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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
Marie Charbonniaud
69 commentaire(s)
4 624 aperçus

Les coûts du non-allaitement

Lorsque l’on a allaité et qu’on a adoré ce passage de vie, le problème, c’est qu’on a envie de convaincre la terre entière.

Je dis « le problème », car à la fin, c’est une véritable torture que l’on s’impose à nous-mêmes.

Vous voulez des exemples? À la pharmacie, je supporte mal la vision d’une maman, collée à son nouveau-né, qui achète de la préparation pour nourrissons. Quand je croise un nourrisson au parc, avec un biberon qui lui remplit la bouche, cela me bouleverse. Et quand j’apprends qu’une amie proche ne désire pas allaiter, je prends sur moi en silence et j’en fais quelques insomnies.

Je me passerais bien de ces moments fort désagréables, c’est évident. Donc, je travaille beaucoup là-dessus. J’essaie de penser aux milliers de bébés qui ne sont pas allaités, je sais qu'ils peuvent être heureux et en bonne santé, et ça va mieux.

Cela dit, parfois, quand je lis des articles comme celui-ci, je bouillonne de nouveau.

Voilà que les mamans qui n’allaitent pas se plaignent d’être harcelées. Elles disent manquer de considération dans les hôpitaux, les CLSC, même les cours prénataux. L’une dit se faire quasiment ignorer lorsque, dans un cours prénatal, elle pose des questions sur les différentes tétines. « Il n’y en a que pour l’allaitement », se plaint-elle, en substance.

Est-ce que je plains ces mamans? Pas toutes. Et je sais qu’en disant cela, je ne me ferai pas d’amies.

En fait, j’ai beaucoup de compassion pour les mamans qui essaient, même s’ils elles abandonnent. Je les aide tant que je le peux, en respectant parfaitement leurs limites et leur décision. J’ai de la compassion aussi pour celles qui ne peuvent pas, pour des raisons médicales.

Mais j’ai encore beaucoup de difficulté à comprendre d’autres attitudes. Ces dames qui savent, avant même d’être maman, « qu’elles ne donneront jamais le sein » et qui, bien souvent, n’ont même pas sondé leur mari sur cette décision pourtant cruciale.

Alors bien sûr, bien sûr, c’est une « liberté ». Un « choix personnel ». Mais est-ce que c’est un choix si « personnel », quand il y a la santé d’un enfant en jeu? La santé de la maman? Le portefeuille, et même l’organisation, de la famille?

Oui, les enfants non allaités ont la santé plus fragile. Je n’ai pas peur de le rappeler. Ils sont plus à risque de développer des maladies ORL (otites, rhumes, angines, etc.), de l’asthme, des allergies; et au quotidien, ils régurgitent davantage et font plus de coliques intestinales, à cause du liquide indigeste qu’on leur impose.

Oui, les mamans qui n’allaitent pas sont plus à risque de développer le cancer du sein et de l'ovaire. Et elles perdent beaucoup plus difficilement leur poids, après la naissance.

Et oui, cela a un impact sur toute la vie de famille. Une simple sortie au parc devient compliquée, les crises de faim (que ce soit la nuit, en avion, en voiture…) sont plus longues à contenter; les coliques du soir empoisonnent l’ambiance familiale; quant au conjoint, sous prétexte de vouloir lui faire partager « le bonheur de nourrir », on l’oblige à se lever la nuit. Voilà deux personnes fatiguées au lieu d’une.

Tous ces éléments, et notamment les impacts sur la santé, on les connait par coeur. C’est pour cela que l’Organisation mondiale de la Santé, et tous les médecins du monde, conseillent un allaitement exclusif pendant 6 mois.

Pourquoi l’OMS s’en mêle? Parce que justement, ce n’est pas un choix si « personnel ». L’allaitement est une question de santé publique, et si toutes les familles suivaient ce conseil, il y aurait moins d’enfants dans les salles d’attente des médecins.

Quant au cancer du sein, l’équipe du Pr Valérie Beral du Centre de recherche sur le cancer d'Oxford a démontré que si toutes les femmes allaitaient 6 mois de plus dans les pays occidentaux, on pourrait éviter 25 000 cancers du sein chaque année.

Le choix de ne pas allaiter a donc un coût social, que tous les contribuables supportent, tout comme celui de fumer, de mal manger, de boire. Les seuls à qui cela profite, ce sont les compagnies de préparation pour nourrissons (lire à ce sujet le best-seller : The Politics of Breastfeeding, When Breasts are Bad for Business, par Gabrielle Palmer).

Certes, c’est un choix qui revient à la mère. Mais la maman doit assumer les conséquences de son choix – sur son enfant, sa famille, la société - et peut difficilement reprocher au personnel de santé de moins « communiquer » sur les préparations pour nourrissons, qui doivent idéalement rester une solution de dépannage.

Sinon, c’est comme demander à un médecin les bénéfices du soda, tandis qu’il nous suggère de boire de l’eau. Ce n’est pas son rôle de vanter les produits de second choix.


 
 

Commentaires

 

Malgré le fait que je voulais allaitée, et qu'à l'hopetal ou j'ai accouché m'on aidé. je n'ai pas pue a cause de la grosseur de mes seins car ma fille n'arrivais pas a prendre le sein correctement et après deux semaine de crise car ma fille ne mangais pas assez donc elle maigrissait j'ai pris la décision de lui donner le biberon car il en allait de sa santé. et ses vraiment plate d'entendre que vous vous servez des argument sur la santé (augmentation des incidences d'otitie, de grippe ou d'asthme)pour appuyé votre argumentation , il serait important que vous pensée aussi  a l'envirronnement familliaux. car est plus logique une mère qui allaite qui prend de l'alcool et qui fume la cigarette. car on sait que la fumé secondaire entraine une augmentation des risque que l'enfant contacte une otite ou de l'asthme. et que certaine mère ne peuvent pas donné le seins et on de saine habitude de vie donc...

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Véronique

  | 3 août 2009 8:37
 

Très intéressant comme article! Vous présentez des arguments qui valent la peine d'être mis en relief, selon moi. Personnellement, j'ai opté pour l'allaitement, d'abord et avant tout pour le contact que j'aurais avec mon enfant. Je trouve cela dommage lorsque je vois des mamans abandonner l'allaitement... Il y a parfois un manque de soutien et d'éducation dans l'entourage. Vivement les marraines d'allaitement!

Par

Amélie

  | 3 août 2009 12:34
 

Bonjour, vôtre article me choque et me trouble au plus haut point. J'avais choisi il y a 2 ans d'allaiter mon garçon, mais pour une raison que j'ignore, j'ai pas eu de lait. Rien. J'ai donc été obligé de lui donner du lait maternisé. En lisant votre article, cela me fais sentir très coupable (surtout que mon garçon fait une allergie). Mais en même temps je sais que c'est pas de ma faute. Tout a été essayé à l'hôpital, mais cela a pas fonctionner. Je comprends aussi certaine mère de "chialer" de se sentir harcèler car j'ai moi-même eu aucun soutien pour le biberon. Je demeure à 1 heure de l'hôpital, j'avais un kit de biberon pas stériler reçu en cadeau et donc j'avais pas l'intention de me servir. Pas d'eau stérile non plus. Aucune idée combien de lait doit boire un bébé. J'ai demandé un seul biberon à l'hôpital pour que mon bébé puisse boire rendu à la maison et on m'en a pas donné. Imaginé un peu la pagaille rendu chez moi. Bébé avait faim. Je devais stérilisé le biberon pendant que mon chum courait à la pharmacie pour acheter du lait.  Un peu plus d'aide aurait été la bienvenue à ma sortie de l'hôpital. Même dans le Mieux-vivre que j'ai reçu à l'hôpital y'avait rien ou presque sur le biberon. Ce serait quoi d'ajouter quelques pages pour aider les mamans en détresse qui sont "obligé" de donner un biberon

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Caroline

  | 3 août 2009 3:18
 

Je crois également que vous avez fait un bon article et que vos arguements sont bons. Je crois en effet que les femmes qui essaie et abandonne, c'est qu'elles manquent de soutien, mais évidemment, je crois c'est parce qu'au fond d'elles-mêmes, elles ne le souhaitaient pas tant que cela, il ne faut pas s'attendre à ce que l'allaitement soit toujours facile, personnellement, il y a eu des hauts et des bas et il aurait été facile d'abandonner. Mais je désirais vraiment allaiter et j'ai été chercher le soutien nécessaire. Pour répondre au premier commentaire, je ne crois pas que la grosseur des seins ait une influence sur la capacité à allaiter, cela prends seulement le temps d'installer confortablement la lactation. Petits et gros, ils ont tous la même capacité.  

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caro

  | 3 août 2009 3:18
 

Bonjour les filles. Merci beaucoup pour vos témoignages! Je tiens à préciser que ma déception va surtout envers les mamans qui n'essaient même pas, malgré toutes les preuves scientifiques qui prouvent la nécéssité de l'allaitement pour la santé du bébé. Pour les autres mamans, celles qui vivent un "échec" de leur allaitement, je pense (comme Amélie et Caro) qu'il s'agit avant tout d'un manque de soutien et d'information. Concernant le manque de lait, je ne connais pas votre histoire précisément, Caroline, mais j'ai beaucoup de difficulté à penser qu'on puisse "diagnostiquer" un manque de lait à l'hopital, au bout de 3 ou 4 jours, quand on sait que la montée laiteuse n'arrive en général qu'au 4ème ou 5ème jour. Avant cette date, ce n'est que du colostrum, qui est en infime quantité, mais qui comble parfaitement les besoins du bébé (qui n'a encore qu'un minuscule estomac). Peut-être avez-vous été très peu soutenue, ou pas assez encouragée à mettre bébé au sein? Le manque total de lait, selon un médecin à qui j'ai deja parlé, n'existe pas en tant que tel. Tout comme il n'existe pas de sein "inadapté" à l'allaitement. Toutes les formes de sein, petits ou gros, et toutes les formes de mamelons conviennent. La nature est merveilleusement bien faite. Ce sont donc des légendes urbaines. Par contre, il se peut que la femme "bloque" son arrivée de lait, par l'angoisse de ne pas réussir à allaiter ou par refus inconscient de ne pas allaiter. Je ne dis pas que c'est votre cas, Caroline (je ne me permettrai pas de poser un diagnostique!). Je dis simplement ce qu'un médecin, lui-même, m'a dit un jour. Parfois, il se peut aussi que le problème vienne de la succion de bébé. Mais dans l'immense majorité des cas, le soutien d'une marraine d'allaitement vient à bout de ces soucis. Pour conclure, je le redis: l'immense majorité des bébés, allaités ou non, sont en bonne santé, alors ne dramatisons pas!

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Marie Charbonniaud

  | 3 août 2009 8:56
 

Bonjour, je suis une jeune maman de deux enfants, un de 23 mois, un de 10 mois et je suis à nouveau enceinte d'un autre petit garçon qui n'aitra en décembre. J'ai allaité mon premier 8 mois de temps, malgré plusieurs blessures au seins. Mon garçon m'a même arraché littéralement un bout de mamelon dans ses premières semaines de têtés, blessure qui dura 4 longs mois. Chaque fois que je mettais mon bébé au sein, ce devait être mon conjoint qui le tenait afin  que je ne lui fasse mal tellement j'avais mal. Je mordais quelque chose et je pleurais mais j'étais heureuse de donner le meilleur à mon bébé. Aujourd'hui ces moments sont ma plus grande fierté. Mon deuxième à heureusement bien teté dès le début et ce fut 8 merveilleux mois. Je suis également peiné pour celles qui ne prennent même pas la peine d'esseyer. je crois même que si nous ne sommes pas prêt à faire tout ce qu'il faut faire pour le bien être de nos enfants, nous devrions peut-être nous demander si nous en voulons vraiment avant la conception. cette opinion déplaira sans doute à certaine mais tant pis...

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Fanie

  | 3 août 2009 9:25
 

Je tiens à préciser que je ne juge aucunement les mères qui ont tout fait mais pour qui ça na malheureusement pas fonctionné.

Par

Fanie

  | 3 août 2009 10:06
 

Moi votre article m'a beaucoup choqué, pour ma première fille, je n'avais pas assez de lait, j'ai essayé de l'allaiter et elle hurlait sans arrêt, et on me disait à l'hôpital que c'était de ma faute parce que je lui transmettais mon stress, alors après des crevasses, une mastite et un bébé en perte de poids et affamé je suis passée au biberon avec beaucoup de tristesse, je l'ai vécu comme un deuil et moi c'est quand je voyais des femmes allaitées que j'étais malheureuse car ça me rappelait mon échec et là 4 ans plus tard pour ma deuxième fille j'hésitais à recommencer car j'étais encore traumatisée de mon expérience passée et franchement le truc qui me ré pulsait le plus c'est toute cette propagande pour l'allaitement et tout ce harcèlement social qui fait que les femmes qui choisissent le biberon sont vues comme des mauvaises mères. Ma fille a 4 ans et elle ne fait pas d'allergies et elle en parfaite santé et elle l'a toujours été et je connais de bébés allaités allergiques et qui ont fait des otites etc.. Alors moi je dis que ça suffit car à cause de ce genre de discours des femmes choisissent d'allaiter pour faire plaisir à la société bien pensante et non pas par choix personnel. Chaque femme doit pouvoir être libre de choisir sans être jugée et franchement il y a pire que de donner un biberon à un enfant comme mauvais traitement ! Je connais plusieurs femmes qui allaitent et qui fument et boivent de l'alcool mais elles allaitent parce que c'est mieux d'après elles et le reste de la planète !! Désolée de m'énerver mais je n'en peux plus de lire ce genre de choses car des femmes en souffrent vraiment. Cette fois ci j'ai choisi l'allaitement mixte pour des raisons qui me sont propres et qui ne regardent personne et j'aimerais pouvoir donner le biberon à ma fille sans sentir le lourd regard des gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Excusez mon ton pour le moins agressif mais ce sujet me tient a cœur.

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graziella

  | 4 août 2009 11:10
 

Graziella, Merci pour votre message, même s'il est enflammé! Je le suis aussi (dans l'autre sens) donc je comprends cela. Bien sûr qu'il ne faut pas allaiter au point de se rendre folle, ou encore moins si l'on est alcoolique. Il vaut mieux donner un biberon avec amour qu'un sein avec dégout, c'est évident. Je dis simplement que les arguments de bonne santé valent le coup de S'INTERROGER sur la raison (consciente ou inconsciente) qui nous rebute chez l'allaitement ou qui nous fait abandonner l'allaitement après 2 jours. Je dis et redis que le lait artificiel n'est pas ce qui convient à un enfant et ne sera jamais l'équivalent. Il est donc malheureusement inévitable de "culpabiliser" à ne pas (pouvoir ou vouloir) donner le sein. C'est ainsi et il faut vivre avec, car la société et les femmes environnantes qui allaitent vous renverront ce message d'échec, même si elles ne veulent pas vous faire du mal. Moi non plus, d'ailleurs, je ne souhaite pas culpabiliser les femmes, comme vous, qui arrêtent par "manque de lait".  Ma déception concerne les mamans qui ne veulent même pas essayer et n'ont aucune conscience du tord que cela cause. Car il y a encore des mamans, aujourd'hui, qui refusent simplement par envie de voir le père s'impliquer. Mais qui n'ont aucune autre raison valable. Je trouve cela dommage.

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Marie Charbonniaud

  | 4 août 2009 1:03
 

Je suis moi aussi très choquée par cet article!! J'en reviens juste pas de voir qui a des gens qui ont ce genre d'opinion envers les mamans qui n'allaitent pas!!!! Qu'elles ait essayé ou pas, je ne crois pas qu'elle sont de mauvaises mères pour autant, personnellement je n'allaite pas , j'ai essayé mais ca n'a pas fonctionné et je ne voulais pas me battre à avoir mal aux seins, à faire pleurer bébé et à en pleurer, je ne vois pas où est le plaisìr là dedans.......Bref, je vais m'arrêter là parce que je pense que je pourrais écrire 2 pages et avec des propos pas toujours sympatiques. en terminant je voudrais juste vous rappeler que les mamans qui n'allaitent pas, ne battent pas leur bébé ou ne les laissent pas sans manger....elles leur donnent du lait maternisé , pas de la !!!!!

Par

Anonymous

  | 4 août 2009 1:38
 

Bonjour "Anonymous"! Il était inévitable de créer de telles réactions et j'en suis bien heureuse. Mais je n'ai qu'une question: où ai-je dis que les mères qui n'allaitent pas sont de mauvaises mères??? Nulle part, il me semble. Pour le reste, je n'ai rien à ajouter. Je crois que votre opinion toute entière sur l'allaitement est résumée dans cette triste phrase: "je ne vois pas où est le plaisir là dedans". Il y a donc beaucoup de chemin à parcourir avant de vous convaincre. Trop, pour moi. Je vous souhaite, en tout cas, d'autres plaisirs dans le domaine de la maternité! Marie.

Par

Marie Charbonniaud

  | 4 août 2009 1:52
 

je comprend votre passion pour l'allaitement, moi même je voulais vraiment allaiter la première fois, j'ai toute conscience que c'est la meilleure façon de nourrir son bébé mais je pense quand même que cela doit rester un choix personnel et que cette pression sociale doit cesser. Les femmes qui choisissent le biberon ne peuvent pas avoir fait ce choix sans raison dans le monde actuel car avec la pression que toutes les futures mamans subissent, il faut y avoir réfléchi un moment car vous savez que tout le monde sera contre vous. Pour mon premier enfant j'ai souffert physiquement mais surtout moralement de voir mon bébé hurler de faim pendant 2 semaines alors le biberon a été une libération autant pour moi que pour ma fille. Alors quand vous écrivez ce genre d'articles c'est toutes les  femmes qui donnent le biberon que vous touchez quelles que soient leurs raisons initiales. Là pour ma 2eme fille, j'ai opté pour l'allaitement mixte parce que je n'ai pas beaucoup de lait et parce que le biberon me rassure, je sais que mon enfant est nourrie, je donne le sein également car je sens que c'est mon de voir de maman de le faire, cependant je sens constamment le regard réprobateur des gens alors qu'ils ne connaissent pas mon histoire. La prochaine fois que vous jugerez une femme dans un parc à biberonner son enfant ce sera peut être moi ou une femme qui comme moi a essayé et n'y est pas arrivé ou même si elle n'a pas essayé pour des raisons qui lui sont propres, pensez vous avoir le droit de poser un tel jugement sur une personne que vous ne connaissez pas ? Je n'ai rien contre vous madame, je sais que vous vous souciez de la santé des bébés et c'est tout à votre honneur mais je ne peux pas vous donner raison d'enfoncer encore plus les  mamans qui donnent le biberon quelles que soient leurs raisons.

Par

graziella

  | 4 août 2009 2:48
 

Juste un très court commentaire : l'emploi du mot "lait maternisé" me gène... Je préfère et trouve plus approprié le terme "lait artificiel".

Ça a l'air d'être juste du vocabulaire hein, mais pour moi ça change beaucoup car au moins il n'y a pas de faux semblant.

Les compagnies qui fabriquent ces laits prennent une base de lait de vache et enlèvent ou ajoutent des choses...le résultat est très loin du lait maternel, quoi qu'en disent ces mêmes compagnies. Alors appeler ça "maternisé", très peu pour moi et mes enfants!

Par

Sophie

  | 4 août 2009 2:55
 

Graziella, je ne porte pas de jugement; je ne fais que rapporter des faits et des chiffres connus de tous. Que les mamans qui donnent le biberon soient choquées par ces chiffres (puisque le mot "choqué" est revenu trois fois dans les commentaires), je n'y peux rien. C'est un rappel, et même s'il fait du mal, il saura peut-être convaincre les quelques futures mamans qui liront mon article. J'aurais alors rempli ma mission d'information. Dernière chose, à propos de l'allaitement mixte. Je me permets simplement de vous rassurer sur la qualité de votre lait, chère Graziella: il est 100 fois meilleur que le lait artificiel contenu dans le biberon que vous lui donnez aussi, et si vous supprimez progressivement ces biberons, en mettant votre bébé deux fois plus souvent au sein, votre production de lait augmentera en 2 ou 3 jours et suffira largement à la demande. Au contraire, si les biberons sont plus nombreux et que le sein est moins donné, les seins fabriqueront de moins en moins de lait. Mais je ne connais pas exactement les circonstances de ce choix (peut-être le manque de temps?) alors ce conseil est purement gratuit et surtout qu'il ne vous culpabilise pas! Marie.  

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Marie Charbonniaud

  | 4 août 2009 3:33
 

Quand vous dites des phrases comme "Si l'on refuse catégoriquement de nourrir, il faut peut-être se demander pourquoi et si nous voulons vraiment cet enfant.", ce n'est pas accuser d'être mauvaise mère, peut-être ? Pffff. De nos jours, être mère est une litanie perpétuelle de "il faut faire ceci, les études prouvent que, si vous ne faites pas cela, alors vous ne donnez pas le meilleur à votre enfant"... quand ce n'est pas l'allaitement, c'est autre chose, on entend ça à longueur de temps. Comme si la mère devenait un robot qui doit écouter aveuglément les recommandations, et faire exactement ce qu'on lui dit de faire sans écouter ses propres envies, ses propres besoins et son propre instinct. Quand on sait, par ailleurs, que les études scientifiques se contredisent régulièrement au fil du temps (mon ainée a 19 ans, alors j'en ai vu passer des diktats), je ne peux que répondre... qu'on nous lâche un peu la grappe.

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Une maman de 5 enfants qui n'a jamais eu envie d'allaiter

  | 4 août 2009 4:55
 

Ma chère dame (mère de 5 enfants... mais anonyme), on peut mettre un enfant au monde, lui donner le biberon, et se révéler être une très bonne mére. Mais, oui, je pense que quand on refuse catégoriquement et SANS RAISON de nourrir, ce serait bien de se demander pourquoi. Tout ceci est très complexe et vient fouiller au plus profond de nous. Mettre un enfant au monde et ne pas vouloir lui donner le meilleur, je pense que ça mérite une petite réflexion sur soi-même. Quant aux études scientifiques,toutes celles qui concernent l'allaitement sont sans équivoques. On ne les a jamais remises en question, à ce jour.

Par

Marie Charbonniaud

  | 4 août 2009 5:27
 

je crois que celles qui se disent choqué par cet article devraient se demander pourquoi elles sont ainsi "choqué" par ce qui est dit sur l'allaitement. J'irais même jusqu'à faire un lien avec les personnes qui se sentent harceler par la loi anti-tabac (entre autre celle en ontario qui interdit maintenant de fumer en présence d'enfant dans notre auto) Les personnes qui se sentent ainsi harceler sont les personnes qui se sentent fautive et qui n'ont pas envie de changer leurs habitudes pour le bien être d'autrui. Ainsi, ces personnes aiment mieux vider leur venin sur les personnes qui essai de nous faire voir ce qui va de soi, plutot que de se remettre eux même en question.

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Fanie

  | 4 août 2009 8:54
 

Bravo pour cet article. Je lancerai les arguments encore plus fort en qui concerne l'allaitement. Pour moi, cela n'a pas été un choix, c'était tout à fait dans la nature d'allaiter. Je n'ai même pas acheter des biberons au cas où. Ma fille allait recevoir de mon lait, ce qui vient de moi. Quand notre motivation vient au plus fort de soi, l'allaitement s'introduit dans notre vie tout simplement. Oui j'ai eu des difficultés, mais j'ai cherché les moyens de les solutionnés. J'allaite toujours ma fille de 15 mois et lorsqu'elle sera prête elle se sevra par elle-même comme ma première la fait à 21 mois. Je dis au femme qui désire allaiter d'aller chercher toutes  les ressources mis à leurs disposition afin de réussir l'allaitement. Et dans la prochaine génération c'est nous les mamans qui aideront nos filles dans ce geste tendre et rempli d'amour qui est l'allaitement.

Par

Marie-Claude Leclerc

  | 4 août 2009 9:25
 

J'aimerais ajouter à Mère de 5 enfants que si elle avait suivi son instinct (comme elle le fait mention dans son texte) elle aurait allaiter. Est-ce qu'il n'y a pas une seule goutte de lait qui est tombé de ton sein? As-tu écouter ton instinct à ce moment?

Par

Marie-Claude Leclerc

  | 4 août 2009 9:30
 

beaucoup de jugements dans vos propos chaque femme et chaque bébé est différent et je ne me justifierais pas à vous en vous racontant mon histoire...en tant que mere ayez plus de compassion et d'empathie

Par

Anonymous

  | 5 août 2009 12:10
 

je me suis dit choquée car j'ai vu beaucoup d'étroitesse d'esprit et beaucoup de jugement négatif, je ne suis pas choquée sur ce qui est dit sur l'allaitement. Je ne suis pas contre l'allaitement  bien au contraire, moi aussi je trouve que c'est naturel mais je respecte celles qui ne pensent pas comme moi, je ne comprend pas autant d'agressivité, l'allaitement est un choix personnel et vous n'avez pas le droit de juger le choix des autres et je sais ce que vous pensez le contraire car vous pensez que la santé des enfants en dépendent. J'ai  été nourrie au biberon et je n'en fais pas un procès à ma mère pour autant et je n'ai aucun problème de santé, je n'ai jamais eu d'otite ni de bronchiolite et j'ai même réussi à faire des études universitaires et je ne pense pas être un cas rare dans le monde. J'ai conscience que le lait maternel est ce qui est de mieux pour le bébé mais ça ne fait pas du lait artificiel du poison pour autant. Je ne prône pas le biberon versus l'allaitement je dis juste qu'il faut arrêter de juger celles qui donnent le biberon, moi qui ai tant souffert de l'expérience de l'allaitement je vous trouve vraiment injustes toutes, vous jugez sans savoir et sans essayer de comprendre. Quand j'ai eu besoin d'aide pour mon premier enfant je suis tombée sur des femmes comme vous, pas du tout compréhensives, ça n'a pas aidé. Vous voulez convaincre et vous dites si vous n'alaitez pas vous êtes une .... Croyez vous vraiment que cela va fonctionner, moi comme beaucoup de femmes ça fait l'effet inverse, alors je n'ai pas à me remettre en question car oui j'ai vraiment essayé et ça a échoué et oui ça fait mal de lire vos discours alors peut être si j'avais eu la chance d'avoir un premier allaitement parfait je serais comme vous en train de juger. Et on ne crache pas notre venin on essaie de se défendre contre celles qui crachent leur venin, a t on le droit au moins de se défendre ?  Là j' hésitais à aller rencontrer des organisations pour aider à l'allaitement pour passer de l 'allaitement mixte à l'allaitement exclusif mais vous m'en avez dissuadé, encore une fois je me débrouillerai seule. Je ne viendrai plus vous embêter ici car les diablesses qui donnent le biberon n'ont apparemment pas leur place à côté des autres mamans, c'est dommage mais c'est comme ça. Tout ça est parti d'un article qui appelait à la compréhension et l'indulgence et on se retrouve encore sur le bûcher à essayer vainement d'obtenir un peu de respect, donc le dialogue n'est pas possible. Bonne journée mesdames.

Par

graziella

  | 5 août 2009 8:46
 

Si l'allaitement est devenu un dogme, vous en êtes assurément le potentat. Comme il est fallacieux d'utiliser l'argument de la santé publique pour parler d'un choix tout personnel. La liberté de choix est le propre d'une société en santé. Le jugement dont sont victimes les mères qui n'allaitent pas m'indispose terriblement. Et pourtant, j'allaite toujours mon bébé de 9 mois.

Par

Cléopoldine

  | 5 août 2009 9:26
 

Chère Graziella. Vous hésitiez à aller voir des organisations pour passer à l'allaitement exclusif? Et bien, je vous en prie, allez-y! Si cette simple discussion vous fait renoncer à cette bonne initiative, ce serait quand même dommage pour le premier concerné (votre bébé), non? Personne ici ne crache son venin. C'est le bien-être de l'enfant qui prime. Quant à l'argument qui consiste à dire: "cet acharnement nous éloigne encore plus de l'allaitement", je n'en crois pas un mot. L'allaitement, c'est une histoire entre soi et son bébé, avant tout. Et si des femmes comme nous sont là pour vous rappeler que c'est une bonne décision, vous devriez vous sentir encore plus confortée dans ce choix. Pas l'inverse. Nous sommes là pour se soutenir et non se disputer.  Bon courage pour la suite ;-)

Par

Marie Charbonniaud

  | 5 août 2009 9:30
 

Cléopoldine: Nous ne remettons pas ici la liberté de choix et il est peu probable, qu'un jour, on fasse une loi anti-biberon comme on a fait une loi anti-cigarette. Cela dit, lorsqu'on voit des mères se plaindre du fait qu'on parle presque exclusivement d'allaitement dans les cours prénataux, c'est qu'elles n'ont pas compris le message scientifique envoyés par l'OMS et les innombrables études pro-allaitement. Mon article s'adresse principalement à ces mamans. Elles ont fait un choix, certes, mais qu'elles ne reprochent pas aux équipes de santé de ne pas "entériner" leur choix puisque ce n'est pas le meilleur choix. C'est l'objet de mon billet et mon souhait premier n'est pas de faire sentir ces femmes coupables. Si elles se sentent ainsi, c'est qu'elles ne sont pas à l'aise avec leur décision. Bonne journée.

Par

Marie Charbonniaud

  | 5 août 2009 9:39
 

Peut-être avez-vous de la sympathie pour celles qui ne peuvent allaiter pour des raisons médicales ( j'en suis une) mais ça reste que nous sommes harcelés tout de même. Aie-je vraiment besoin d'étaler à tous mes problèmes de santé pour qu'on me foute la paix? Sérieusement, mêlez-vous de vos affaires et prenez ce temps pour prendre soin de vos enfants au lieu de vérifier ce que les autres font...Il n'y a pas que l'allaitement qui est important pour le bébé...Il y a le lien d'attachement et les soins apportés....

Par

n'importe quoi!!!

  | 5 août 2009 12:30
 

Les mères qui n'allaitent pas ont raison de se plaindre des cours prénataux. Ces cours accordent foi aux tisanes, à la douleur et aux autres conceptions "naturelles" de l'enfantement, y compris l'allaitement à tout prix. Haro sur les ayatollahs du naturel à tout crin. À quand la dénonciation de la pilule et l'avortement avec ça...

Par

Cléopoldine

  | 5 août 2009 4:01
 

Cléopoldine: la question n'est pas d'être pour le "tout naturel" ou pas, la question est de savoir ce qui est meilleur pour la santé de notre bébé. Cela dit, si les tisanes sont meilleures que le café, si les couches en coton sont meilleures que les couches jetables, et si l'accouchement naturel peut nous éviter l'anesthésie et les hormones de synthèse, alors OUI, je suis une "ayatollah" du naturel. Et tant mieux si les cours prénataux les conseillent aussi. Quant à votre digression sur la pilule et l'avortement, c'est complètement hors-propos. Nous parlons santé ici, pas de valeurs religieuses.

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Marie Charbonniaud

  | 6 août 2009 8:35
 

Je trouve étrange que quelqu'un qui n'a jamais donné de lait maternisé au biberon connaisse SI bien le sujet... Car NON, les bébés non-allaités n'ont pas NÉCESSAIREMENT la santé plus fragile. Les enfants de ma belle-soeur allaités au-delà de 6 mois ont eu pneumonie, roséole, otite, bronchite, gastro, et j'en passe... Ma fille, allaitée un mois seulement n'a eu que des rhumes (elle a maintenant un an et va en garderie depuis 6 mois)! Et les coliques n'ont rien à voir avec le lait (maternel ou formule), suffit de lire un peu (moins sélectivement...) pour le savoir! Et que dire des supposées sorties gâchées par le biberon!!?? J'étais toujours sur la go avec ma fille, à faire du camping depuis qu'elle a 5 semaines! Oui, j'ai traîné des biberons et je devais être organisée mais jamais cela ne m'a jamais empêché de faire quoi que ce soit! Et la faim impromptue en voiture n'est pas plus longue à contenter: ma fille calait ses biberons de formule en quelques minutes... par contre elle restait 45 minutes au sein, à TOUTES les heures (faites le calcul, ça fait 15 minutes de break à la maman! Mais bon, je sais, je suis indiqne de ne pas avoir aimé donner le sein 21 heures par jour!) Il faut arrêter de parler à travers votre chapeau Mme Charbonniaud. On peut parler de son expérience, c'est tout, et SURPRISE, la réalité n'est pas la même pour tout le monde!Quand on ne sait pas de quoi on parle, ON SE TAIT!!!

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Amandine

  | 6 août 2009 10:04
 

Amandine, quelle passion, bravo ;-)  Les coliques n'ont rien à voir avec le lait artificiel, vraiment? Je vous conseille d'aller dire ça aux pédiatres. Vous en sortirez un peu plus informée, et en plus, par des gens qui savent de quoi ils parlent, comme vous dites. En attendant, je vais donner une tétée à mon bébé. La mienne, comme de nombreux bébés allaités que je connais, elle cale ses tétées en 10 minutes. Et pour le moment, aucune maladie infantile en vue. Même pas une trace de morve. Championne, hein?

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Marie Charbonniaud

  | 6 août 2009 10:30
 

Je me sens un peu maso. Je ne peux pas m'empêcher de lire les opinions des gens sur l'allaitement. Chaque fois, ça me fait mal. Mal parce que j'ai échoué. Quand j'étais enceinte, je pensais que les mamans qui échouaient leur allaitement ne s'étaient tout simplement pas bien préparées ou n'avaient pas reçu toute l'aide nécessaire. Dans mon cas, j'ai suivi une formation en allaitement, puis, dès les premières difficultés à l'hôpital, ma meilleure amie, qui est marraine d'allaitement, est venue m'aider. Ensuite, ç'a été mon accompagnante à la naissance qui est venue à la maison nous donner un coup de main, puis la spécialiste en allaitement du CLSC et enfin, l'infirmière (aussi spécialiste en allaitement) de ma clinique médicale. Bébé n'arrivait pas à prendre le sein correctement et, même si j'utilisais un tire-lait pour stimuler ma lactation, je n'avais toujours pas assez de lait. J'ai même pris un médicament pour augmenter ma production. J'ai eu ma montée laiteuse après 10 jours! Bébé a finalement réussi à prendre le sein à 3 semaines !!! Mais c'était trop tard, il était déjà habitué au biberon. Et malgré les médicaments, je n'avais toujours pas assez de lait pour son appétit. J'ai exprimé mon lait pendant 4 mois. Je lui ai donné tout ce que j'ai pu tout en complétant avec de la préparation pour nourrisson (le vrai nom du lait maternisé). J'ai tellement pleuré. Je rageais d'être obligée de lui donner ce que je considérais être du poison. Maintenant, il a 8 mois. Les hormones ont redescendu et je ne considère plus la préparation pour nourrisson comme du poison. C’est ce qu’on peut donner de mieux à un bébé après le lait de sa mère. Comprenez-vous ? Quand on n’arrive pas à allaiter son enfant, il faut bien le nourrir. Les compagnies qui fabriquent ces préparations ont beaucoup amélioré leurs produits depuis les années soixante. On n'est plus obligé de leur donner du lait condensé ou du lait de vache. Je ne vous raconterai pas toute mon histoire (mon échec est attribuable à un ensemble de conditions), mais je peux vous dire qu'il existe vraiment des femmes pour qui c'est impossible. Les marraines d'allaitement ont l'habitude de dire que pour chaque problème d’allaitement, il y a une solution, mais c’est faux. D’ailleurs, mon amie marraine et l’organisme pour lequel elle travaille ont beaucoup appris avec mon cas. J’ai bon espoir qu’elles sauront dorénavant mieux aider d’autres mamans comme moi à prévenir certains problèmes et, surtout, à se sentir moins coupables si malgré tout, ça ne marche pas. Bien entendu, je vais continuer de promouvoir l’allaitement et d'encourager les mamans qui ont des difficultés à persévérer et à chercher de l'aide. C’est sûr que c’est mieux pour la santé du petit et de la mère. Tout ce que vous dites dans votre blogue est vrai. Mais même si vous dîtes avoir de la compassion pour les mères qui ont essayé et pour celles qui ne peuvent pas pour des raisons médicales, je trouve votre entrée en matière vraiment bouleversante. La prochaine fois que vous verrez une maman acheter de la préparation pour nourrisson à la pharmacie, dites-vous qu’elle a peut-être essayé d’allaiter pendant des semaines avant d’en arriver là et qu’elle n'a vraiment pas besoin d'être regardée avec un air de reproche.

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mamande40ans

  | 6 août 2009 4:30
 

Mamande40ans, merci pour votre témoignage. Pour connaître quelques femmes à qui cela est arrivé, je sais que renoncer à un allaitement quand on en a envie est très douloureux. Cela dit, comme dit ma soeur qui est psy, il faut tourner rapidement la page et donner à l'enfant tout l'amour qu'on a à lui donner, avec ou sans allaitement. Car c'est ça, le principal: l'attachement. Et c'est ça qui le rend heureux. Je suis sûre que vous lui donnez une montagne d'amour et vous semblez être d'une immense générosité (exprimer son lait pendant 4 mois, c'est magnifique!). En dehors de cela, je suis désolée si mon entrée en matière est bouleversante. C'est sûrement un peu maladroit. Mais c'est pourtant la pure vérité. Je suis toujours bouleversée de voir une maman d'un nouveau-né acheter de la préparation et je n'y peux rien. Ce n'est pas parce que le biberon est si mauvais que ça, c'est une réaction purement émotionnelle. Sans doute mes hormones de mère allaitante. Et c'est loin d'être un regard de reproche. Bref, je suis un peu maso, à ma façon aussi...!

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Marie Charbonniaud

  | 6 août 2009 10:09
 

Il est vrai que les mamans qui n'allaitent pas sont jugées, et surtout par les autres mamans. Chaque fois qu'une maman me demande la question qui tue " tu allaites?" je me sens obligée d'expliquer par tout ce que j'ai passé pour justifier mon abandon. Il est vrai également que dans les cours prénataux on parle allaitement et dans les hôpitaux il y a des politiques sur l'allaitement. Je crois en les biensfaits du lait maternel mais je crois aussi en le respect de la mère, et je ne crois pas qu'une femme qui décide ne pas allaiter sans avoir essayé soit une mauvaise mère et qu'elle doivent pratiquement faire une thérapie pour se demander le pourquoi elle n'allaite pas. Peut importe le côté où on se trouve sur ce délicat sujet, on peut s'entendre pour dire que cela suscite beaucoup de réaction.

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Isabelle

  | 7 août 2009 7:28
 

Oui on le sait tout les biensfaits que l'allaitement peut apporter, parce qu'on en parle dans les cours prénataux, chez le médecin et les autres mamans chez qui l'expérience à fonctionner nous en parle aussi. Félicitations, je vous lève mon chapeau. J'ai abandonner l'allaitement et j'ai trouvé difficile le jugement des autres. Il est difficile quand on considère comme un échec le fait de ne pas allaiter de lire un artcile comme celui-ci. Chaque fois que je me fais demander "la question qui tue", soit tu allaites? Je me sens obligée d'expliquer tout ce que j'ai vécu pour justifier mon choix. Vous allaitez, tant mieux, vous parler à une mère qui ne le fait pas, si vous la juger, ne lui montrer pas! Un peu de respect. Ce qui m'a déplue dans votre article ce sont vos commentaires personnels. Toutes les mamans qui n'allaitent pas, pouraient écrire un article dans ce genre et cela viendrait vous piquer j'en suis certaine. Peu importe du côté qu'on se trouve, il demeure que l'allaitement est un sujet chaud! Une maman qui a l'étiquette de maman qui n'allaite pas!

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Isabelle

  | 7 août 2009 7:37
 

Je me permets de commenter le blogue d'une collègue, que je trouve soit dit en passant très courageuse d'exprimer des arguments comme elle l'a fait, sachant les réactions qu'ils allaient probablement susciter. Cela me mène à une constatation: la maternité est un phénomène collectif. Aussi intimistes  soient-ils, la grossesse et l'allaitement sont des sujets que l'on s'approprie, qui nous émeuvent, qui soulèvent les passions... je crois que c'est sain. Nous sommes une société rationnelle libre mais qui s'autocritique émotionnellement! Par ailleurs, évitons de s'étiqueter: maman-qui-allaite, maman-qui-n'allaite-pas, maman-à-la-maison, maman-monoparentale... contentons-nous d'être maman-tout-court, c'est déjà si difficile!

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Dre Taz

  | 8 août 2009 3:27
 

Oui, chacun fait ses choix et nous devons les respecter. Par contre, voici la question que toute mère devrait se poser, de façon générale, dans tous les aspects de sa vie de maman: jusqu'où suis-je prête à aller pour la santé et le bien-être de mon enfant? L'allaitement est un des aspects de la vie d'une mère qui requiert un don de soi ÉNORME, surtout quand le parcours est semé de problèmes, de souffrances et de sacrifices (je vous passe les détails de mon allaitement plus que difficile). Mais pour moi, la santé de mon enfant n'avait pas de prix, et je me suis dit que peu importe les embûches, j'irais jusqu'au bout pour lui donner mon lait. Quand je vois des mères qui n'essaient même pas d'allaiter leur enfant, je ne peux malheureusement m'empêcher d'extrapoler aux autres aspects de la vie d'une maman. Une mère qui ne veut pas sacrifier son confort, sa liberté et son bien-être de façon momentanée pour assurer celui de son enfant en allaitant, pourquoi agirait-elle autrement dans les autres aspects de sa vie de mère? C'est ce qui m'ébranle chez les femmes qui font le "choix" de ne pas allaiter. Nous vivons à une époque très individualiste où le don de soi et les efforts qui mènent à un bénéfice différé ne sont que peu valorisés. C'est le plaisir et le bien-être pour soi tout de suite qui compte, alors peut-on s'étonner des taux relativement élevés de "non-allaitement"? Et ce qui me jette encore plus par terre, c'est que certaines femmes qui refusent d'allaiter tiennent par contre mordicus à un accouchement tout "naturel"...Tout naturel pour maman, très important, mais tout naturel pour bébé, pas nécessaire...Je crois que le jour où les enfants deviendront la priorité dans la vie des parents, la société ne s'en portera que mieux.

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Nathalie

  | 10 août 2009 12:00
 

Je commencerai en disant que je bis Marie-Claude Leclerc. Ma fille a trois mois maintenant et je n'ai même pas pensé acheter un biberon au cas où.  Par contre, je vous trouve très moralisatrice et je n'adhère pas vraiment à vos commentaires mme Charbonneau.  Mon neveu allaité pendant huit mois a toutes les allergies alimentaires possibles et impossibles et est loin d'avoir une santé de fer.  Ma fille a tellement de coliques, je me souviens d'un jour en particulier, à six semaines, sur 14 heures elle en avait dormi deux et en avait pleuré douze jusqu'à en perdre la voix.  À trois mois, elle est accroc au sac magique, au cocyntal et au porte bébé.  Je ne peux plus manger aucun produit laitier, plus de café, pas d'épices ni de noix et si je fais le moindre écart à cette diète, j'en paie le prix, croyez-moi.  Je terminerai en disant que mon conjoint est en accord avec ma décision d'allaiter et crois aux bienfaits mais pour avoir eu un fils à qui il a donné le biberon, il est un peu peiné de ne pouvoir nourrir sa fille et me trouve bien chanceuse de partager ces moments-là avec elle.  Vous savez, tout n'est pas noir ou blanc...  

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Karine

  | 10 août 2009 9:09
 

Nathalie, vous exprimez exactement ce que je ressens. Ce qui me peine, c'est l'idée qu'on ait même pas envie d'ESSAYER de donner le meilleur à son enfant, quand on le peut. Comme vous, je m'interroge sur toutes les autres sphères de la maternité, là où le don de soi est nécessaire. Jusqu'où l'égocentrisme se poursuit-il?

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Marie Charbonniaud

  | 10 août 2009 9:26
 

Désolée, je vous ai débaptisée, madame Charbonniaud

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Karine

  | 10 août 2009 9:27
 

Bonjour, j'ai lu vos commentaires et je suis très surprise des changements de mentalité par rapport à l'allaitement qui sont apparues dans l'opinion publique depuis quelques temps. Pour ma part, je trouve que la situation s'est inversée par rapport à il y a quelques années. Avant c'était la minorité qui allaitait, et je ne parle pas d'il y longtemps, ma fille aînée à 11 ans et mon autre fille 8 ans. Je voulais leur donner ce qu'il y avait de meilleur, de plus économique et ce qui me semblait le plus naturel: le lait maternel. Grâce à l'encouragement de ma mère et au livre "Comment nourrir son enfant" du groupe La leche j'y suis parvenue et mes filles ont été allaitées toutes deux jusqu'à 11 mois. Je peux vous dire que j'ai eu à faire face à un tas de commentaires négatifs sur le fait d'allaiter, et que j'en ai entendu des vertes et des pas mûres, même de la part d,infirmières. Plusieurs personnes me disaient qu'elles ne seraient pas capables, que ce n'était pas dans leur nature, et certaines personnes aussi semblait trouver ça dégueulasse! Il m'a fallu toute une "tête de cochon" pour continuer. Maintenant, des filles(de ma famille et celle de mon conjoint) qui me disaient à l'époque qu'elles n'allaiteraient pas leurs enfants, elles, les allaitent ou du moins essaient. Et elles ne se font pas harceler ou regarder de travers. C'est pour ça que je suis contente que la société se soit rendue à l'évidence que l'allaitement est la meilleure façon de nourrir son bébé. Je vais bientôt accoucher et je suis très heureuse de pouvoir le faire dans une nouvelle ambiance et sans me sentir différente des autres.C'est maintenant au tour de celles qui n'allaitent pas de se sentir ainsi, je sais que ce n,est parfois pas votre faute mais penser à toutes ces années où ça a été le contraire, c,est un juste retour des choses dans le fond.

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Dominique

  | 12 août 2009 5:34
 

Bonjour Dominique. Comme vous dites, tout cela n'est qu'un juste (et magnifique) retour des choses. Le naturel reprend le dessus, et là dessus comme ailleurs, il n'y aura pas de retour en arrière. Je pense que les compagnies pharmaceutiques avaient fait un énorme travail pour nous faire croire que le biberon était meilleur, dans les années 70. Mais avec toutes les connaissances médicales actuelles, elles n'y arriveront plus. Ma propre mère fait partie des gens qui ont été floués par le discours pharmaceutique. Pour sa première fille (ma demi-soeur), elle n'avait que 20 ans, et on lui a proposé d'office le biberon comme LA solution. On lui a même bandé les seins et on lui a donné un médicament pour empêcher sa montée de lait... Elle n'a même pas eu le temps de poser des questions ni de discuter. C'était comme ça. Terrible, n'est-ce pas? Heureusement, pour ses deux grossesses suivantes, elle est tombée sur un médecin formidable qui avait tout compris des bénéfices de l'allaitement. En tout cas, bravo pour votre volontarisme. surtout à une époque, comme vous dites, où les médecins n'avaient pas les mêmes informations.

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Marie Charbonniaud

  | 12 août 2009 10:42
 

En lisant votre texte, j'ai éprouvé de la colère envers vos propos, je suis incapable d'entendre encore une autre femme qui a allaité critiquer les autres mères qui n'allaite pas.  Une mère qui allaite fait-elle une meilleure mère? Avez-vous déjà entendu une mère qui n'allaite pas, critiquer votre choix d'allaiter? Je suis une maman d'un petit garçon de 5 mois, que je n'ai pas réussi à allaiter parce que je ne produisais pas assez de lait.  J'ai tout essayé (supplément, clinique d'allaitement...) 3 mois jusqu'au moment que mon bébé a hurlé pendant presque tout son boire parce qu'il n'avait pas assez de lait.  J'ai souvent pleuré et culpabilisé suite aux regards accusateurs de certaines mères à la vue du lait maternisé et des biberons que je donnais à mon fils.  Je suis totalement d'accord avec le fait que l'aillaitement est meilleur pour la santé des enfants, mais s.v.p respectez les mères qui n'allaitent pas!

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Anne

  | 14 août 2009 6:30
 

Bonjour Anne. Tout d'abord, je ne critique pas les "mères qui n'allaitent pas", et je ne leur manque pas non plus de respect. Je rappelle simplement des faits. Que cela vous plaise ou pas, ce sont juste des réalités, et qui pourront peut-être motiver une jeune maman qui n'a pas encore fait son choix. Pourquoi j'ai rappelé ces faits? Parce que cela me gène de voir des mères qui dénoncent une "police de l'allaitement", alors que OUI, il est plus normal que le corps médical défende l'allaitement plutôt que le biberon. Ensuite, vous ne devriez pas vous sentir visée puisque j'ai dis que j'avais beaucoup de compréhension pour les mamans qui essayaient. Cela étant dit, je peux comprendre que ce texte vous fasse du mal puisque cela vous renvoie un sentiment d'échec. Mais cela n'a pas été écrit pour cela. Je l'ai écrit pour toutes les mamans qui pensent que le biberon, c'est "pareil", ou pour toutes celles qui hésitent encore.

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Marie Charbonniaud

  | 14 août 2009 9:36
 

Merci Dr. Taz pour votre commentaire objectif qui ne se permet pas de juger les mamans.  Il est facile de critiquer ouvertement lorsque l'allaitement fonctionne bien pour nous, peu importe le lot d'épreuves que vous ayez traversées. Mais chaque famille a ses difficultés, son contexte, ses choix, ses combats, ses priorités et aussi, ses conditions médicales et physiques.  J'ai tiré mon lait pendant 4 mois (jusqu'à ce que mes seins ne donnent plus de lait) et j'ai dû le donner au biberon.  Ce n'était pas un choix, c'était une alternative à la condition physique de mon enfant.  C'était difficile de recevoir les regards culpabilisants et les "Tu n'allaites pas!!!!???! (scandalisés)" de certaines mamans, fières de réussir, ELLES, d'allaiter.  Mais j'ai fièrement retenu mon "non, je n'allaite pas, mais c'est MON lait qu'elle boit" parce que non, je n'ai rien à prouver à personne.  Je fais de mon mieux, simplement.  Et pour moi, donner le meilleur à son enfant c'est ça : faire de son mieux, avec nos propres limites, mais beaucoup d'amour.     Je me rends bien compte que ça nous fait du bien de juger les autres, ça nous permet de se valoriser soi-même.  Même si c'est au détriment des autres.

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Alice

  | 17 août 2009 11:34
 

Merci Marie pour cet article, si les mères qui donnent le biberon ce sentent pointé du doigt je peux dire que de mon côté pour avoir allaité mes trois enfants je ME suis fait pointé du doigt. Sans regarder l'économie et le côté santé, pour moi l'allaitement était une suite logique à la grossesse et à l'accouchement. Je crois que nous vivons dans une société tellement axé sur l'apparence que nous en devenons ridicule. Combien de fois j'ai entendu:"Je ne veux pas allaité parce que je ne veux pas me retrouvé avec les seins pendant." Au début de l'humanité les seins avaient une fonction autre que d'attiré la personne qui nous plait. Combien de fois je me suis retrouvé à être dans mon coin isolée parce que je devais allaiter mon enfant et que ça ne plaisait pas aux yeux puritain de la génération de BabyBoomer qui eux ont préviligier le biberon. Il ne faut pas oublié le scandale qui c'est produit en Chine où les autorités ont retrouvé de la mélamine dans le lait maternisé pour augmenter la teneur en protéine, pour ma part à moins que de manger un bout de mon comptoir je ne pense pas en retrouvé dans mon lait et il ne faut pas pensé que ça se passe seulement ailleurs, peut-être que d'ici quelques années on pourrait en retrouvé chez-nous la preuve les jouets avec de la peinture au plomb. Je crois que c'est un choix personnel et que les mères qui donnent le biberon arrête de se pleindre qu'elles sont incomprises et que la société arrête de pointé du doigt la femme qui donne le sein, je suis aussi tanné des gloussements et des commentaires à la con qui compare l'allaitement à un acte sexuel.

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Patricia

  | 17 août 2009 2:55
 

Mme Charbonniaud, SVP arrêtez de dire que vous ne critiquez pas les mamans qui donnent le biberon.  Avant de répondre à mon commentaire, je vous invite à relire votre texte pour voir à quel point vous manquez de respct envers les mamans qui donnent le biberon...Suis-je obligée de me justifier sur la place publique et vous dire pouurquoi je fais un allaitement mixtes??? non, ça ne regarde personne ici..si non, je vous direz pourquoi j'ai choisi tel méthode contraseptive, pourquoi j'ai mis 8 ans avant d'avoir un 2e enfant, pourquoi j'ai choisi tellle religion et enfin combien j'ai dans mon compte bancaire et c'est quoi mon bilan de santé...Franchement du n'importe quoi...

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Bouchra, maman une 2e fois depuis 2 semaines

  | 19 août 2009 7:36
 

Bouchra: Manquer de respect??? J'ai donné de l'information et rappelé des faits. Si cela signifie manquer de respect, alors tous les journalistes manquent de respect. Et si vous avez de telles réactions envers tous les articles qui ne vont pas dans le sens de vos pratiques, alors arrêtez de lire les articles. J'en conclus, enfin, que vous n'allaitez pas et que vous avez été vexée par les faits que j'ai rappelés. Je n'y peux rien. Il faut travailler sur votre culpabilité, et peut-être méditer un peu sur ce que signifie l'échange d'opinions. Surtout dans le domaine des blogues. Bonne continuation!

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Marie Charbonniaud

  | 19 août 2009 8:57
 

Et bien ma chère, j'allaite et je donne le biberon pour compléter et pour des raisons médicales qui ne regardent personne.  Je n'ai aucune culpabilité à ce sens.  Je lis beaucoup d'articles à ce sujet et jamais je n'ai été vexée.  Ce sont vos propos qui me vexent quand vous jugez des femmes que vous ne connaissezz pas dans le parc qui donnent le biberon.  Combien sont obligées de le faire pour des raisons médiclaaes ou autre???? alors, cessez de juger sans raison valable.  Quant aux informations scientifiques et médicales que vous avez donné, merci quoique je ne crois pas que des gens en 2009 ne connaissent pas encore les biens faits de l'allaitement maternel...on est tous informées, majeurs et vaccinées.

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Bouchra, maman une 2e fois depuis 2 semaines

  | 20 août 2009 12:25
 

Ah oui! L'allaitement mixte. J'avais lu un peu vite. Et bien bravo pour votre allaitement mixte. Cela ne change rien à ce que je ressens quand je vois un biberon en bouche (je n'y peux rien). Pour le reste, ne vous méprenez pas: en 2009, beaucoup de mamans encore ne connaissent pas tous les bienfaits scientifiques de l'allaitement, versus le biberon.

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Marie Charbonniaud

  | 20 août 2009 3:42
 

Les mots me manquent pour émettre mon propre commentaire à ce sujet...J'ai peine à croire certains propos que je lis et ma première réaction est de me demander si certaines d'entre vous ont les hormones de grossesse de travers ou si vous avez toujours été débiles?! À quand une conversation où des mères qui allaitent et celles qui donnent le biberon pourront échanger librement sans jugement....je vois bien que ce n'est pas pour bientôt et encore moins sur ce site, que je trouvais auparavant plutôt intéressant, mais duquel je me désintéresse faute de discussion dans le respect de chacun. Marie, pour une journaliste, vous faites difficilement la différence entre des faits et des jugements de valeur! Pour ce qui est de tous les arguments en faveur de l'allaitement, je ne les nie pas, mais je crois qu'il faut nuancer un peu...mon bébé n'est pas allaitée et elle ne fait pas de coliques. Elle est aussi en bonne santé. De plus, dans le cadre de mon travail dans le milieu de la santé, permettez moi de vous dire que j'ai croisé plus d'une femme ayant allaité et qui se retrouve aujourd'hui avec un cancer du sein. Alors le noir ou le blanc, pas trop pour moi! Dans la vie, il faut savoir doser! Alors j'emmerde toutes les hystériques qui croient que j'aurais dû y penser deux fois avant d'avoir un enfant puisque je ne l'allaite! Et loin de moi l'envie de justifier le pourquoi de la chose. Par choix ou par incapacité, je n'allaite pas, voilà tout et je crois être une bonne mère malgré tout!

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Anonymous

  | 20 août 2009 8:26
 

Oups, n'étant pas très habile avec l'informatique, on dirait que je n'ai pas signé mon commentaire...non pas par souhait d'être anonyme!

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Geneviève

  | 20 août 2009 8:33
 

Tout n'est pas noir ou tout blanc, vous avez parfaitement raison. Je rappelle qu'il y a simplement plus de risques. Nous parlons ici de statistiques. Tant à propos des coliques, que du cancer du sein. Bien sûr tous les bébés non allaités ne font pas de coliques et leur maman de cancer! Ma propre soeur, qui est mon ainée de 15 ans, n'a pas été allaitée. Question d'époque. Et elle se porte très bien. Alors ne déformons pas les propos.

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Marie Charbonniaud

  | 20 août 2009 8:48
 

Moi c'est de la peine que je ressens en lisant cet article.  Je suis maman d'une petite fille de 14 mois et j'en attends un deuxième en octobre.  Pour moi, il n'y a qu'une seule chose de vraiment essentiel pour un bébé, c'est de ressentir de l'amour pour celui-ci, un amour inconditionnel, profond et toujours grandissant.  Selon moi, une femme qui choisi de ne pas allaité (un choix, pas une question médicale) a le droit de le faire, tant qu'elle aime son enfant, et oui, elle peut l'aimer aussi profondément que vous aimez les vôtres, même si elle ne veut pas allaité.  Elle a le droit ELLE de ne pas se sentir bien dans cette situation.  Oui, c'est le mieux pour un enfant l'allaitement, mais peut-être que cette mère a choisi de lui donner quelques choses que vous vous n'avez pas vu comme important et qu'on dira que ça l'est dans quelques années.  Je suis aussi tannée d'entendre les "il faut" et les "il ne faut pas" au sujet de la maternité.  Chaque femme, au fond d'elle-même, sait ce qui est le mieux pour son enfant.  L'amour d'une mère restera toujours ce qui est le plus important dans tous les aspects d'un enfant.  Et contrairemetn à ce que sous-entend l'article, une femme qui choisi de ne pas allaiter.  Je trouve aussi mitigé les faits concernant la santé... Je n'ai encore vu d'études sérieuses sur le sujet... car il y a tellement de facteur qui entre en ligne de compte... Les otites sont souvent dû à la mauvaise façon de donner le biberon... Oui, il y a une mauvaise façon de le donner... mais ça, on en parle pas... Ça donnerait l'idée de donner le biberon.  Pour ce qui est de l'asthm et allergie..   allez voir cette étude fait à McGill www.informationhospitaliere.com/actualite-9587-allaitement-naturel-asthme-allergies.html  Cette même étude parle par contre des bienfaits cognitifs...  Par conséquent, je ne crois pas que cela est une incidence si grande sur la santé des bébés...  Cela doit rester un choix.  Une femme qui choisi d'allaité et qui est heureuse dans ce choix donnera l'amour nécessaire à son enfant.  Une femme qui choisi de donner un biberon à son enfant et qui est heureuse dans ce choix donnera l'amour nécessaire à son enfant.  Celles qui se sent jugés, d'un côté ou de l'autre, sera moins à l'aise avec son choix, entretiendra de la rancoeur, de la tristesse ou autre, et le bébé le ressentira, ce qui est beaucoup plus nocifs pour le bébé!  Donc, femmes qui allaitent ou qui biberonnent, respectez le choix de l'une comme de l'autre, car comme une infirmière m'a dit, dans un contexte autre mais que l'on pourrait ramener ici "Il n'y a que deux personnes au monde qui savent ce qu'il y a de mieux pour le bébé, son papa et sa maman!

Par

JOhanne

  | 20 août 2009 9:04
 

Ouf ! Par le nombre de commentaires et le ton de certains, on voit que le sujet touche beaucoup, que l'on penche d'un côté ou de l'autre... Mais restons-en aux faits... L'allaitement est meilleur pour l'enfant, point. Bien sûr qu'un enfant allaité peut être malade aussi. Bien sûr qu'un enfant au biberon peut être en parfaite santé. Bien sûr que ma mère a fumé et bu pendant sa grossesse (il y a 40 ans...) et que je n'en ai aucune séquelle... Mais le fait demeure que de façon générale, l'allaitement, c'est mieux pour l'enfant. Autre fait, c'est très rare, si l'on est bien conseillée et si l'on est patiente, qu'on ne réussisse pas à allaiter son petit (je parle d'expérience, j'ai eu de la difficulté au début). Il suffit d'identifier le problème. Autre fait, la question du plaisir que la mère ressent à nourrir son enfant contre soi est quelque chose de très personnel. Mais il n'en demeure pas moins que plaisir ou pas, c'est meilleur pour l'enfant et non seulement sur le plan nutritif sinon également sur le plan du contact mère-enfant. Bien sûr que celles qui ne veulent pas allaiter ont le droit. Mais il faut vivre avec son époque et aujourd'hui, en 2009, on sait que l'allaitement est meilleur. En passant, ma mère a vécu la pression sociale inverse : elle m'a allaitée alors que tout le monde lui disait à l'époque que c'était arriéré et de l'esclavage !! Mais elle l'a fait parce qu'elle était convaincue que c'était la meilleure chose à faire. Personnellement, je pense que nous voulons toutes le meilleur pour nos enfants.  Mais le "meilleur" est une noiton très relative... Pour certaines, ce sera la chambre parfaitement décorée. Pour d'autres, la poussette confort cadillac. Pour d'autres, encore, les produits de soins bio... C'est pourquoi restons-en au fait : l'allaitement est le meilleur choix, mais demeure un choix. Et il faut assumer son choix, qu'on soit à contre-courant ou non. D'ailleurs, la question de l'alimentation est très délicate, et ne fait que commencer avec l'allaitement. Dès que l'enfant mange du "solide", il y a tellement de conseils de nutritoinistes à suivre ! Finalement, au sujet des enfants, tout est controverse : sein ou biberon ? Porte-bébé ou poussette ? Sur le dos ou sur le ventre ? Purée maison ou du marché ? Vaccins ou non ? Garderie en milieu familial ou CPE ? École privée ou publique ? Moi, je suis de celles qui pensent que lorsqu'on sait ce qui est le meilleur pour SON enfant, on doit être prête à faire les efforts nécessaires, dans le respect de ses valeurs et de ses limites. Et que le problème de celles qui se sentent jugées vient du fait que dans le fond elles se sentent coupables. Sinon, qu'importe l'opinion des autres ? Suivez VOTRE instinct mais que votre décision soit éclairée et prise en toute connaissance de cause. Je pense que c'est surtout l'objectif des journalistes et du personnel médical qui font la promotion de l'allaitement. Aucune nouvelle mère qui hésite ne pourra dire qu'elle ne savait pas que l'allaitement est le meilleur choix pour l'enfant. En passant, toujours pour le bénéfice des futures maman et non par reproche envers celles qui ont prévilégié le biberon, je voudrias souligner que les avantages de l'allaitement ne touchent pas qu'à la santé de l'enfant et ou de la mère. Pour moi, c'était la solution la plus simple pour une nouvelle maman passablement épuisée et monoparentale : je ne m'imaginais absolument pas me lever en pleine nuit pour préparer et chauffer le lait, stériliser le biberon, etc. Pas question non plus de m'empêcher de sortir parce que trop d'attirail à traîner, pas d'endroit où faire chauffer le lait, etc. Le lait maternel, on l'a toujours avec soi, il est toujours prêt, toujours frais, toujours à la bonne température, toujours disponible. Et moi, je ne me suis jamais gênée pour allaiter en public, partout et sans m'encombrer d'une couverture pour me cacher ! Et je n'ai jamais eu de problèmes ni de regards réprobateurs. Par contre, maintenant que mon fils a 21 mois, je me fais passer des commentaires parce que je l'allaite encore (j'ai prévu le faire jusqu'à l'âge de 2 ans) ! Alors je lance un autre débat (hé hé...) : l'allaitement, jusqu'à quel âge ?!?

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Isabelle D.

  | 21 août 2009 1:40
 

Merci pour ce commentaire fort constructif, Isabelle! Il est rempli de pacifisme et de bon sens. Pas grand chose à ajouter ;-)

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Marie Charbonniaud

  | 21 août 2009 9:24
 

J'étais tellement déçue le jour ou j'ai du arrêter d'allaiter mon couple de jumeaux... J'avais l'impression d'avoir échouée quelque chose d'important... J'ai du arrêter pour une raison de santé... Quand la tétée était terminé et que j'allais pour me reposer, j'avais le coeur qui se mettait à battre à tout rompre et peine à me calmer... Il faut dire que j'avais eu une césarienne d'urgence et que j'étais suivi par un Dr. pour haute pression... Malgré le fait que j'ai allaité mes enfants que seulement 1 semaine, ils sont très dégourdis et très intelligents... Ils ont un très bon développement sur tout les plans, même que bien des gens nous ont dit qu'ils parlaient beaucoup mieux que d'autres enfants de leurs âges... Mais si j'avais un autre enfant je voudrais vraiment l'allaiter, car c'était mon premier choix :)

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ladyscb

  | 24 août 2009 11:39
 

Alors bonjour à toutes

Je me présente, Julie, future mère indigne qui ne se soucie aucunement de la santé de son enfant. Je vais en choquer plus d’une en disant cela mais moi l’allaitement, sa ne me rejoint pas, sa ne me parle pas et sa ne m’intéresse pas. Pourquoi? j’en sais rien. Il y a beau avoir toute les statistiques du monde qui me dise que l’allaitement est la meilleure chose au monde, ce que je vois ne me convainc pas. Je suis née d’une mère fumant la cigarette et je n’ai pas été allaité. Pourtant, bébé, j’étais la petite fille idéale, je dormais bien, je n’avais pas de colique et aucun problème de santé, tout comme sœur, mon copain, son frère, ma propre mère, ma belle mère et j’en passe. Je suis entouré de gens qui n’ont pas été allaité et qui sont en très bonne santé.

Entendre une bonne femme dire dans un cour prénatal que si je n’allaite pas mon enfant il va mourir a 4 ans, ma fait mourir de rire….Bizarre, je suis toujours sur la terre….ainsi que tout les autres que j’ai nommé plus haut. Il faut parfois savoir comprendre les statistiques je vous donne un exemple sur le syndrome de down. Une femme sur 100 est susceptible d’avoir un enfant atteint du syndrome de down après 40 ans. Une femme sur 100, c’est beaucoup, mais combien de femme on des enfants à 40 ans et plus?? Il est normal que les statistique du syndrome augmente, il a peu de femme de 40 qui on des enfants.

Au fait, vous qui aimer tant les statistiques il y en a une qui m’a justement frappé..

« Selon une enquête sur la maternité menée récemment par l'Agence de la santé publique du Canada, si 90 % des futures mères disent avoir l'intention de nourrir exclusivement leur enfant au sein, seulement 14 % d'entre arrivent à s'y tenir jusqu'à six mois »

Vous rendez-vous compte 14% seulement y arrive et se sont toutes ces mères qui se sentent bouleversé par votre discours. Grand-dieu j’y pense, il va y en avoir des enfants qui ne sauront pas en santé.

Je trouve déplorable qu’il y a un grand manque de tolérance au fait que oui, il devrait y avoir plus d’information sur le lait maternisé et je parle ici pour toutes les femmes qui on éprouvées des difficultés à allaiter leurs enfant et qui ont dû utiliser un moyen secondaire qui les déplaisait. De plus, il est très malheureux de voir que les femmes les plus touchées dans ce blog sont les femmes qui on voulu du plus profond de leur cœur donner le sein à leur enfant, et je compatie très fort avec ses mamans qui doivent maintenant supporter un regard réprobateur de votre part.

De plus vous dites dans votre discours « quant au conjoint, sous prétexte de vouloir lui faire partager « le bonheur de nourrir », on l’oblige à se lever la nuit. Voilà deux personnes fatiguées au lieu d’une »  Qu’on vienne me dire haut et fort que les conjoints de ces femmes qui allaitent dorment un bon gros 8h par nuit et qu’il n’accompagne pas  maman durant l’allaitement dans la nuit.

Pour ma part, je crois beaucoup plus aux mélanges génétiques des parents et à son environnement à se qui attrait à sa santé qu’à toute les statistiques qu’on pourrait bien me présenter.

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Julie

  | 24 août 2009 2:10
 

Bonjour Julie. Premièrement, ce n'est pas moi, Marie Charbonniaud, qui me positionne par rapport au lait maternel. C'est tous les scientifiques du monde entier. D'ailleurs, avez-vous déjà lu la composition du lait artificiel que vous avez donné à votre enfant? Ce serait instructif. Lisez aussi en bas de ces boites de lait: elles spécifient noir sur blanc que "le lait maternel est le meilleur aliment pour votre bébé". Obligée de le faire, par la loi.                                  Deuxièmement, à propos du fait que peu de femmes allaitent jusqu'à 6 mois, cela n'a rien d'alarmant. Même une semaine, cela vaut déjà de l'or. Savez-vous que le premier lait (le colostrum), présent dans les 3-4 premiers jours après la naissance, est tellement riche en défenses immunitaires qu'il équivaut à un véritable vaccin? Voilà pourquoi les médecins disent que "un jour, c'est mieux que rien du tout". Alors quand bien même la majorité des mamans québécoises n'allaiteraient que 2 mois, cela n'a pas d'équivalent pour la santé des enfants. Je rappelle que le lait artificiel n'a aucun composant immunitaire.

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Marie Charbonniaud

  | 24 août 2009 2:44
 

Bonjour Marie,

Je suis abasourdie par tous les commentaires que j'ai lus.  L'allaitement excite vraiment les passions!!! Je suis présentement enceinte de mon 5e enfant et je compte bien l'allaiter le plus longtemps possible.  J'ai allaité ma petite dernière jusqu'à 2 ans et j'ai dû la sevrer parce que, étant enceinte, la douleur était intolérable.  Si ce n'était que d'elle, elle aurait continué... ça m'a déchiré de faire ce choix.  

Je n'ai allaité ma première qu'un seul mois et j'ai arrêté à cause des crevasses, des gerçures et du manque total de soutien que je vivais à l'époque (elle a 16 ans aujourd'hui) et bien que ça ait été un soulagement sur le moment, j'ai toujours regretté par la suite de ne pas l'avoir allaité plus longtemps.  Je pense, avec le recul et l'expérience acquise par la suite, que si j'avais persévéré et été accompagnée par une personne capable de bien me conseiller, j'aurais pu réussir à allaiter Sarah beaucoup plus longtemps.

À la naissance du deuxième, j'étais beaucoup mieux préparée et j'avais exigé de l'infirmière qu'elle me montre CORRECTEMENT quoi faire.  Pas évident, à l'époque : on insistait pour donner un biberon à mon bébé pendant la nuit, pour que je dorme!!! J'ai bien sûr refusé et j'ai réussi à bien démarrer l'allaitement avec mon deuxième, que j'ai allaité pendant 11 mois. Le troisième pendant 9 mois. Et je précise que ce sont eux qui ont décidé qu'ils ne voulaient plus téter, pas moi.  

Pour l'allaitement du troisième, j'ai subi la torture du muguet, et j'insiste, c'était véritablement une torture, donc du muguet pendant 12 semaines avant de pouvoir allaiter sans douleur.  Mon médecin ne savait plus quoi me donner pour m'aider à m'en débarasser!  Finalement, c'est une double dose d'un comprimé, administré pendant une double période, qui m'a finalement délivré de ce maudit champignon.  Je voudrais préciser une chose : jamais pendant ces 12 semaines je n'ai regretté mon choix d'allaiter et penser abdiquer.  Je voulais allaiter Samuel et j'allais le faire tant qu'il le souhaiterait avec ou sans muguet.  Et j'ai gagné.  Et IL a gagné!

Moi aussi, comme toi Marie, j'ai un pincement au coeur chaque fois que je vois une mère faire le CHOIX de ne pas allaiter... mais avec mon expérience personnelle d'échec, je pense qu'il faut faire TRÈS attention avant de juger cette dernière, parce qu'on ne connaît pas son histoire...  

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Geneviève Forest

  | 26 août 2009 1:49
 

Pour situer le contexte, j'ai allaiter ma fille aînée quatre mois et j'ai essayé d'allaiter mon fils cadet prématuré. Ce deuxième allaitement a échoué car il est né trop tôt pour avoir le réflexe de succion, j'ai arrêté le tire-lait au bout de deux mois, SANS AUCUN REGRET ET AVEC UN GRAND SOULAGEMENT. J'en avais ras-le-bol d'être le garde-manger exclusif, tout ça pour allaiter au biberon en plus. Je n'étais pas du tout hostile à l'allaitement maternel, mais j'ai effectivement pu constater la pression dans ce sens.

Je ne me sens pas plus fière de mon premier allaitement réussi que je ne me sens coupable ou frustré de mon deuxième allaitement raté. Je ne comprends pas une seule seconde qu'on puisse juger les mères sur leur choix d'allaiter ou non : bien sûr que si, ça ne regarde QUE la mère et personne d'autre. Quels que soient les bénéfices ou les inconvénients pour les uns ou pour les autres, on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. On peut ne pas partager leur avis, on peut faire d'autres choix pour soi, mais des jugements comme celui que je viens de lire dans ce message, c'est le commencement de la dictature. Je me méfie des dictateurs et tatrices de toutes sortes. Je me méfie des gens qui se croient parfaits et vouent aux gémonies tout ce qui n'est pas leur copie conforme. L'allaitement, c'est bien QUAND ON EN A ENVIE, et seulement dans ce cas. Si c'est une contrainte pour la mère, vraiment je doute que ce soit un bénéfice pour le bébé. Arrêtez de vouloir décider à la place des gens.

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Sophie

  | 1 octobre 2009 2:53
 

Quelle tristesse de lire des propos comme celui-ci: "J'en avais ras-le-bol d'être le garde-manger exclusif"...

À chaque fois que j'allaite ma fille, 4 mois, je me dis exactement l'inverse: quel miracle d'arriver à nourrir exclusivement ce bébé, qui grandit, sourit, prend du poids chaque jour et pète la forme... rien que grâce à mon lait!

Je m'éblouis chaque jour devant ce miracle que notre machine humaine, si perfectionnée, nous offre. Et il est court, ce miracle de l'allaitement exclusif, puisqu'à 6 mois déjà, c'est fini! Alors à chaque tétée, j'en profite.

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Marie Charbonniaud

  | 1 octobre 2009 1:42
 

Permettez à un père de s'exprimer sur le sujet.

J'ai deux filles, l'une de 2 ans et demi, l'autre vient d'avoir deux mois. Ma conjointe voulait allaiter la première fois. Après deux semaines, toujours aucune montée de lait. Ce fut des crises épouvantables, d'abord du bébé, puis de la mère qui en avait déjà plein les bras avec un petit post-partum. Et papa qui se sent impuissant, qui aimerait faire plus que de simplement supporter la mère dans l'épreuve. Car oui, c'est une fichue épreuve quand ça ne marche pas. Après deux semaines, nous en avons discuté calmement, et ma conjointe a émis le souhait de migrer vers le biberon. Notre obstination initiale finissait par nuire à la santé de notre enfant. Je l'ai supporté dans sa décision, bien sûr.

Pour bébé #2, la décision était prise. Pas d'allaitement. D'une part la pression sociale nous avait royalement écoeurée. Elle est donc devenue contreproductive dans notre cas (c'est généralement le cas pour toute forme de pression d'ailleurs, les tenants d'une position étant souvent leurs propres pires ennemis).

D'autre part, quel bonheur pour papa de pouvoir contribuer aussi. Avec la première, le moment du biberon était aussi pour moi un moment magique, car je nourissais mon enfant. Il y a souvent beaucoup d'égoïsme dans les propos de ces femmes qui affirment que le lien créé par l'allaitement vaut bien mille bobos aux mamelons, etc. Si les hommes étaient paranoiaques (il y en a...), on pourrait croire que les femmes sont prêtes au martyre pour exclure le père.

On reprochait autrefois aux pères de ne pas assez s'impliquer auprès de leurs enfants. Se pourrait-il qu'il y ait un lien entre l'implication plus sérieuse des pères depuis une ou deux générations et le fait que l'allaitement n'avait plus la cote? Je ne sais pas s'il y a causalité ou simple corrélation, mais je pose la question.

Toujours est-il que je ne crois pas qu'il faille dénigrer l'argument voulant que le biberon permette au père de s'impliquer beaucoup plus auprès de son enfant dans les premiers mois. Vous qui avez porté l'enfant pendant 9 mois, avez senti votre corps se transformer et avez donné la vie, c'est déjà assez difficile pour un père de demeurer sur les lignes de côté dans cette grande aventure de la grossesse (pour certains ça fait bien leur affaire, remarquez...). On pourrait pas, nous aussi, vivre notre part de moments magiques et intimes avec notre enfant dans les premiers mois? Pourquoi dénigrer cet argument?

La vie est ainsi faite, je ne blâme pas les femmes bien sûr. Et j'ajouterais que, en contrepartie, rien ne me jette plus en bas de ma chaise que ces histoires d'horreur mettant en scène un père qui oblige sa conjointe à allaiter, ou à ne pas allaiter contre son gré.

L'important est d'en parler et de prendre une décision éclairée. Tout en conservant à l'esprit qu'ultimement, c'est le corps de la femme qui est concerné, et qu'il y a des limites qu'un homme ne peut franchir.

Notre plus grande est en parfaite forme, n'a aucune allergie, n'a jamais eu de maladies autres qu'un rhume, mange à sa faim et a un poids santé. Elle a en plus un sourire accroché au visage en permamence. C'est une enfant heureuse. Pour la deuxième, pas de problème à l'horizon non plus. On se croise les doigts.

À mon avis, l'allaitement ou le biberon n'ont rien à voir dans la présence de maladies ou d'allergies. Le problème, c'est le stress. Celui des parents, qui se transmet aux enfants dès la grossesse. Et ces questions allaitement vs biberon sont aussi des facteurs de stress.

Ma conjointe et moi ne sommes pas des gens stressés. Nous sommes responsables, et vivons la vie calmement. Assez rapidement, nous avons pu voir à quel point c'est notre manière d'être qui a fait en sorte que nous n'avons jamais eu de problème avec nos enfants. Ils sont en santé, ils aiment la vie, et reçoivent autant d'amour qu'ils nous en donnent. Et pourtant, ils n'ont pas été allaités.

N'est-ce pas le plus important?

Frédéric

Un papa comblé, impliqué, et heureux.

Par

Frédéric

  | 2 octobre 2009 3:51
 

HEY!

On peux-tu juste vire et laissez vivre, sans juger et sans se mêler des affaires des autres, hein?

Des articles comme celui-ci c'est de la propagande : on a un point, une OPINION sur un sujet et on tente de convaincre les autres qu'on a raison et qu'ils ont tort. Sauf que lorsqu'on discute d'un sujet aussi sensible que l'alimentation d'un nouveau né on doit parler et RÉFLÉCHIR avec respect et EMPATHIE.

C'est quoi l'idée de se sentir mal (au point d'en mal dormir la nuit!!!!) en voyant une maman qui donne un biberon à son bébé??????? ! on lui sacre patience, c'est pas de vos affaires!!!

Et puis comme disait une autre plus haut les préparations lactées c'est pas du poison, quoique vous en pensiez. Votre opinion n'y change rien : "[...] à cause du liquide indigeste qu’on leur impose."

COME ON!

jf

Par

JF

  | 2 octobre 2009 4:54
 

Frédéric,

Lorsque vous dites: "Tout en conservant à l'esprit qu'ultimement, c'est le corps de la femme qui est concerné"...

Je dirais plutôt: "Tout en conservant à l'esprit qu'ultimement, c'est la santé de l'enfant qui est concernée". Cela doit rester le pivot central de toute notre discussion. Et c'est cela qui doit guider nos choix, pendant toute l'enfance. L'amour et la santé.

Cela dit, bien sûr, cela ne doit pas se faire contre la santé de la maman, et c'est pour cela que lorsque la maman n'arrive pas à allaiter, bien sûr qu'il faut se tourner vers les solutions qui existent.

D'autre part, vous avez l'air de dire que le biberon permet un "rapprochement" entre le père et le bébé?

Je peux vous dire que les papas ont beaucoup d'occasions de se les créer, ces moments merveilleux où l'on tient son bébé collé et qu'on le regarde dans les yeux.

Mon conjoint a porté tous nos bébés en porte-bébé ventral , les a bercé après leur tétée, les a baigné avec lui, bref; autant de moments pour "rattraper" les 9 mois vécus loin de lui et créer son lien d'attachement.

Tant mieux si cela vous a permis de vivre des moments merveilleux. Mais cela ne doit pas servir d'argument pour éviter l'allaitement; Ô grand jamais! (je ne pense pas que ce soit votre propos non plus...)

Par

Marie Charbonniaud

  | 3 octobre 2009 11:30
 

JF,  

C'est de l'information, pas de la propagande. Je ne vous parle pas de politique ou de religion, ni d'une OPINION, je rappelle de FAITS biologiques et médicaux. Du lait coule de nos seins et ce lait est l'aliment destiné à notre enfant: est-ce si complexe à comprendre?

Il me semble que ces informations doivent être rappelées, car trop de mamans minimisent les différences entre lait maternel et artificiel. Voilà pourquoi il existe une Semaine mondiale de l'allaitement, à l'initiative de l'OMS. Mais vous trouverez que c'est peut-être de la propagande aussi, la santé mondiale?

Par

Marie Charbonniaud

  | 3 octobre 2009 11:41
 

oufff ca brasse ici loll je suis une nouvelle maman qui a eu le deuil de ne pas allaiter car mon bébé a eu l'atrésie de l'oesophage et rester a l'hopital 3 moi à 2 heure de la maison .

je voulais tellement ,mais personn m'a dit que je pouvais faire congeler mon lait . Mais les spécialiste m'a dit qui a guéris vite car il a pris le biberon et plus facile pour calculé le lait .

Mais je me sens pas une mauvaise mère pour autant . Alors pensez à se maman qui chaque jour lutte pour la santé de leur enfant né avec malformation et pourtant enceinte oufff j'ai tout suivi a la lettre des médecin ,

Alors imaginer un peu ma déception de ne pas allaiter mais en plus avoir un enfant avec l'atrésie et en pensant je suis une femme en très bonne santé et qui ne fume pas

une chance qui les spécialiste était a mes coté

mon garcon a 9 mois et aucun maladie enfantile rhume etccc ...

Alors quand vous aller voir une femme avec un bébé et un biberon penser à moi car j'aime mo fils et je donnerais ma vie pour lui ..

Allaiter c,est p-e formidable mais avant tout tenir son enfant 3 semaine après sa naissance c,est incroyable .

je pourrais je parler plus . mais merci de me lire

une maman qui a rever de allaiter mais la vie a n'a décider autrement ...l'important c,est l,enfant voilaa ...

Par

france

  | 5 octobre 2009 10:53
 

Votre billet m'a fait dresser le poil. Certes, l'allaitement maternel est ce qu'il y a de mieux pour notre enfant. C'est un fait. Après ce fait, il y a la vraie vie. Je trouve bien dommage que vous vous attardiez à poser un jugement de valeur sur des gens que vous ne connaissez ni d'Ève ni d'Adam parce que VOUS, vous avez réussi là où certaines ne l'ont peut-être pas.

J'ai allaité, toutes les heures sans exception pendant 4 semaines. De 30 à 45 minutes chaque fois. Après quoi, exténuée, je me suis fait prescrire 16 comprimés de dompéridone par jour pour augmenter ma production de lait qui était visiblement déficiente. À partir de ce moment, j'ai décidé de faire du tire-allaitement, et de complémenter avec de la préparation. Pour sauver ma peau. Lâchement, à vous entendre et à entendre les gens du clsc et de l'hôpital où j'ai accouché. On m'a traité de paresseuse, on m'a dit que je pensais à mon confort avant la santé de mon bébé, que je risquais de le tuer, littéralement, mais que si je n'étais pas assez aimante pour m'en soucier, c'était de mes affaires. On m'a même suggéré de faire appel à ma mère, qui pourrait restimuler sa lactation pour sauver mon bébé. Je tente encore de m'en remettre, quatre mois plus tard. Honnêtement, je ne sais pas si je réussirai seule, j'en doute de plus en plus. Et je dois avouer que lire des propos comme ci-haut ne contribuent en rien à faire disparaître le sentiment de culpabilité qui m'habite. Et chaque jour, je déteste encore un peu plus les gens comme vous qui faites en sorte de dénigrer les mères qui n'allaitent pas ou plus, sur la base des faits scientifiques.

Peut-être m'avez vous aperçu au parc donner un biberon de MON lait à mon enfant et m'avez vous jugée, vous, grande gourou de l'allaitement. Peut-être aussi avez vous aperçu ma voisine acheter de la préparation à l'hôpital, trois jours après sa sortie de l'unité de psychiatrie, où elle s'est retrouvée hospitalisée après que son allaitement n'ait pas fonctionné, et qu'elle ait eu droit elle aussi aux bons commentaires du personnel médical et de mères de votre genre.

Grand bien vous fasse si votre allaitement s'est bien déroulé et que vous avez réussi à respecter les 6 mois conseillés pas l'OMS. Rappelez ces faits si ça vous chante, mais de là à mépriser celles qui n'allaitent pas, de grâce. Je souhaite profondément qu'aucune nouvelle maman n'ait la grande malchance de tomber sur votre blogue alors qu'elle vit des difficultés avec son allaitement. Ce sont les attitudes comme la vôtre qui contribuent à mener aux dépressions post-partum. Et ça me désole terriblement.

Par

outrée, complètement

  | 6 octobre 2009 7:04
 

Je suis d'accord avec jf qui dit que la phrase "liquide indigeste" n'a pas de sens. Elle est fausse de toutes façons car un liquide indigeste par définition ne se digère pas ou peu et les préparations lactées de 2009 se digèrent très bien. Ce genre d'affirmation manque de rigueur journalistique. Personnellement, j'allaite encore ma 2e et j'ai allaité la 1ère 8 mois sans pour autant sentir que je mérite une médaille pour ça, ni que celles qui n'allaitent pas méritent de se faire lancer des roches. Oui au libre choix, non au jugement.

Par

isabelle d

  | 13 octobre 2009 2:57
 

pour l'histoire des médailles c'est vrai, il y en a qui parlent de leur allaitement comme si c'était le plus grand accomplissement de leur vie! pauvres elles!

Par

jeanne

  | 13 octobre 2009 3:10
 

Les firmes de lait artificiel ont beau essayer de nous fabriquer le liquide le plus parfait possible, il sera toujours beaucoup plus difficile à digérer que le lait maternel. Il n'y a qu'à voir le nombre de réactions de rejet (vomissements, gaz, coliques et compagnie) des nouveaux-nés ou des bébés que l'on sèvre, à tous les âges. Ou sentir l'odeur plus nauséabonde de leurs selles. Ou remarquer leurs fesses plus rouges. C'est ainsi, et les compagnies n'y pourront rien. 

Je pose une question, juste comme ça: y en a t-il beaucoup d'entre vous qui ont déjà pris le temps de lire les ingrédients du lait artificiel? J'ai fait le test parmi mes quelques amies qui en ont utilisé: aucune. Pourtant, ce serait bien de savoir de quoi l'on débat et surtout ce qu'ils mangent, nos trésors. 

Par

Marie Charbonniaud

  | 13 octobre 2009 3:32
 
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