Envoyer cet article
Fermer
 


Nom de l'article:
http://naitreetgrandir.com/cs/themes/blogs/naitreetgrandir/postlist.aspx?App=famille-a-la-une&y=2010&m=08&d=1
 
Votre nom:
 
Votre courriel:

 
 
Nom de votre ami(1):
 
Courriel de votre ami(1):

 
 
Nom de votre ami(2):
 
Courriel de votre ami(2):

 
 
Nom de votre ami(3):
 
Courriel de votre ami(3):

 
 
Votre message:
 
Naître et grandir sur FacebookNaître et grandir sur TwitterAbonner vous à l'infolettre
 

Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

août 2010 - Billets

Famille à la Une
  • 6 commentaire(s)
    2 178 aperçus

    Première rentrée en maternelle et beaucoup de questions!

    À quelques jours de la rentrée des classes, je viens prendre un peu le pouls de votre tensiomètre. 

    Mon ainée rentre à la maternelle. Je m’entends dire fébrilement « Déjààà…! », à longueur de semaine, comme tous les parents, j’imagine. 

    Mais mon instinct maternel balance entre deux attitudes: Je la prends « cool », cette rentrée, ou je la fais mousser comme le champagne d’un grand évènement?

    Soit, je fais semblant que c’est une étape parfaitement normale: pas de préparation de tenue ni de coiffure trois jours à l’avance, pas de reportage vidéo sur le premier jour de classe, pas de photo-souvenir sur le perron de l’école,  pas de préparation psychologique intensive sur les nouveautés-hyper-super-géniales de l’école, etc. Soit, je la prends très au sérieux, en faisant exactement l’inverse de ce que je viens de dire: préparation aboutie et repas aux chandelles la veille au soir, en famille, pour marquer le coup. 

    Je vous dirai, cela va sûrement se situer à mi-chemin entre les deux, à cause justement de toutes les bonnes intentions du monde pour ne pas trop en faire, tout en marquant le coup. 

    On a déjà fait les achats scolaires ensemble, acheté son sac à dos, parlé de mes (beaux) souvenirs d’école, et même visité ensemble l’école lors de la journée portes ouvertes. 

    Mes réflexions portent plutôt sur l’attitude paternelle : non seulement c’est l’école où il est lui-même allé (souvenirs, souvenirs!), mais il compte prendre une matinée de congé pour pouvoir l’accompagner… et en plus, la filmer avec son sac d’école et ses lulus! Bref, ce sera à moi de rendre les choses plus normales. 

    Autre sujet de la rentrée: à combien d’activités extrascolaires l’inscrire? 

    Si l’on écoute les spécialistes: idéalement, aucune. C’est bien mal connaitre ma fille. Si je l’écoute, on la réinscrit au cours municipal de natation, mais aussi au ballet et à la gymnastique!

    Au final, doit-on aller contre la bonne volonté sportive des enfants, soi-disant pour leur bien? Alors que dans bien d’autres articles, on tire à boulets rouges sur l’ordinateur et la télévision en nous disant d’envoyer nos enfants faire du sport?

    C’est décidé, en famille: elle ira à son cours de natation (45 minutes) et à sa gymnastique (le samedi matin). Du temps libre, elle en aura chaque jour, puisqu’elle sort à 14h07 de l’école et ne va pas au service de garde, la chanceuse.

    Peut-être qu’un jour elle me reprochera de ne pas l’avoir inscrite au service de garde, qui sait? Ni au repas avec les amis? On verra bien. Mais en tout cas, elle aura essayé la gymnastique à 5 ans, ce qui est, il me semble, un bon âge pour découvrir un sport, si jamais l'on veut s'y accrocher plus sérieusement. 

    Et vous, comment gérez-vous la rentrée, les inscriptions, bref, toutes ces hésitations entre « trop » et « pas assez »? Combien d'activités, à l'agenda familial?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 23 commentaire(s)
    2 382 aperçus

    Retourner au travail avant un an: une folie?

    En France, mon pays d’origine, la grande majorité des mamans retournent au travail après 18 semaines. C’est le congé « légal ». À 4 mois donc, Bébé passe la plupart de son temps avec une nounou, une aide maternelle, une éducatrice; bref, ce qu’on trouve, quand on le trouve.

    Au Québec, quand on aperçoit un bébé de 4 mois dans une garderie, c’est tellement rare qu’on a du mal à retenir nos émotions : « Pauv’ p’tite peanut… Il est tellement p’tit! » Sans parler de la culpabilité ressentie par la maman qui laisse son bébé aux bras d'une autre femme. Pas facile, comparé aux mamans françaises.

    C’est donc un monde qui nous sépare, pas seulement légal, mais intellectuel et socioculturel. (Il n’y a qu’à se souvenir, aussi, du pavé lancé dans la mare par la Française Élizabeth Badinter, dont j’avais parlé ici même).

    Mais on connaît toutes, cela dit, une ou deux Québécoises qui font exception. Qui retournent au travail après 6 mois parce qu’elles en ont envie ou besoin, ou parce que leur ménage a besoin de plus d’argent, tout simplement.

    Eh bien! Que l’on se rassure, pour celles-là et leurs bébés. À en croire une récente étude de chercheurs de l’Université Columbia, de nombreux effets positifs viendraient contrebalancer les effets négatifs, liés à cette perte de temps passé avec la mère.

    En fait, les chercheurs ont voulu connaître l’impact réel du retour des mères au travail, quelques mois seulement après l’accouchement, en examinant tous les effets de ce retour au travail sur le développement de l’enfant.

    Ils ont suivi 1 000 enfants de 7 ans, dans 10 coins des États-Unis, en examinant aussi bien les relations familiales, le revenu familial, les habiletés en lecture et en écriture, que les résultats scolaires. Ils ont même demandé aux parents et professeurs d’évaluer le comportement.

    Résultat : Les mamans qui retournaient au travail avant 1 an avaient une meilleure santé mentale, étaient capables de construire une relation plus saine avec leur famille, et elles ont augmenté le revenu familial, ce qui aurait eu également un effet positif sur le développement de l’enfant, grâce à l'obtention de meilleurs services de garde.

    Leur étude est donc un beau pied de nez à celle de l’Unicef, parue en 2008, qui affirmait au contraire que les mamans revenant au travail dans la première année « jouaient » avec le développement de leur enfant! 

    Les chercheurs introduisent néanmoins un bémol, et pas des moindres : les bénéfices pour les enfants sont encore plus positifs quand la maman travaille à mi-temps; parce qu’en plus de bénéficier des effets du retour au travail, elle donne un grand temps d’interaction à son enfant.

    Bien sûr, ces recherches n’inventent rien. On se doute bien que l’idéal, pour beaucoup, c’est de s’occuper de son enfant tout en se satisfaisant intellectuellement et en rapportant de l’agent à la maison. Pas de surprise ici.

    Quoique, je connais bien des mamans qui sont très contentes de faire une coupure totale pendant 1 an avec leur boulot. Certes, elles avouent parfois avoir l’impression d’être plus « molles du ciboulot », mais l’assument.

    Et vous, vous vous sentez comment, dans cette longue année de congé de maternité? Ça vous manque, le travail?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 35 commentaire(s)
    3 887 aperçus

    Le lit de bébé: 6 mois dans notre chambre!

    Aujourd’hui, je suis tombée des nues. Saviez-vous qu’il est recommandé par Santé Canada et la Société canadienne de Pédiatrie de partager notre chambre avec bébé pendant… 6 mois?! SIX mois? Et le sommeil des parents alors?

    Alors là, je l’avoue, j’ai fauté. Comme beaucoup de mes proches, d'ailleurs. Et peut-être même vous!

    Ma première fille est restée près de 3 mois dans notre chambre. Mon fils est resté 2 semaines. Puis, ma dernière a dormi dans son couffin de dentelle blanche, sur roulette, juste derrière notre porte ouverte. Oui oui, ne vous inquiétez pas, un couffin conforme aux normes de sécurité canadienne.

    Cela ne m’a pas empêchée ni de me lever chaque fois que j’entendais le mouvement de succion de leur bouche assoiffée, ni de les allaiter respectivement 13 mois (les deux premiers) et 15 mois (la dernière, que je continue d’allaiter).

    Alors aujourd’hui, je me suis interrogée. Pourquoi 6 mois? Sur le site de Santé Canada, on explique que « Les recherches ont démontré que les risques de SMSN (NDLR Syndrome de la mort subite du nourrisson) sont moindres lorsqu’il y a partage de la chambre. Le partage est donc recommandé jusqu’à l’âge de 6 mois. »

    Je ne peux que m’incliner devant cette recommandation… mais combien d’entre nous la connaissent et la respectent?

    Mais, ne vous méprenez pas, partage de la chambre ne signifie pas « partage du lit ». Le co-dodo serait, au contraire, un facteur de risque du SMSN… Fiou, ça commence à être compliqué, non?!

    Si je n’ai pas gardé mes enfants chéris dans ma chambre, c’est tout simplement que je fais partie des personnes très sensibles aux bruits de mes bébés. 

    Vous savez, ces mille et un bruits du nourrisson, ceux que l’on redécouvre chaque fois comme si c’était la première fois, en se disant : « Dis donc, qu’est-ce que ça fait comme petits bruits, ces petites choses-là! »

    Les faire dormir non loin de notre chambre, tout en laissant ma porte ouverte, me permettait de masquer ces petits bruits-là, tout en pouvant entendre leurs appels à boire.

    Dès lors, le sommeil de bébé et de maman s’en trouvait respecté. J’avais la satisfaction de ne pas réveiller bébé pour rien dans son sommeil paradoxal (ou sommeil « actif ») et, surtout, l’autosatisfaction de dormir 5 bonnes heures d’affilée.

    En travaillant sur le sujet du sommeil, j’ai en effet compris qu’un bébé pouvait gémir, et même ouvrir les yeux, tout en étant endormi. Qu’il s’agissait du sommeil paradoxal et qu’il ne fallait donc pas le réveiller, encore moins le nourrir. Qu’il fallait donc attendre de voir ses réflexes de succion et ses yeux bouger dans tous les sens pour être sûrs qu’il était bien réveillé…

    Je ne sais pas si les rédacteurs de Santé Canada ou de la SCP pensent à ce genre de détails. Savent-ils que certaines mamans ont de la difficulté à laisser bébé dormir 4 heures d’affilée, en le nourrissant même s’il n’en a pas nécessairement besoin et en croyant bien faire? Savent-ils que des parents bien reposés seront d’autant mieux disposés aux soins de leur bébé, le lendemain?

    Bref, je trouve qu’ils pourraient être moins « normatifs », sur ce coup des 6 mois. Et j'aimerais bien savoir de quand date cette recommandation, parce qu'aucun médecin, ni infirmière ne m'en a jamais parlé!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
    Mot clés: ,
 
Reproduction et droits d'auteur © 1998-2012 Fondation Lucie et André Chagnon. Tous droits réservés.

Avertissement. Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.