir à bord (un vrai débat aussi, je l’admets). 

    Quoi qu’il en soit, aux États-Unis justement, ce n’est pas demain la veille qu’il y aura des child-free flights. L'Air Transport Association, qui représente les principales compagnies américaines, vient de se prononcer contre. 

    Interrogé récemment par le New York Times,  son porte-parole commente : « C’est une industrie qui travaille fort pour être profitable. Aucune compagnie ne se risquera à décourager quelqu’un de prendre un vol plutôt qu'un autre. » 

    Quant à la section « famille », il ne semble pas plus optimiste. « Que ferait-on des passagers qui disent : Je veux m'assoir devant, mais mon fils veut rester avec ma famille? Et comment gèrerait-on les substitutions de dernières minutes, quand il faut remplacer une famille de 12 par une famille de 6? » 

    Vouloir séparer les passagers serait, en plus, une belle pente glissante. « Y a-t-il vraiment quelqu’un qui souhaiterait, un jour, être assis au sein de la section “Obèses”, par exemple?  Et pourquoi pas dans la section des aînés? », ajoute-t-il. 

    Finalement, assure-t-il, cela concerne une minorité. Ouf, doit-on y croire?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 15 commentaire(s)
    2 837 aperçus

    Poussette : jusqu’à quel âge?

    Quand je sors avec ma puce de 2 ans, pour du magasinage ou une belle marche, je ne me pose pas la question. La poussette s’impose. Mais avec mon fils de 4 ans, il y a peu de temps encore, j’hésitais : et si au bout de 20 minutes, il ne veut plus avancer?

    Comme tous les parents, j’évalue en fonction de la distance, de l’endroit et du temps dont je dispose, pour m’encombrer d’une poussette ou pas. Mais bien souvent, je me dis que j’ai le « réflexe poussette » un peu trop rapide et qu’il pourrait tout aussi bien marcher, mon p’tit bonhomme.

    Au fait, quelle est la « norme », en ce domaine? Y a-t-il des lignes de conduite concernant l’usage normal de la poussette et à quel âge? Faut-il essayer de s’en passer dès 3 ans, 3 1/2 ans ou 4 ans?

    Non, étonnamment (et peut-être heureusement, dans notre société de parents assistés?), il n’y rien là-dessus. 

    La seule chose que l’on sait, depuis une étude qui vient juste de sortir, c’est qu’il faudrait sans doute moins l’utiliser, notre poussette, pour les faire davantage marcher. 

    L’étude récente a été conduite sur 1070 enfants canadiens en bonne santé, de 1 an à 5 ans. Elle nous apprend que 80 % des enfants de 1 an et 2 ans, comparativement à 25 % chez les 3 ans à 5 ans, utilisent la poussette 50 % du temps. Elle dit aussi que, sans surprise, plus les enfants sont transportés en poussette, moins ils font d’activité physique. L’étude réclame donc une sensibilisation des parents à ce sujet. 

    Après la sensibilisation des familles au transport actif (aller en vélo à l’école, à pied au travail), va-t-on faire campagne contre les « transports inactifs »!? Je trouve cela drôle et en même temps pertinent. 

    Déjà, à Paris, où tout est étroit et populeux, j’ai personnellement remarqué une ambiance très antipoussette dans les transports en commun. 

    Les bus parisiens ont en effet, depuis quelques années, des endroits spécifiquement réservés aux fauteuils roulants et poussettes. Mais voilà : bien des abus se produisent et certains Parisiens sont exaspérés. Quand une double poussette, qui plus est avec de grands gamins dedans, prend la largeur entière de l’autobus et bloque les portes, ils rouspètent, les Français. 

    Sans aller jusqu’à Paris, une journaliste québécoise en faisait récemment son sujet de blogue aussi. Au Royaume-Uni, 40 % des mères se feraient régulièrement agresser lorsqu’elles poussent leur enfant en poussette. 

    Dernier argument pour limiter l’usage de ces pousse-pousse modernes : 80 % des coussins utilisés dans les sièges pour enfants, couffins et autres poussettes, contiennent des isolants thermiques nocifs pouvant être assimilés par les bébés!

    Les chercheurs américains ont récemment testé 101 produits pour bébés contenant de la mousse de polyuréthane, comme des sièges d'auto, des tables à langer, des coussins d'allaitement, des chaises hautes, des poussettes dont de nombreux contenaient des isolants thermiques ignifuges aux propriétés cancérigènes prouvées sur les animaux. L'étude n'a pas révélé de noms de produits, mais la chaîne américaine CBS News avance que des produits des fabricants Evenflo et Snuggly feraient partie de la liste…

    Une belle idée sportive à poussette, à présent? Le défi poussette, une démonstration de solidarité envers les familles qui ont un enfant atteint de cancer et, du même coup envers Leucan, qui leur vient en aide.

    Cela se passera le 24 juillet, au centre-ville de Granby. Le départ de la randonnée sera donné à 14 h, dans le stationnement de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, puis le cortège se dirigera vers la scène principale de la Fête des mascottes au centre-ville, en empruntant quelques rues avoisinantes. 

    Et vous, pourriez-vous mettre la poussette de côté davantage?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    1 514 aperçus

    Pourquoi ne pas troquer le jean de fiston?

    Vous êtes à la recherche de bons plans pour vêtir la famille de façon fashion, écoresponsable et économique? Alors, l’événement S.W.A.P./Déshabille-toi est pour vous!

    S’inscrivant directement dans la mire du mouvement de « consommation collaborative », il permet de troquer ses vêtements contre d’autres, selon un système de coupons. 

    Comment, concrètement? 

    Les gens peuvent apporter jusqu'à 10 vêtements pour femmes, hommes ou enfants (incluant chaussures et accessoires) propres et pliés. Bien sûr, les vêtements doivent être en excellent état. Ensuite, un coupon d'échange est remis au participant pour chaque vêtement respectant les conditions et pourra être échangé pour n'importe quel article. Tous les vêtements restants seront donnés à Fripe-Prix Renaissance. 

    L’événement S.W.A.P./Déshabille-toi  aura lieu à Montréal les 9 et 10 juillet, au Grand foyer culturel de la Place des Arts. Il débutera à 13 h le samedi 9 juillet et se terminera à 17 h le dimanche 10 juillet. Il y a une section spéciale réservée aux enfants et à leurs parents. Les billets sont au prix de10 $, mais les enfants de moins de 12 ans ne paient rien. 

    Génial, non? Je n’en avais jamais entendu parler, même si l’événement existe depuis 2007. Depuis cette date, il aurait déjà permis d'éviter le dépotoir à 48 000 vêtements

    En fait, il y a plusieurs formes de consommation collaborative. Depuis quelques années, ça explose. On peut acheter de manière groupée un bien ou un service pour obtenir un bon prix; mais on peut surtout se prêter, se donner ou s’échanger des biens et services, plutôt que de les acheter.

    Si ce domaine vous intéresse, ce site lancé par Rachel Botsman et Roo Rogers, les auteurs de What’s mine is yours, the rise of collaborative consumption (Ce qui est à moi est à toi, la montée de la consommation collaborative), vous comblera. Il s’est donné pour mission de recenser ce qui existe en la matière. 

    Le site affirme que cette pratique est en passe de devenir un « mouvement ». Un mouvement qui va des places de marché mondial, comme eBay ou Craiglist, à des secteurs de niches comme le prêt entre particuliers (Zopa) ou le partage de voitures (Zipcar, ou Autolib à Paris).  

    La liste des sites web permettant ce type d’échanges gagne aussi toutes les thématiques : de l’échange de maison (HomeExchange) à la location de chambre ou de canapé chez le particulier (Airbnb et Couchsurfing) ou de stationnement en ville (ParkAtMyHouse), voire de jardins (Urban Garden Share ou Landshare)... au prêt de matériel électroménager (Zilok), à celui des produits culturels (Swap), ou de fringues (thredUP), ou à l’échange de la production du jardin (Le Potiron)... jusqu’au partage de compétence (Teach Street ou Brooklyn Skill Share) et, bien sûr, au don d’objets usagers (Kashless, FreeCycle et autres Ressourceries).

    Pour tous ceux de la région de Montréal, jetez un oeil au Guide du réemploi, mis à jour chaque année. 

    Vous connaissez de tels bons plans? On les partage!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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