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Dre Taz

Blogue de la Dre Tasnime Akbaraly
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!
Nos experts
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    Mon enfant grandit-il bien?

    Je cède souvent à l'anxiété lorsque j'observe Fiston Senior, pesant à peine plus que son sac à dos, si frêle à côté de ses amis!

    Pourtant, la croissance est un processus dynamique irrégulier. Il n'y a qu'à constater comment les enfants grandissent d'un coup pendant les vacances! La croissance varie selon l'âge, le sexe, la génétique, etc. De 5 % à 10 % des enfants présenteront un retard pondéral à un moment ou l'autre et, pourtant, ce ne sont que 5 % d'entre eux qui seront victimes d'une véritable maladie entravant leur croissance.

    C'est pourquoi il est si important de prendre du recul et ne pas se lancer dans des tests et analyses multiples.

    Les bonnes courbes de croissance?

    Depuis 2010, les instances canadiennes ont entériné les courbes de croissance de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), plus représentatives que celles anciennement empruntées au Center for Disease Control and Prevention (CDC) américain.

    Les courbes permettent d'observer la croissance de façon longitudinale, et non ponctuelle. Elles prennent en compte le rythme physiologique, comme le ralentissement de la croissance après 2 ans. Mais encore une fois, il s'agit d'une moyenne, et non de normalité. Les courbes ont été conçues en se fiant aux enfants de 6 pays, nés à terme, exclusivement allaités, de mères non fumeuses. Les prématurés, le potentiel génétique et les spécificités ethniques ne sont que quelques-unes des variables qui n'ont pas été incluses, mais dont notre gros bon sens doit tenir compte! Que votre enfant passe du 95e au 85e centile est plus inquiétant que s'il suivait le 15e centile depuis la naissance.

    Les bonnes mesures?

    Une feuille de courbe de croissance s'apparente à une étourdissante toile de Spider-Man. Pourtant, il est important d'être précis : un demi-millimètre trop à droite et toutes les données sont faussées. D'un rendez-vous à l'autre, c'est donc important d'utiliser le même instrument, voire le même évaluateur. 

    La qualité de la balance est importante. Votre médecin devrait privilégier la balance romaine (avec le balancier à bouger) à la balance électronique, pas toujours fiable. Elle doit être bien calibrée, à 10 g près. Un enfant doit être pesé en culotte, un bébé nu (au risque de se faire arroser par un pipi soudain).

    Pour mesurer la taille, même si ça épargne la patience de l'enfant et la tolérance du médecin, utiliser le papier de la table de consultation ou le cadre de porte n'est pas adéquat. On devrait utiliser l'infantomètre, une échelle graduée horizontale sur laquelle glisse un angle droit (comme pour mesurer les pieds dans les magasins de chaussures).

    La taille des parents

    « La pomme ne tombe jamais loin du pommier » : la taille est un trait héréditaire. Moi-même, je déplore que Fiston me semble bien loin du 1,80 m et 85 kg de Papa, mais j'oublie que je mesure un laborieux 1,60 m et pèse entre 40 kg et 50 kg. (Je ne vous révélerai pas mon poids quand même!) La taille cible théorique d'un enfant est la moyenne des tailles des parents, plus ou moins 6,5 cm selon le sexe. Cinq pour cent des enfants ont une taille inférieure au 5e centile et cela à cause d'une petite taille chez l'un des parents ou même des grands-parents! Mais l'ensemble des déterminants génétiques est trop complexe pour prévoir le potentiel de croissance réel d'un individu : il n'y a pas de règle absolue!

    Bref, la question « Mon enfant grandit-il bien? » est beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît. Quelques otites, une allergie aux protéines bovines, un reflux gastro-oesophagien et même des épreuves psychosociales (un deuil, une séparation, etc.) peuvent influer la croissance d'un enfant!

     Et chez vous, comment grandit-on?

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
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    Pour des vaccins moins douloureux

    Nos enfants reçoivent minimum une douzaine de vaccins avant l'âge de 5 ans. J'ai été témoin d'innombrables techniques pour que ces rendez-vous incontournables soient moins dramatiques : une escapade dans un restaurant tout de suite après (même à 9 h le matin), l'achat d'un jouet convoité, la menace que le père Noël ne passera pas... Des parents ont même tenté de me confier leur enfant pendant qu'ils allaient eux-mêmes se réfugier dans la salle d'attente. 

    Les enfants ne sont pas dupes et souffrent comme nous (voir ma chronique « Un câlin contre la douleur »). J'ai développé quelques trucs que je vous révèle aujourd'hui.

     Préparez le rendez-vous

    • Avisez votre enfant de façon naturelle, le jour même ou la veille du rendez-vous. Inutile d'accorder une importance démesurée à ce qui devrait être une affaire de quelques secondes. Gardez une attitude désinvolte. Les enfants vous observent.
    • Soyez clair et choisissez judicieusement vos mots. « Tu vas avoir un vaccin pour te protéger des maladies. » Évitez d'utiliser les mots « piqûre », « aiguille », etc.
    • Ne mentez pas. Si votre enfant demande si ça fait mal, répondez : « Non, mais ça pince un peu. »
    • Dédramatisez : les enfants aiment se raconter des histoires entre amis de la garderie. Demandez-lui ce qu'il sait exactement et rétablissez les faits au besoin. 
    • La journée du rendez-vous, votre enfant doit être « zen » afin qu'aucun stress ne diminue sa tolérance à la douleur. Si possible, il doit avoir bien mangé, bien dormi et avoir été aux toilettes.
    Au moment fatidique

     Voici quelques trucs. À vous de choisir ce qui, selon vous, convient le mieux à votre enfant.

    • Plusieurs parents appliquent de la crème anesthésiante au site d'injection 1 h avant la procédure. Je ne suis pas contre, mais ce n'est pas une solution parfaite : la crème agit sur la peau tandis que les vaccins sont intramusculaires. Je suggère que vous donniez une dose d'acétaminophène au moins 30 minutes avant. 
    • Enseignez à votre enfant à inspirer calmement par le nez et expirer par la bouche pendant la piqûre. Pour les plus petits qui ne comprennent pas les techniques de respiration, donnez un jeu de bulles ou un moulin à vent qu'ils utiliseront pendant l'injection.
    • Faites compter l'enfant jusqu'à 10 ou faites-lui réciter une comptine jusqu'à un moment précis.
    • Faites tenir un glaçon à votre enfant de la main du bras du vaccin, le but étant de distraire le cerveau de la douleur en l'exposant à un autre stimulus. Moi, j'ai une réserve de pop-sicle que l'enfant a le droit de manger par la suite!
    • Serrez votre enfant dans vos bras. Plus vous le touchez, moins il se concentre sur la douleur. Tenez-le fermement sur vous : pour l'immobiliser, mais surtout pour lui transmettre un sentiment de sécurité. Prenez sa main. Il transférera sa douleur en vous serrant les doigts (comme une femme qui accouche et son conjoint!). Si vous avez un bébé, vous pouvez l'allaiter pendant l'injection. 
    Et après?
    • Tout de suite après l'injection, certains peuvent avoir des étourdissements, voire perdre connaissance. C'est la chute de l'adrénaline. Rien d'alarmant. Seulement, il ne faudrait pas que l'enfant se blesse en tombant. Votre enfant doit rester sous surveillance 5 bonnes minutes dans le bureau du médecin et 10 minutes dans la salle d'attente, pour parer aux effets secondaires ou à une allergie.
    • Félicitez votre enfant : beaucoup d'adultes n'ont pas autant de courage devant une aiguille!
    Et un dernier conseil : ne menacez JAMAIS votre enfant d'un « Si tu n'es pas gentil, Dre Taz va te donner une piqûre ». De combien de patients traumatisés ai-je hérité à cause de cette phrase incongrue! Petite anecdote : un enfant m'a déjà menacée d'avertir la DPJ si le vaccin lui faisait mal!

    Et vous, avez-vous des trucs pour que ça se passe bien?

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
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    Faux bobos, vraies inquiétudes?

    Si vous lisez assidûment mes chroniques, vous avez remarqué que je me bats férocement contre la culpabilité parentale. Elle est, j'en suis convaincue, beaucoup plus néfaste que n'importe quels virus mutant ou théorie douteuse sur la manière de nourrir ou d'endormir bébé.

    Or, depuis que Fiston Junior est là, j'en entends de toute sorte. Un bouton millimétrique sur la fesse et ça y est, on me propose la dernière version de couche hypoallergène, en analysant au passage le contenu de mon petit-déjeuner qui aurait pu causer un tel malheur.

    J'exagère à peine. De façon sournoise et perverse, on nous fait croire, à grands coups de marketing, avec un bébé aux yeux suppliants et remplis de larmes, que notre enfant a un problème. Et, surprise, il existe le produit parfait pour le résoudre!

    Une raison de consultations récurrentes dans mon bureau, après les troubles du sommeil, c'est le mal de ventre. Pourtant, les médicaments pour « guérir » ce mal, le fameux gripe water ou tout autre remède à base de siméthicone, ne fonctionnent pas! Cela a été clairement prouvé par des études très bien faites.

    Et si on retournait la situation : s'il n'y avait pas de problème à la base? Je ne parle évidemment pas des allergies ou des coliques. Mais des « crampouillettes », des millions de variations de formes et de couleurs de cacas, des régurgitations aux volumes variables. Les flatulences ne font PAS mal. Pas plus que les autres symptômes de digestion.

    Bien sûr, bébé peut être surpris, voire paniqué, de ressentir quelque chose d'inhabituel dans son système digestif. Mais ce n'est PAS une maladie. C'est la vie. Cela ne requiert aucun médicament. Aucun changement de lait. Seulement beaucoup de réconfort et d'amour.

    Ce raisonnement vaut pour une panoplie de petits désagréments et leurs solutions miraculeuses : les remèdes pour soulager les poussées dentaires, les vitamines pour les enfants capricieux à table, les tétines qui diminuent les régurgitations, etc.

    À moins que votre enfant ait un retard de croissance diagnostiqué par votre médecin, il est probable qu'il soit tout à fait en santé! En fait, je suis convaincue que 90 % des médicaments (avec ou sans prescriptions, naturels, ayurvédiques ou autres) ne sont pas nécessaires.

    Quel est le danger me direz-vous? A priori, aucun. Il faut aussi admettre que l'effet placebo existe et fonctionne. Mais à l'ère où la vie coûte si cher et où des médicaments reconnus sont retirés du marché, pourquoi accepter des solutions qui n'en sont pas?

    La plupart des enfants grandissent en santé, normalement, avec de petits aléas ici et là. La patience est le meilleur des médicaments et gageons que les câlins de Drs Maman et Papa lui feront le plus grand bien. 

    Ce message peut paraître étrange, surtout de la part d'un médecin et d'une maman, mais je veux apaiser votre anxiété - et la mienne -, car à en croire mon entourage, élever Fiston Junior devrait être un véritable combat, tandis que ce n'est que du pur bonheur.

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
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    Comment éviter les engelures l'hiver

    Habiller son enfant l'hiver est un défi. Pas à cause des mitaines qui disparaissent systématiquement ou des bas qui s'extirpent en même temps que les bottes! Mais quand j'enlève la combinaison de mon fils et qu'il est tout en sueur, je me demande : est-ce que j'ai exagéré? Et quand ses chaussettes sont toutes mouillées : est-ce qu'il a eu froid? En ce moment, le climat est plutôt clément, mais l'hiver n'est pas encore fini et les températures peuvent toujours chuter.

    En général, on suggère d'habiller bébé d'une couche de vêtement supplémentaire que ce que nous portons nous-même. Pour les enfants plus âgés, on les habille comme nous. La température corporelle d'un enfant s'autorégule plus difficilement que celle d'un adulte. Si vous avez froid, dites-vous que votre enfant souffre encore plus. Il est donc plus sensible aux engelures. 

    Le conseil de grand-mère de toujours leur mettre un bonnet n'est pas complètement désuet : c'est effectivement par la tête qu'on perd sa chaleur. C'est d'ailleurs vrai pour toutes les extrémités. Portez une attention particulière aux oreilles, aux mains et aux pieds. Préférez les mitaines aux gants, car les doigts collés ensemble conservent mieux leur chaleur. Les bottes doivent être légèrement plus grandes que le pied pour pouvoir mettre une paire de chaussettes supplémentaire et pouvoir bouger les orteils. 

    Ce raisonnement vaut pour tout le corps. Habillez votre enfant de plusieurs petites couches de vêtements : s'il a trop chaud, on pourra retirer une seule couche. Car si votre petit transpire et qu'il est mouillé, il aura encore plus froid.

    On a beau vanter les mérites des activités extérieures, gardez bout de chou à l'intérieur s'il fait moins de 25 °C sous 0 ou si le facteur éolien abaisse la température à moins de 28 °C sous 0, car c'est le seuil à partir duquel la peau non couverte peut geler. Le meilleur indice pour savoir si votre enfant est suffisamment habillé, ce sont les joues. Si elles sont tièdes, c'est représentatif de leur confort. Ne vous fiez pas à leurs mains qui ont tendance à être plus froides. 

    Cela dit, un enfant est toujours à risque d'engelure. Les oreilles, les doigts et les orteils sont des parties moins vascularisées par le liquide chaud qu'est le sang. Lorsque des cristaux de glace se forment dans ou entre les cellules, causant la mort de tissus corporels, on parle d'engelure.

    Sauriez-vous diagnostiquer une engelure?

    • La peau est rouge et enflée, pique et brûle.
    • À un stade plus avancé, la peau est grise et fourmille.
    • À un stade grave, la peau est blanche et luisante, et complètement anesthésiée.

     Que faire?

    Il faut réchauffer l'engelure, mais très lentement, au moins en une demi-heure, pour ne pas « cuire » les tissus. Consultez un professionnel de la santé. Voici ce que vous pouvez initier en attendant :

    • Retirez doucement le vêtement qui recouvre la partie touchée et encouragez votre enfant à bouger, même si c'est douloureux.
    • Réchauffez la partie atteinte en la couvrant de vos mains ou en la mettant dans votre aisselle, mais ne frottez pas et ne massez pas.
    • Vous pouvez utiliser de l'eau à la température de la pièce, mais surtout pas d'eau chaude.
    • Si votre enfant ressent de la douleur, offrez-lui de l'acétaminophène. 
    Et surtout, quand votre enfant rentre d'une dure bataille de boules de neige, faites comme ma regrettée maman : offrez une énooooooorme tasse de chocolat chaud au milieu de laquelle flottent 3 miniguimauves. Ça réchauffe non seulement le corps, mais aussi le coeur!
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    Tasnime Akbaraly
     
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    La mort dans la vie des enfants

    Tout d'abord, avec un peu de retard, je voudrais vous souhaiter une année 2012 en santé!

    J'ai été durement éprouvée récemment par le décès d'un proche, et je me relève avec mal. Le destin frappe parfois cruellement nos vies et nous apprenons tant bien que mal à affronter les deuils. Mais être parent, c'est aussi faire fi de ses émotions pour préserver nos enfants de la souffrance. Comment le faire? Cacher nos émotions? Tout leur expliquer?  Voici les conseils recueillis auprès de références en la matière.

    Même s'il ne comprend pas, l'enfant ressent tout.

    Il est vain de croire que nous pouvons dissimuler quoi que ce soit à des enfants. Sans compter qu'ils sont narcissiques et croient que le monde tourne autour d'eux. Votre enfant pourrait donc croire qu'il est la cause d'événements obscurs en cours et de la peine que vous démontrez. Rassurez-le en clarifiant la situation : « Maman est triste, mais ce n'est pas à cause de toi. »

    Expliquez les faits de façon simple et adaptée à son âge. 

    Les enfants ont une forme de pensée très concrète : le père Noël descend VRAIMENT par la cheminée! Il peut s'avérer confondant d'utiliser des analogies. Soyez clair : « Grand-mère était malade et son corps a arrêté de fonctionner. » Vous pouvez y aller de vos convictions spirituelles (le paradis, la réincarnation), mais attendez-vous à des questions supplémentaires : « Elle est où dans le ciel? », « Pourquoi on ne la voit pas? », etc. Cela dit, vous pouvez répondre « je ne sais pas ».

    Certains enfants vont demander si ça peut leur arriver. Allez-y d'une réponse honnête, mais prudente : « Ça arrive à tout le monde un jour. C'est pour ça qu'on va chez le médecin, pour vérifier si notre corps est en santé. »

    L'enfant exprime sa détresse par la colère.

    Il ne comprend pas son mal-être et va probablement l'exprimer par un comportement oppositionnel (« Non! »), de l'agressivité (tapes sur le toutou ou sur la petite soeur), voire de la régression (recommencer à faire pipi au lit ou sucer son pouce). Soyez indulgent. Passez plus de temps avec votre enfant et validez ses sentiments : « Je sais que cela est difficile pour toi et c'est pour ça que tu es triste et fâché. »

    Proposez à votre enfant de poser des gestes tangibles afin de canaliser sa tristesse en quelque chose de constructif. Par exemple, faire des dessins pour consoler les membres de la famille ou vous aider à ramasser des sous pour des fondations contre certaines maladies.

    N'associez jamais la mort au sommeil.

    Ne dites jamais d'un défunt « qu'il dort ». Encore une fois, les enfants prennent les explications au pied la lettre. Cela pourrait sérieusement perturber leur sommeil, occasionner des troubles de l'endormissement et des phobies.

    La routine est rassurante.

    Dès que les événements aigus sont passés, reprenez le rituel du dodo, la garderie, les heures de repas, les devoirs, comme avant. C'est une forme de sécurité pour l'enfant et il faut montrer que la vie continue.

    Faites-vous aider

    Plusieurs bons livres expliquent la mort aux enfants. Demandez à l'éducateur qu'il accorde plus d'attention à votre petit. Mobilisez les proches pour venir le prendre quelques heures afin que vous puissiez vous ressourcer. Et si votre enfant présente une anxiété ou une colère qui nuit à son fonctionnement quotidien, consultez un professionnel.

    La vie n'est pas un long fleuve tranquille et les épreuves sont inhérentes au quotidien. Même si nous voudrions éviter toute forme de souffrance à nos enfants, c'est impossible. Il nous reste donc à développer leur capacité d'adaptation, sans toutefois crever la bulle de l'enfance. Pas une mince affaire!

    Et vous, avez-vous déjà fait face à un deuil avec votre enfant?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Pour un dodo sécuritaire

    La science a ses raisons que mon coeur de maman ne comprend pas toujours. Comme lorsque je lis les dernières recommandations de l'American Academy of Pediatrics (AAP) concernant le sommeil pour prévenir le syndrome de la mort subite du nourrisson. Le médecin que je suis ne peut qu’être d’accord, mais la maman trouve certains conseils difficiles à appliquer dans la vie de tous les jours.

    Ces recommandations, qui concernent les enfants âgés de 0 à 1 an, ont été rédigées par la Dre Moon, une sommité en matière de mort subite du nourrisson. Selon elle, il y aurait 1 victime par mois dans la région de Washington! Voici ses recommandations :

    • Dodo sur le dos
      C’est ce qu’on préconise depuis plusieurs années déjà même si, pendant longtemps, on a conseillé le contraire (d'ailleurs, si vous êtes comme moi, dans la trentenaire avancée, vous avez dormi sur le ventre). Plusieurs parents affirment que bébé dort mieux sur le côté. Mais les études sont unanimes : dormir sur le dos protège de la mort subite du nourrisson.
    • Allaiter
      Pour moi, l'allaitement, ça allait de soi même si, à 4 mois, j'allaite encore tous les 3 h, jour et nuit. Plus que 2 mois et ça ira mieux. Je suis cernée jusqu'aux coudes, je dors debout, j'ai du mal à aligner 3 mots, mais je tiens bon. Les circonstances sont gagnantes : Fiston senior conciliant, Papa compréhensif et grands-parents impliqués (même le dimanche à 6 h du matin...).
    • Être vacciné
      La vaccination aurait un effet protecteur de 50 % contre le syndrome de la mort subite. Le carnet de vaccination de Fiston junior est à jour.
    • Avoir un lit sans artifice
      La Martha Stewart en moi a dû mettre de côté les bordures, l’oreiller et l'édredon agencés du lit de Fiston. Pas de drap non plus et pas de toutous!  Et ne rien mettre entre le matelas et le drap-housse pour rendre le lit plus confortable.
    • Dormir dans la même chambre que les parents, mais pas dans le même lit, pendant 1 an
      Cela peut sembler excessif! C’est l’une des recommandations que je trouve le plus difficile à appliquer. D'abord, l'intimité des parents déjà fragilisée par l'arrivée d'un nouveau-né s'en trouve doublement atteinte. Et puis, si comme moi on allaite inlassablement, on passe la nuit à faire des va-et-vient entre le berceau et le lit! Ce qui nuit aussi au sommeil du père.
    • Utiliser une suce aussi souvent que possible
      La tétine permet un positionnement de la langue favorable aux voies aériennes, donc un moins grand risque d'obstruction. Et dire que j'ai toujours évité à tout prix la suce chez mes Fistons! Pour qu'ils se mettent à hurler dès qu'elle tombe à 3 h am? Au moins, le pouce est accessible et auto-ajustable. Est-ce que la succion d'un doigt n'aurait pas le même effet? Je n'ai rien trouvé à ce sujet.
    • Dodo seulement au lit
      Pas plus que 60 à 90 minutes dans le siège-auto, dans la balançoire ou dans la poussette. Rien à part une surface plane et dure. Déjà que Fiston junior ne dort jamais, j'avais pris l'habitude de l'endormir en promenade en auto ou en poussette... Il va falloir que je change mes habitudes.

    Actuellement, pour moi, chaque précieuse seconde de sommeil a autant de valeur qu'un diamant 24 carats, et il m'arrive de laisser dormir Fiston junior à côté de moi, entre les oreillers, sous notre couette familiale, avec son doudou. J'adore m'endormir en sentant le doux souffle de ses ronflements. Difficile aussi de faire du co-dodo ET d’être fidèle à toutes les recommandations à cet égard... (Je vous invite d’ailleurs à consulter les conseils de Naitretgrandir sur le co-dodo .)

    Oui, la maman que je suis trouve certaines mesures excessives, mais comme tous les parents, il y a des risques que je ne souhaite pas prendre. Et la médecin en congé de maternité penche vers la science avec une conviction inébranlable.

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
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    Une radiographie: quand est-ce nécessaire?

    Votre enfant a-t-il déjà passé une radiographie? Ou peut-être même un « scan » (le trou de beigne dans lequel on s'allonge et qui permet d'avoir des images en 3 dimensions)? On est d'ailleurs souvent obligé de le recommencer parce que Fiston a bougé ou Gamine a pleuré...

    Ces extraordinaires technologies modernes permettent de poser un diagnostic et entamer un traitement rapidement. Dans certains cas, elles sauvent des vies.

    Aux États-Unis, chaque année, 7 millions de « scans » sont effectués sur des enfants. En Amérique du Nord, en moyenne, un enfant aura subi 7 procédures radiologiques avant l'âge de 18 ans. Et 40 % des enfants auront au moins eu une radiographie ou un « scan » avant l'âge de la majorité.

    Mais sont-elles toujours nécessaires? Si votre médecin soupçonne une pneumonie, a-t-il toujours besoin de faire une radiographie pour la confirmer? Si votre enfant est tombé sur la tête, faut-il systématiquement faire un « scan » cérébral? (Je réponds d'ailleurs à cette question dans mon blogue Et si le ciel vous tombait sur la tête?)

    Les questions à poser au médecin

    Parents et médecins doivent discuter et se poser les questions suivantes lorsque vient le temps de faire un test d'imagerie :

    • L'examen physique du médecin n'est-il pas suffisant?
    • Est-ce que ce test est vraiment approprié pour l'état de votre enfant? Peut-on avoir la réponse à nos doutes autrement? Un test en imagerie nucléaire ou une échographie (qui n'émettent pas de radiations nocives) ne ferait-il pas l'affaire?
    • À combien de tests radiologiques l'enfant a-t-il été exposé jusqu'à présent? 
    • Peut-on se limiter à une partie du corps précise? À une dose réduite?

    L'exposition aux radiations

    Pourquoi se poser ces questions? À cause des radiations.

    Il est vrai que la part d'exposition médicale aux radiations est relativement faible. L'exposition naturelle cosmique compte pour 3 à 3,5 mSv annuellement (mSv est l'abréviation de « millième de sievert » et sert à mesurer l'exposition à la radioactivité ainsi que ses effets nocifs sur le corps).  En comparaison, la radiographie dentaire délivre 0,0005 mSv; et la radio pulmonaire, 0,01 mSv. Le « scan » abdominal projette de 1 à 30 mSv. 

    Le seuil exact à partir duquel les radiations sont dangereuses n'a pas été clairement défini. Des études parues dans le New England Journal of Medicine déterminent qu'il y a un risque accru de cancer à partir de 150 mSv. Elles estiment que 2 % des cancers chez nos voisins du Sud sont attribuables aux radiations.

    Les enfants, particulièrement vulnérables

    C'est surtout l'effet cumulatif que l'on craint. Plus on est irradié, plus le risque est grand. De plus, la radiation est  « irréversible ». Or, la peau et les organes des enfants sont en pleine croissance et donc particulièrement vulnérables aux mutations cancéreuses et aux maladies systémiques de toutes sortes. Par ailleurs, les différentes procédures radiologiques ne sont pas adaptées à la taille des enfants, qui reçoivent la même quantité de radiations qu'un adulte pour une masse musculaire bien moindre. Finalement, un enfant a de longues années de vie devant lui... suffisamment pour éventuellement développer d'un cancer qui n'aurait pas eu le temps d'apparaître chez un adulte. 

    Comme toute chose en médecine (et dans la vie!), il faut peser les pour et les contre, et si l'imagerie médicale est sans conteste un atout incontournable, il faut toutefois l'utiliser à bon escient!

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Je ne veux pas aller chez le docteur!

    Pour être franche, qui aime se faire examiner par tous les trous sans trop savoir pourquoi? Il n'y a que les adultes pour s'infliger ça, et encore... Vous n'avez jamais procrastiné votre test gynécologique? Et votre visite chez le dentiste?

    J'ai moi-même des enfants et n'espère qu'une chose : pas de drame! Voici ce que j'attends de mes collègues qui examinent Fistons Senior et  Junior (bref, ce que votre médecin expérimenté devrait faire ou ce que vous devriez gentiment suggérer de faire si ce n'est pas le cas) :

    • Procéder lentement. Les enfants réagissent défavorablement à l'empressement.
    • Examiner dans un ordre intelligent : au début, quand l'enfant n'a pas saisi ce qui se passe et qu'il est silencieux, on ausculte. On finit par les oreilles. Ça le fera pleurer : parfait pour entrevoir les amygdales! À la fin, pendant qu'on collige les infos dans le dossier, le parent déshabille complètement l'enfant pour la pesée. Ensuite, le parent peut rhabiller son rejeton, tous les deux seuls, loin du docteur qui complète la courbe de croissance (ce qui prend un temps infini : une courbe de croissance est une toile d'araignée symétrique, qu'il faut déchiffrer, sans mélanger celle pour les garçons et celle pour les filles, et convertir les livres en kilogrammes et les pouces en centimètres!)
    • Si le médecin a vraiment le temps, il joue à examiner Parent ou Toutou devant l'enfant, pour prouver que le stéthoscope est inoffensif.
    Mais certains bambins sont plus anxieux que d'autres et le médecin que je suis ne peut tout contrôler. Voici votre rôle, en tant que parent : 
    • Vous n'avez pas besoin de mentionner que votre enfant n'aime pas les visites médicales. L'enfant va comprendre votre avertissement et ça ne fera que renforcer sa peur.
    • Reflétez une attitude calme et souriez. Commentez ce que le médecin s'apprête à faire : « On va regarder dans tes oreilles. »
    • Ne vous excusez pas auprès de votre enfant (« Scuse, bébé »)! Personne ne commet d'erreur et l'examen physique est un mal nécessaire.
    • N'agitez pas frénétiquement des jouets à sa figure. Distrayez votre enfant avec son doudou préféré, mais gardez un ton de voix égal.
    • Ne prononcez pas le mot « mal ». Ne dites pas « ça ne fera pas mal ». Votre enfant ne retiendra que le mot MAL, MAL, MAL.
    • Vous sentez l'émotion vous envahir? Transformez votre stress en quelque chose d'utile et demandez-moi comment aider.
    Malheureusement, des enfants restent éternellement craintifs. Voici quelques trucs que vous pouvez essayer de votre côté :
    • Jouez avec votre enfant à simuler une visite chez le médecin à l'aide de ses figurines ou de ses toutous.
    • Lisez des livres comme Winnie l'Ourson chez le docteur ou une histoire du genre.
    • Incluez la clinique dans votre promenade à poussette de temps à autre afin que l'enfant identifie l'endroit (vous pouvez en profiter pour m'apporter des muffins maison...).
    Je vous invite aussi à lire mon blogue Les 7 commandements de la visite chez le docteur.

    Et puis, il est possible que tout ça ne marche pas. Certains parents ont dû reprendre rendez-vous parce que leur enfant était tout simplement « non examinable » ce jour-là. On y arrivera la prochaine fois. 

    Et vous, quels sont vos trucs pour une visite médicale réussie?
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    Tasnime Akbaraly
     
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    Antibiotiques: votre enfant en a-t-il vraiment besoin?

    Voici un petit quiz : lequel de ces patients a besoin d'un antibiotique?

    • Alice, 4 ans, qui tousse « creux »  depuis 3 jours.
    • Alexandre, 5 ans, qui a des sécrétions vertes coulant de son nez depuis 5 jours.
    • Francis, 3 ans, qui a reçu un diagnostic d'otite.
    • Lison, 2 ans, qui a mal à la gorge et qui fait de la fièvre.

    Il serait tellement facile de remettre une prescription d'antibiotiques à tous les parents de mes patients! Ça prend 2 minutes. Ma salle d'attente se viderait rapidement; je serais à la maison avant 17 h;  je pourrais superviser les devoirs et cuisiner autre chose que du surgelé!

    Mais je résiste vaillamment et j'explique à ces parents inquiets ce qui suit (ça prend plus que 2 minutes) : 
    Je suis moi-même maman et j'aimerais TELLEMENT que les antibiotiques soient le médicament miraculeux! Malheureusement, ils ont un champ d'action limité. Et si on expose un germe à un antibiotique auquel il n'est pas sensible, non seulement il continue son activité dévastatrice, mais en plus, il acquiert une mémoire et mute pour se renforcer davantage.

    C'est ce qu'on appelle le phénomène de résistance. Si on se fie aux données scientifiques, l'utilisation d'antibiotiques devrait être une exception. Dans 75 % des cas, la prescription n'est pas nécessaire. C'est une mauvaise habitude!

    Pourquoi?
    Parce que certains médecins (et ça m'inclut) sont pressés. Tant qu'à retirer de la cire d'oreille pour deviner le tympan; se battre avec un enfant en crise pour apercevoir ses amygdales; écouter les poumons malgré les pleurs; confronter le regard larmoyant de parents anxieux, autant tendre un bout de papier. Que de temps et d'énergie gagnés!  

    En attendant, les germes deviennent de plus en plus malins, mémorisent, s'adaptent. On assiste à une inquiétante vengeance des bactéries résistantes : le clostridium difficile dans les hôpitaux; un type de gonorrhée qui ne répond plus à aucun médicament et le fameux SARM qui nous a obligés à changer la façon de soigner les plaies...

    C'est notre faute à tous. On utilise les antibiotiques avec un manque de discernement flagrant : pour nos enfants, pour nous-mêmes, pour les poulets de fermes industrielles, pour un trop grand nombre de problèmes!
    Alors? Dans le petit quiz, qui a besoin d'un antibiotique? PERSONNE!

    Bien sûr, tous ces enfants peuvent en avoir éventuellement besoin, si les symptômes s'aggravent ou persistent. Mais a priori, si on les expose à des antibiotiques, non seulement ils ne changeront pas l'issue de la maladie, mais en plus, on risque des effets secondaires (diarrhée, allergies, etc) et une bactérie super-résistante. Ces patients ont surtout besoin de s'hydrater, d'acétaminophènes, de repos, de médecins qui font leur travail et de parents qui taisent leur anxiété et suivent quelques conseils simples :
    • La prévention : se laver les mains, tenir les vaccins à jour, allaiter et ne pas fumer.
    • Demander au médecin pourquoi il prescrit un antibiotique à notre enfant. Croit-il vraiment qu'il y a une infection bactérienne? Lui a-t-on donné la fausse impression que c'est ce que nous voulions?
    • Si vous devez administrer un antibiotique, suivez scrupuleusement les doses et la durée. 

    Allons allons, pour l'instant, les bactéries super-résistantes ont gagné quelques combats, mais pas la guerre! Quelles sont vos armes secrètes?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Microbes: levez le coude!

    C'est l'automne, la rentrée, le froid. C'est la saison des rhumes et des gastroentérites. Si les vacances sont terminées pour les enfants, elles le sont aussi pour les parents et les docteurs, croyez-moi!

    Le meilleur moyen de prolonger ses vacances (relativement,du moins) est d'éviter qu'on se refile nos microbes à qui mieux mieux. À ce sujet, une étude néo-zélandaise a voulu observer l'hygiène de Monsieur et Madame-Tout-Le-Monde. Ils ont épié 384 sujets dans des endroits publics tels que les stations de métro et les centres commerciaux. Résultats :

    • Lorsqu'ils toussent ou éternuent, 65 % d'entre eux couvrent leur bouche et leur nez avec leurs mains (les mêmes mains qui tiennent les rampes d'escalier ou la porte du magasin);
    • 27 % éternuent et toussent  (allègrement) autour d'eux, sans restriction;
    • 3 % utilisent des mouchoirs; 
    • et seulement 1 % d'entre eux se camouflent dans leurs coudes (le comportement recommandé).

    Et ici, on parle de personnes en situation publique (je n'ose même pas imaginer en privé!) qui, théoriquement,connaissent les règles de bienséance et les risques d'une mauvaise hygiène.

    Une autre étude, faite auprès de 290 enfants danois, nous prouve qu'il est pourtant facile d'éloigner les germes de notre organisme si fragile. Ces enfants ont été « formés » pendant 3 mois à se laver les mains efficacement et régulièrement. Comparés à des enfants du même âge qui n'avaient pas reçu cet enseignement, ils ont été atteints de 25 % moins de maladies et ont été absents moins souvent de l'école.

    Mais encore mieux, l'année qui a suivi, malgré le fait que les enfants n'aient plus été sous contrôle, ils ont persisté à se laver les mains et ont continué à présenter des taux très bas de maladies virales. Ces enfants nous donnent une bonne leçon : éviter la propagation des germes est une habitude qui s'acquiert et pour longtemps. Et ça marche!

    En plus d'aider à prévenir la maladie, le fait de se laver les mains réduit le risque d'infecter d'autres personnes. Pour connaître la bonne façon de se laver les mains, et l'apprendre à vos enfants, lisez mon blogue L'arme ultime contre le H1N1.

    Il y a aussi d'autres règles de base :

    • Lorsque vos enfants ou vous êtes en période de « distribution de microbes », restez à domicile autant que possible.
    • Éternuez et toussez dans votre coude.
    • Si vous vous mouchez dans des mouchoirs de papier, ne les laissez pas traîner et jetez-les aux poubelles le plus rapidement possible.
    • Nettoyez les endroits vulnérables de votre environnement (clavier d'ordi, téléphones, etc.). Pour une liste plus complète, voyez mon blogue Lavez, lavez, savez-vous savonner?).

    Bref, malgré votre générosité exemplaire, gardez vos microbes pour vous! L'automne, c'est le temps d'aller aux pommes, de ramasser les feuilles, de préparer son costume d'Halloween, etc. Pas celui d'être malade!

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Je déprime donc je ris!

    Je suis épuisée. Mon cerveau est désintégré. Je ne me rappelle plus quand j'ai mangé un repas chaud pour la dernière fois. Je pense même que je pue.

    Vous l'avez deviné : je suis en post-partum. Je l'avoue : j'ai eu des doutes. Mais ça arriverait à tout le monde, non? Surtout quand il est 3 h du matin, que la couche a débordé sur les draps, que bébé hurle de colique et que mon sein droit est engorgé, que mon fils de 6 ans est réveillé et qu'il a son camp de jour à 7 h 30. 

    Qu'est-ce qui m'a pris de vouloir être maman?

    Exceptionnellement, je n'écrirai pas de chronique un tant soit peu médicale. J'ai glané quelques vérités, ici et là, sur la Toile, pour retrouver le sourire et mieux survivre à ma maternité. 

    • La couleur blanche est à proscrire. À tout prix. Partout. Les murs. Les serviettes de bain. Les tapis. Et, surtout, les vêtements.
    • Cuisiner guérit tout. Aucune douleur ne résiste à un mélange de sucre, de farine et de chocolat.
    • Un jour, votre enfant vous criera qu'il vous hait. Même si vous savez que c'est faux, votre coeur se brisera en mille morceaux. Mais vous saurez aussi que vous faites bien votre travail, car vous n'êtes pas l'ami de votre enfant, mais bien son parent, et c'est mieux comme ça. D'ailleurs, vous vous haïrez vous-même parfois.
    • Quand votre enfant est insupportable et qu'il vous donne tout sauf l'envie de lui donner de l'affection, c'est probablement à ce moment là qu'il en a le plus besoin.
    • Entourez-vous de fleurs.
    • Ne critiquez jamais les enfants des autres et, par le fait même, l'éducation des autres parents. Vous ne savez pas comment évolueront vos enfants et ce que vous aurez à faire pour être obéi.
    • N'attendez pas que la maison soit parfaitement propre avant d'inviter des amis. Ne vous empêchez pas de sortir sous prétexte que vous voulez faire du ménage. Vous avez des enfants : partez du principe que votre maison ne sera jamais propre ni rangée. Sinon, vous vous condamnez à de longues années de solitude.
    • Vous n'avez ou n'aurez jamais assez de stylos. Tous ceux que vous déposerez à côté du téléphone disparaîtront et ne seront jamais là quand vous en aurez besoin. C'est comme ça!
    • Le rire est définitivement thérapeutique.
    • Avez-vous souri aujourd'hui? Sinon, faites le maintenant SVP.

    En attendant, je retourne à une couche, un rot, une tétée, une colique; et pas nécessairement dans cet ordre. 

    Et vous, comment faites-vous pour survivre à la maternité? Avez-vous quelque chose à partager pour nous faire rire?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Et si le ciel vous tombait sur la tête?

    Petit quiz :

    • Votre enfant apprend-il à marcher? À descendre les escaliers? À pédaler à bicyclette?
    • Pratique-t-il un sport collectif? (baseball, soccer, hockey, etc.)
    • Fréquente-t-il une pataugeoire? Un parc? Un trampoline?
    • Se prend-il pour Dora l'exploratrice, Spider-Man, ou un autre surhumain invincible?

    Si vous avez répondu NON à toutes ces questions, vous avez de la chance. Fermez cet ordinateur et profitez de l'été.

    Si vous avez répondu OUI à une seule de ces questions, vous conviendrez avec moi que la vie est un jeu dangereux.

    Les chutes ou blessures qui touchent la tête sont ma hantise. Pas celles qui font « boooing » et pour lesquelles Fiston vous supplie de le laisser retourner jouer dès que vous aurez fini de l'examiner. Pas celles non plus où il saigne ou semble perdre conscience, car vous savez que vous allez à l'hôpital.

    Mais pour toutes ces situations entre les 2... Cela vaut-il la peine d'attendre 3 ou 4 h à l'urgence, voire plus? Devrait-on le faire à la moindre chute douteuse? Risque-t-on de le regretter si on ne le fait pas?

    Si vous restez à la maison, votre enfant doit cesser l'activité qu'il faisait et opter pour du calme, quelques heures (la télé est une bonne option). Question de pouvoir bien l'observer.

    Votre enfant pourrait avoir mal à la tête et vomir. Inutile de paniquer. Après toutes ces aventures, on peut avoir ces symptômes sans que la situation soit critique. Si son état général reste rassurant et que vous vous sentez en confiance, tentez de l'acétaminophène. S'il y a un 2e vomissement ou que le mal de tête persiste, allez à l'urgence. Par contre, aucune hésitation s'il souffre de problèmes de vision, d'élocution ou d'équilibre.

    Pouvez-vous le laisser dormir? Que faire si c'est le temps de la sieste ou du dodo? La blessure peut l'avoir épuisé. Laissez-le dormir, mais réveillez-le toutes les 2 heures, brièvement. S'il dort plus longtemps que d'habitude, ou qu'il est difficile de le réveiller, allez à l'hôpital.

    Après 24 h vous pouvez respirer.

    Mais vous auriez pu respirer plus tôt me direz-vous, comme les parents de ces 650 000 enfants nord-américains qui, annuellement, font une chute avec perte de conscience, amnésie, désorientation ou vomissements, et qui se rendent à l'urgence. Pourquoi ne pas procéder systématiquement à un scanner à chaque chute impliquant la tête? On le fait presque, puisque son utilisation dans nos urgences est passée de 15 % en 1995, à 53 % en 2005...

    Les urgentologues sont formels : c'est souvent sous la pression des parents. Pourtant, un scanner normal n'est pas garant que l'enfant ne subira pas éventuellement un saignement cérébral ou ne présentera pas de symptômes de commotion cérébrale. 

    Sans compter qu'une étude pancanadienne expose des données de plus en plus alarmantes sur les effets radio-ionisants cancérigènes du scanner sur le cerveau particulièrement vulnérable des enfants.

    Les vraies commotions cérébrales ou les saignements internes sont rares dans les traumas mineurs. La gent médicale préconise donc une période d'observation (sans scanner) : une étude du Pediatrics de juin 2011, effectuée sur 40 000 enfants, révèle qu'on ne compromet pas l'état du patient, tout en réduisant son exposition aux radiations.

    Tout cela est rassurant. Pas de pression sur l'urgentologue qui préfère observer votre enfant (même si c'est dans un couloir, à 40 °C, à côté d'un vieil alcoolique qui hurle). On fait confiance au médecin de famille ou à Info-Santé, qui vous suggère de rester à la maison.

    À part Fiston ou Gamine, personne n'est tombé sur la tête. Mais gardez l'oeil ouvert et le flair alerte.

    Cela vous est-il déjà arrivé?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Le moustique pique, pique!

    Qu'est-ce qui détient le pouvoir de me détourner du plaisir d'un Mr Freeze avec Fiston pendant notre marche après le souper? Ou du spectacle des acrobaties aquatiques des voisins en savourant une boisson fraîche sur ma terrasse au retour du travail? Ou de l'état de semi-coma dans lequel me plonge un torse masculin ronflant?

    Peu de choses gâchent mes bonheurs éphémères de la saison bénie sauf... le moustique! Qu'il soit indispensable à la chaîne alimentaire et qu'il contribue à l'équilibre d'un écosystème ne me console pas. Le « bizz-bizz » agaçant, la piqûre douloureuse et la cicatrice non esthétique et prurigineuse suffisent : je hais les moustiques. 

    Certains me reprocheront la légèreté du sujet. Pourtant, il constitue une proportion non négligeable des consultations estivales. Certains enfants réagissent de façon impressionnante, se grattent et ouvrent la porte à l'impétigo.

    Commençons par la prévention.

    Le moustique a besoin d'eau stagnante pour se reproduire et ne s'éloigne pas de son lieu de naissance. Un nettoyage de la cour s'impose : évitez les pots de fleurs vides ou les chariots des enfants, qui accumulent l'eau de pluie. 

    Le moustique est surtout actif au crépuscule, moment où il faut être le plus vigilant. Je dis souvent à mes petits patients de ne pas « ressembler à une fleur » : on évite les habits de couleur vive ou foncée, et les shampoings, parfums ou assouplissants aux effluves tenaces.

    Il faut parfois se résigner aux insectifuges. Le DEET (ou N,N-diéthyl-m-toluamide) est utilisé depuis plus de 50 ans et jugé sécuritaire. Plus la concentration est élevée, plus la durée de protection est longue. On observe un plafonnement à une concentration de 30-35 % pour une durée de 6 h. Pour les enfants, je recommande du 10 %, qui sera efficace 2 h. Pour les nourrissons de moins de 6 mois, on se limite à des moyens « physiques » : vêtements couvrants et moustiquaires.

    Le DEET reste un produit chimique, avec les précautions qui s'imposent. On l'essaie sur une petite partie du corps pour s'assurer qu'il ne provoque pas de réaction allergique. Les enfants l'ayant utilisé devraient se laver avant d'aller au lit (d'ailleurs, si l'enfant se baigne, le DEET doit être réappliqué). On épargne les parties vulnérables : visage, mains, plaies.

    Je ne recommande pas les produits qui combinent écran solaire et DEET, dont les temps d'efficacité et les objectifs ne sont pas superposables. Si vous devez appliquer les 2, commencez par l'écran solaire, attendez 20 minutes puis mettez le DEET.

    Les solutions de rechange sont peu nombreuses. La citronnelle, malgré la croyance populaire, est très peu efficace et doit être réappliquée... toutes les 30 minutes! L'huile de soya ou l'huile d'eucalyptus seraient envisageables, mais la texture, l'odeur et le manque de disponibilité en font des produits peu séduisants.

    Malgré tout, le moustique est un vil animal qui arrive à ses fins... que faire avec les piqûres?

    D'abord, laver à l'eau savonneuse et rincer. Si ça pique trop, on applique une crème avec 1 % d'hydrocortisone, toutes les 6 h au besoin. Dans les cas plus graves, un antihistaminique oral (Bénadryl, Zyrtec ,Claritin, etc.) aux doses appropriées, avant le dodo entre autres, permet un sommeil plus serein. Le Benadryl topique n'est pas suggéré. Si vous constatez des signes d'infection, soit une rougeur qui progresse, une douleur disproportionnée ou un écoulement opaque, consultez!

    Sur ce, retournons aux BBQ, aux festivals et aux popsicles! Et vous, qu'est-ce qui gâche vos vacances?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    L'ère de la peur

    Quand ce n'est pas les mises en garde au sujet des bisphénols dans les biberons, c'est le danger des cellulaires, les conservateurs dans les vaccins, ou les risques des aliments non bio, etc. Nous sommes envahis d'avertissements en tout genre... Souvent, des parents inquiets m'interrogent, trouvant difficile de discerner le vrai du faux dans tous ces « dangers ».

    Je voulais écrire une chronique sur chacun de ces sujets, jusqu'à ce que je réalise que mon opinion est assez égale pour l'ensemble d'entre eux.

    Dans le contexte nord-américain, nous vivons probablement à l'époque la plus sécuritaire qui soit depuis la nuit des temps. Finis les dinosaures menaçants, les guerres mortelles, les famines, les épidémies. La nourriture, généralement de bonne qualité, abonde. Nous sommes physiquement protégés des intempéries écologiques. Il existe des lois justes et démocratiques. Nous vivons plus longtemps que jamais et en santé. On est loin de Laura Ingalls dans La petite Maison dans la Prairie qui pêchait dans la rivière pour nourrir sa famille.

    N'étant plus préoccupés par notre survie, nous avons le loisir de nous inquiéter d'autre chose.

    Or, la multiplication des formes de médias et, surtout, l'accès systématique et presque en temps réel à tout événement nous fournissent une raison perpétuelle de stresser. Une pauvre victime de l'E. coli, citée 30 fois, devient beaucoup plus terrifiante. Je reproche aux salles de presse de vouloir attirer un audimat à tout prix plutôt qu'informer réellement.

    Alors, comment réagir sainement à ces avertissements? Quoi croire ou non? Et si on se trompait?

    Sachez d'abord qu'à moins d'avoir 30 ans de recul, analysés dans une étude sérieuse, le ciel nous tombe rarement sur la tête. Aussi longue sera ma carrière, il ne me sera certainement pas donné d'établir un lien de cause à effet entre un produit et une maladie. Parfois, même si ce sont des propos basés sur des affirmations scientifiques, il faut se méfier et RELATIVISER.

    Alors que faire? Le plomb? Les ondes? Le plastique? Les adjuvants des vaccins? Je ne sais pas ce que ces substances font exactement. Tentons de minimiser leur utilisation sans devenir psychotique.

    Faites de votre mieux :

    -Ne vous ruinez pas pour acheter des pommes bio et misez sur des fruits saisonniers cultivés localement.

    -Procurez-vous des jouets en bois correspondant à votre budget, mais la voiture en plastique à la peinture douteuse n'empoisonnera pas votre bébé demain.

    -Le téléphone cellulaire est utile si grand-maman veut gazouiller avec Fiston, mais ne téléchargez pas une application pour bébé sur votre iPhone.

    -Ne jetez pas votre toute nouvelle série de biberons même s'ils contiennent du BPA. Sinon, débarrassez-vous aussi de la plupart de vos ustensiles de cuisine, de toutes les chaussures de bébé et de l'éponge de bain.

    -Il vous reste une bouteille pleine de crème solaire qui contient du parabène? Habillez mieux bébé, évitez de sortir entre midi et 15 h, et finissez votre stock en tartinant les jambes seulement.

    Toutes les recherches que j'ai lues étaient incapables de me mentionner des doses concrètes, des situations réelles, et ne se basaient que sur des données de quelques mois. Je vous réponds avec mon gros bon sens.

    Gardez en tête que nous vivons à une époque où plusieurs instances (les médias ou les compagnies pharmaceutiques) ont intérêt à cultiver peurs et incertitudes. Moi, j'affirme que l'angoisse et l'ambiance malsaine que ces hypothétiques dangers environnementaux génèrent sont bien plus délétères que l'effet cumulatif de l'ensemble d'entre eux. Le meilleur exemple qui me vient à l'esprit est la fausse association entre le vaccin contre la rougeole et l'autisme. Parlez-en aux victimes québécoises de la dernière épidémie, il y a à peine quelques semaines. 

    Et vous, de quoi avez-vous peur? Ou plutôt, de quoi avez-vous décidé d'avoir peur ou non?

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    Tasnime Akbaraly
     
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    Bébé ressemble à E.T.? C'est normal!

    À la suite de vos nombreux (et appréciés) commentaires sur ma dernière chronique, j'ai réalisé que j'insiste souvent sur NOTRE « imperfection » et à quel point elle est normale. Mais cette imperfection touche aussi notre progéniture. Il faut se l'avouer et l'accepter. Un nouveau-né a généralement une grosse tête, pas de cou, de petites jambes et un torse large et gonflé. Bref, pas vraiment un top model!

    Quand j'étais une jeune médecin, jadis, je concluais que le silence des nouveaux parents en était un de béatitude, mais les questions timides, puis angoissées m'ont révélé que bébé arborait plusieurs « imperfections » physiques qui ne me choquaient plus médicalement parlant, mais qui pouvaient décevoir, voire apeurer des mamans et des papas fragiles en manque de sommeil.


    Votre bébé n'est pas Humpty Dumpty

    La peau de bébé, tout de suite après la naissance, est enduite d'une substance blanche, luisante et visqueuse, qu'on appelle « vermix », un résidu de liquide amniotique. Un léger essuyage est suffisant pour l'ôter. 

    Les os crâniens de bébé encore malléables, pressurisés 12 h dans un canal vaginal, prennent la forme la plus ergonomique en cette situation : l'oeuf! Je vous mentirais si je vous disais que ça va rapidement s'estomper, car la politique « Dodo sur le dos » contribue à aplatir la face postérieure de la tête. Elle reprendra une forme sphérique dans quelques mois ou, de toute façon, les cheveux camoufleront le tout!


    Votre bébé n'est pas King Kong

    Du poil sur tout le corps, une tâche énorme au postérieur et un nez aplati d'où sortent des grognements étranges : difficile de nier que nous partageons le même bagage génétique que le singe. 

    Le léger duvet qui recouvre  la peau de bébé est du « lanugo », particulièrement présent chez les prématurés. Inutile de stocker de la crème à raser : il est temporaire et tombera.

    La tache pigmentée (rouge, bleue, mauve ou brune) sur le pli fessier est une tache « mongoloïde », surtout caractéristique chez les non-Caucasiens. C'est une variante de la normale qui, isolément, ne signifie AUCUNE maladie ou difformité. Elle peut disparaître, pâlir ou persister tout au long de l'enfance.

    Quant au nez écrasé et aux bruits étranges que bébé émet et qui ne ressemblent en rien aux harmonieux gazouillis auxquels vous vous attendiez, c'est tout simplement parce que les narines et canaux du nez, encore très petits, ont été aplatis par l'accouchement et évacuent difficilement le mucus. 


    Votre bébé n'est pas encore un 
    adolescent

    Pourtant, il a des seins gonflés, des organes génitaux disproportionnés (inutile de pavoiser, papa!) et de l'acné! Vous craignez qu'il vous demande les clés de voiture.

    Bébé a tout simplement subi les variations hormonales tout autant que maman pendant les 9 mois de gestation, d'où tous ces attributs sexuels. Il arrive même que fillette présente du « spotting » : des taches de sang dans la couche! Tous ces stigmates s'amoindriront, mais l'allaitement peut les faire durer quelques semaines.


    Cela n'est qu'un aperçu. Je vous épargne les boutons, les yeux croches, les pieds tordus, les paupières enflées, les yeux collés, la peau jaunâtre, les croûtes sur la tête, les cheveux étranges, etc. Rajoutez les selles malodorantes et explosives et les régurgitations impromptues et visqueuses... Peut-on vraiment se reprocher de ne pas ressentir spontanément un amour inconditionnel? Il est où l'ange parfait des boîtes de couches??? Il y a matière à un recours collectif pour dommages psychologiques...

    Et vous, qu'est-ce qui vous a surpris à l'arrivée de votre petit E.T.?

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
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