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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

août 2011 - Billets

Nos experts
  • 9 commentaire(s)
    2 979 aperçus

    Les mauvaises habitudes des parents (suite)

    Comme parents, nous sommes tentés d’utiliser diverses stratégies et divers arguments pour que nos enfants mangent bien. Pensant bien faire, il peut arriver qu’on fasse fausse route, car à la longue, certaines attitudes peuvent entraîner des résultats qu’on souhaite éviter…

    Féliciter d’avoir tout manger

    « Bravo, tu as fini ton assiette! », « Je suis fière de toi, tu as tout mangé » ou autres félicitations du genre sont à éviter. 

    Naturellement, les enfants souhaitent nous plaire. S’ils en viennent à penser qu’on les aime plus quand ils vident leur assiette ou qu’ils nous peinent quand ils ne mangent pas tout, ils auront de la difficulté à respecter leurs signaux de faim et de satiété. On peut les féliciter sur le fait qu’ils mangent proprement, qu’ils utilisent correctement leurs ustensiles, et même qu’ils goûtent à de nouveaux aliments, mais attention aux commentaires qui concernent la quantité d’aliments consommés.

    Insister ou forcer

    « Encore 3 bouchées et tu auras ton dessert », « Tu sortiras de table quand ton assiette sera vide »…

    Généralement, forcer un enfant à manger a 2 conséquences immédiates possibles. La première est qu’il mangera par obéissance. La seconde est qu’il ne mangera pas par défiance. Dans un cas comme dans l’autre, il ignore son corps qui lui dicte ses besoins. Et dans les 2 situations, le plaisir de manger est absent.

    Les enfants savent instinctivement quelle quantité manger s’ils n’ont jamais connu d’interférence. Il faut les aider à conserver ce précieux réflexe. Le rôle des parents est de fournir de bons repas. Celui des enfants est de décider de la quantité avalée.

    Priver de dessert

    Lors d’une réunion de famille, un souper entre amis ou une fête, certains parents refusent que leur enfant mange les pâtisseries, sucreries ou autres « cochonneries » offertes parce que « ce n’est pas bon pour sa santé ». Parlons de santé…

    Il est vrai que d’un point de vue strictement nutritionnel, les aliments sucrés ou gras et sans vitamines contribuent peu à la santé. Mais les interdire est davantage nuisible à la santé mentale. Priver un enfant (et même un adulte) d’un aliment gâterie auquel tout le monde a droit l’isole et le frustre. Cette attitude risque également d’engendrer une préoccupation à l’égard desdits aliments interdits. L’équilibre nutritionnel est tributaire de l’ensemble des habitudes alimentaires. Il n’est pas gâché par une « cochonnerie » occasionnelle.

    Certaines façons de faire ont la couenne dure. On a naturellement tendance à répéter ce qu’on a connu avec nos parents, et c’est ainsi que certaines mauvaises habitudes parentales traversent les générations. J’ose espérer qu’en prendre conscience aidera à initier un changement...

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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  • 5 commentaire(s)
    2 650 aperçus

    Les mauvaises habitudes... des parents

    Comme parents, on éduque nos enfants au mieux de nos connaissances. Cela dit, de nos meilleures intentions découlent parfois des actions inappropriées... Certaines attitudes et pratiques risquent de nuire plus qu’aider les enfants à développer de bonnes habitudes alimentaires. En voici deux premières, parmi les plus répandues. Mon prochain billet poursuivra sur le même thème. 

    Mon enfant n’aime pas ça

    • « Ne lui sers pas de carottes, elle n’aime pas ça. », « Tu n’as pas une autre collation? Il ne mange pas de bananes. », « On ne fera pas de quinoa pour le souper, on a déjà essayé et il n’a pas aimé ça. »

    Il ne faut jamais tenir pour acquis qu’on connaît tous les goûts de nos enfants. Comment pourrait-on le faire quand ils sont capables d’adorer un aliment une journée et le refuser catégoriquement la semaine suivante? Les enfants sont parfois des girouettes quand il est question d’alimentation. C’est normal, ils sont en plein apprentissage et développement.

    Apprécier des aliments découle parfois d’un long processus. Ce serait une erreur de s’arrêter au premier refus. Comme c’est une erreur de répondre pour l’enfant, car vous ne saurez jamais s’il veut changer d’idée et tenter une aventure gustative. Cette attitude pourrait au contraire conforter l’enfant dans son dédain et annuler toutes les possibilités d’y goûter de nouveau.

    Par ailleurs, vous pourriez être surpris du changement d’attitude de votre enfant lorsqu’il est en compagnie d’autres personnes. Il suffit qu’il soit en présence d’un adulte ou d’un enfant qu’il aime ou admire particulièrement pour avoir envie de l’imiter. C’est ainsi qu’un petit bonhomme va soudainement aimer les bananes parce qu’il en partage une avec son parrain, et qu’une petite fille va goûter des carottes cuites parce que sa grande cousine, elle, elle adooooore ça!

    Promettre une récompense s’il mange

    • Il n’a pas touché aux légumes dans son assiette. Sa maman brandit devant lui la boîte de biscuits en lui promettant qu’il en aura dès qu’il aura mangé son brocoli.

    On veut tous que nos enfants mangent des légumes et autres aliments « bons pour leur santé ». Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que les obligations n’ont rien de séduisant. Au contraire, quand on présente les légumes ou autres aliments comme une épreuve à franchir pour mériter un privilège, on renforce la perception négative à leur égard. La meilleure façon d’amener un enfant à manger divers aliments est d’en manger en sa compagnie. Ne pas insister, mais plutôt démontrer notre appréciation desdits aliments avec des commentaires positifs. Bref, il faut essayer d’être non seulement un modèle positif, mais idéalement un modèle enthousiaste. N’oubliez pas que plus vous serez convaincus, plus vous serez convaincants!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Une collation avant le dodo?

    À part le verre de lait bu en lisant une histoire, mes enfants n’ont pas l’habitude de manger une collation le soir. Quand le dodo arrive à peine 1 h 30 après le souper, ils n’en ressentent pas le besoin. Mais l’été, tout change…

    Depuis que le beau temps est arrivé, il nous arrive souvent d'aller dehors après le souper. Ou plutôt de rester à l’extérieur, parce qu’on mange régulièrement dehors. Les enfants font du vélo, on joue à la marelle et au ballon, on va à la pataugeoire ou au parc, etc. Avec l’horaire modifié et les nombreuses activités, les enfants se couchent un peu plus tard et surtout, ils se creusent l’appétit.

    Les « j’ai faim », dès qu’on met le pied dans la maison, sont devenus monnaie courante. La première fois, je me suis demandé si ce n’était pas qu’un moyen de repousser le moment d’aller au lit. Mais ayant moi-même un petit creux, je ne les ai pas soupçonnés longtemps! On ne s’endort pas bien quand on a l’estomac dans les talons. Alors, la collation fait maintenant partie du rituel de fin de soirée quand on sort.

    La collation du soir a pour but de calmer la faim, sans toutefois être trop riche ou volumineuse, pour ne pas nuire au sommeil. Quelque chose de léger, comme un fruit, du yogourt, un petit bol de céréales, un morceau de mozzarella ou un mini muffin maison, fait bien l’affaire. Il m’arrive de dire oui à une boule de crème glacée ou à un popsicle maison, mais les aliments très sucrés ne sont pas l'idéal. Mes sucettes glacées maison faites de jus et de purée de fruits ont beau être relativement peu sucrées, on dirait que par leur simple nature (popsicle = aliment spécial), ils infusent de l’énergie dans les veines de mes ti-loups!

    Les autres aliments au potentiel excitant sont aussi à éviter, dont le chocolat et toutes ses déclinaisons. Le chocolat renferme de la théobromine, un proche de la caféine. Même chose pour les boissons gazeuses (cola) et le thé. Je me doute que votre petit de 3 ans ou 5 ans ne boit pas une tasse de thé avant d’aller au lit, mais pensez au thé glacé qu’il aurait pu boire en après-midi ou en soirée… Les enfants sont particulièrement sensibles à la caféine. Son effet stimulant dure plusieurs heures puisqu’elle demeure longtemps dans le corps. Chaque enfant y réagit différemment. Il est donc impossible de dire à quelle quantité se limiter et à partir de quelle heure ne plus lui en donner. Sachant que la caféine risque fort de retarder l’heure à laquelle votre enfant s’endormira, d’alléger son sommeil et de le réveiller plus tôt, vous préférerez sans doute vous abstenir. C’est la nuit de toute la famille qui est en jeu...

    Jouer dehors en soirée fatigue généralement mes enfants. Pas question de gâcher ce préambule à une bonne nuit avec une collation mal adaptée!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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