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Famille à la Une

Blogue de Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.

août 2009 - Billets

Famille à la Une
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    L'entrée à l'école: prêt ou pas prêt?

    « Mon enfant sera-t-il prêt? » Pendant que celui-ci trépigne d’impatience à l’idée d’entrer à l’école, on se pose la question avec un brin d’anxiété.

    Dans la grande majorité des cas, bien sûr, qu’il le sera! Nos enfants se préparent à l’école au rythme de leur vie quotidienne, de leurs jeux éducatifs, et souvent grâce à un milieu de garde de qualité.

    Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.

    En 2008, une étude publiée par l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal affirmait qu’un petit Montréalais sur trois, entrant actuellement à l’école primaire, risquait d’avoir un cheminement scolaire difficile.

    Pourquoi? À cause d’un manque de maturité sur le plan de son développement cognitif, langagier ou socio-affectif, souvent dû à un contexte de milieu défavorisé.

    Cela m’a donné l’idée d’un petit livre, aux Éditions du CHU Sainte-Justine. J’ai voulu comprendre pourquoi et comment on pouvait être mieux préparé à l’école. J’ai donc interrogé plusieurs psychoéducateurs et je vous y offre tous leurs conseils.

    Cela dit, je sais aussi que certains parents préparent trop. J’ai donc essayé de cerner où il fallait s’arrêter. Comment ne pas « trop en faire ». En effet, c’est tellement tentant de placer un petit apprentissage, au cours de leurs jeux! Les lettres de l'alphabet par-ci, les chiffres de 1 à 30 par-là... (Tandis que ce n'est même pas au programme de la maternelle!).

    En chemin, j’ai aussi découvert une chose bien intéressante. Être prêt pour l’école, ça ne veut pas dire la même chose pour un parent et pour un éducateur.

    Tandis que les parents croient que le cognitif est prioritaire (l’éveil aux chiffres, aux lettres, etc.), les éducateurs insistent davantage sur l’importance des habiletés sociales et l’autonomie (savoir communiquer ses besoins, socialiser avec les amis, s'habiller ou se laver les mains tout seul...). Curieux, non? Et vous, alors?

    Quant aux chercheurs, ils apportent des éléments de réponse selon l’orientation de leurs études. Tantôt, ce sont les habiletés cognitives qui remportent la palme, tantôt les compétences sociales. Et parfois… les deux à fois!

    Enfin, j'ai découvert que le plus important n'est pas probablement où on le croit. Ni dans les chiffres et les lettres, ni dans l'autonomie au sein de l'école.

    C'est tout ce qui se tisse, dès la naissance, entre le parent et son enfant. Le plaisir d'apprendre et la curiosité naturelle d'un enfant sont directement liés à l'estime qu'il a de lui-même. Plus l'enfant a confiance en lui et en ses capacités d'apprendre, plus il est motivé à en savoir plus.

    L'autre clé de la réussite, ce sont les valeurs véhiculées à l'intérieur de la famille.

    Si le livre a sa place sur la table, si l'école a la confiance et le respect des parents, et si chaque apprentissage fait à l'école a un sens pour l'enfant, alors l'école aura une grande place dans son coeur. Et pour ça, le parent peut faire beaucoup.

     

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    Nos enfants, ces éponges!

    Nos enfants sont des éponges, et jamais je ne l'ai mieux réalisé qu'en ce moment. Ils apprennent tout dans notre ombre, bien plus par nos gestes que par nos mots. Ce qu'il est bon ou pas de manger, de dire, de faire. La façon dont il faut se brosser les dents, se comporter à table, s'adresser aux autres. Ils nous imitent sans cesse, pour le meilleur, mais aussi pour le pire...

    Ça me revient presque tous les jours en pleine figure. Surtout avec ma fille de 4 ans, en fait. Par exemple, quand elle m'a vu m'impatienter, en voiture, derrière un automobiliste qui n'avançait pas, elle m'a dit l'autre jour : « Oh, mais qu'est-ce qu'il fiche, lui? Allez maman, dépasse-le! » J'ai beau lui dire que ce n'est pas la bonne façon d'agir, mes attitudes qu'elle a déjà observées 20 fois auparavant ont bien plus d'impact que mes mots.

    Toujours à cause de leur immense qualité « d'éponge », parfois, on en apprend un peu sur les autres familles de la garderie. L'autre jour, elle m'a sortie : « Hum, c'était bon. J'ai tout bouffé. » Moi : « Pardon?? Où tu as entendu ce mot? » Elle, du tac au tac : « C'est mon amie M. qui dit ça. » Ahhh, je vois, je vois. Mais d'autres fois, c'est moi qui les lâche, les vilains mots. Elle me les répète tout de suite, tandis que j'aurais envie de me cacher sous le plancher... 

    Pour en revenir à notre attitude au volant, les recherches ont maintes fois prouvé qu'elles étaient très vite intégrées par nos bouts de chou. Selon Jacques Bergeron, psychologue et directeur du Laboratoire de simulation de conduite à l'Université de Montréal, on sait que les styles de conduite se transmettent de génération en génération, particulièrement de père en fils et de mère en fille (zut!). 

    Plus précisément? « Les styles de conduite, c'est la vitesse générale à laquelle on roule, le fait de suivre un véhicule de près, le fait de conduire de façon agressive, le niveau d'attention qu'on porte à la conduite, etc., explique-t-il. Mais ça va jusqu'au nombre d'accidents, et même aux types d'accidents et aux types de contraventions. » Et cela, en grande partie, à cause de leur apprentissage par imitation. 

    C'est assez culpabilisant, n'est-ce pas? Je sais, je sais, y'en a marre de culpabiliser! Être un modèle de conduite, c'est un éternel défi...

    Dans le même genre, allez voir cette annonce publicitaire. Ça en dit long sur tout ce que nos enfants peuvent (mal) faire en nous regardant faire. Peut-être l'avez-vous déjà vue, puisqu'elle a beaucoup circulé par courriel.

    Au final, on ne sera jamais parfait. Le mieux est de reconnaître, avec le sourire, ses limites, en discutant avec son enfant. Quand on dit de gros mots, quand on conduit mal... ou quand on mange un carré de chocolat noir tous les soirs, mais qu'on lui refuse 9 fois sur 10!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    Jouets de gars, jouets de filles

    Mon aînée a 4 ans; et son frère, 2 1/2 ans. Ils partagent une grande chambre où tous les jeux sont à leur portée.

    Quand il le souhaite, mon fils a donc accès aux poupées, et ma fille a accès aux camions. Mais en pratique, c’est assez évident : mon fils n'est pas très porté sur les poupées, et ma fille ne passe jamais plus d’une minute à faire rouler le camion.

    Cela dit, tous les autres jeux ont un succès commun : peinture, pâte à modeler, ballon, piano, cuisine, dînette, casse-têtes, avion, vélo… À leurs yeux, il y a donc bien plus de jouets « asexués » que de jouets « sexués ». Et tant mieux!

    Mais voilà LA question : qu’est-ce qui fait que certains jeux restent l’apanage des filles, et d’autres ceux des garçons? La génétique, ou l’environnement social (famille, garderie, amis)? Les chercheurs en jasent depuis longtemps.

    Ce qu’on sait, c’est que la différenciation des jeux se fait à partir de 2 ans ou 3 ans, âge où les enfants prennent conscience de la différence des sexes et où ils se mettent à imiter leurs parents. Fillette s’intéresse davantage aux robes, aux bijoux, au maquillage, au maternage, parce que sa maman le fait. Et comme papa, Fiston regarde de plus près les voitures, les boîtes à outils, le mécanisme des trains, des avions… 

    Avant cet âge, n’y a-t-il vraiment aucune tendance? Eh bien si, figurez-vous. Dès 3 mois, les bébés commenceraient à différencier les jouets, viennent de découvrir la psychologue Geriane Alexander et son équipe du Texas. Ces derniers ont conduit une étude sur des bébés de 3 mois à 8 mois. Ils leur ont montré des poupées et des camions, à intervalles réguliers, et ont suivi très scientifiquement leur regard et la durée de leur attention.

    Résultat? Les filles ont regardé la poupée significativement plus longtemps que les garçons, tandis qu’eux ont regardé le camion plus longtemps que les filles.

    Est-ce que c’est parce que les camions étaient bleus, et la poupée rose? Et qu’à force de les habiller ainsi, ils connaissent les couleurs? L’étude ne le dit pas. Mais moi, c’est presque ma théorie… car 3 mois, c’est un peu jeune!

    Une autre étude intrigante, réalisée en 2004 par l’institut ABC+, s’est intéressée à l’influence des parents sur le choix des jouets. Et là, on s’y retrouve.

    On se rend compte que pour la plupart des parents, les stéréotypes concernant les enfants sont puissants. Un « vrai petit mec », c’est téméraire, bagarreur, têtu et espiègle. La « vraie petite fille » est coquette, charmeuse, capricieuse, calme et posée, mature, calculatrice, volontaire et indépendante.

    On réalise aussi que les mentalités évoluent (un peu): de plus en plus, les parents acceptent de décrire leur garçon comme « un tendre », ou leur fille comme « un garçon manqué ». Loin d’en avoir honte (comme autrefois), ils en sont fiers.

    Par contre, plusieurs attitudes n’ont pas changé. Et c’est bien dommage.

    Par exemple, on approuve que les filles jouent aujourd’hui à des jouets ou des sports typiquement masculins (voitures, soldats, soccer…), mais il reste toujours tabou de laisser jouer les petits gars à des jouets ou des sports féminins : la dînette, les poupées, la danse… Surtout au-delà de 3 ans ou 4 ans.

    Pourquoi? L’étude le dit clairement : « Il est frappant de voir dans le discours des parents comme le spectre de l’homosexualité persiste. Ils restent persuadés que s’ils ne transmettent pas une certaine virilité ou féminité à leur enfant, celui-ci est à haut risque de devenir homosexuel. » Et pourtant, elle le rappelle aussi : c’est un mythe!

    Au contraire, interdire à un petit garçon de se déguiser en princesse ne peut qu’attirer son attention sur le fait que cela nous dérange. Et s’il veut de nouveau attirer notre attention, c’est cela qu’il refera.

    Alors surtout, mon fils, continue à jouer à ta dînette, à faire le ménage et à bercer ta poupée : tu n’en seras qu’un meilleur homme à marier!

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    Marie Charbonniaud
     
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    Crèmes solaires: au secours!

    Ça fait longtemps qu’on laisse entendre que les crèmes solaires sont louches. Qu’elles ne font pas vraiment le travail, ou que leurs produits sont « plus que douteux ».

    Mais aujourd’hui, la presse nous donne le nom des coupables. Oxybenzone, benzophénone, méthoxycinnamate. De vrais noms de barbares.

    À partir de là, mon premier réflexe a été de vider mes placards. J’ai tout passé en revue. Même chose quand je suis arrivée à la garderie. Résultat : je suis plus confuse que jamais. Ces compositions sont incompréhensibles, et même quand j’arrive à démasquer un ingrédient fautif, je ne sais plus ensuite vers quoi me tourner.

    Pour vous résumer la situation, les crèmes solaires fonctionnent de deux façons différentes. Soit grâce à un filtre « chimique » (notamment l’oxybenzone), soit grâce à un filtre « physique » (notamment le dioxyde de titane).

    Le problème des filtres chimiques? Non seulement ils traversent la barrière de la peau (se retrouvent dans le sang, les organes, l’urine, avec des conséquences totalement inconnues), mais certains d’entre eux ont des actions hormonales (le benzophénone ou l’octyl-méthoxycinnamate). Ils se comportent comme des oestrogènes, les hormones féminines.

    C’est une chercheuse suisse, Margaret Schlumpf, qui a prouvé cela sur des bébés rats : certains ingrédients retardent la puberté des mâles, accélèrent celle des femelles et affectent le développement des organes reproducteurs.

    Depuis ces trouvailles, publiées et confirmées, toute l’industrie des écrans solaires est en panique. L’Oréal a immédiatement répondu : « Il faudra des études épidémiologiques sur des humains pour le prouver. » Rassurant, n’est-ce pas? Moi, personnellement, je n’ai pas envie que mes enfants servent de cobayes.

    Quant aux filtres physiques, ce sont des pigments d’origine minérale (donc naturelle) et ont l’avantage de rester en surface. Mais là encore, ils font jaser. Un chimiste québécois établi à Miami, Roger Leblanc, affirme que lorsque ces particules sont infiniment petites, comme dans la crème, ça pénètre quand même dans l’organisme…

    Alors, que choisir? Là est la question. Si on veut éviter le chimique à tout prix, mieux vaut aller vers les crèmes contenant du dioxyde de titane. Voilà ce que je retiens. Avec le risque, non confirmé encore, que celui-là a des risques aussi.

    Pour être très honnête avec vous, je crois que je vais continuer à privilégier la sagesse. C’est-à-dire les vêtements légers à manches longues, les chapeaux, et pas d’exposition au soleil entre 11 h et 16 h. La crème? Un strict minimum. Sur le bout des bras et le bout des jambes. 

    D’ailleurs, aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours détesté les crèmes. Ça colle, faut renouveler ça toutes les deux heures, et quand on sait qu’elles nous causeront peut-être le cancer qu’on veut justement éviter… on y réfléchit vraiment à deux fois.

    Alors, vous choisissez quoi : le cancer à cause du soleil ou le cancer à cause des crèmes? J’exagère. Mais tout compte fait, je préfère encore le soleil à toutes petites doses. 

    Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire. Comme vous, je cherche encore la solution « la moins mauvaise ». Si vous avez un truc, faites-moi signe…

    P.-S. Pour vous aider à y voir clair dans le charabia des étiquettes, je vous conseille cet excellent article paru dans Québec Science. Vous découvrirez par exemple que l’oxybenzone peut se cacher sous 4 appellations différentes...!

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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    Les coûts du non-allaitement

    Lorsque l’on a allaité et qu’on a adoré ce passage de vie, le problème, c’est qu’on a envie de convaincre la terre entière.

    Je dis « le problème », car à la fin, c’est une véritable torture que l’on s’impose à nous-mêmes.

    Vous voulez des exemples? À la pharmacie, je supporte mal la vision d’une maman, collée à son nouveau-né, qui achète de la préparation pour nourrissons. Quand je croise un nourrisson au parc, avec un biberon qui lui remplit la bouche, cela me bouleverse. Et quand j’apprends qu’une amie proche ne désire pas allaiter, je prends sur moi en silence et j’en fais quelques insomnies.

    Je me passerais bien de ces moments fort désagréables, c’est évident. Donc, je travaille beaucoup là-dessus. J’essaie de penser aux milliers de bébés qui ne sont pas allaités, je sais qu'ils peuvent être heureux et en bonne santé, et ça va mieux.

    Cela dit, parfois, quand je lis des articles comme celui-ci, je bouillonne de nouveau.

    Voilà que les mamans qui n’allaitent pas se plaignent d’être harcelées. Elles disent manquer de considération dans les hôpitaux, les CLSC, même les cours prénataux. L’une dit se faire quasiment ignorer lorsque, dans un cours prénatal, elle pose des questions sur les différentes tétines. « Il n’y en a que pour l’allaitement », se plaint-elle, en substance.

    Est-ce que je plains ces mamans? Pas toutes. Et je sais qu’en disant cela, je ne me ferai pas d’amies.

    En fait, j’ai beaucoup de compassion pour les mamans qui essaient, même s’ils elles abandonnent. Je les aide tant que je le peux, en respectant parfaitement leurs limites et leur décision. J’ai de la compassion aussi pour celles qui ne peuvent pas, pour des raisons médicales.

    Mais j’ai encore beaucoup de difficulté à comprendre d’autres attitudes. Ces dames qui savent, avant même d’être maman, « qu’elles ne donneront jamais le sein » et qui, bien souvent, n’ont même pas sondé leur mari sur cette décision pourtant cruciale.

    Alors bien sûr, bien sûr, c’est une « liberté ». Un « choix personnel ». Mais est-ce que c’est un choix si « personnel », quand il y a la santé d’un enfant en jeu? La santé de la maman? Le portefeuille, et même l’organisation, de la famille?

    Oui, les enfants non allaités ont la santé plus fragile. Je n’ai pas peur de le rappeler. Ils sont plus à risque de développer des maladies ORL (otites, rhumes, angines, etc.), de l’asthme, des allergies; et au quotidien, ils régurgitent davantage et font plus de coliques intestinales, à cause du liquide indigeste qu’on leur impose.

    Oui, les mamans qui n’allaitent pas sont plus à risque de développer le cancer du sein et de l'ovaire. Et elles perdent beaucoup plus difficilement leur poids, après la naissance.

    Et oui, cela a un impact sur toute la vie de famille. Une simple sortie au parc devient compliquée, les crises de faim (que ce soit la nuit, en avion, en voiture…) sont plus longues à contenter; les coliques du soir empoisonnent l’ambiance familiale; quant au conjoint, sous prétexte de vouloir lui faire partager « le bonheur de nourrir », on l’oblige à se lever la nuit. Voilà deux personnes fatiguées au lieu d’une.

    Tous ces éléments, et notamment les impacts sur la santé, on les connait par coeur. C’est pour cela que l’Organisation mondiale de la Santé, et tous les médecins du monde, conseillent un allaitement exclusif pendant 6 mois.

    Pourquoi l’OMS s’en mêle? Parce que justement, ce n’est pas un choix si « personnel ». L’allaitement est une question de santé publique, et si toutes les familles suivaient ce conseil, il y aurait moins d’enfants dans les salles d’attente des médecins.

    Quant au cancer du sein, l’équipe du Pr Valérie Beral du Centre de recherche sur le cancer d'Oxford a démontré que si toutes les femmes allaitaient 6 mois de plus dans les pays occidentaux, on pourrait éviter 25 000 cancers du sein chaque année.

    Le choix de ne pas allaiter a donc un coût social, que tous les contribuables supportent, tout comme celui de fumer, de mal manger, de boire. Les seuls à qui cela profite, ce sont les compagnies de préparation pour nourrissons (lire à ce sujet le best-seller : The Politics of Breastfeeding, When Breasts are Bad for Business, par Gabrielle Palmer).

    Certes, c’est un choix qui revient à la mère. Mais la maman doit assumer les conséquences de son choix – sur son enfant, sa famille, la société - et peut difficilement reprocher au personnel de santé de moins « communiquer » sur les préparations pour nourrissons, qui doivent idéalement rester une solution de dépannage.

    Sinon, c’est comme demander à un médecin les bénéfices du soda, tandis qu’il nous suggère de boire de l’eau. Ce n’est pas son rôle de vanter les produits de second choix.

    Publié par
    Marie Charbonniaud
     
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