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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

décembre 2009 - Billets

Famille à la Une
  • 7 commentaire(s)
    1 162 aperçus

    Nouvelle maman et party de famille

    En cette semaine de Noël qui commence, j’ai une douce pensée pour les nouvelles mamans.

    Déjà, Noël apporte en soi son lot de stress. On fait cohabiter avec diplomatie les différents caractères, on se prépare aux sujets réchauffés, on tente de faire plaisir à tout le monde avec de jolis cadeaux, de bons plats, des décorations originales...

    Être nouveaux parents, dans un tout autre style, apporte aussi son lot de stress. Notre vie d’insouciants tourtereaux est définitivement enterrée, les nuits sont courtes, les hormones nous font croire que notre libido restera à jamais à -10 °C… et surtout, surtout, il y a tout à apprendre au sujet d'un petit être qui ne dépend que de nous.

    Alors, dans mes pensées pour les mamans, disais-je, j’imagine ce fabuleux cocktail explosif : être nouvelle maman, pour la période des Fêtes! Y’en a-t-il parmi vous?

    J’imagine déjà les questions loufoques et les remarques qui tuent.

    Tante Berthe : « Ah bon, tu attends 6 mois pour lui donner des céréales?! Moi, j’lui en ai mis dans le biberon à 2 mois pis il faisait ses nuits! »

    Oncle Gaston : « Euh, il régurgite beaucoup, non? Pauv’ coco. Faudrait peut-être que tu arrêtes le champagne… »

    Cousin Rintintin : « Mais pourquoi tu le mets dans ce porte-bébé hyper serré, t’as pas peur qu’il étouffe? Donne-le à ma Tante Gilberte, elle est ben bonne pour faire passer les coliques. »

    Belle-soeur Anita : « T’as accouché dans une maison de quoi déjà…?  Ah oui, une maison de la renaissance, sans médecin, c’est ça?  Pour moi, pas de péridurale, c’est comme se faire arracher une dent sans anesthésie! »

    J’exagère, bien sûr! Mais pas tant que ça, n’est-ce pas?

    Mon premier conseil, Chère nouvelle maman : faites le papillon!

    Faire le papillon, c’est prendre une grande respiration par le nez en levant bien haut les bras; puis expirer par la bouche en relâchant progressivement les bras. Ça, trois ou quatre fois d’affilée. (Ça fera un peu suspect, c'est vrai, mais vous mettrez ça sur le dos du champagne ou des chaleurs). 

    Dès que je m’énerve, ma fille de 4 1/2 ans me le lance. « Fais le papillon, maman! » Ma première pensée est généralement plutôt négative et colérique, puis je me laisse prendre au jeu et je finis toujours par éclater de rire.  Bref, ça marche.

    Deuxième conseil : Confiance, confiance. Vous êtes la mieux placée, avec votre amoureux, pour savoir ce qui est bon pour votre bébé.

    Il pleure et tout le monde veut le bercer? C’est dans vos bras qu’il sera le mieux. Il s’endort sur votre ventre et y reste toute la soirée? C’est parce que c’est l’endroit le plus confortable au monde. Il a 7 mois et n’a pas commencé les céréales? C’est parce qu’il n’est pas prêt.

    Et voilà ce qu’il y a de magique : plus vous inspirerez la certitude et la confiance en vous, et plus on vous fichera la paix!

    Joyeux Noël, les mamans!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 8 commentaire(s)
    1 590 aperçus

    Le cadeau de Bébé? Du papier d'emballage!

    J'adore Noël. On aura beau me parler de la pollution commerciale de Noël, de l'indécence de tous ces achats, ou des dizaines de faux Pères Noël à la mauvaise haleine des centres commerciaux : c'est pas grave, Noël, c'est sacré. Pour moi, c'est imperméable aux agressions. C'est comme les petits bonshommes sous leur coupole de verre, que l'on remue et qui font de la neige. C'est un peu illusoire, fragile, mais féérique quand même.

    Cela dit, ça ne m'empêche pas, maintenant que je suis maman, d'essayer de rendre Noël à la fois plus traditionnel, authentique et renouvelé. Paradoxal, hein?

    Par exemple, ces jours-ci, je me creuse la tête pour trouver des cadeaux que je pourrais faire moi-même. Sans que cela me prenne trop de temps, bien sûr, mais avec de l'amour quand même.

    J'ai tapé « Cadeau à faire soi-même » dans mon moteur de recherche Internet. Résultat : une avalanche d'idées et d'explications! Des tasses peintes à la main, des bijoux, des bougeoirs, de la pâte à sel, des biscuits, des bougies, des livres-photos personnalisés, des cosmétiques maison... Le site Tout faire soi-même m'a tout particulièrement plu. Bref, plus d'excuses!

    Les sites de « créa » (pour créations) se multiplient sur Internet. Derrière eux? Des milliers de mamans qui ont découvert l'univers du blogue et du réseautage et qui se refilent toutes leurs bonnes idées pour s'occuper, quand bébé dort ou que les enfants sont à l'école. Mais pas seulement : je suis certaine qu'il y a des femmes « de bureau » également, qui prennent le temps qu'il faut dans leur soirée, par passion.

    Grâce à elles, pour peu qu'on soit un peu écolo dans l'âme, on a vraiment envie de tout faire soi-même : nos masques pour le visage, notre pain, nos yogourts, notre tapenade d'olive, nos savons, nos bouillottes à la graine.

    Pour en revenir à Noël, cette année, il y a un autre réflexe consumériste que je remets en question. Exemple : est-il vraiment nécessaire d'offrir à ma poupoune d'amour, qui aura 7 mois à Noël, un cadeau? Je sais, ça semble horrible de poser cette question... pauvre chérie. Mais quand je vois la montagne de jouets que j'ai déjà pour son âge, hérités de son grand frère et sa grande soeur, est-ce vraiment pertinent? Va t-elle le réaliser? 

    Pour résumer, j'ai le choix entre deux types de culpabilité :

    • lui offrir un énième cadeau et culpabiliser de ne la voir jouer qu'avec le papier, le soir de Noël (quel gâchis!);
    • lui offrir une tétée au chocolat et au champagne, mais zéro cadeau, puis culpabiliser qu'elle n'ait aucun jouet  « à elle », en ce beau Noël 2009.

    Que vais-je alors écrire dans son cahier de bébé : « Ma chérie, en ce 24 décembre, voici tes cadeaux de Noël : ...euh, rien! »?

    J'aimerais bien avoir votre avis là-dessus.

    J'en suis sûre, je vais craquer... Ne serait-ce que pour le principe d'égalité frères-soeurs! 

    Et si je lui emballais... du papier d'emballage bio, bon à mâchouiller?

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
  • 3 commentaire(s)
    2 257 aperçus

    Entend-il Bébé pleurer la nuit?

    Depuis que je suis maman d’un troisième bébé, voici la blague du matin. Il est environ 7 h 15… mon tendre époux a le nez collé à son journal :

    Lui - Mademoiselle J. nous a fait une super nuit, hein?

    Moi - Euh, c’est une façon de voir les choses. Elle a quand même pris une tétée à minuit et une autre à 5 h 45…

    Lui - Ah! (Silence). Même pas entendu. (Sourire, difficilement camouflé par le journal). Par contre, je me suis levé pour notre fils vers 2 h… Il toussait beaucoup.

    Moi - Ah bon? Bizarre. Je ne l'ai même pas entendu.

    Lui - Comme d'habitude!

    Et voilà. Chez nous, je ne peux même plus me vanter d’être la seule à entendre notre bébé appeler la nuit. Le papa entend les plus grands tousser ou parler dans leur sommeil, avant même que je n’aie le temps de bouger un cil. C’est comme si chacun de nous s’était réparti instinctivement les missions : à moi la petite, à lui les grands.

    Lui par contre, il s’en vante. « Ah! Quel père poule je suis! Fiston tousse et j’apparais immédiatement. Tandis que leur mère, hum, elle… ronfle », dit-il à ses amis, fier comme un coq et d’une mauvaise foi évidente. Hep là! Je m’excuse : d’abord, je ne ronfle pas, et ensuite… bon, c’est vrai : j’ai développé une ouïe sélective. Question de survie, quoi!

    Une étude rigolote vient en tout cas confirmer ce que l’on sait toutes : l’appel des bébés la nuit, c’est pour nos oreilles. Eux, ils restent dans les bras de Morphée. On ne peut même pas leur reprocher de faire semblant de dormir, ils dorment VRAIMENT.

    HommesFemmes
    1. Alarme de voiture 1. Bébé qui pleure
    2. Hurlements du vent 2. Robinet qui fuit
    3. Bourdonnement de mouches 3. Tapage
    4. Ronflement 4. Ronflement
    5. Bruit provenant des égouts 5. Bourdonnement de mouches
    6. Grillons qui chantent 6. Forage / ouvriers
    7. Sirènes 7. Sirènes
    8. Tic-tac de l'horloge 8. Alarme de voiture
    9. Forage / ouvriers 9. Hurlements du vent
    10. Robinet qui fuit 10. Bruit provenant des égouts

    En effet, tandis que le cri d’un bébé arrive au premier rang des bruits susceptibles de réveiller immédiatement les femmes (même celles qui n’ont pas encore d’enfant), ce bruit n’est même pas dans le top 10 des bruits réveillant les hommes. Arrivent bien avant : l'alarme de voiture (1re position), les sifflements d’un vent fort (2e) ou encore le bruit d’un insecte volant (3e).

    Selon l’étude conduite par le psychologue David Lewis et les chercheurs américains du MindLab, tout se passe comme si ces différentes sensibilités reflétaient ce que l’on sait depuis la nuit des temps : la femme est davantage sensible à ce qui concerne ses enfants, tandis que l’homme est sur ses gardes contre les dangers menaçant la famille entière.

    Ah oui! J’allais oublier un détail intéressant. L’étude, destinée avant tout à améliorer la qualité de notre sommeil, a également permis de découvrir que 33 % des répondants avaient déjà fait « chambre à part » pour échapper aux ronflements du conjoint.

    Pour en revenir à nous, j’aimerais bien savoir si mon petit homme est le seul à avoir développé cette ultrasensibilité auditive, probablement destinée à partager le fardeau de nos nuits rock n’roll... (de jeunes parents, je veux dire).

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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