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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

décembre 2010 - Billets

Famille à la Une
  • 6 commentaire(s)
    1 093 aperçus

    Père Noël: même les adultes ont le droit d’y croire!

    J’ai toujours pensé que la croyance au papa Noël, chez les enfants, était sacrée.

    Il y a quelques années, on a vu des psys essayer de nous faire croire qu’il valait mieux dire la vérité aux enfants, que le mensonge faisait plus de mal que de bien, etc. Horreur!

    D’autres dizaines de psys se sont empressés de rappeler l’évidence : oui, il est bon et sain de croire au père Noël, car les enfants vivent dans l’imaginaire et en ont besoin!

    Les enfants n’ont aucun inconvénient à imaginer un traîneau en train de voler dans le ciel, des petits lutins préparer des milliers de cadeaux, et ne doutent pas un seul instant que le gros papa Noël puisse passer dans une minuscule cheminée, même avec son gros ventre. Ils y croient, c’est tout. Et c’est magnifique.

    Je vais vous raconter une anecdote vécue.

    J’ai déjà rencontré une maman qui était fermement décidée à dire la vérité à son enfant. Donc, dès le départ, elle lui a dit que le père Noël n’existait pas et que c’était les parents qui achetaient, puis emballaient, les cadeaux. 

    Un jour, la petite fille va à une fête de Noël. Il y a là un bon père Noël déguisé, qui distribue les cadeaux aux enfants. La maman prend sa petite fille à part, lui donne un casse-tête emballé (avec sa petite fille) et lui dit : « Tiens, va le donner au papa Noël, puis il va te le donner, comme aux autres enfants. »

    La petite fille de 3 ans obéit, puis revient en criant à sa maman, avec un sourire émerveillé : « Maman! Maman! Regarde, le papa Noël m’a apporté le même cadeau que le tien! » 

    Merveilleux, les enfants, n'est-ce pas? Morale de cette histoire : laissons la magie opérer, car de toute façon, elle nous rattrapera!

    D'ailleurs, je crois qu'en chacun de nous continue de vivre un petit père Noël.

    En lisant l’Oeil régional cette fin de semaine (mon journal local), j'ai vu une chronique du papa Noël qui, justement, s’adressait aux parents. Cela m’a fait sourire, car ce coquin mal fagoté m’a touchée droit au coeur. Je le cite :

    Vous ne croyez toujours pas en moi? Pourtant, quand vous êtes seul, que vous marchez dans le centre commercial, que vous passez devant mon royaume, que je croise votre regard et que je vous salue de la main, je vous rends heureux. La preuve, vous me souriez. J’ai même offert un toutou à certains d’entre vous, les adultes, et vous avez réagi de la même façon qu’un enfant, en le serrant dans vos bras et même en l’embrassant. Ce court instant, avouez que vous l’avez savouré, que ça vous a fait vivre une petite magie de Noël. En tout cas, quand nos yeux se sont croisés, je n’ai vu aucune différence entre les vôtres et ceux de vos enfants.

    Eh bien moi, je le crois! Même si je me moque souvent de sa barbe trop blanche et mal collée. Je peux même vous dire plus : je sais que certains adultes écrivent au père Noël. Pour lui raconter leurs peines. Leurs espoirs. La Presse a écrit un article très touchant, que je vous laisse découvrir. 

    Joyeux Noël, mes petits et grands amis!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
    Mot clés:
  • 14 commentaire(s)
    1 688 aperçus

    Quand le corps apprend à accoucher

    Avez-vous entendu parlé du projet Naissances?

    C'est une pièce de théâtre sur le thème de la naissance, que vous aurez encore l'occasion de voir le 14 décembre, à l'Espace Go, à Montréal. La pièce est suivie d'une discussion avec des intervenant(e)s en périnatalité : une sage-femme, un chercheur, un médecin, une accompagnante, etc. 

    Le site Internet de la pièce tend la plume à certains artistes ou auteurs pour témoigner. J'ai donc eu l'opportunité d'y parler de mes « naissances ». Une sorte d'hommage aux sages-femmes qui font un travail formidable. Voilà ce que j'y raconte. 

     

    Aucun de mes accouchements ne se ressemble. Mais ils composent une belle histoire : celle du corps qui apprend à accoucher. 

    Le premier, à l’hôpital. J’avais 27 ans et, malgré tout mon amour pour le « tout naturel », accoucher à l’hôpital avait quelque chose de rassurant pour un premier bébé, pour moi comme pour mon époux. Alors, je me suis dit : j’accoucherai à l’hôpital, mais le plus naturellement possible!

    Ce fut presque réalisé. Notre fille ayant décidé de rester dans son nid douillet jusqu’à 42 semaines, j’ai dû accepter un déclenchement, ultimement repoussé au maximum, en vain.

    J’ai donc conservé, comme j’ai pu, cet accouchement dans les limites de ce que l’hôpital peut offrir : déclenché avec de l’hormone de synthèse, forcément; avec une percée de poche des eaux, certes; mais sans épidurale. J’ai même profité de la seule baignoire à remous offerte à l’étage.

    Mobile, je trainais partout avec moi ce soluté à roulettes qui m’encombrait et je demandais sans cesse qu’on me fiche la paix avec le monitoring. Je ne me sentais bien que debout ou à 4 pattes! Une vraie rebelle à l’hôpital, soutenue par des infirmières à la fois déboussolées et séduites.

    Deuxième accouchement : en maison des naissances, à Pointe-Claire. Une révélation. Une reconnexion avec moi-même, mon ventre, mes valeurs, mes contractions. 

    Notre fils est arrivé à 39 semaines, après avoir percé sa poche des eaux une belle nuit de printemps. 

    Dans la chambre de la maison des naissances, je bouge, je marche, je soupire. Mon amoureux m’apporte à boire et des dattes puis reste à mes côtés, tandis que ma sage-femme passe une tête souriante, de temps à autre. 

    J’ai un peu froid et le travail s’intensifie, alors je vais me détendre dans le bain (encore). Puis, je ressors, je m’accoude au grand lit bordé de ma couette préférée (ici, on apporte nos draps) et notre bébé pointe son nez. C’est un fils! 

    Les larmes coulent et son papa entonne une berceuse (« Ma petite est comme l’eau… »), que ma sage-femme et l’aide soignante reprennent en chœur, tout doucement. Un moment de grâce, dans la pénombre, pour accueillir ce petit déjà collé à moi. 

    Troisième accouchement : même maison des naissances, même chambre, même sage-femme tant aimée, Claudia Faille. 

    Je passe la moitié du travail dans l’eau et j’y suis tellement bien que j’ai bien l’intention d’y rester jusqu'au bout. Mon amoureux souhaite rester près de moi, mais je préfère être seule. Je suis tellement bien dans ma bulle, en connexion avec ce bébé!  

    Chaque contraction me rapproche de lui. Les douleurs deviennent donc des amies à qui je dis : « Viens! », dans un dialogue un peu surréaliste. 

    La sage-femme et son assistante entrent en trombe me rejoindre pour m’aider à l’accueillir dans l’eau. C’est une fille! 

    C’est une certitude : quand tout va bien, le corps d’une femme que l’on écoute sait accoucher tout seul. Il suffit de lever les barrières que l’on se dresse, à travers nos peurs ou l’entourage médical. 

    Je ne l’ai jamais si bien compris que ce jour, en dégustant mon plateau de fruits après l’accouchement. Un grand merci à Claudia, qui m’a fait prendre conscience de ce secret bien gardé… depuis que la femme existe!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 10 commentaire(s)
    2 204 aperçus

    Noël des enfants: on partage nos idées-cadeaux!

    C’est déjà le temps des listes au père Noël! Et plus mes enfants grandissent, plus je prends l’affaire au sérieux. 

    En fait, c’est probablement l’un des derniers Noël où mon aînée croit au père Noël (elle est à la maternelle). L’année prochaine, déjà, elle sera dans le camp de ceux qui « font semblant », pour faire durer la magie aux yeux des plus petits.

    Alors, jouons le jeu gaiement, tant qu’il est encore temps!

    Avec quel budget? C’est la question fatale que je me pose aussi plus sérieusement depuis que j’ai 3 enfants et que je veux un peu d’équité dans tout cela.

    Dans le dernier Coup de pouce, une journaliste a recueilli les témoignages de mamans à ce sujet. Et ça vaut le détour, ne serait-ce que pour tomber en bas de nos chaises!

    L’une, qui a une fille unique, dépense de 300 $ à 400 $ pour sa fille. Une autre famille : de 150 $ à 200 $ par enfant. La troisième, de 100 $ à 150 $ par enfant, et une quatrième plus raisonnable, enfin, 100 $ par enfant.

    Saperlipopette! C’est beaucoup, non?

    Dans un sondage récent, on apprend qu’en moyenne, les Québécois qui fêtent Noël dépensent chacun 501 $ pour la nourriture, les cadeaux et pour recevoir les amis ou la famille.

    Près de la moitié (45 %) se disent stressés parce qu’ils ne savent pas si les récipiendaires aimeront leurs cadeaux, et environ un quart d’entre eux (23 %) ne savent pas s’ils vont trouver le bon cadeau pour les gens plus « capricieux ».

    Une autre enquête du mois dernier, menée par MasterCard Canada, démontre que 30 % des Québécois ont déjà dépassé leur budget de cadeaux et qu’ils s’en aperçoivent une fois le jour de l’An passé. Ainsi, au moins 29 % dépensent de 500 $ à 1 000 $ pendant les Fêtes.

    Mais le plus drôle (ou triste, ça dépend de notre moralité), c’est que 30 % des Québécois affirment qu’ils achètent des cadeaux qu’ils savent au départ ne pas pouvoir se payer. Fou, non?

    J’avoue que la stratégie à adopter pendant le temps des Fêtes est délicate. On leur demande une liste au père Noël et on choisit 3 cadeaux pour chacun? On en achète un neuf, l’autre de seconde main? Ou encore juste un seul, mais un beau cadeau?

    Parfois, pour ma petite de 18 mois, je suis tentée de remballer un cadeau déjà offert et presque jamais utilisé! Oserai-je? Comme ce mouton du Petit Prince, encore tout blanc et soyeux, sur des roulettes en bois, à tirer par une ficelle?

    Je viens chercher vos idées-cadeaux et vous sonder sur votre budget, en toute naïveté. Lancez-vous! À plusieurs, on va sûrement s’inspirer.

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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