Envoyer cet article
Fermer
 


Nom de l'article:
http://naitreetgrandir.com/cs/themes/blogs/naitreetgrandir/postlist.aspx?App=dans-mon-assiette&y=2011&m=02&d=1
 
Votre nom:
 
Votre courriel:

 
 
Nom de votre ami(1):
 
Courriel de votre ami(1):

 
 
Nom de votre ami(2):
 
Courriel de votre ami(2):

 
 
Nom de votre ami(3):
 
Courriel de votre ami(3):

 
 
Votre message:
 
Naître et grandir sur FacebookNaître et grandir sur TwitterAbonner vous à l'infolettre
 

Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

février 2011 - Billets

Nos experts
  • 5 commentaire(s)
    1 932 aperçus

    L'intelligence se joue (en partie) dans l'assiette

    Il y a quelques semaines, j’ai acheté une boîte de céréales Froot Loops pour une chronique à la télé. Et j’ai ramené la boîte chez moi. Je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de justifier la présence de Froot Loops dans mon garde-manger! Bref, ce matin, ma fille me demande « des céréales de couleurs » pour déjeuner. Je n’ai pas eu le temps de prononcer un mot que son petit frère de 2 ½ ans lui a lancé : « C’est pas un déjeuner, c’est du dessert », avant de poursuivre, à mon intention : « C’est vrai, hein, maman? »

    Benjamin a raison, je refuse que les Froot Loops fassent office de petit-déjeuner. Tout au plus, j’accepterais de les mélanger avec des céréales plus nourrissantes. Mais comme le message « ce n’est pas un déjeuner » leur est déjà rentré dans la tête, je ne veux pas semer la confusion. Même si mon conjoint me glisse à l’oreille : « On en a bien mangé quand on était petit et on n’est pas mort... »

    Il a raison lui aussi. Mais on est peut-être moins intelligent qu’on pourrait l’être cependant!

    Eh oui. Semble-t-il que l’alimentation durant la petite enfance aurait un effet sur notre intelligence. C’est du moins ce qu’ont observé des chercheurs de l’Université de Bristol en Angleterre. Les enfants âgés de 3 ans qui mangeaient plus de gras, de sucre et d’aliments transformés ont vu leur quotient intellectuel diminué à 8 ans, contrairement aux enfants qui avaient une alimentation plus équilibrée riche en fruits, en légumes et en pâtes alimentaires.

    Ce n’est pas fou, quand on sait que le cerveau se développe à une vitesse folle durant les 5 premières années de vie. Il exige des matériaux spéciaux et beaucoup d’énergie (calories). C’est pourquoi on parle de l’importance des oméga-3 provenant des poissons gras (saumon, maquereau, hareng, truite, etc.) et du lait entier jusqu’à au moins 2 ans. 

    Par ailleurs, la petite enfance est une période charnière dans l’acquisition de saines habitudes. Ce que les enfants apprennent et développent comme habitudes très tôt dans leur vie les suivra de nombreuses années. Mieux vaut donc partir du bon pied! Leur QI et leur santé future en dépendent.

    L’idée de jeter la boîte de céréales-bonbons me traverse l’esprit. Et puis non. On parle d’une boîte en 5 ans. Mais on va tout de même manger du saumon pour souper. Juste pour être sûr.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
    Mot clés: ,
  • 0 commentaire
    1 633 aperçus

    Nez fait pour... déguster!

    Demandez à un enfant quelle partie de son corps lui sert à manger et il vous répondra la bouche. Et le nez, lui? Pourquoi ne parle-t-on pas plus du rôle du nez quand on mange? Pourtant, il suffit d’avoir un rhume pour être convaincu de l’importance de l’odorat dans le processus de captations des arômes.

    Les enfants apprennent les couleurs : bleu, rouge, jaune, vert, et très rapidement rose et mauve si vous avez une fille. On leur parle (parfois) des saveurs : salé, sucré, acide et amer. Mais que peuvent dire les enfants des odeurs, à part « ça sent bon » et « ça pue »?

    Avez-vous remarqué que même nous, les adultes, utilisons très peu de mots pour qualifier les odeurs? On cherche parfois à mettre un mot sur l’odeur de cannelle et tout ce qui nous vient en tête, c’est : « les brioches de grand-maman », « les petits bonbons en coeur de la St-Valentin » ou le désodorisant pour voiture accroché au rétroviseur. Bref, on décrit le plus souvent les odeurs à partir de nos expériences plutôt qu’avec une sémantique universelle. Pourquoi? Parce que nous ne l’avons pas appris autrement.

    Les odeurs et les souvenirs sont intimement liés. Une odeur peut être agréable à une personne et désagréable à une autre à cause de ce qui s’y rattache. La mémoire des odeurs est étonnamment efficace. Le taux de reconnaissance d’une odeur demeure à environ 70 % 1 an après, tandis que le taux de reconnaissance d’une image décline beaucoup plus rapidement. Une odeur peut nous replonger des années en arrière!

    Malheureusement, on a tendance à négliger l’olfaction. Il est temps de placer les odeurs au programme d’éducation de nos enfants… et de faire du rattrapage pour la plupart d’entre nous! En Europe, on retrouve des jeux pour développer l’odorat des petits, tels que Le loto des odeurs et Mon orgue à parfums. Je n’ai rien trouvé de tel près de chez moi. Peut-être en connaissez-vous? Peu importe, puisqu’on peut créer une activité similaire à la maison. Utilisez un foulard pour bander les yeux et sélectionnez des aliments ou des ingrédients que vous tenterez de reconnaître et de décrire. Résultats surprenants, garantis.

    Profitez également du moment des repas et des collations pour éveiller et aiguiser les sens de vos enfants. Avant de manger, invitez-les à sentir le pain grillé, les fruits, les légumes, le fromage ou le chocolat. Quand vous cuisinez avec eux, faites-leur humer les épices, les herbes, l’ail et l’huile d’olive. Les apprentissages se feront naturellement au fil de jours. Et que dire du plaisir de manger, qui sera doublé.

    Nez fait pour sentir, nez fait pour… déguster!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
    Mot clés: ,
 
Reproduction et droits d'auteur © 1998-2012 Fondation Lucie et André Chagnon. Tous droits réservés.

Avertissement. Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.