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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

mars 2011 - Billets

Famille à la Une
  • 1 commentaire(s)
    2 098 aperçus

    Un documentaire incontournable!

    Quels sont les fondements d'une enfance heureuse? Et comment mettre notre enfant sur la route du bonheur?

    Pour y répondre, les journalistes Mario Proulx et Eugénie Francoeur ont rencontré, ici et en France, des personnes venues parler de l'enfance, parfois de leur enfance, et des immenses répercussions qu'elle a sur la vie. Ils ont interviewé des éducateurs, des parents, des spécialistes de la santé physique et mentale, des enfants.

    Un vrai beau projet, nommé Une enfance pour la vie, destiné à la radio et à l'édition. Le dernier d’une trilogie, en fait, pour ces auteurs qui nous avaient déjà offert les séries radiophoniques Vivre autrement (sur la vie d’adulte) et Vivre jusqu’au bout (sur la mort). Il ne restait donc plus que l’enfance à traiter.

    L’idée, au départ, est venue de Mario Proulx, réalisateur de cette série. « Mario, qui a eu une enfance particulièrement heureuse, a longtemps cru que tous les enfants avaient été aimés et accueillis. Puis, il s’est rendu compte comme tout le monde, un jour, que ce n’était pas le cas. Beaucoup d’enfants sont mal accueillis et mal aimés, mal traités, mal accompagnés. Le but de la série est donc vraiment, de façon non prétentieuse, d’offrir des pistes de réflexion et un mode d’emploi pour amener nos enfants vers l’âge adulte, de façon heureuse, équilibrée, fonctionnelle », explique Eugénie Francoeur, sa précieuse collaboratrice, qui a réalisé la recherche, le montage et de nombreuses entrevues.

    Voici quelques exemples de thèmes traités : le temps passé (ou non passé) avec ses enfants et la différence que cela peut faire; l’hypersexualisation et ses conséquences; la négligence parentale et la surprotection des enfants (les parents « inadéquats »); le temps passé devant les écrans et la nécessité de « jouer dehors »; la césarienne, l’accouchement et l’accompagnement; les enfances extrêmes, les cas de maltraitance et les enfants de la guerre; la pression mise sur les enfants et leurs horaires de « ministres », etc.

    Parmi les invités : le sociologue Boris Cyrulnik, le pédopsychiatre français Marcel Ruffo, les spécialistes québécois Michel Lemay, Jean-François Chicoine et Camil Bouchard, Zlata Filipovic (pour son journal intime Le journal de Zlata, écrit durant la guerre de Sarajevo), le spécialiste de l’accouchement Michel Odent, le Dr Gilles Julien, etc. Il y a même des artistes.

    Le livre contient 15 entrevues choisies, dans leur version intégrale, et sort le 22 mars. « Comme on a fait beaucoup de longues entrevues et qu’on ne peut pas tout insérer à la radio, on s’est joint à Bayard pour faire un livre », explique Eugénie Francoeur. La journaliste et blogueuse Josée Banchette en livre 2 extraits poignants ici.

    La série radiophonique, elle, contiendra des extraits de plus de 50 entrevues et sera diffusée du 28 mars au 1er avril, sur la Première Chaîne de Radio-Canada (13 h, rediffusion à 22 h).

    Si vous voulez vous amuser, d'ici là, à philosopher sur le thème de l'enfance et du bonheur, vous pouvez aussi vous rendre sur cette page Facebook. Parmi les questions qu’y s’y posent : Quel est l’endroit idéal pour élever ses enfants? En ville, en banlieue, à la campagne, dans une maison unifamiliale, en appartement? Selon vous, quel est le livre essentiel pour éduquer son enfant? Quel est le jouet que préfère votre enfant? Quel est l’accessoire essentiel pour les trajets en voiture? Que faites-vous pour consoler un enfant? Pour marquer l’entrée au primaire de votre enfant, que faites-vous? Quel est le jeu qui réunit toute la famille?

    Une série à ne manquer sous aucun prétexte, pour méditer sur ce que l'enfance sème en nous!

    P.-S. : Pour ceux que cela intéresse, l’Université de Montréal en fera une conférence lors de ses « Belles Soirées ». Les invités: Michel Lemay, Marcel Ruffo et Zlata Filipovic. On peut réserver une place sur le site.

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    2 496 aperçus

    À tous ceux que les pleurs de bébés agacent

    Y a-t-il encore, vraiment, des gens qui se montrent agacés par les pleurs de bébé en avion? Devant le chahut interminable d’enfants âgés et pas du tout encadrés, je comprends encore, mais devant des pleurs de nourrisson?

    À en croire certains textes que j’ai lus ici et là, et notamment ce billet du chroniqueur Richard Martineau, il semblerait que oui.

    Celui-ci relate que dans le « webzine américain Salon, une journaliste se plaignait du fait que, dans les avions, certains enfants pleurent. Nous nous sommes débarrassés de la cigarette dans l’avion, écrivait-elle. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec les enfants qui crient? On pourrait créer une section ”enfants”, à l’arrière de l’avion, là où l’on séquestrait naguère les fumeurs ».

    Devant une telle provocation, comment ne pas sourire? En tout cas, cela ma donné l’idée de lancer un petit sondage, plus empirique que scientifique, afin de savoir si l’un ou l’une d’entre vous a déjà remarqué de telles réactions d’agacement… en 2011 encore?

    Si oui, où allons-nous? Devrait-on aussi, comme dit le chroniqueur, interdire les cinémas aux personnes obèses ou les bars aux personnes repoussantes, sous prétexte qu’ils peuvent nous gâcher l’atmosphère? Doit-on interdire les restaurants aux bandes de filles éméchées qui parlent trop fort? Je semble exagérer, mais l’intolérance gagne du terrain, c’est une certitude.

    La meilleure réaction contre cela est sans aucun doute de rester zen, en faisant un grand sourire à ces ennemis des bébés, qu’ils soient dans l’avion ou au restaurant. Car répondre à leur agacement risque de nous mettre de plus mauvaise humeur encore.

    Sinon, comme le fait Richard Martineau, on peut brièvement leur rappeler que ces futurs payeurs de taxe sont sans doute ceux qui leur permettront d’avoir une retraite correcte et un minimum de soins, lorsqu’ils en seront, eux aussi, à porter des couches et à manger mou. Un peu direct, mais tellement vrai.

    En fait, la tolérance devant les moeurs enfantines est une question de culture. Dans un pays comme le Liban, où les enfants sont associés à toutes les fêtes, il est inconcevable d’évincer les enfants d’une soirée familiale sous prétexte qu’ils dérangent ou parlent trop fort. Ils font partie de la fête et de la vie, point final. C’est ce que m’expliquait un ami libanais. De la même façon, toute la famille libanaise débarque à l’hôpital lors d’un accouchement, avec musique et champagne. Cela va dans les deux sens!

    Personnellement, je n’ai jamais vécu ce genre de situations délicates, avec mes bébés. Heureusement, car même si j’ai le sang chaud et la réplique facile, je n’aime pas avoir le sentiment de gêner, d’une façon générale.

    Même quand j’ai eu l’occasion d’amener souper ma fille de 3 mois dans un Relais Château à North Hatley, ma fille est tellement passée inaperçue que je n’ai eu droit qu’à des sourires surpris de la part des gens qui la découvraient. Question de chance, sûrement?

    Pour le savoir, j’aimerais bien avoir vos anecdotes à ce sujet!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    3 007 aperçus

    Y a-t-il vraiment un écart d’âge parfait?

    Je parle de l’écart d’âge entre les enfants, bien sûr!

    Vous me direz qu'on aurait pu tout aussi bien parler de l’écart d’âge entre les conjoints. Car cela, encore aujourd’hui, est l’objet de remarques déplacées. La grossesse, aussi. Non, aujourd’hui, j’avais envie de vous parler des conseils parfois envahissants qu’on nous livre, ici et là, quand il s’agit de s’interroger sur le nombre d’années qu’on souhaite laisser entre nos enfants.

    Le baby-boom faisant son oeuvre, la question est de plus en plus d’actualité. Je vois de plus en plus de familles nombreuses autour de moi et la question revient souvent. C’est un peu comme le thème du dodo (traité dans mon texte précédent) : tout le monde a son avis sur le sujet et part de sa propre expérience.

    En ce qui me concerne, nous avons fait le choix d’y aller avec 2 ans d’écart, entre nos 3 enfants. Le premier argument était celui de la complicité. « Ils joueront beaucoup ensemble et resteront proches toute leur vie! », espère-t-on encore naïvement. Le deuxième relève du côté « pratique ». Certes, c’est intense et sportif, 3 enfants qui se suivent, mais quand c’est fait, on passe à autre chose et on profite de la vie avec eux! Sauf que, quand on parle (même en riant) d‘un 4e éventuel, tout se gâte et les gens commencent à multiplier leurs conseils.

    Je vous livre, en vrac, tout ce que j’ai entendu :

    - « Oh, tu es jeune, garde-toi un petit dernier pour la fin de la trentaine ou début quarantaine! »

    - « Fais-le dans la foulée, car sinon il sera un peu exclu du groupe. En plus, vers 10 ans, il va s’ennuyer à voir les grands partir avant lui! »

    - « Si tu en fais un plus tard, tu vas revenir aux couches au moment où tu commenceras tout juste à vraiment t'amuser et voyager avec tes 3 grands... »

    - « Moi, c’était pratique : j’en ai fait d’abord 2 rapprochés, puis 2 autres rapprochés, 8 ans après. J’avais 2 belles équipes. »

    Ça part dans tous les sens, n’est-ce pas?

    En fait, loin de me perdre, cela m’a fait méditer. Je me suis dit que ma tribu, qu’elle s’agrandisse ou reste ainsi, aura la forme qu’elle aura et le mérite d’exister. Point final! Pourquoi a-t-on autant le besoin de tout calculer? Pourquoi vouloir tout rentrer dans un moule social, y compris le profil numérique de nos familles? N’y a-t-il pas de magnifiques fratries qui naissent à 2, 4 ou 8 ans d’écart? Juste à regarder un adolescent donner le bain ou lire une histoire à un bébé, cela me convainc que oui.

    Bien sûr, il y a bien d’autres arguments qui pèsent dans la décision d’agrandir sa famille, même dans l’écart d’âge à choisir. Les moyens financiers, la taille de la maison, la situation professionnelle, l’aide familiale dont on dispose...

    En avez-vous beaucoup entendu, comme moi, au sujet de l’écart d’âge de vos enfants?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
 
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