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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

janvier 2011 - Billets

Famille à la Une
  • 6 commentaire(s)
    1 583 aperçus

    60 minutes de sport par jour... dès 5 ans!

    Le nouveau guide d’activité physique canadien, préparé par la Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE), vient tout juste de sortir. Et vous savez quoi? Enfilez vos souliers de course, à vous et à vos petits! Car le niveau d’exigence, pour rester en forme, a encore grimpé. 

    Le nouveau guide déclare que les enfants (de 5 ans à 11 ans) et les jeunes (de 12 ans à 17 ans) devraient faire chaque jour au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée. Plus précisément :

    - des activités d’intensité élevée, au moins 3 jours par semaine;
    - des activités qui renforcent les muscles et les os, au moins 3 jours par semaine. 

    Ces directives résultent de plus de 4 années de recherche et d’analyses financées par plusieurs groupes, incluant l’Agence de la santé publique du Canada. Et attention : c’est un « objectif minimal, pour favoriser la santé de façon appréciable », dit le président de la SCPE, le Dr Mark Tremblay. 

    Cela vous intrigue? Vous pouvez télécharger le Guide à partir du site Internet de la SCPE . Je vous livre aussi un article génial, réunissant les meilleurs sites pour se faire un entraînement personnel et gratuit, grâce à Internet. 

    Actuellement, seulement 9 % des garçons et 4 % des filles accumulent quotidiennement 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée. Il y a donc du boulot…

    On découvre par ailleurs, dans une étude, que nos gamins manipulent mieux la souris d’ordinateur que leur guidon de vélo.

    Plus précisément, cette étude conduite auprès de 2 200 mères à travers le monde, par la compagnie de logiciels AVG, nous apprend que :

    - 58 % des enfants âgés de 2 ans à 5 ans savent jouer à un jeu d’ordinateur simple, tandis que 52 % savent conduire un vélo; 
    - 63 % d'entre eux savent allumer et éteindre un ordinateur, mais seuls 20 % savent nager sans aide, faire un appel téléphonique d’urgence, ou encore lacer leurs chaussures (11 %). 

    Bref, l’étude nous met le nez dans une vérité : nos enfants sont plus à l’aise avec l’ordinateur qu’avec certaines aptitudes de base, y compris des activités physiques que la génération d’avant, sans doute, maîtrisait bien. 

    Cela rejoint l’excellent livre de François Cardinal, dont je vous parlais il y a peu, Perdus sans la nature. Les enfants ne jouent plus dehors, aux activités de base. Rien de nouveau ici, mais disons qu’il pousse le constat plus loin et se demande surtout comment renverser la tendance. 

    Alors le sport, disions-nous, chez nos tout-petits?

    Je reconnais qu’on manque parfois d’idées pour canaliser leur énergie débordante et leur faire découvrir les sensations d’un entraînement cardio, un vrai, avec de la transpiration, de l’aérobie, bref; tout ce qui rend un exercice intensif. 

    Personnellement, ces jours-ci, cela nous est assez bien fourni par les montées et descentes en traîneau, juste en arrière de chez moi. Également par les courses de « trap-trap » - comme disent les enfants qui courent pour qu’on les attrape - du dimanche matin. Enfin, par les cours de natation. 

    Mais sinon? Pour fournir à un enfant de 5 ans ces 60 minutes d’activités quotidiennes, vous faites comment? Pas évident. J’attends vos suggestions!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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  • 2 commentaire(s)
    2 269 aperçus

    81 substances chimiques dans l'assiette de nos enfants!

    Huit Français sur dix sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales. Ils sont autant soucieux (80 %) des contaminants que peuvent contenir le poisson et la viande. Et nous, les parents québécois, le sommes-nous?

    Je ne veux pas jouer les rabat-joie, surtout en ce tout début d’année... Mais tout de même : une récente enquête française vaut le coup d’être portée à votre attention. Car elle peut tout aussi bien être transposée ici. 

    L’association Générations futures, en collaboration avec le Healt Environment Aliance et le soutien de WWF-France, a en effet décidé de répondre à une question fréquemment posée : à combien de substances chimiques différentes sommes-nous exposés, dans une journée, par notre alimentation? Et à quel type de substances?

    Ils ont donc fait l’épicerie et acheté tout ce qu’il faut pour composer un menu d’enfant dans une journée, en suivant les recommandations du ministère de la Santé. Quatre repas et une collation ont été préparés, comprenant 5 fruits et légumes frais, de même qu'au moins 3 produits laitiers et 1 1/2 litre d'eau. Le tout non biologique, pour être vraiment représentatif de la consommation moyenne. Une friandise a même été introduite.

    Voici le menu : 

    Matin : Thé au lait (eau chauffée dans une bouilloire en plastique), pain de mie, beurre, confiture, jus de fruits (raisin)

    Collation de 10 h : pomme

    Midi : salade composée (salade verte, tomate, thon); haricots verts, steak, baguette, raisins

    Goûter : smoothies aux fruits rouges

    Soir : salade verte, saumon et riz (plat servi dans une assiette en plastique alimentaire), citron pour le saumon, fromage fondu, pêche, pain

    1 fois dans la journée : gomme à mâcher pour enfant

    Toute la journée : eau du robinet

    Ils ont ciblé les substances les plus susceptibles de s'y retrouver. Puis, ils ont fait appel à plusieurs laboratoires accrédités COFRAC en France, mais aussi en Belgique, chaque fois les plus performants, selon les substances. 

    Résultat : 128 résidus chimiques provenant de 81 substances chimiques différentes ont été ingérés dans la journée. On retrouve notamment :

    • 42 substances différentes classées cancérigènes possibles ou probables,
    • 5 substances différentes classées cancérigènes certaines

    La conclusion est édifiante, aussi. Je vous la livre ici :

    Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants est préoccupante, car elle résulte de l'ingestion de cocktails de très nombreuses substances. Les effets de synergie possible induits par l'ingestion de tels cocktails de contaminants ne sont pas pris en compte dans l'évaluation des risques posés par ces différentes substances et le risque final pour le consommateur est donc probablement sous-estimé

    À côté de cela, en France comme ailleurs, le cancer progresse à vitesse grand V. Les associations concernées lancent donc une campagne d'envergure. Générations futures réclame même l'interdiction de l'utilisation des additifs potentiellement cancérigènes ou perturbateurs endocriniens, de même que l'interdiction de tous les plastiques contenant des phtalates ou du bisphénol A. 

    Puis elle rappelle, bien sûr, les pistes de solutions que l’on connaît :

    • Consommer des produits issus de l'agriculture biologique (proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse). 
    • Privilégier les produits locaux (ce qui évite certains insecticides et fongicides qui sont mis dans les lieux de stockage, notamment pour la conservation). 
    • Éviter les plastiques alimentaires (dont émanent les phtalates). 

    Bon appétit les amis!

    P.-S. Avis aux intéressés, vous trouverez ici les résultats détaillés de l’enquête

    P.-S.2 : J'apprends également que six phtalates vont être bientôt limités par Santé Canada dans les jouets de nos enfants. Car jusqu'à présent, certains en sont pleins!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 2 commentaire(s)
    1 309 aperçus

    Des garderies plus écolos: une belle résolution!

    Qui a dit que les garderies ne pouvaient pas être écolos?

    C'est en tout cas une belle résolution qu'elles pourraient prendre depuis que la SODER (Société de développement environnemental de Rosemont) a lancé, le 16 novembre dernier, le Guide du CPE éco-responsable, destiné à tous les centres de la petite enfance du Québec. 

    Élaboré avec les partenaires du réseau des CPE (y compris leur coopérative d’achat), il encourage l’adoption de pratiques durables : économie d’énergie, qualité de l’air, recyclage, compostage, saine alimentation, produits nettoyants éco-responsables, couches lavables, réduction des déchets, etc. La SODER travaille aussi à un projet pilote de couches lavables en CPE et annoncera sous peu le lancement d’un service de collecte et lavage de couches sur l’île de Montréal. Génial, non? On peut même se demander pourquoi cela n’a pas été fait avant.

    À tous les CPE que mes enfants ont fréquentés, j’ai demandé s’ils acceptaient les couches lavables. « Non », m’a-t-on répondu 3 fois plutôt qu’une, au prétexte que c’était compliqué pour les éducatrices; peu hygiénique... Foutaises, ai-je toujours pensé. Quelle différence y a-t-il entre jeter une couche souillée dans un sac-poubelle ou la placer dans un sac imperméable fourni par le parent? Puis, quelle différence entre mettre à l’enfant une couche jetable et une couche lavable? Avec une petite formation en début d’année, peut-être 1 ou 2 minutes de plus, maximum. La cause de l’environnement n’en vaut-elle pas l’effort, à l’échelle des milliers de poupons qui fréquentent les CPE? Je pense que oui. En plus, accepter les couches lavables en CPE aurait un immense effet boule de neige entre les parents. 

    Pour le compostage, même chose. Quelle différence, pour le cuisinier, entre jeter les restes dans sa poubelle ou dans un immense contenant de compost? Aucune. Bien sûr, cela demande une certaine organisation pour traiter ces déchets en compost. Mais les CPE de Montréal ont peu d’excuses : si le CPE n’a pas de place pour faire du compostage, il peut bénéficier pour un prix modique des services de Compost Montréal. La collecte des matières organiques à sa porte! Le prix est établi en fonction du volume de matière organique produite et de l’emplacement du CPE. Parlez-en!

    Le guide nous sensibilise aussi sur l’importance d’une alimentation saine, équilibrée et biologique. Il propose aux CPE de consommer des produits locaux (grâce à l’organisme Équiterre, notamment, qui a déjà jumelé plusieurs garderies avec des fermiers locaux biologiques) ou encore de participer à l’initiative internationale Lundi sans viande. Déjà adoptée par un CPE de Laval et beaucoup d’autres institutions, cette campagne encourage à mettre au menu, tous les lundis, un plat à base de légumes ou de protéines végétales. Tellement facile, non?

    J’aimerais bien savoir si votre CPE ou votre milieu familial fait de petits pas comme cela, dans le sens d’un monde plus « éco-responsable », comme dit ce guide sympathique. En tout cas, sous notre influence à tous, ça évoluera, c’est certain.

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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