J'adore Noël. On aura beau me parler de la pollution commerciale de Noël, de l'indécence de tous ces achats, ou des dizaines de faux Pères Noël à la mauvaise haleine des centres commerciaux : c'est pas grave, Noël, c'est sacré. Pour moi, c'est imperméable aux agressions. C'est comme les petits bonshommes sous leur coupole de verre, que l'on remue et qui font de la neige. C'est un peu illusoire, fragile, mais féérique quand même.
Cela dit, ça ne m'empêche pas, maintenant que je suis maman, d'essayer de rendre Noël à la fois plus traditionnel, authentique et renouvelé. Paradoxal, hein?
Par exemple, ces jours-ci, je me creuse la tête pour trouver des cadeaux que je pourrais faire moi-même. Sans que cela me prenne trop de temps, bien sûr, mais avec de l'amour quand même.
J'ai tapé « Cadeau à faire soi-même » dans mon moteur de recherche Internet. Résultat : une avalanche d'idées et d'explications! Des tasses peintes à la main, des bijoux, des bougeoirs, de la pâte à sel, des biscuits, des bougies, des livres-photos personnalisés, des cosmétiques maison... Le site Tout faire soi-même m'a tout particulièrement plu. Bref, plus d'excuses!
Les sites de « créa » (pour créations) se multiplient sur Internet. Derrière eux? Des milliers de mamans qui ont découvert l'univers du blogue et du réseautage et qui se refilent toutes leurs bonnes idées pour s'occuper, quand bébé dort ou que les enfants sont à l'école. Mais pas seulement : je suis certaine qu'il y a des femmes « de bureau » également, qui prennent le temps qu'il faut dans leur soirée, par passion.
Grâce à elles, pour peu qu'on soit un peu écolo dans l'âme, on a vraiment envie de tout faire soi-même : nos masques pour le visage, notre pain, nos yogourts, notre tapenade d'olive, nos savons, nos bouillottes à la graine.
Pour en revenir à Noël, cette année, il y a un autre réflexe consumériste que je remets en question. Exemple : est-il vraiment nécessaire d'offrir à ma poupoune d'amour, qui aura 7 mois à Noël, un cadeau? Je sais, ça semble horrible de poser cette question... pauvre chérie. Mais quand je vois la montagne de jouets que j'ai déjà pour son âge, hérités de son grand frère et sa grande soeur, est-ce vraiment pertinent? Va t-elle le réaliser?
Pour résumer, j'ai le choix entre deux types de culpabilité :
- lui offrir un énième cadeau et culpabiliser de ne la voir jouer qu'avec le papier, le soir de Noël (quel gâchis!);
- lui offrir une tétée au chocolat et au champagne, mais zéro cadeau, puis culpabiliser qu'elle n'ait aucun jouet « à elle », en ce beau Noël 2009.
Que vais-je alors écrire dans son cahier de bébé : « Ma chérie, en ce 24 décembre, voici tes cadeaux de Noël : ...euh, rien! »?
J'aimerais bien avoir votre avis là-dessus.
J'en suis sûre, je vais craquer... Ne serait-ce que pour le principe d'égalité frères-soeurs!
Et si je lui emballais... du papier d'emballage bio, bon à mâchouiller?