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Drôle de famille

Blogue de Catherine Goldschmidt
Je suis une drôle de maman, une croqueuse du quotidien qui s’amuse à raconter les petits et grands bonheurs de ma famille.
Drôle de famille
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    Soirée de la fierté

    J'ai couru pendant 3 jours aux côtés de ma fille en tenant la selle de son vélo pour l’aider à garder son équilibre et lui apprendre à pédaler sans petites roues. Résultat, j’ai dû perdre 1 kg à m'essouffler dans la rue comme une débile pour éviter la chute, les pleurs, la peur, le sang et les pansements (je sais, ça compense pour les sucreries avalées dernièrement!).

    Et puis, j’ai senti qu’elle était prête. Que ma main ne servait plus à rien sinon à me rassurer moi-même. Alors, je l’ai lâché tout en continuant de courir à ses côtés (avec ma boîte de pansements dans la poche). Au cas.

    Elle a eu peur un peu et puis plus du tout. La fierté a gonflé sa confiance en bloc et elle a filé droit devant elle en suivant mon conseil. Regarder toujours au loin en répétant : « C'est là que je veux aller, rien ne peut m'arrêter! » C’est la meilleure façon d’avancer sans tomber. En la voyant s'éloigner de moi si vite et si bien, mes yeux se sont embués. On l’a tous applaudie.

    Le soir même, mon fils perdait 2 dents. Il était super fier d’avoir la bouche pleine de trous (à sa place, j'aurais plutôt paniqué). À lui, les petits cadeaux sous l’oreiller et, surtout, les futures dents d’adulte le rapprochant un peu plus de son objectif ultime dans la vie : devenir grand. Le lendemain, pour couronner le tout, il a ramené une colonne de A de l'école pour son comportement.

    Et pour finir, 3 jours plus tard, ma grande ado m’annonçait, du haut de ses 16 ans, que sur les 15 personnes qui avaient passé l’entrevue avec elle pour obtenir un job d'été, elle avait été choisie. Juste elle. Elle qui, 2 heures plus tôt, avait quitté la maison, la gorge serrée et la peur au ventre à l'idée de convaincre des inconnus qu'elle était faite pour ce travail. Mission accomplie. J’ai crié de joie et pleuré de fierté. Les deux en même temps!

    Je me suis dit que trois émotions fortes dans la même semaine, ça se fête! Alors, on a fabriqué des couronnes. J'ai dit à mon fils de faire un beau dessin pour sa grande sœur, à ma petite dernière d'en faire un pour son frère et à ma grande ado d'écrire des mots de félicitations. On a préparé ensemble trois petits gâteaux avec des voiles en papier sur lesquelles étaient écrit : je suis le roi des A, la reine du vélo et la reine des animatrices. Ils étaient hyper fiers!

    Du coup, mon homme et moi avons décidé d'organiser des soirées de la fierté chaque fois que nos enfants vivraient quelque chose d’important. Noël, la Saint-Valentin, Pâques, c’est bien, mais c'est rien comparé à toutes ces petites victoires qui jalonneront leur vie.

    Désormais, il y aura donc, leur anniversaire, les soirées de fierté... et surtout plein de bonnes raisons pour manger des gâteaux!

     

    Publié par
    Catherine Goldschmidt
     
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    Épicerie diabolique!

    Je déambule dans les allées d'une belle petite épicerie. Seule! Aucun enfant à surveiller. On est samedi matin, mon homme bricole dans le nord, ma petite imite un champignon magique dans son cours de théâtre pendant que son grand frère combat 2 extraterrestres et 12 martiens chez un ami. (Je pensais que c’était la même chose, mais il m’a expliqué que : « Ben là, maman! Les extraterrestres c’est une autre race plus forte avec plus de dents et de lasers. Sont "full" durs à battre ».)

    Donc, grosse matinée pour mes petits, grasse matinée pour ma grande ado qui roupille en paix dans notre doux foyer et grand bonheur pour moi. Je tripe au royaume des fruits, des légumes, des conserves et autres merveilles culinaires, dont je peux dévorer les étiquettes sans jouer les mères aux aguets.

    « Bonjour madame! Vous voulez goûter à notre délicieux jambon maison bio sans nitrites au sel marin et herbes fraîches de chez prout-prout? » Pourquoi pas. J'ai le temps et je meurs de faim. J’enchaîne ensuite avec la petite mousse aux framboises, puis un petit fromage d’ici, une gorgée d’huile d’olive d'Italie (ouach!), 3 bouchées de pain pour absorber le tout, retour à la mousse pour enlever le mal de coeur après un détour aux chips au fromage. Bref, 20 minutes plus tard, je suis obèse et mon chariot aussi puisqu'il est rempli d’aliments dont je n’ai absolument pas besoin.

    Le temps file. Il est temps de récupérer les enfants. J’accélère le pas jusqu’aux caisses situées juste après la section boulangerie/pâtisserie.

    A-u s-e-c-o-u-r-s. 

    Pendant que mon oeil droit dévore la vitrine de gâteaux multicolores, mon oeil gauche tente désespérément de trouver le chemin des caisses. En vain. Je ne suis pas un caméléon. Ma raison se fendille en mille désirs sucrés. Je ralentis pour mieux saliver. En voyant les Saint-Honorés dodus qui me narguent, je m’arrête subitement pour cause de mémoire qui se rembobine. Je me revois à 5 ans. Ma mère, sourire aux lèvres, enfourne un chou à la crème dans ma bouche grande ouverte. Hier, c'était le paradis. Aujourd'hui, c'est l'enfer! Vade retro satana! Je résiste et file aux caisses.

    Aucune de libre. Incapable d'attendre, je retourne à la case DESSERT sans passer par la case RAISONNABLE. Une fois n'est pas coutume.

    J'aurai pu en prendre seulement pour les enfants et grignoter leurs miettes, comme il m'arrive parfois de le faire, mais là, souvenir d'enfance oblige, j'ai eu tellement peur qu'ils mangent tout, que j'en ai acheté un pour moi toute seule!

    Mes petits coquins ont dévoré les choux et la crème sans toucher aux bases. Comme je ne les oblige plus depuis longtemps à finir leur assiette et que je n'aime pas gaspiller la nourriture, j'ai tout mangé!

    C'est la dernière fois que je fais mes courses le ventre vide.

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Ne pleure pas...

    Parfois, ses yeux s'embrouillent quand elle enfile son manteau. Ses bras deviennent lourds et son visage s'assombrit. Mon petit rayon de soleil, comme je me plais à la surnommer, se momifie en vilain nuage gris lorsque vient le temps d'aller à la garderie. Souvent, je crains une maladie ou un événement perturbateur. Après enquête : rien.

    Ma fille ne veut simplement pas me quitter, surtout après un week-end joyeux ou un long congé passé à jouer en toute liberté. S'arracher à mes bras et au bonheur qui habite notre maison est un vrai supplice même si, aux dires de son éducatrice, une fois la porte refermée, le cordon coupé et les larmes séchées, elle retrouve vite sa joie de vivre en compagnie de ses amis. 

    Un matin de larmes, ça passe. Deux matins aussi, mais au bout de 3, 4, 5 ou 6, je doute, je la console, je philosophe, je m'en veux, je l’ignore, je m'énerve. Je passe par toute la gamme des émotions, car je ne sais pas quoi faire à part me sentir mal en ruminant ses larmes. Ça me tue. Je sais. C'est idiot. La vie est une longue succession de petits et grands deuils. Des malheurs et des séparations, elle n'a pas fini d'en vivre. Je sais tout ça. Je pourrais même consoler tous les parents du monde qui vivent la même chose que moi. Trouver les mots qui réconfortent, ouvrir grandes mes oreilles pour simplement les écouter. Raisonner le malheur des autres est si facile. Le mien, c’est autre chose. Sa tristesse descend directement dans mes tripes sans passer par la case cerveau. C’est plus fort que moi. Comme on dit, le coeur a ses raisons que la raison ignore. Pour éviter les maux de ventre, j’ai fini par en parler autour de moi et, franchement, j’ai bien fait.

    Une amie chère, que je salue au passage, m'a soufflé l'idée de faire un tableau de motivation. Bénie soit-elle! Cela fait des années que j’utilise ce truc lorsque mes enfants vivent des moments difficiles et ont besoin d’un petit coup de pouce pour passer à travers certaines étapes (aller aux toilettes, ranger leur chambre, débarrasser la table, se brosser les dents, goûter un nouvel aliment, etc.).

    Emmêlée dans mes émotions, je n’ai pas pensé 2 secondes à l’appliquer dans ce cas-ci. Il existe de nombreux modèles sur Internet qu’il suffit de télécharger, mais j’ai toujours aimé créer les miens. Une feuille en couleur, un joli dessin ou une photo, des cases vides, une feuille d’autocollants. Un gros 5 minutes de préparation et le tour est joué. Chaque fois que ma fille part à la garderie sans pleurer, elle peut coller une image sur son tableau. Au bout de 5, elle a le droit à un privilège de son choix (laver mes carreaux, faire le ménage à ma place... ben quoi, on peut rêver quand même!). Emballée par cette idée, son éducatrice a fait la même chose et ça marche. Cela fait 3 jours consécutifs que ma fille quitte la maison sans pleurs.

    J'ai quasiment le goût de créer un tableau de motivation juste pour moi, tiens. Après 10 lessives, un massage. Après 20 préparations de repas, un souper dans un bon restaurant. Au bout de 30 allers et retours à la garderie, un week-end à New York...

    D'autres suggestions?

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Premiers jeux de société: un vrai défi!

    D’un naturel calme, patient et obéissant, mon fils a rapidement accroché aux jeux de société. Depuis, pas une journée ne se passe (ou presque) sans que nous nous taquinions du pion. Par contre, l’imagination et l’énergie débordante de ma petite dernière ont, dans son cas, rendu le chemin plus laborieux. Petit retour vers le futur.

    Vers 2 ans...
    J’installe le matériel et lui explique rapidement les règles d’un classique jeu de loto. Trois minutes plus tard, je comprends que le « 2 à 4 joueurs » indiqué sur la boîte signifie plutôt « 1 joueur + FIGURANTS ». Quoi que je fasse ou dise, les images sont toutes à elle, c’est toujours son tour de jouer, jamais le mien et tout fonctionne selon ses propres règles. Le temps que son désir de toute puissance se calme, je fabrique un avion en papier avec les vraies règles!

    Vers 3 ans...
    Le concept de chacun son tour commence à faire son chemin dans son cerveau à condition que :
    1- Je supervise la partie quand elle joue avec d'autres enfants, sinon c’est l’anarchie et tout le monde finit en larmes.
    2- Personne ne touche au pion rose, aux cartes roses, aux images roses… bref à tout ce qui est rose dans le jeu.
    3- Personne ne gagne sauf elle.
    4- La partie n’excède pas 5 minutes, sinon elle décroche.

    Vers 4 ans...
    Quand elle gagne, elle exulte de bonheur. Quand elle perd, elle enrage et refuse de continuer à jouer. J’ai l’impression d’être la mère de miniHulk. Si les autres joueurs prennent trop de temps à jouer, elle s’invente des histoires avec les pions, chante des chansons, fait des galipettes, essaie de nous faire rire ou disparaît carrément en criant : « Moi, ze zoue pus! »... Honnêtement, ça nous arrange!

    Vers 5 ans...
    À force de nous voir jouer et rejouer, de nous voir heureux de le faire, peu importe l'issue de la partie, d’essayer encore et encore de jouer avec nous sans pression, elle a fini par aimer ça.  Aujourd'hui, elle est plus patiente et sait rire de ses échecs (à condition de gagner de temps en temps et évidemment d'avoir le pion rose s'il y en a un!). Après avoir fait le tour de différents types de jeux, j’ai découvert qu’elle affectionnait particulièrement les jeux qui contiennent des éléments en 3 dimensions ainsi que les jeux de rapidité. Aucun temps mort pour elle. Elle adore.

    Honnêtement, si je ne vouais pas une passion aux jeux de société, j’aurais probablement abandonné la partie depuis longtemps, mais comme j'adore jouer... j'ai fini par gagner!

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Partir pour mieux revenir

    Je suis partie 3 jours à l’extérieur de la ville pour des raisons professionnelles.

    J’avoue que ça fait du bien.

    Dormir à l’hôtel. Ronfler seule dans un lit de géant. Prendre un bain sans jouets qui flottent autour de moi ni personne qui frappe à la porte au bout de 10 minutes pour aller aux toilettes, me raconter sa vie ou me demander un truc. Pas de lit à faire, de repas à préparer, de toutous à ramasser, de disputes à gérer, d'enfants excités à calmer ni de consignes à répéter. Écouter le silence. Manger ce que je veux et quand je veux. Parler entre adultes, souper entre adultes, boire un verre entre adultes. Brasser des idées au lieu de brasser du linge sans être interrompue par des « maman, z’ai faim », « maman z’ai soif », « mamaaaan, ze sais pas quoi faire », mais plutôt par des « bonsoir, qu’est-ce que je vous sers à boire? ». Être servie plutôt que servir.

    Le bonheur!

    Même si ce voyage n'a pas été de tout repos, j'ai quand même réussi à recharger mes batteries et à savourer chaque seconde, car je les savais éphémères. Autrement, les chambres d'hôtel impersonnelles, très peu pour moi.

    Quand la porte de ma maison s'est ouverte sur leurs cris de joie, j'ai su que j'étais revenue à bon port. Il a suffi que leurs petits bras s'enroulent autour de mon cou, que leurs baisers mouillent mes joues, que leur odeur réveille ma mémoire et que leurs petites voix remplissent mes oreilles d'un adorable : « Mamaaaaaaaaaaaan, t'es revenue! » pour que je replonge aussitôt dans le bonheur de ma vie.

    Quelques instants plus tard, lorsqu'on s'est retrouvés à table pour souper, j'ai levé mon verre en disant : « Vous savez ce qui me rend le plus heureuse? » Ils m'ont tous regardée, silencieux. « C’est vous! C'est être là, avec vous. »

    Mon fils, ému, a pris son assiette pour venir la poser près de la mienne. Le temps qu'il aille chercher sa chaise pour la rapprocher, sa petite soeur s'est levée pour faire la même chose. Il s'est énervé en lui disant que c'était lui le premier. Elle lui a répondu : « Moi aussi ze veux manzer avec maman. Z'ai le droit! » Il s'est mis à pleurer en lui criant : « Tu m'énerves tu fais toujours ça. T'es méchante! » J'ai intercepté la cuillère qu'elle voulait lui lancer. Les deux se sont mis à pleurer comme des madeleines!

    Imperturbable, mon homme a levé son verre pour trinquer à ma santé : « Mon amour, bon retour chez nous! »

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Recette d'une maman heureuse

    Est-ce qu'elle existe? Aucune idée! Je l'ai longtemps cherchée et je la cherche encore.

    J’ai écouté mes amis, ma mère, ma grand-mère, ma voisine, la maman bavarde qui me racontait sa vie dès que je mettais un pied dans le parc avec mes enfants. J’ai dévoré des livres et des magazines, questionné des spécialistes, surfé sur Internet, lu des blogues de mères organisées, fatiguées, créatives ou délicieusement folles. Tous m’ont guidée et rassurée sur bien des points lorsque je cherchais des réponses à mes questions. Certains m’ont fait pleurer, d’autres m’ont fait rire aux éclats. Au fil des ans, je les ai suivis un peu, beaucoup, passionnément et de moins en moins.

    Mère digne ou indigne. Parfaite ou imparfaite. Organisée ou bordélique. Calme ou survoltée. Casanière ou voyageuse. Drôle ou ennuyeuse. Égoïste ou généreuse. Absente ou surprotectrice. Créative ou non. Coupable ou non coupable. Dans ma quête absolue du bonheur, j’ai souvent voulu chasser l’une pour devenir l’autre. En vain. Les étiquettes sont bonnes pour les produits, mais néfastes pour les gens. J’ai fini par réaliser que je n’étais ni l’une ni l’autre, que la vie n’était ni blanche ni noire et que, grâce à une variable de taille qui s’appelle mes enfants, j’étais plutôt multicolore. Alors, j’ai remplacé le OU par un ET… et la pression est tombée d’un cran.

    Du jour au lendemain, je suis donc devenue parfaite et imparfaite. Digne et indigne. Organisée et bordélique. Calme et survoltée. Casanière et aventurière. Drôle et ennuyeuse. Égoïste et généreuse. Mère poule et mère absente. Surprenante et prévisible. Coupable et non coupable. Bref, heureuse, chaque jour pour des raisons différentes.

    Depuis, j’invente ma propre recette du bonheur en fonction de ce que je suis, de ce que ma famille est et de ce que nous sommes tous et chacun. J’enlève un peu de sucre ici pour mieux en rajouter là. Je remplace un ingrédient par un autre, ce qui donne des plats tantôt délicieux, tantôt ratés, mais qui n’appartiennent qu’à nous! Ainsi va ma vie.

    Et la vôtre, elle va comment?

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Galerie d'art farfelue

    Dès que je peux, j'installe mes enfants autour d'une grande table et je sors les crayons, pinceaux, feutres, pâte à modeler, autocollants, cartons, feuilles multicolores, etc. Bref, tout ce qui peut éveiller leur créativité. Quand l'activité est terminée, on choisit nos morceaux préférés et on les expose durant 2 semaines dans le couloir, comme dans une galerie d'art. Chaque oeuvre est parfois accompagnée d'un titre issu de l'imagination du créateur. Après, on les offre en cadeau, on les garde pour décorer les chambres, pour égayer la salle de jeu ou bien je les recycle. Parfois, même, je les mange!

    Voici quelques-unes de nos préférés :

     

    Dessin sur : « Madame Banane-cygne a perdu sa doudou »

    Oeuvre comestible visiblement dépressive à l'idée de finir dans mon estomac.

     

     

     

    Peinture sur toile : « Le chien moche à la plage »

    Moi : « Tu ne parles pas des enfants dans le titre? »

    Ma fille : « Quels zenfants? »

    Moi : « Ceux qui sont en dessous du chien... Je pensais que c'était toi avec ton frère et ta soeur. »

    Ma fille : « Tu vois bien qu'ils sont derrière les zerbes. On peut pas les voir! »

     

        

    Bricolage :  « Confiture de mots doux »

    Verre en plastique rempli de petits mots d'amour et de dessins rigolos.

    On en pige un quand on n'a pas le moral.

    Sourire garanti. 

     

      

     

     

    Pâte à modeler : « L'arbre à zizis »

    Ex aeco avec l'arbre à cacas (dont je vous épargne l'image). Preuve indéniable que mes enfants n'ont besoin ni d'instructions, ni d'exemples (photo de gauche) pour s'amuser. 

    Fresque sur papier : « Adieu! »

    Réalisée par les amis de la garderie lorsque mon fils a quitté son groupe parce que nous déménagions. Un cadeau fabuleux. 

      

     Qu'est-ce que vous en pensez? C'est laquelle votre préférée?

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    Le bonheur des mots

    Je peux leur poser 20 questions dans la journée sans obtenir une seule réponse. Mais, le soir, après un bon lavage de dents, deux ou trois lectures et une chanson débile (histoire de finir la journée par un éclat de rire), j’ai droit au résumé de leur journée.

    Du côté de ma fille, qui est encore à la garderie, c’est variation sur la même phrase. TOUS les soirs, elle me lance d’un seul souffle : « Suis arrivée à la garderie, z’ai posé mon manteau, z’ai descendu, z’ai zoué, z’ai ranzé, z’ai manzé, z’ai dormi et puis papa est arrivé. »

    P-a-l-p-i-t-a-n-t.

    Même si je manque de m’endormir chaque fois, je reste fidèle au poste. Soir après soir quand elle me dit : « Maman, tu veux que je te raconte ma zournée? », je réponds invariablement oui. J’ose quand même une ou deux questions pour pimenter un peu le récit. En vain. Elle ne se souvient jamais de rien. Je ne lui en veux pas. Moi aussi, j’en perds des bouts quelquefois. En attendant, c'est moi qui parle. Je lui raconte ma journée, lui parle de ses poupées, de ce qu'on va faire le lendemain. Elle adore ça. Je sais que les mots que j'attends sont à deux doigts de se réveiller. J’ai semé les mêmes graines chez mes deux plus grands et j’en récolte aujourd’hui les fruits.

    Mon fils, longtemps très timide, est aujourd’hui intarissable lorsque j’éteins la lumière de sa chambre. Il a vite compris que me raconter sa vie lui permettait de gagner quelques minutes de plus avant de dormir. Mais je crois sincèrement qu'il adore ça. C’est le seul moment dans la journée où il se livre vraiment probablement parce que je suis seule avec lui. Cote à cote, nos regards tournés vers son plafond illuminé d’étoiles, on se parle de tout et de rien. Quand il ne sait pas quoi dire, il me pose des questions, puis me raconte ses amours, ses amis, ses rêves. Il me parle de son jeu vidéo préféré. J’écoute de plus en plus. Je parle de moins en moins. Ça dure 5 minutes parfois un peu plus. Je savoure chacun de ses mots en espérant qu'une fois devenu grand, il fasse la même chose que sa grande sœur.

    À 15 h tapante, mon ado me rejoint dans mon bureau, s'assoit en face de moi, m’embrasse et me raconte sa journée sans que je lui pose une seule question. Un vrai moulin à paroles. Je suis incapable d’en placer une! Les mots fusent. Humeur, anecdotes, bonne ou mauvaise note. Je la regarde s'agiter, rire, s'énerver. Je souris en me trouvant bien chanceuse d'avoir réussi à construire ce lien avec elle.

    Si vous êtes comme moi : patience! Continuez d'écouter leur silence ou la même maudite phrase aussi souvent que vous le pouvez. Racontez-leur vos journées, vos rêves, vos histoires d'enfance. C'est le meilleur moyen de leur donner envie de parler et découvrir que le bonheur est dans les mots.

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Dérapage matinal

    J’ouvre un oeil. La maison est silencieuse, prête à se laisser envahir par la routine matinale : douche, café, tartines, Internet, réveil des enfants, déjeuner, habillage, brossage de dents et décollage vers la garderie et l’école des petits. L’autobus scolaire se charge d’amener ma grande ado à son école. Tous les jours, la même routine.

    Petit hic ce matin : une vilaine fée a transformé mon oreiller en grosse roche durant la nuit. J’ai le cou en feu et je me sens souple comme un balai. M. Torticoli, sortez de ce corps! J'ai une famille à gérer. Pas le temps d'être malade.

    Je me traîne dans la douche après avoir avalé un anti-inflammatoire. Deux coups de savon plus tard, la porte s’ouvre brusquement sur ma fille emmitouflée dans son manteau qui me lance d'un air paniqué : « Maman, j’ai raté mon autobus! » Pas d’autobus signifie pas d’école. C’est le seul moyen de transport possible dans mon coin. À part l’auto de maman.

    Évidemment.

    Je raye les cases « café », « Internet » et « tartines » pour passer directement à la case « j'enfile un vieux jogging, je réveille les petits en catastrophe et j'avale un 2e anti-inflammatoire ». Pendant que ma fille nourrit son frère et sa soeur, je prépare la boîte à lunch. Pendant qu'elle leur lave les dents, je m'enfonce le mascara dans l'oeil. Pendant qu'elle aide l’un à s’habiller et l’autre à enfiler son cartable, je cherche mes clés de voiture. Dix minutes plus tard, tout le monde est prêt à partir. Sauf mon auto.

    Forcément.

    Le pare-brise est recouvert d'une épaise couche de glace hyper dure à gratter (Impossible de trouver mon grattoir). J'arrive quand même à m'en sortir de peine et de misère et je file déposer ma tribu aux quatre coins de la ville. Malgré tous mes efforts, je dépose mon ado bougonneuse devant une cour de récréation vide. La cloche ayant sonné depuis longtemps. Arrivée à la garderie, ma petite éclate en sanglots. Elle voulait regarder son émission de télé préférée, « manzer 2 tartines, pas zuste une! », ses chaussettes sont toutes ratatinées dans le fond de ses bottes et elle n'a pas sa combinaison de « neize! ». Je la console tant bien que mal avant de la laisser aux bons soins de son éducatrice. Son frère s’énerve de peur d'être en retard lui aussi. Je le rassure et le dépose à l'heure de justesse à son école. Fiou!

    La porte de mon auto se referme sur la sainte paix malgré la raideur persistante de mon cou. Peu importe. Je sens déjà l'odeur du café envahir mes narines. 

    Coincée dans mon entrée depuis 5 minutes, je crois rêver. C'est un complot. La fermeture éclair de mon manteau refuse obstinément de s’ouvrir jusqu’au bout. Je me tortille donc comme je peux pour m’extirper en gémissant de douleur. Les anti-inflammoires devaient être périmés ou bien j'ai dû confondre avec la boîte de vitamines. La douleur de mon cou ne fait qu'empirer.

    Une fois dans la cuisine, je sors mon pot de café. Le téléphone sonne.

    La secrétaire de l’école m’annonce que mon fils n’a pas ses patins à glace pour l’activité prévue depuis des semaines… et qui commence dans 10 minutes.

    Oui. J'ai raccroché, j'ai retiré la cafetière du feu et j'ai récupéré les patins de mon fils. Oui, je me suis ré-entortillée de douleur dans mon manteau et, oui, une fois les deux mains sur le volant, j'ai CRIÉ très fort. Comme une folle.

    J'avoue que pour soulager les douleurs, c’est plus efficace que les anti-inflammatoires!

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    Animaux: en avoir ou pas?

    Mes enfants rêvent d’avoir un chien, un chat, un hamster, des poissons, des oiseaux, un perroquet… N'importe quoi pourvu que ça bouge et que ce soit « zentil ». Et puis quoi encore? Un éléphant avec ça?

    « Oh oui maman, un éléphant. Un éléphant! Quelle bonne idée! »

    Mon coeur balance. D’un côté, je repense à mon enfance et au bonheur que j’avais de vivre au milieu d’un zoo (nous avions un chien, deux oiseaux, des poissons rouges, un aquarium de poissons d’eau de mer, des tortues, un troupeau de grenouilles et deux chats). De l'autre, je ne suis pas dupe. Mes enfants ont beau jurer sur la tête de leur nounours qu’ils s’en occuperont, je sais pertinemment que c’est moi qui vais devoir nourrir, soigner et assurer la survie de ces petites bêtes. Le problème, c'est que j'ai de sérieux doutes sur mes compétences...

    Poissons rouges…

    J’avais 4 ans. Un soir en rentrant de l’école, ma mère poussa un cri d’horreur en ouvrant mon cartable. Dans le fond, gisaient nos 2 poissons rouges desséchés et puants. La veille, mon enseignante ayant raconté la vie captivante d’un poisson, j’eus la brillante idée d’apporter les miens (sans leur bocal) pour les montrer à mes amis. Seul hic, j’ignorais complètement que ces braves bêtes ne respiraient pas hors de l’eau.

    Tortue...

    Le vendeur avait expliqué à mes parents que les tortues étaient très faciles à élever et très résistantes et, surtout, qu'elles respiraient hors de l’eau! Nous installâmes donc Mimi dans ma chambre dans un joli petit bocal à tortue. Mon frère eut alors la délicatesse de m’expliquer que si, un jour, la carapace de ma tortue devenait molle, elle mourrait (il en élevait lui-même trois). Angoissée, j’appuyai dessus tous les jours en la tournant dans tous les sens pour me rassurer. Mimi finit par mourir d’une surdose de tripotage.

    Oiseaux...

    Mon frère rêvait d’avoir des oiseaux exotiques… libres. Leur cage restait parfois ouverte afin qu’ils puissent se dégourdir les ailes dans sa chambre. J’adorais me coucher sur son lit pour les regarder voler. Dès que mon frère s’absentait, je filais dans sa chambre ouvrir la cage aux oiseaux. C’était sans compter sur ma mère qui avait la manie d’ouvrir les fenêtres pour aérer la maison. Par une belle journée d'hiver, ils se sont envolés pour toujours. Libres et sûrement morts!

    Grenouilles...

    Les têtards s’agitaient dans l’aquarium. Je les observais, fascinée, le nez collé contre la vitre. J’en attrapais parfois quelques-uns en cachette pour m’amuser avec eux et les regarder disparaître dans le trou du lavabo. Tranquillement pas vite, ceux qui restaient se sont transformés en grenouilles bondissantes. On en retrouvait parfois une ou deux dans la maison, ce qui enrageait ma mère. Mon frère ne comprenait pas comment ses batraciens adorés arrivaient à s’échapper malgré la vitre posée sur le dessus de l’aquarium. Mystère et boule de…soeur, peut-être :-) Or, le jour où ma mère dérapa sur l’une d’elles au milieu de la cuisine, toutes les grenouilles regagnèrent l’étang le plus proche illico presto.

    Finalement, je ne sais pas si j'ai peur de moi ou peur de ce que mes enfants pourraient faire subir aux pauvres bêtes! Je ne sais pas quoi faire. Avez-vous des animaux? Lesquels? Ça se passe comment avec vos enfants?

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Elle et lui

    C’est sa meilleure amie, sa confidente, son éclat de rire, celle avec qui il se sent si bien. Près d’elle, sa timidité disparaît. Il peut faire l’idiot sans se sentir idiot. Il peut enchaîner les mots sans réfléchir ou bien ne rien dire. Se laisser enrober de silence. Être lui-même à côté d’elle. Sans crainte d'être jugé.

    Elle l'aime. Elle veut se marier avec lui. Elle dit : « Quand il sera un papa et moi ze serai la maman… ». Malheureusement, c'est impossible, alors elle fait semblant. Semblant qu’elle est une princesse et lui un prince, une maman, et lui un papa. Ils s’appellent « ma chérie » par ci, « mon - séri » par là  et promènent des toutous dans des minipoussettes « pas pour de vrai ». Juste pour jouer.

    Un jour, je lui ai demandé, à lui, s’il avait un ami. Un vrai. Devant son air interrogateur, j’ai précisé ma pensée : « Un enfant avec qui tu te sens vraiment bien, auprès de qui tu es heureux. » Alors, il me la montrée du doigt : elle.

    Elle a voulu lui dire « ze t’aime », mais comme elle ne sait pas écrire, elle lui a dessiné son amour. Il regardait son émission préférée à la télé. Il a dit : « Il n’y a pas de couleurs sur ton dessin. Il est pas beau. » Il ne voulait pas du dessin. Il ne voulait pas d’amour. Il voulait regarder son héros préféré. Les larmes aux yeux, elle est retournée s’asseoir à la table. Elle a choisi un feutre jaune (elle sait que c'est sa couleur préférée). J’ai retenu sa main. J’ai pris son dessin et lui ai soufflé à l'oreille : « Ton dessin est tellement beau. Ne change rien. Je suis certaine qu’il l’aime, ce n’est juste pas le bon moment pour lui offrir », et je suis partie lui expliquer, à lui, que les cadeaux se prennent comme ils sont et qu’elle avait de la peine.

    Quelques heures plus tard, il pleurait parce qu’elle l’avait tapé et qu’il n'avait rien fait. Rien fait du tout.

    Parfois, le train déraille. Elle le pousse, il la tiraille, elle l’agace, il l’ignore. Ils ne se comprennent plus, se trompent de mots. Ils ne savent plus comment s’aimer.

    Alors, je chuchote dans l’oreille de l’un : « Tu sais, chaque fois que je lui donne un bonbon, elle m’en demande un autre pour toi. » Une autre fois, je dis tout bas à l’autre : « C’est lui qui a choisi cette histoire pour toi. C’est tellement gentil, tu ne trouves pas? Il a pensé à toi. »

    Je sème des petites graines d’amour pour éviter qu’ils perdent ce lien si précieux. Pour les aider à se retrouver. Et ça marche. Ils retrouvent vite le chemin de leur complicité.

    Ils ont 2 ans de différence, mais plus ils vieillissent et moins cela paraît. Adultes, je pense que les gens les croiront jumeaux.

    Lui et elle. Frère et soeur... pour la vie.

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Les petits oublis

    Dernièrement, j'ai croisé une maman qui pleurait à chaudes larmes parce qu'elle avait perdu son petit garçon dans la foule. Elle était en colère contre lui, mais surtout contre elle-même. Elle avait oublié de l'attacher dans sa poussette et parlait avec quelqu'un, le dos tourné. Son petit en a profité pour prendre la poudre d'escampette. L'épisode n'a duré que quelques minutes, mais cela a permis aux secondes de se transformer en éternité. Quand j'ai déposé son fils dans ses bras, elle en a pleuré de joie. Elle répétait : « C'est de ma faute, c'est de ma faute. » On a beau faire de notre mieux, quelques fois notre mémoire dérape malgré nous. Ça m'est arrivé plus d'une fois.

    La première fois, ma fille avait environ 5 mois. Mon dos ne pouvant plus supporter son poids dans le porte-bébé, j'avais investi dans une belle grosse poussette avec de belles grosses roues. J'avais appelé une de mes amies pour une opération promenade et magasinage. Dès que nous avons mis les pieds dans la boutique, j'ai réalisé que ce n'était pas très pratique de me déplacer dans un si petit espace avec ma super poussette. J'ai donc laissé ma fille s'autogazouiller des mots d'amour devant un grand miroir pendant que je fouinais non loin d'elle. Quand je suis sortie quelques minutes plus tard, ma copine m'a demandé si je n'avais pas oublié quelque chose. Ma fille était restée à l'intérieur. J'étais tellement habituée de la porter contre moi que j'étais persuadée qu'elle était là! 

    Quelques années plus tard, l'hiver battait son plein et je marchais en direction de l'autobus avec ma seconde fille alors âgée de 6 mois bien installée dans mon porte-bébé dorsal (au diable, la poussette!) Il faisait un froid de canard. Ma petite, pourtant bien emmitouflée dans sa combinaison de neige, poussait des petits cris. Probablement à cause du vent glacial qui balayait son visage. Heureusement, l'arrêt était juste au coin de la maison. Une fois sur place, j'ai sautillé pour me réchauffer et, machinalement, j'ai attrapé ses petits pieds qui pendaient dans mon dos... littéralement, horriblement, honteusement. En sentant ses petits doigts de pieds dans mes mains, j'ai réalisé que j'avais complètement oublié de lui enfiler ses bottes!

    L'été dernier, au moment de récupérer ma petite dernière à la garderie, son éducatrice me raconte en pouffant de rire que ma fille a été particulièrement joyeuse toute la journée. Elle me la décrit tournoyant sur elle même avec sa robe, sautant dans les airs et virevoltant en riant se souciant peu des autres. À l'heure de la sieste, intriguée, elle s'est penchée vers elle pour percer le secret de son bonheur. Le sourire jusqu'aux oreilles, ma fille lui a murmuré à l'oreille : « Z'ai pas de culotte! » 

    Mon fils non plus n'a pas été épargné par mes honteux oublis. Avant les vacances, de retour chez moi après une course rapide, j'écoute mon répondeur et j'entends : « Bonjour, ici le secrétariat de l'école. Pourriez-vous apporter la combinaison de neige de votre fils? Sinon il ne pourra pas sortir à la récréation... et aussi ce serait bien de lui apporter sa boîte à lunch, car il n'en a pas. » Le pire, c'est qu'en courant vers l'école avec sa combinaison dans un bras et sa boîte à lunch de l'autre, j'ai pensé machinalement : « J'espère qu'il a un caleçon ».

    Et vous? Je vous en prie, dites-moi que ça vous arrive aussi de petits oublis!

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Jeu-questionnaire post-Noël

    Le sapin est tout sec, de travers, et ne ressemble plus à grand-chose (on l’a depuis novembre). La course aux cadeaux est enfin terminée; les petits bonheurs, déballés. On a mangé, on a ri, on a bu, on a la peau du ventre bien tendu. Avec mes petits diables, on s'est même amusés à créer un jeu-questionnaire du style -bilan post-Noël- pendant que nous finissions les restes de la veille. Bonne lecture!        
     
    1) Le père Noël ne termine pas nos biscuits parce que…

    a) Ils ne sont pas bons!
    b) Son bedon est « kro gros alors il n'a pu faim, alors il a le droit ». 
    c) Il n'en peut plus de manger des biscuits.

    2) Le père Noël n’apporte pas les jouets qu’on lui demande parce que…

    a) Ses lutins sont tout mélangés et puis, ils sont fatigués.
    b) Il est vieux et ne se souvient pas de tout.
    c) On n'est pas « zentils ».
     
    3) Quelle est ta musique de Noël préférée?
     
    a) Jingle Bells
    b) Petit papa Noël
    c) Une souris verte  
     
    4) Quel est ton plat préféré?

    a) La grosse dinde sèche 
    b) Les bonbons d’Halloween
    c) Les miettes de bûche sur la nappe
     
    5) Quel est le moment préféré de maman le matin de Noël?

    a) S’asseoir dans le sofa et manger du chocolat. 
    b) Retourner se coucher.
    c) « Zouer » 

    6) Quel est le moment préféré de papa? 

    a) Monter la piste de course.
    b) Jouer avec son fils à la piste de course.
    c) Jouer tout seul à la piste de course.

    7) Quel est le moment préféré des enfants?

    a) Regarder si le père Noël a « manzé » les biscuits. 
    b) Rêver au père Noël.
    c) Écouter les bruits.
    d) Voir les cadeaux au pied du sapin.
    e) Déballer les cadeaux. 

    Résultats (pour adultes seulement)

    Majorité de a)  NOËL = NOURRITURE : ouvrez un restaurant, la nourriture vous obsède. Vous ne pensez qu'à cuisiner et à manger.

    Majorité de b)  NOËL = SUGAR DADDY : vous rêvez d'épouser un vieil homme barbu qui vous couvre de cadeaux. Téléphonez au 1 888-sugardad, vous devriez trouver votre bonheur.

    Majorité de c) d) e) NOËL= ENFANCE : Vous êtes encore plus excité que vos enfants à l'idée de les voir déballer leurs cadeaux. Vous n'avez jamais perdu de vue l'enfant que vous étiez... et c'est tant mieux!

    Si vous avez lu mon dernier billet, sachez que j'ai eu droit à de gros bisous et à ce drôle de dessin avec un soleil-cochon. Il paraît que le père Noël était très occupé cette année, alors il n'a pas pu livrer tous les cadeaux de ma liste. De toute façon, ma grande a eu la gentillesse de me préciser que le vieux bonhomme ne nous apporte pas toujours ce qu'on lui demande!

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Le vrai sens du mot cadeau

    Les listes de souhaits de mes enfants se sont envolées vers la boîte aux lettres du père Noël par ma boîte de recyclage (chez nous, l’accès est direct). Le tout accompagné d'une demande spéciale : « S'il te plaît, cher père Noël, peux-tu venir plus tôt cette année à cause d'un cas de force majeure ». Comme je connais personnellement la mère Noël, je pense qu'il n'y aura pas de problème.

    Par contre, mes enfants, eux, ne sont pas très rassurés et se demandent s’ils vont recevoir ou non des cadeaux. Pour effacer cette inquiétude, nous avons promis de leur en offrir 1 ou 2, au cas où le vieux bonhomme n’aurait pas le temps de passer chez nous.

    - « Et toi, maman? Et papa? »
    - « Papa quoi? »
    - « Qui va vous donner un cadeau si le père Noël ne vient pas? »
    - « Tu peux me faire un cadeau, toi, si tu veux »
    - « Je ne peux pas. J’ai pas de sous. »

    Là je fige, je momifie, je gèle de l’intérieur. Le matériel a-t-il envahi ma vie à ce point que mon fils pense que la seule façon de faire plaisir à quelqu’un qu’on aime est de lui acheter un cadeau en magasin? Si c’est le cas, au secours!

    J'ai filé au royaume du bricolage pour annuler cette vision d'horreur. Une heure plus tard et quelques gribouillages plus loin, voici ce que j’ai accroché sur mon frigo, en espérant que le verbe donner reprenne son vrai sens dans l’esprit de mes enfants.

    Liste de Noël de maman : 10 choses que j’aimerais pour Noël…

    1. Un dessin rigolo avec un cochon
    2. Manger une tartine au chocolat (Miam Miam)
    3. 10 bisous dans le cou, 5 sur la joue et 2 sur le genou
    4. Un mot d’amour sous mon oreiller et un autre dans mon soulier
    5. Me faire coiffer avec une belle brosse
    6. Un massage
    7. Écouter des chansons
    8. Regarder un spectacle de marionnettes
    9. Un beau bricolage
    10. Un dessin multicolore

    P.-S. En voyant mon homme se pencher sur ma liste d'un oeil amusé, je lui ai murmuré que cette liste ne lui était pas destinée (il est nul en bricolage, chante comme une casserole et me fait déjà plein de massages). Dans son cas à lui, j'ai préféré lui préciser que je ne me momifierais pas de l'intérieur s'il faisait rimer le verbe « donner » avec le verbe « acheter ». Au contraire!

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    Catherine Goldschmidt
     
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    Liste de Noël

    Après l'aventure de la courge spatiale de ma petite fille, je me suis dit que sa liste de Noël serait simple cette année : 1 branche, 2 pommes et 3 cailloux. Pas besoin de jouets pour éveiller son intérêt puisqu'elle est capable de donner vie à n'importe quoi! C'était sans compter sur l'arrivée massive des circulaires remplies de jouets dans notre maison.

    - « Maman, maman, c'est Noël. Faut faire la liste! Faut découper ce qu'on veut! »
    - « OK, on sort les crayons, les ciseaux, la colle et les feuilles et... puis non, tiens! Avant de regarder les circulaires, on va s'offrir une opération "Zéro Influence". Allez dans vos chambres et écrivez sur une feuille ce qui vous ferait plaisir. » 
    - « Ze sais pas écrire! », me lance ma fille... et elle se met à pleurer.

    On la console et sa grande soeur lui propose de le faire à sa place. Ma petite réplique : « Mais si c'est toi qu'écris, c'est toi qui va recevoir mes cadeauuuuux! » Et elle se remet à pleurer! (C'est son truc en ce moment.)

    Une explication et 2 câlins plus tard, je regarde les spéciaux dans les circulaires en attendant que mes petits lutins reviennent. Dix minutes plus tard, ma petite est de retour et me tend fièrement sa liste dont je vous livre ici le contenu mot pour mot :

    1. Un pyjama Hello Kitty
    2. Un collier Hello Kitty
    3. Une passe Hello Kitty
    4. Un noeud rouge Hello Kitty 
    5. Des vêtements Hello Kitty (Ma fille n'a officiellement pas besoin de jouets!)
    6. Un gros toutou Hello Kitty
    7. Des autocollants Hello Kitty 
    8. Un coussin Hello Kitty
    9. Du maquillage Hello Kitty
    10. Un toutou souris (À mon avis, c'est pour nourrir Hello Kitty!) 
    11. Des crayons de couleur Hello Kitty 
    12. Un costume Hello Kitty 
    13. Une couronne Hello Kitty 
    14. Des souliers à talons roses (Rose est synonyme d'Hello Kitty, vous ne saviez pas?)
    15. Un sac à main rose
    16. Un chien gentil qui m'écoute...

    Moi : « Tu sais que les chiens mangent les chats. »  
    Elle : « Ah bon. » 
    Moi : « Hello Kitty, c'est un chat, non? » 
    (silence). Elle réfléchit.
    « Maman, tu peux écrire sur la feuille, un sien zentil qui m'écoute... et qui manze pas Hello Kitty? »

    Ce que je ne m'explique pas, c'est qu'il n'y a aucune émission Hello Kitty à la télévision, aucun livre sur elle à la maison. Rien dans les circulaires. Aucune trace à la garderie. Depuis l'épisode Spider-Man avec mon fils, je suis extrêmement prudente. Je ne sais vraiment pas comment cet animal a fait pour obséder ma fille à ce point-là. Un vrai mystère. Faudra que j'en touche un mot au père Noël.

    Publié par
    Catherine Goldschmidt
     
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