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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

janvier 2010 - Billets

Famille à la Une
  • 6 commentaire(s)
    1 577 aperçus

    Souper en famille, vous y arrivez?

    Depuis que je suis petite, c’est un moment sacro-saint. Quelles que soient les occupations des uns et des autres (sport, travail…), quelles que soient leurs humeurs, on essaie de se retrouver à table en famille. On jase, sans télé ni musique. On se raconte nos journées, nos bonheurs, nos satisfactions ou nos inquiétudes. Comme beaucoup d'autres.

    Cela dit, maintenant que je suis maman de 3 loulous âgés de 8 mois à 5 ans, je réalise l'AMPLEUR du défi. Coordonner la purée de la dernière (à la bonne température), puis garnir (de façon équilibrée) les assiettes des 2 grands puis les nôtres, tout en essayant de manger au même rythme et d’arriver au dessert ensemble... c’est presque impossible!

    Alors parfois, j’essaie d’appliquer la bonne vieille règle de mon enfance. Quand le repas s’attarde et que les « grands » font vraiment trop durer le repas, les « petits » on le droit de sortir de table en attendant le dessert. Mais ça, c’est quand ça se passe le mieux possible…

    Car la plupart du temps, j’ai à peine entamé mon assiette chaude que je me lève une première fois pour débarbouiller mon bébé, une deuxième pour ouvrir le dessert au tofu de mon fils et le nouveau pot de sirop d’érable à ma fille,  puis une troisième pour réchauffer mon assiette qui est devenue froide. Bref, je suis sûre que c’est pour tout le monde pareil.

    Résultat : on jongle pour arriver à maintenir ces repas en famille, au moins 5 jours sur 7; puis les 2 autres soirs de semaine, on s’offre un repas en amoureux quand les enfants sont couchés... parce qu'on n'en peut plus de ne pas arriver à placer un mot sans se lever 10 fois (du moins pendant la petite enfance!). 

    À en lire une étude récente, une bonne partie des parents ont carrément abandonné le défi. Tandis qu’il y a 10 ans, le souper familial se prenait à 5 h 46 (en moyenne) et réunissait 4 familles sur 5, il se prend aujourd’hui à 6 h 22 et un quart des familles ne mangent plus ensemble. Parmi ces familles anglaises, si 43 % avouent souhaiter faire un effort sur ce plan, 27 % attendent systématiquement que leurs enfants soient couchés. Ouille!

    Une autre étude a calculé que la famille britannique mangeait son souper en 14 minutes et 27 secondes et généralement devant la télévision. Je sais que chaque famille a ses contraintes : le papa ou la maman qui finit de travailler à 22 h, les enfants qui ont chacun une activité extra-scolaire les soirs de semaine, etc.

    Mais comme le disait un internaute, dont je lisais le commentaire : « Oui, les temps sont durs et on doit travailler fort pour arriver à la fin du mois, mais si ce n’est pour ces moments où l’on peut savourer les fruits de notre labeur, à quoi bon travailler? »

    D’autres vont me répondre : il n’y a pas que les soupers pour communiquer. Surtout quand on éteint la télé, l’ordi et la radio, le soir et les fins de semaine…

    Certes! Mais le souper, c’est un moment spécial, surtout quand toute la famille est réunie. Et je suis sure que lorsqu’on prend l’habitude d’installer un climat de confidences à table, dès la petite enfance, l’habitude reste pendant des années, même pendant les années si délicates de l’adolescence. Et c'est bien utile, cette communication, pour éviter les soucis.

    Et vous, manger tous ensemble à table, vous y arrivez?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 21 commentaire(s)
    2 396 aperçus

    Les bébés filles, plus faciles?

    Je suis sûre que vous avez remarqué, comme moi,  la petite préférence des parents d’avoir une fille en premier. Parfois c’est dit haut et fort, d’autres fois c’est pensé et à moitié avoué, mais en tout cas, c’est plus fréquent que le souhait d’avoir un garçon en premier.

    Eh bien, nos pressentiments sont confirmés. Selon un article récemment écrit dans le Elle français, le livre de Thérèse Ellul-Ferrari Le régime pour avoir une fille se vend 2 fois plus que la version pour avoir un garçon.

    On sait que, concernant les enfants adoptés, on observe la même préférence. 

    Mais d’où vient cette lubie? Pense-t-on vraiment que les filles sont plus douces, souples et câlines que les garçons? Peut-être est-ce surtout un souhait des mamans, qui ont l’impression qu’elles se retrouveront mieux et seront plus à l’aise avec un petit être qui leur ressemble?

    Ça vaudrait le coup, effectivement, de connaître la proportion de femmes dans ces sondages et parmi les clients de ce livre. Ça nous éclairerait peut-être.

    Quoi qu'il en soit, même si je respecte totalement ces ressentis, je voudrais quand même prendre la défense de nos petits bonshommes d’amour, en gestation partout dans le monde...

    Mesdames et Messieurs, de mon expérience et de celles de toutes les mamans que je connais, c’est plutôt l’inverse!

    De 0 à18 mois, les petites filles que je connais se sont montrées plus indépendantes, effrontées, têtues, mais souvent aussi moins « colleuses » que les petits garçons.

    Je ne me suis rarement autant régalée de câlins « spontanés » qu’avec mon fils. Je veux dire, sans avoir à les réclamer.

    Avec ma fille? Dieu sait combien je l’aime, mais je dois avouer que dès 9 mois, elle était bien plus occupée à conquérir le monde de notre appartement que les câlins de sa mère! C’est donc surtout de 0 à 9 mois que j’ai fait mon plein de câlins (elle ne pouvait me résister, hé hé!) et c’est davantage maintenant, à 5-6 ans, qu’elle me « revient ».

    Certains diront que la vérité est peut-être à aller chercher du côté de la mère. On aurait des comportements différents avec nos filles et nos garçons.

    On serait naturellement plus protectrices et indulgentes avec nos fils; tandis qu’avec nos filles, qui sont un peu la continuité charnelle de notre corps, on aurait tendance à être plus exigeantes, comme on l’est avec nous-mêmes. 

    Et vous, avez-vous une idée là-dessus?

    - D’abord, vouliez-vous une fille en premier?

    - Et si vous avez eu à la fois fille et garçon, votre bébé-fille était-elle plus douce?

    Je fais mon propre sondage. Et j’ai bien hâte de savoir!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 1 commentaire(s)
    1 496 aperçus

    Cherche supercentre parents-enfants

    Amis investisseurs, ce billet vous concerne!

    Depuis que je suis maman, une tendance commerciale me laisse perplexe. Pourquoi y a-t-il autant de services et bébelles destinés aux parents, sur tout et n’importe quoi, mais SI PEU d'organismes qui offrent la chance aux parents de faire une activité avec leur bébé, ou encore mieux, à côté d'eux, pendant que quelqu'un d'autre le surveille? Ne serait-ce que 30 minutes?

    Chaque fois que j'ai été enceinte, j'ai nagé dans ma piscine de quartier jusqu'à la dernière semaine. Et chaque fois, je l'ai quittée avec le coeur un peu triste. « À l'année prochaine », me disais-je,  tout en me questionnant : « Bon sang, à quand une piscine avec une petite garderie? Est-ce si compliqué?! »

    À mon humble avis, c'est ça, LA solution; durant cette période où Bébé a moins de 1 an et qu’il soit allaité ou non.

    C’est un vrai plan d’affaires en soi. J'vous l’dis, il y a des centaines de milliers de dollars à faire en créant, par exemple, une chaîne franchisée qui permettrait à des parents de faire du sport, de l’artisanat, des cours de guitare, des cafés-philo, pendant que bébé est gardé juste à côté.

    Bien sûr, ici et là, il y a des organismes de génie qui y ont déjà pensé. Ils se sont adaptés à la demande, avec les moyens du bord. Et ils connaissent tous un immense succès.

    Prenons les cours de cardiopoussette, par exemple, offerts par l’association québécoise Cardio-Plein Air. Les cours sont offerts dans 70 parcs municipaux à travers le Québec, à toutes les mamans et leur bébé à partir de 2 à 4 semaines. En 1 h 15, on enchaîne échauffements, exercices cardio, musculation, relaxation, tai-chi. Et l’hiver, le cours se transforme en cardiotraîneau!

    C’est tout simplement génial. Je l’ai essayé plusieurs saisons d’affilée, avec mes 2 premiers enfants. Et je ne suis probablement pas la seule à le penser, puisque depuis 2006, l’organisme accumule les prix d’excellence (2 prix de la meilleure Femme d’affaires du Québec, prix du meilleur franchiseur, etc.). Il regroupe maintenant plus de 20 000 membres.

    Prenons aussi des organismes locaux comme le Carrefour des Petits Soleils, sur le Plateau à Montréal, les Matinées Mères-Enfants à Mont-Saint-Hilaire, Maman Zen à l’Île-Perrot, ou encore la plupart des centres périnataux. Ces organismes offrent des ateliers parents-enfants et ont tellement de succès qu’ils fonctionnent parfois par liste d’attente (les 2 premiers notamment). J’en fais les frais, mais je ne désespère pas!

    Les Matinées Mères-Enfants ont un principe particulièrement plaisant : pendant que les tout-petits sont gardés par des éducatrices (appelées « jardinières »), les mamans se rencontrent et assistent à toutes sortes d’ateliers ou conférences qu’elles planifient elles-mêmes, donnés par des spécialistes de toutes sphères : professionnels de la santé, des métiers d'arts, du milieu sportif, etc. Ça apporte vraiment le bol d’air et de culture dont on a besoin, quand on est nouvelle maman.

    On pourrait encore citer, dans le même esprit, les Matinées pour mamans qui permettent aux parents d’aller au cinéma avec leur bébé, grâce à une entente avec un cinéma. Ces séances spéciales, avec un son adouci, fournissent même les couches gratuitement!

    Mais à quand un organisme (ou une franchise) qui « fédère » un peu tout cela : du sport (comme Cardiopoussette ou Énergie-Cardio avec leurs garderies intégrées), des ateliers, des cours de toutes sortes, des rencontres?

    Connaissez-vous de tels endroits magiques? Pourtant, il me semble qu’avec notre congé de maternité de 1 an, il y a matière à en profiter… 

    En attendant, je me suis fait un cadeau en ce début d’année : une guitare. Oui, je me mets à la guitare, avec bébé à côté.

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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  • 3 commentaire(s)
    963 aperçus

    Après la magie des cadeaux, la magie du jeu

    Cette année, le papa Noël de notre maison a apporté un jouet à chaque enfant. Un seul, mais un beau.

    Mon fils de presque 3 ans a eu un circuit de ville tout en bois. Ça ressemble à une petite ville reconstituée, avec ses routes, ses lampadaires, sa voiture de police, ses pompiers, ses taxis, etc. Trop mignon. 

    Ma fille de 4 1/2 ans a eu un jeu de stratégie, mon Premier Carcassonne, où l'on doit relier par des chemins le plus de maisons possible. Ah oui! elle a aussi reçu un déguisement de robe de mariée, que maman Noël a acheté au cours de l'année et avait précieusement mis de côté...

    Le 25 décembre au matin, après avoir consciencieusement chanté Petit papa Noël et Vive le vent toute la soirée, après avoir laissé des biscuits et un verre de lait au père Noël sous le sapin, ils ont enfin déballé leurs cadeaux. Ils gloussaient d'excitation, s'aidaient mutuellement à chercher les étiquettes puis à déchiffrer les prénoms sur les paquets, puis ont même remarqué avec émotion le petit message du père Noël, perdu au milieu des miettes de biscuits, qui les remerciait de leur gentille attention.

    Bref, un magnifique moment qui n'a pas manqué de nous replonger, leur père et moi, 25 ans en arrière.

    Après le déballage, place au jeu! Et vas-y qu'on installe la ville en bois de notre fils, puis qu'on se lance dans une partie endiablée de Carcassonne... 

    Puis le lendemain, même chose. Il fallait reconstruire le village défait par mon fils, faire rouler les petites voitures, puis recommencer une énième partie de Carcassonne. 

    Et c'est là que la vérité nous a sauté au visage. Les jouets, c'est bien beau de les offrir, mais après, le plus grand bonheur des enfants, c'est de jouer avec leurs parents. De les embarquer dans leurs rêves, leurs aventures, leurs scénarios d'embouteillages, de conquêtes de villages, de pompiers au grand coeur. 

    Cela nous a confortés dans l'idée que nous avions fait de bons choix. Un ou deux cadeaux, c'est parfait. Ce n'est pas le nombre de cadeaux qui compte, mais bien le temps qu'on passera à animer leurs jeux. Surtout quand les enfants sont petits, comme les nôtres, et encore incapables de « construire » les jeux qu'on leur offre ou de jouer seuls à un jeu de société.

    En effet, les jours d'après, quand nous avons - par la force des choses - relâché un peu notre partenariat de jeu avec eux, les cadeaux du papa Noël ont été un peu délaissés. Les enfants sont retournés vers leurs jeux habituels, leurs poupées, leurs crayons, ou leurs gros camions faciles à animer, surtout sur la table de cuisine ou la table basse remplie de magazines. Mon fils, de son côté, a continué à fouiller nos placards (son jeu favori).

    Cela m'a rappelé les propos d'un ergothérapeute, spécialiste du jeu et du développement des enfants, avec qui j'avais jasé. « Les enfants ont un besoin intense de relations affectives et de jeux avec leurs parents. Même si nos tout-petits passent leur journée à jouer à la garderie, le moment du jeu le soir est sacré. Et même si l’année entière a été remplie d’activités stimulantes, ils auront besoin de partager des émotions avec leurs parents, les vacances venues », m'avait-il rappelé.

    Pour les parents, aussi, le jeu est nécessaire pour « construire » une magnifique relation avec l'enfant. Cela nous permet de mieux les connaître - leur caractère, leurs habiletés -, mais aussi de profiter du moment présent et de chasser le stress de la journée. On se force parfois les 2 premières minutes, mais on se laisse vite entraîner!

    Et que l'année 2010 soit remplie de bonheur autour des jeux!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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