Envoyer cet article
Fermer
 


Nom de l'article:
http://naitreetgrandir.com/cs/themes/blogs/naitreetgrandir/postlist.aspx?App=dre-tasnime&y=2011&m=08&d=1
 
Votre nom:
 
Votre courriel:

 
 
Nom de votre ami(1):
 
Courriel de votre ami(1):

 
 
Nom de votre ami(2):
 
Courriel de votre ami(2):

 
 
Nom de votre ami(3):
 
Courriel de votre ami(3):

 
 
Votre message:
 
Naître et grandir sur FacebookNaître et grandir sur TwitterAbonner vous à l'infolettre
 

Dre Taz

Blogue de la Dre Tasnime Akbaraly
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!

août 2011 - Billets

Nos experts
  • 13 commentaire(s)
    1 804 aperçus

    Je déprime donc je ris!

    Je suis épuisée. Mon cerveau est désintégré. Je ne me rappelle plus quand j'ai mangé un repas chaud pour la dernière fois. Je pense même que je pue.

    Vous l'avez deviné : je suis en post-partum. Je l'avoue : j'ai eu des doutes. Mais ça arriverait à tout le monde, non? Surtout quand il est 3 h du matin, que la couche a débordé sur les draps, que bébé hurle de colique et que mon sein droit est engorgé, que mon fils de 6 ans est réveillé et qu'il a son camp de jour à 7 h 30. 

    Qu'est-ce qui m'a pris de vouloir être maman?

    Exceptionnellement, je n'écrirai pas de chronique un tant soit peu médicale. J'ai glané quelques vérités, ici et là, sur la Toile, pour retrouver le sourire et mieux survivre à ma maternité. 

    • La couleur blanche est à proscrire. À tout prix. Partout. Les murs. Les serviettes de bain. Les tapis. Et, surtout, les vêtements.
    • Cuisiner guérit tout. Aucune douleur ne résiste à un mélange de sucre, de farine et de chocolat.
    • Un jour, votre enfant vous criera qu'il vous hait. Même si vous savez que c'est faux, votre coeur se brisera en mille morceaux. Mais vous saurez aussi que vous faites bien votre travail, car vous n'êtes pas l'ami de votre enfant, mais bien son parent, et c'est mieux comme ça. D'ailleurs, vous vous haïrez vous-même parfois.
    • Quand votre enfant est insupportable et qu'il vous donne tout sauf l'envie de lui donner de l'affection, c'est probablement à ce moment là qu'il en a le plus besoin.
    • Entourez-vous de fleurs.
    • Ne critiquez jamais les enfants des autres et, par le fait même, l'éducation des autres parents. Vous ne savez pas comment évolueront vos enfants et ce que vous aurez à faire pour être obéi.
    • N'attendez pas que la maison soit parfaitement propre avant d'inviter des amis. Ne vous empêchez pas de sortir sous prétexte que vous voulez faire du ménage. Vous avez des enfants : partez du principe que votre maison ne sera jamais propre ni rangée. Sinon, vous vous condamnez à de longues années de solitude.
    • Vous n'avez ou n'aurez jamais assez de stylos. Tous ceux que vous déposerez à côté du téléphone disparaîtront et ne seront jamais là quand vous en aurez besoin. C'est comme ça!
    • Le rire est définitivement thérapeutique.
    • Avez-vous souri aujourd'hui? Sinon, faites le maintenant SVP.

    En attendant, je retourne à une couche, un rot, une tétée, une colique; et pas nécessairement dans cet ordre. 

    Et vous, comment faites-vous pour survivre à la maternité? Avez-vous quelque chose à partager pour nous faire rire?

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
    Mot clés: ,
  • 11 commentaire(s)
    1 837 aperçus

    Et si le ciel vous tombait sur la tête?

    Petit quiz :

    • Votre enfant apprend-il à marcher? À descendre les escaliers? À pédaler à bicyclette?
    • Pratique-t-il un sport collectif? (baseball, soccer, hockey, etc.)
    • Fréquente-t-il une pataugeoire? Un parc? Un trampoline?
    • Se prend-il pour Dora l'exploratrice, Spider-Man, ou un autre surhumain invincible?

    Si vous avez répondu NON à toutes ces questions, vous avez de la chance. Fermez cet ordinateur et profitez de l'été.

    Si vous avez répondu OUI à une seule de ces questions, vous conviendrez avec moi que la vie est un jeu dangereux.

    Les chutes ou blessures qui touchent la tête sont ma hantise. Pas celles qui font « boooing » et pour lesquelles Fiston vous supplie de le laisser retourner jouer dès que vous aurez fini de l'examiner. Pas celles non plus où il saigne ou semble perdre conscience, car vous savez que vous allez à l'hôpital.

    Mais pour toutes ces situations entre les 2... Cela vaut-il la peine d'attendre 3 ou 4 h à l'urgence, voire plus? Devrait-on le faire à la moindre chute douteuse? Risque-t-on de le regretter si on ne le fait pas?

    Si vous restez à la maison, votre enfant doit cesser l'activité qu'il faisait et opter pour du calme, quelques heures (la télé est une bonne option). Question de pouvoir bien l'observer.

    Votre enfant pourrait avoir mal à la tête et vomir. Inutile de paniquer. Après toutes ces aventures, on peut avoir ces symptômes sans que la situation soit critique. Si son état général reste rassurant et que vous vous sentez en confiance, tentez de l'acétaminophène. S'il y a un 2e vomissement ou que le mal de tête persiste, allez à l'urgence. Par contre, aucune hésitation s'il souffre de problèmes de vision, d'élocution ou d'équilibre.

    Pouvez-vous le laisser dormir? Que faire si c'est le temps de la sieste ou du dodo? La blessure peut l'avoir épuisé. Laissez-le dormir, mais réveillez-le toutes les 2 heures, brièvement. S'il dort plus longtemps que d'habitude, ou qu'il est difficile de le réveiller, allez à l'hôpital.

    Après 24 h vous pouvez respirer.

    Mais vous auriez pu respirer plus tôt me direz-vous, comme les parents de ces 650 000 enfants nord-américains qui, annuellement, font une chute avec perte de conscience, amnésie, désorientation ou vomissements, et qui se rendent à l'urgence. Pourquoi ne pas procéder systématiquement à un scanner à chaque chute impliquant la tête? On le fait presque, puisque son utilisation dans nos urgences est passée de 15 % en 1995, à 53 % en 2005...

    Les urgentologues sont formels : c'est souvent sous la pression des parents. Pourtant, un scanner normal n'est pas garant que l'enfant ne subira pas éventuellement un saignement cérébral ou ne présentera pas de symptômes de commotion cérébrale. 

    Sans compter qu'une étude pancanadienne expose des données de plus en plus alarmantes sur les effets radio-ionisants cancérigènes du scanner sur le cerveau particulièrement vulnérable des enfants.

    Les vraies commotions cérébrales ou les saignements internes sont rares dans les traumas mineurs. La gent médicale préconise donc une période d'observation (sans scanner) : une étude du Pediatrics de juin 2011, effectuée sur 40 000 enfants, révèle qu'on ne compromet pas l'état du patient, tout en réduisant son exposition aux radiations.

    Tout cela est rassurant. Pas de pression sur l'urgentologue qui préfère observer votre enfant (même si c'est dans un couloir, à 40 °C, à côté d'un vieil alcoolique qui hurle). On fait confiance au médecin de famille ou à Info-Santé, qui vous suggère de rester à la maison.

    À part Fiston ou Gamine, personne n'est tombé sur la tête. Mais gardez l'oeil ouvert et le flair alerte.

    Cela vous est-il déjà arrivé?

    Publié par
    Tasnime Akbaraly
     
 
Reproduction et droits d'auteur © 1998-2012 Fondation Lucie et André Chagnon. Tous droits réservés.

Avertissement. Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.