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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

mai 2011 - Billets

Nos experts
  • 9 commentaire(s)
    2 066 aperçus

    Le pain blanc aux airs de pain brun

    Malgré la surabondance de pains tranchés sur le marché, la question se pose toujours : « Du pain blanc ou du pain brun? »

    Certains vous répondront que nous n’avons plus à choisir désormais, puisqu’il existe du pain « blanc brun ». Ce sont des pains blancs en apparence, dont l’intérêt nutritionnel est soi-disant augmenté grâce à diverses astuces. Parmi ces astuces, il y a l’ajout de fibres, ou encore le fait de moudre des grains entiers si finement qu’on ne les détecte plus. Malheureusement, ces pains blancs bruns qui se donnent des airs de pain de blé entier n’en sont pas.

    Tout le monde connaît la supériorité du pain à grains entiers ou intégral sur le pain blanc. Malgré cela, le pain blanc demeure – de loin – le plus consommé. Peut-être même sous votre toit… les gars ont parfois la tête dure! Peu importe qui l’achète, quand le pain blanc règne dans la maison, ça signifie que les petits mangeurs déjeunent aux rôties blanches. Et même s’il y a du pain de blé entier, attention aux commentaires du genre « je n'aime pas manger des graines, je ne suis pas un oiseau » ou « ça goûte le carton » qui n'ont jamais convaincu un enfant!

    Parmi les amateurs de pain blanc, il y a le sous-groupe de ceux qui sont conscients de la supériorité de celui à grains entiers. Moyennement prêts aux compromis, ils se tournent vers les pains blancs bruns. Ils se rassurent en notant la teneur élevée en fibres, avantage marketing indéniable. Mais voici pourquoi certains de ces pains bons pour la conscience ne livrent pas la marchandise sur le plan nutritionnel et de la santé.

    Le pain enrichi d’inuline : l’inuline est une fibre généralement extraite de la racine de chicorée. On l’ajoute à des pains, des pâtes alimentaires, des barres de céréales et même des boissons et jus laitiers, car elle est insipide et incolore. Contrairement aux fibres naturellement présentes dans les grains entiers, l’inuline n’a pas d’effet significatif sur la régulation et le traitement de la constipation. Et parce qu’elle n’est pas visqueuse comme les fibres de l’avoine ou de la pomme, elle n’aurait pas la capacité d’abaisser le taux de cholestérol et la glycémie (taux de sucre dans le sang). C’est sans compter qu’elle ne procure pas la panoplie de vitamines, minéraux et d’antioxydants qui accompagnent les grains entiers.

    Le pain aux grains pulvérisés : les grains sont moulus si finement qu’on ne détecte plus le germe et le son. Le problème avec eux en est un de taille, littéralement. En effet, pour espérer obtenir un effet sur la régularité intestinale, il faut être en mesure de voir les morceaux de son dans la mie de pain. Sans cela, leur capacité à se gorger de liquide est faible, et leur vertu incertaine.

    Chez moi, on mange et on aime le pain intégral, les pains pitas et tortillas de blé entier, les baguettines aux grains germés et autres délices nutritifs de la boulangerie. Ce n’est pas une religion; on mange aussi des baguettes blanches et des bagels traditionnels. Je pense simplement qu’il vaut mieux le faire en toute connaissance de cause, sans se faire d'accroire.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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  • 11 commentaire(s)
    1 926 aperçus

    Contre Dora, on ne fait pas le poids!

    « Maman, je veux! »

    Je ne me souviens pas où c’était ni pourquoi. Au magasin de jouets, pour un toutou? À l’épicerie, pour une gâterie? À la pharmacie, pour les bonbons « judicieusement » placés à côté de la caisse? Je ne me souviens plus de l’endroit ni de l’objet de la requête, mais je sais que mes enfants devaient avoir environ 2 ans. C’est du moins à cet âge que la majorité des enfants font leur première demande de consommateur, selon une conférencière entendue récemment dans le cadre du colloque Surdose médiatique et santé des jeunes. Que dis-je? À 2 ans, ce n’est même pas encore « je » veux, c’est « ze » veux!

    Vous en êtes sûrement conscients, à 2 ans, vos petits exercent déjà un pouvoir d’achat. Un pouvoir d’influence, du moins. Une influence qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars chaque année. Eux, ils n’en sont pas conscients. Et ils sont encore moins conscients de l’effet de la publicité. Il faudrait d’abord qu’ils comprennent que la publicité et les émissions de télé sont distinctes de la réalité. Difficile quand Dora et Babouche leur parlent comme à des amis!

    C’est en partie pour les protéger de leur naïveté et de leur innocence qu’au Québec, la Loi interdit la publicité à but commercial aux enfants de 13 ans et moins. Une chance, parce qu’avec 25 h d’écoute de télé chaque semaine (la moyenne, selon les statistiques), les dommages seraient encore plus grands. Déjà que la surdose médiatique est considérée comme un facteur contribuant à l’obésité...

    La Loi ne protège pas parfaitement et immunise encore moins nos enfants contre le marketing alimentaire. Une étude ontarienne publiée en 2010 laissait entendre que les jeunes Québécois étaient tout autant exposés à la publicité alimentaire que leurs compatriotes ontariens. La différence est que les messages publicitaires s’adressaient moins directement à eux.

    Outre les publicités auxquelles ils sont exposés durant les émissions « pour toute la famille » et les affiches extérieures, il y a aussi les figurines qui dictent leurs choix chez McDo et les images de leurs héros favoris sur des « collations aux fruits » – des bonbons, oui – à l’épicerie. Indirectement, et malgré tous les efforts que vous faites pour conférer de bonnes habitudes alimentaires à vos petits mangeurs, Dora, les princesses de Disney, Flash McQueen, Woody et compagnie influent d’ore et déjà leurs choix et leurs préférences.

    Essayez-vous de leur résister?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    1 197 aperçus

    Voter pour l'alimentation des familles

    Économie, santé, environnement, éducation, avions militaires… Quelqu’un a-t-il parlé d’alimentation durant cette campagne électorale? Les politiciens n'en ont pas fait un enjeu en tout cas (ou bien j’ai manqué quelque chose). Pourtant, que de défis s’y rattachent! Que diriez-vous de pouvoir vous prononcer sur des enjeux qui concernent l’alimentation des jeunes familles? Que diriez-vous de voir des candidats interpellés par votre réalité et faire des promesses électorales toutes plus pertinentes les unes que les autres? Rêvons un peu…

    Imaginez une candidate qui propose un retour des cours d’économie familial à l’école (même si l’école secondaire vous semble encore bien loin pour vos enfants). Combien de jeunes ont cassé des oeufs et manipulé un fouet pour la première fois derrière un comptoir, dans une classe? Bien sûr, ces cours ne remplacent pas l’enseignement des parents, mais c’est déjà un bon début quand les parents oublient de le faire…

    Imaginez un candidat qui veut mettre en place des mesures de conciliation travail-famille, comme de terminer plus tôt pour préparer les repas. On rêve, j’ai dit! Ce serait chouette d’arriver à la maison pour cuisiner avant que les enfants soient affamés (et chialeux), non?

    Imaginez un candidat qui veut inciter les restaurants à offrir des menus pour enfants plus sains et variés. D’autres choix que des croquettes, du spaghetti ou de la pizza (j’exagère à peine). Des repas dignes de petits consommateurs ouverts aux découvertes, plus de légumes et moins de sel.

    De tels candidats n’existent pas. Pas pour vrai, du moins. C’est pour ça qu’on les a inventés! Ils sont en lice dans le cadre de l’élection nomade du projet « Tout le monde à table ». Par cette élection fictive, les nutritionnistes d’Extenso à l’Université de Montréal souhaitent connaître vos priorités et vos préoccupations d’ordre alimentaire. Seuls les candidats sont le fruit le leur imagination, puisque les enjeux présentés, eux, sont bien réels. Vous avez la chance de vous prononcer. Exercez votre droit de vote en ligne.

    Je n’influencerai pas votre choix en vous parlant des sondages. Sachez toutefois qu’en votant, vous connaîtrez l’état de la situation dans votre région et ailleurs au Québec. Si la tendance se maintient…

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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Avertissement. Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.