Les choix des papas en ce qui concerne les restaurants, ainsi que leur perception du repas familial ont plus de poids (littéralement) que ceux des mamans. Cette nouvelle a retenu mon attention juste avant la fête des Pères. C’était d’occasion, puisqu’il parlait de l’influence des papas sur l’alimentation des enfants.
Mais bon, comment interpréter cette affirmation? La contribution des mamans est-elle moins importante? Est-ce la faute des papas si les enfants sont obèses? Aucune conclusion aussi simpliste ne tient, car ce serait omettre plusieurs facteurs dans l’équation. Comme plusieurs articles de journaux, les premières lignes veulent susciter l’intérêt, si ce n’est l’article complet qui conserve uniquement le croustillant! Bref, je suis allée à la source pour consulter l’article scientifique…
Plusieurs recherches ont associé la fréquentation des restaurants fast food à un risque accru de problèmes de surpoids chez les enfants. Dans le cadre de l’étude dont il est question, des chercheurs américains se sont intéressés aux sorties au restaurant des enfants : fréquence, avec qui, quel resto, etc. Il en ressort que le facteur « papa » est significativement plus souvent relié aux fast food… et à l’obésité. Qui plus est, une autre mesure a permis de constater que moins les pères jugeaient le repas en famille important (le temps de qualité qu’il offre), plus ils amenaient leurs progénitures dans ce type de restaurants.
Les chercheurs disent que c'est peut-être une réponse des pères au conseil qu’on leur sert souvent, à savoir qu’ils devraient consacrer plus de temps à leurs enfants. Ce serait toutefois interprété par « ayez plus de plaisir avec vos enfants »…
Si le lien « surpoids et restaurant » est significatif avec les papas et non avec les mamans, ce serait que ces dernières tiennent davantage à certains principes dans l’éducation alimentaire des enfants, selon les chercheurs. Elles choisiraient d’autres types de restaurants ou les fréquenteraient moins souvent, tout simplement.
Cela étant dit, l’influence des mères a du poids aussi. L’étude fait d’ailleurs remarquer que quand les mamans priorisent leur travail et accordent relativement moins de temps, d’énergie et d’importance à leur rôle de mère, l’alimentation des enfants s’en ressent, tout comme leur poids.
Le style parental est donc déterminant. L’attitude à adopter au chapitre de l’alimentation, notamment, est d’établir des règles en fonction de principes de base, d’avoir des attentes claires, tout en demeurant respectueux et empathiques. Pas de punitions sans explication, pas de pression indue, pas de laxisme non plus, qui n’offre aucune sécurité.
Bref, papa et maman ont le potentiel d’être de bons éducateurs. Selon les chercheurs, l’éducation doit cependant bien souvent débuter auprès des parents eux-mêmes pour faire en sorte que les bonnes intentions donnent lieu aux bonnes actions. Pas toujours facile, n’est-ce pas?