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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

juillet 2011 - Billets

Nos experts
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    Menu d'été

    Manger est toujours un plaisir. Préparer à manger est souvent un plaisir… et parfois une corvée. L’été surtout, la préparation des repas entre en compétition avec plein d’autres activités tentantes : jouer dehors avec les enfants, aller se baigner à la pataugeoire du quartier, boire l’apéro pendant que les enfants jouent dans le carré de sable, prendre le temps de jaser avec les voisins qu’on n’a que furtivement salués durant toute la saison froide, etc.

    Il faut l’accepter, la préparation des repas ne fait jamais relâche. Je pourrais bien sûr me tourner vers l’abondante offre de prêt à manger du commerce, mais l’idée me plaît plus ou moins. Je préfère le goût de la cuisine maison. Je préfère choisir les ingrédients (et leur quantité) qui composent mes plats. J’aime l’idée que mes enfants sachent que les aliments n’arrivent pas dans l’assiette par magie. Bref,  j’ai d’autres solutions avant les plats préparés de l’épicerie.

    Ma première option : les repas simples. En période de chaleur sinon de canicule, nos repas simples sont également froids. Sandwichs et salades de toutes sortes sont au menu. Les enfants – les miens, du moins – ne se tannent jamais de manger des sandwiches. Avec toutes les possibilités de pain et de garniture, on n’a pas du tout une impression de redondance. Même si j’utilise très peu les charcuteries et autres viandes conservées avec des nitrites, les variantes sont nombreuses. Poisson en conserve ou fumé, végé-pâté, oeufs, fromage (et, juste là, les possibilités se comptent par dizaines), purée de légumineuses, poulet froid, reste de rôti…

    C’est probablement parce que Laura et Benjamin me voient exprimer mon bonheur de manger du saumon fumé chaque fois que l’occasion se présente – ou parce qu’on en mange justement seulement à l’occasion –, mais toujours est-il que les bagels au saumon fumé sont le repas le plus facile et le plus apprécié que je connaisse!

    J’exploite aussi la polyvalence des garnitures à sandwichs pour en faire des versions « salade ». C’est comme ça que le sandwich au poulet, tomates séchées, olives et cheddar devient une salade de pâtes aux mêmes ingrédients à laquelle j’ajoute une vinaigrette maison. Ou encore que le burrito aux haricots noirs se transforme en salade de riz. Le couscous, l’orge, le quinoa, le millet, etc. peuvent tous servir de base à une salade repas.

    Malgré la variété d’ingrédients qui peut composer les sandwichs et les salades, j’avoue que le défi est parfois de trouver les bonnes combinaisons de saveurs. C’est avant de feuilleter un livre ou un magazine de recettes, et avant de naviguer sur Internet, bien sûr. Et je dois admettre que mes collègues m’inspirent souvent avec leurs lunchs du midi!

     

    En guise de source d’inspiration, Naître et grandir.net fait désormais sa part aussi. Avez-vous consulté la nouvelle section recettes? Vous y trouverez plus d’une centaine de recettes crées pour les enfants, par Nos petits mangeurs et Les Ateliers cinq épices. Dites-nous ce que vous en pensez!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Saveurs de festivals

    Qu’ont en commun la majorité des festivals et événements familiaux de l’été? Le fast food.

    À moins d’apporter son lunch, il y a de fortes probabilités qu’on mange des hot dogs et des frites quand on participe à un festival ou un autre événement du genre. Êtes-vous satisfaits de cette offre? Peut-être vous dites-vous que ça fait partie de la sortie et que c’est bien ainsi? Ou êtes-vous plutôt de ceux qui aimeraient bénéficier d’une offre alimentaire plus diversifiée et, surtout, plus saine?

    Personnellement, je suis pour l’amélioration de l’offre. Mes enfants ont déjà mangé des hot dogs – des « vrais », pas seulement avec de la saucisse au tofu! –, mais j’aime bien avoir le choix. J’apprécie surtout pouvoir associer le plaisir des sorties spéciales à des aliments nourrissants. Le contexte dans lequel les enfants mangent ou découvrent un aliment influence assurément son acception et le souvenir qu’il en aura. Les aliments frais, colorés, savoureux méritent d’avoir cette chance. Il n’y a pas un enfant pour qui une journée de fête sera gâchée par un menu équilibré s’il est appétissant.

    Cet été, et pour la deuxième saison, il est possible de manger des repas équilibrés sur les lieux de certains festivals et fêtes familiales au Québec. Grâce à l’initiative de l’organisme Jeunes pousses, La Caravane du goût prendra part à plusieurs événements dans les régions de l’Estrie, de Montréal et de la Montérégie jusqu’à la fin septembre (consultez le calendrier). En plus d’un menu familial mettant en vedette des aliments québécois, la Caravane du goût propose des ateliers animés par des personnages colorés. Ces ateliers visent à faire découvrir aux enfants une variété de saveurs et à leur faire découvrir des produits régionaux. Ils pourront notamment se familiariser avec la fabrication du beurre, découvrir des fromages avec leurs cinq sens et explorer le pain et ses multiples grains. C’est une occasion en or d'élargir leur palette alimentaire!

    Quand on parle de découvertes alimentaires, le plaisir est aussi important que les aliments en soi. Même si vous ne rencontrez pas la Caravane du goût cet été, il y a plusieurs activités éducatives et ludiques que vous pouvez faire avec vos enfants : autocueillette de petits fruits, visite de ferme, de producteurs divers ou de marchés publics, foires alimentaires, etc. Et dans les festivals ou autres événements, prévoyez une petite réserve de crudités et de fruits, question qu’ils fassent partie de la fête!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Aliments permis ou non durant l'allaitement

    Mon « bébé » a 3 ans et l’allaitement me semble appartenir à un lointain passé. J’en garde un magnifique souvenir. Je recommencerais demain matin. Et ce malgré le billet sur les côtés déplaisants – The ugly thruth – de l’allaitement que je viens de lire.

    Au nombre des inconvénients associés à l’allaitement, il y a bien sûr les restrictions alimentaires. L’auteure du billet parle de la prévalence des allergies alimentaires chez les enfants et avertit que la maman qui allaite devra envisager de couper les produits laitiers, le sucre, le blé, le soya ou le maïs de son alimentation en cas de problème. Je tiens à souligner « en cas de problème » pour éviter les erreurs d’interprétation et les privations inutiles. En effet, aucune étude de prouve que le fait de retirer certains aliments du régime durant l’allaitement empêchera bébé de développer des allergies. Il n’y a donc pas lieu de vous priver, sauf bien sûr si votre bébé réagit réellement à certaines substances que vous mangez.

    Au nombre des restrictions, il y a aussi l’alcool, bien sûr. Vous pouvez vous offrir le plaisir d’un verre, à condition toutefois de le faire au bon moment. Puisque l’alcool passe dans votre lait environ 1 heure après avoir été consommé et qu’il prend 2 ou 3 heures avant d’être complètement éliminé, mieux vaut planifier l’apéro ou la coupe de vin en fonction de cela. L’idéal est en fait de prévoir un biberon, car on ne sait jamais quand bébé décidera de changer ses habitudes pour réclamer un boire plus rapproché. Une exposition prolongée à l’alcool pourrait freiner le développement moteur de bébé.

    Tout comme l’alcool, la caféine se retrouve dans votre lait de 1 à 3 heures après l’ingestion de café, thé, cola, etc. Puisqu’elle risque de perturber le sommeil de votre bébé, il vaut mieux se limiter à 1 ou 2 tasses de café par jour. Évitez les boissons énergisantes qui, en plus de la caféine, renferment une panoplie d’autres ingrédients que vous ne souhaitez pas que votre bébé consomme.

    Assez parlé de ce qu’on ne peut pas boire ou manger en allaitant, voici un aliment que l’on peut enfin déguster : les sushis. Oui, oui! Bonne nouvelle, n’est-ce pas? Après les 9 mois d’abstinence imposée par la grossesse, l’allaitement lève l’embargo, car les bactéries et les parasites, s'ils sont présents, ne sont pas transmis dans le lait maternel. Il demeure toutefois important d’être vigilant quant aux espèces de poissons utilisées. Certaines, comme le thon rouge, le requin et l’espadon, renferment des quantités préoccupantes de mercure. Il est recommandé aux femmes qui allaitent d’en manger au maximum 3 fois par mois. Mais comme il existe au moins 1 000 sortes de sushis, vous ne devriez pas trop en souffrir!

    Manger quand on allaite n’est pas si compliqué ou restreignant. On se concentre sur toutes les possibilités qui s’offrent à nous et c’est même l’occasion de découvrir de nouvelles façons d’apprêter des aliments usuels. À cet effet, le site SOS Cuisine propose désormais des menus intelligents pour l’allaitement. Entre deux boires, vous irez y jeter un coup d’oeil!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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