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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

juin 2011 - Billets

Nos experts
  • 3 commentaire(s)
    1 930 aperçus

    L'influence de papa a du poids

    Les choix des papas en ce qui concerne les restaurants, ainsi que leur perception du repas familial ont plus de poids (littéralement) que ceux des mamans. Cette nouvelle a retenu mon attention juste avant la fête des Pères. C’était d’occasion, puisqu’il parlait de l’influence des papas sur l’alimentation des enfants.

    Mais bon, comment interpréter cette affirmation? La contribution des mamans est-elle moins importante? Est-ce la faute des papas si les enfants sont obèses? Aucune conclusion aussi simpliste ne tient, car ce serait omettre plusieurs facteurs dans l’équation. Comme plusieurs articles de journaux, les premières lignes veulent susciter l’intérêt, si ce n’est l’article complet qui conserve uniquement le croustillant! Bref, je suis allée à la source pour consulter l’article scientifique…

    Plusieurs recherches ont associé la fréquentation des restaurants fast food à un risque accru de problèmes de surpoids chez les enfants. Dans le cadre de l’étude dont il est question, des chercheurs américains se sont intéressés aux sorties au restaurant des enfants : fréquence, avec qui, quel resto, etc. Il en ressort que le facteur « papa » est significativement plus souvent relié aux fast food… et à l’obésité. Qui plus est, une autre mesure a permis de constater que moins les pères jugeaient le repas en famille important (le temps de qualité qu’il offre), plus ils amenaient leurs progénitures dans ce type de restaurants.

    Les chercheurs disent que c'est peut-être une réponse des pères au conseil qu’on leur sert souvent, à savoir qu’ils devraient consacrer plus de temps à leurs enfants. Ce serait toutefois interprété par « ayez plus de plaisir avec vos enfants »…

    Si le lien « surpoids et restaurant » est significatif avec les papas et non avec les mamans, ce serait que ces dernières tiennent davantage à certains principes dans l’éducation alimentaire des enfants, selon les chercheurs. Elles choisiraient d’autres types de restaurants ou les fréquenteraient moins souvent, tout simplement.

    Cela étant dit, l’influence des mères a du poids aussi. L’étude fait d’ailleurs remarquer que quand les mamans priorisent leur travail et accordent relativement moins de temps, d’énergie et d’importance à leur rôle de mère, l’alimentation des enfants s’en ressent, tout comme leur poids.

    Le style parental est donc déterminant. L’attitude à adopter au chapitre de l’alimentation, notamment, est d’établir des règles en fonction de principes de base, d’avoir des attentes claires, tout en demeurant respectueux et empathiques. Pas de punitions sans explication, pas de pression indue, pas de laxisme non plus, qui n’offre aucune sécurité.  

    Bref, papa et maman ont le potentiel d’être de bons éducateurs. Selon les chercheurs, l’éducation doit cependant bien souvent débuter auprès des parents eux-mêmes pour faire en sorte que les bonnes intentions donnent lieu aux bonnes actions. Pas toujours facile, n’est-ce pas?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Les desserts glacés

    Quand Dame Nature nous sert un 30 °C humide, moi c’est un cornet bien froid que je sers à mes ti-loups. Ou un bol. Peu importe, tant qu’il s’agit d’un dessert rafraîchissant! Crème glacée, yogourt glacé, sorbet, popsicle, smoothie, etc. Ils y passent tous à un moment ou un autre durant l’été. Y en a-t-il des meilleurs que les autres sur le plan nutritionnel?

    La crème glacée est la plus riche en gras. Avec au moins 10 % de matières grasses du lait, elle en fournit un minimum de 6 g par portion de 125 ml (une boule de la taille d’une demi-balle de tennis). Bon, on ne va pas se mettre à paniquer avec le gras dans l’alimentation des jeunes enfants! Avec leur petit estomac et leurs grands besoins, ils peuvent sans problème manger une boule de vraie crème glacée à l’occasion. Bref, le fait que la crème glacée soit la plus riche ne constitue pas un élément discriminant, à mon avis. Certains diront que parmi ses gras, il y a les moins désirables acides gras saturés, et c’est un fait. Mais je parle de la crème glacée comme d’un aliment occasionnel, alors pas de problème à l’horizon.

    La majorité des yogourts glacés sont faibles en gras, c'est-à-dire qu’ils en renferment 3 g ou moins par portion de 125 ml. Côté sucre, ils sont l’équivalent de la crème glacée. L'appellation de « yogourt » glacé n’en fait pas un substitut du yogourt ordinaire. Premièrement, il est plus sucré. Deuxièmement, il renferme moins de protéines et moins de calcium. Bien qu’il existe beaucoup de variation entre les marques, le yogourt glacé demeure généralement une gâterie.

    Le sorbet, à moins qu’il s’agisse d’un sorbet laitier, ne contient pas de gras. En revanche, il est souvent bourré de sucre. Certaines saveurs (citron, entre autres) fournissent jusqu’à 10 c. à thé de sucre dans une boule… Des bonbons, quoi! Les meilleurs sont faits uniquement de purée et de jus de fruits. Il en existe de nombreux délicieux.

     

    Aux propositions du commerce s’ajoutent mes recettes maison. Sur le plan nutritionnel, elles devancent les autres haut la main. Sur le plan gustatif, elles n’ont rien à leur envier non plus.

    Pour faire du yogourt glacé maison, je réduis, au mélangeur électrique ou au robot culinaire, des quantités égales de yogourt nature et de fruits congelés. En le servant immédiatement, il a la texture d’une crème glacée molle. On peut varier les saveurs à l’infini, comme dans un bar à yogourt glacé. Les préférés chez nous : fraise (parce qu’il est rose), bleuet (parce qu’il est mauve) et ananas (parce qu’il est absolument délicieux).En les faisant congeler, ça devient des sucettes glacées.

    Les smoothies, qui prennent plus l’allure de milk shake, sont aussi de grands gagnants. Préparés en quelques secondes à partir de fruits mélangés avec du jus, du yogourt, du lait ou même du lait de coco ou du tofu, c’est un dessert - ou une collation - estival idéal.

    Et vous, quelles sont vos recettes anticanicule?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    1 632 aperçus

    Mon jardin magique

    J’ai un jardin magique. Je sais y faire apparaître des légumes. Je vous le dis! Il est actuellement vierge et dans quelques jours, il donnera des radis et de la roquette; et dans quelques semaines, des haricots et des carottes. Si ce n’est pas de la magie, c’est quoi?

    D’accord, si vous insistez, je vous révèle mon truc : j’y sème des graines.

    Laura et Benjamin vous diront que je saute des étapes. En effet. On a commencé par enlever les mauvaises herbes. On a remué la terre et Benjamin a bien ri de trouver quelques carottes de l’année dernière ayant hiberné. On a ajouté du compost et on a creusé de petits sillons. Puis, j’ai fait la distribution des graines. J’aurais distribué des bonbons que je n’aurais pas récolté plus de sourires. Il faut dire qu’on était rendu à 4 sourires, puisque 2 petites voisines qui trouvaient que leurs amis avaient drôlement l’air de s’amuser se sont jointes à nous. Les enfants ont minutieusement déposé les graines dans la terre en prenant soin de les recouvrir de « seulement un petit peu de terre pour que les tiges soient capables de sortir ». L’arrosage a tenu lieu de formule magique.

    Maintenant, on attend. Je dirais même que 4 petits jardiniers attendent impatiemment de voir leur modeste potager urbain verdir. Ils ont non seulement hâte de voir pousser « leurs » légumes, ils ont hâte de les manger et de les partager. Je suis prête à gager que de nouveaux légumes gagneront leur faveur d’ici la fin de l’été. Il n’y a rien comme piquer la curiosité et familiariser les enfants avec des aliments pour faire tomber les barrières de la néophobie.

    En plus d’inciter les enfants à manger des légumes, le jardin leur apprend qu’une carotte ne pousse pas dans un sac à l’épicerie et que les patates sont rondes avant d’être pilées ou frites. Je caricature à peine. Vous avez peut-être déjà vu un reportage du chef britannique Jamie Oliver où on voyait des enfants incapables de reconnaître une tomate et une pomme de terre? Leur répertoire alimentaire serait enrichi à coup sûr avec un jardin. 

    Je vous l’ai dit : mon jardin est magique! Il attire les enfants. Il leur montre l’origine des légumes. Il les incite à manger des légumes. Vous avez encore le temps d’en faire un vous aussi! Un ou deux bacs sur un balcon peuvent aussi bien faire le travail si l’espace et l’organisation manquent.

    Le jardin, tout comme une visite à la ferme, est une des façons de mettre les enfants en contact avec des aliments de base. Reste à les cuisiner avec eux...

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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