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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

janvier 2011 - Billets

Nos experts
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    1 423 aperçus

    De la ferme à l'assiette...

    Mes parents ont tous les deux grandi sur une ferme. J’y ai à mon tour passé plusieurs semaines de vacances durant mon enfance. Mes enfants, eux, ont eu leur premier réel contact avec la ferme durant nos vacances de Noël. Et ils ont eu une révélation : les vaches donnent du lait!

    Ça fait longtemps qu’ils savent que le lait provient des vaches.

    « La vache fait meuh. Le bébé de la vache est le veau. La vache donne du lait. »

    Ils savent tout ça depuis longtemps. Mais il y a une différence entre le savoir et le voir. La notion « la vache donne du lait » est tout à coup devenue très concrète. Voir le lait sortir du pis par les trayons et atterrir dans un petit verre. Le boire pendant qu’il est encore chaud et mousseux. Désormais, Laura et Benjamin peuvent dire qu’ils connaissent l’origine de leur moustache de lait!

    La ferme, avec ses vaches, ses poules, ses moutons et ses cochons, mérite vraiment d’être visitée par tous les petits mangeurs un jour ou l’autre. Même chose pour les vergers, les jardins et autres lieux de production d’aliments de base. Entre-temps, j’ai réalisé l’importance d’appuyer la théorie par au moins des images, des photos, des vidéos. Sans dévoiler tous les détails du processus entre le poulet et la brochette, ou entre le cochon et le jambon, j’essaie de m’assurer que mes enfants savent à quoi on fait allusion.

    Mis à part l’origine des aliments, il y a aussi leur composition. Les muffins ne poussent pas dans la nature! Ça a l’air de quoi, de la farine, de l’huile, des oeufs (autres que brouillés, miroir ou en sandwich)?

    Divers reportages, livres et témoignages ont souligné l’ignorance des jeunes enfants concernant l’origine des aliments. Les uns dessinent un carré en guise de poisson, les autres ne connaissent pas le lien entre les pommes de terre et les frites, et certains affirment que le lait vient de… l’épicerie. Et combien d’entre eux pensent que cuisiner, c’est mettre un plat au four à micro-ondes, appuyer sur des touches et attendre le bip, bip, bip?

    Pour que vos enfants apprennent le minimum au sujet des aliments (de base), offrez-leur des occasions de contacts avec ces aliments. Et racontez-leur des histoires, comme avec la série de livres pour enfants « Mandoline et Kiwi ». On ne peut pas manger plusieurs fois par jour tous les jours de notre vie sans avoir une petite idée de ce qu’on avale, non?

    Est-ce que l'alimentation fait partie des choses que vous expliquez à vos enfants?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    2 681 aperçus

    Allaitement: écouter les autorités ou bébé?

    Demandez à votre mère combien de temps elle vous a allaité exclusivement. Si elle vous a allaité. Je gage que la plupart d’entre nous ont mangé du Pablum avant l’âge de 2 ou 3 mois. Nos bébés, eux, ils tètent pendant 6 mois avant de rencontrer une cuillère. Ou plutôt ils le devraient, si on appliquait à la lettre la recommandation officielle de l’Organisation mondiale de la Santé et de Santé Canada (entre autres) d’allaiter exclusivement pendant 6 mois. Une Québécoise sur cinq le fait.

    Voilà que cette recommandation est remise en question par un petit groupe de médecins britanniques. Dans un article récemment publié dans le British Medical Journal, ils allèguent que les preuves scientifiques manquent pour justifier l’allaitement exclusif durant 6 mois. Ils stipulent que cette pratique augmenterait le risque, pour le bébé, de souffrir d’anémie ferriprive et qu’elle pourrait avoir une incidence sur l'apparition des allergies alimentaires.

    Remarquez la forme conditionnelle, toujours présente quand on rapporte des résultats d’études, en nutrition. Cela signifie que d’autres études sont nécessaires. Ça signifie aussi qu’il n’y a pas de dogme en nutrition et ça rappelle surtout que le gros bon sens a toujours sa place.

    Les médecins britanniques ne remettent pas en question l’allaitement, qu’ils reconnaissent comme le meilleur moyen de nourrir un bébé. C’est la durée de ce mode unique d’alimentation qu’ils questionnent. Ils comparent les résultats - parfois préliminaires - d’études où l’allaitement exclusif dure au moins 6 mois et de 4 à 6 mois. Et c’est là que les avantages ne ressortent pas clairement, selon eux. Ni les inconvénients, d’ailleurs, suis-je tentée d’ajouter.

    Il semble bien accepté que l’on doive attendre que l’enfant ait au moins 4 mois avant d’introduire des aliments complémentaires à son régime. Avant cet âge, ses capacités à avaler, à produire suffisamment de salive et à bien digérer sont limitées. Son système immunitaire a aussi besoin d’un peu plus de temps pour bien gérer une alimentation diversifiée.

    L’allaitement exclusif de 6 mois a été établi comme un idéal par nos autorités en santé. Se peut-il que la notion d’idéal soit relative? Les bébés ont-ils tous les mêmes besoins? Entre 4 mois et 6 mois, j’ai l’impression que plusieurs mères diront qu’elles écoutent leur bébé plutôt que les experts. Où vous situez-vous?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    1 637 aperçus

    Votre régime a un impact sur vos enfants

    « Maman, tu t’es toujours trouvée grosse. Tu aimerais retrouver ton poids d’il y a 20 ans, mais te souviens-tu qu’il y a 20 ans, tu te trouvais trop grosse? On t’a toujours entendue parler de tes fesses trop larges, de ton ventre trop mou, de tes grosses cuisses, de ta supposée culotte de cheval. Tu étais la seule à te voir comme ça. Tu n’as jamais été satisfaite de ton corps et tu as toujours cherché à perdre du poids, sinon parlé de régimes ou de produits amaigrissants. Une chance qu’on est des gars, parce que si on était des filles, on aurait probablement juste ça en tête nous aussi. »

    Voilà ce que deux fils avaient à dire récemment à leur mère qui parlait (encore) de sa silhouette, des hors-d’oeuvre qui faisaient grossir et de la bûche qu’elle ne se donnait pas le droit de manger. Et vous, quel type de femme êtes-vous? Quel genre de mère et surtout de modèle êtes-vous?

    En cette période de résolutions, si votre intention est de perdre du poids, réfléchissez bien à votre façon d’y parvenir. En plus d’avoir de possibles effets néfastes sur votre santé physique et mentale, s’ils sont mal équilibrés les régimes amaigrissants risquent d’avoir un impact négatif sur vos enfants. Vos filles, en particulier.

    Comme parent, vos gestes, vos attitudes et vos paroles ont beaucoup d’influence sur vos enfants. Plusieurs études révèlent que les filles dont les mères s’imposent des restrictions alimentaires ont plus de risque d’adopter des comportements similaires. Les enfants sont sensibles aux messages que véhicule, directement ou indirectement, un parent qui accorde une grande importance à l’apparence et qui, de surcroît, est insatisfait de la sienne. La confiance en soi de nos enfants se bâtit tôt. Leur relation avec la nourriture et leur corps est également très malléable.

    Avez-vous une perception négative de votre image corporelle? Êtes-vous trop préoccupée par votre poids? Si vous vous reconnaissez dans les affirmations suivantes, il y a des possibilités que la réponse soit oui. En prendre conscience est un début pour que ce ne soit pas le cas de vos filles…

    • Vous vous pesez toutes les semaines (ou plus souvent).
    • Vous aimeriez porter une ou deux tailles plus petites de vêtement.
    • Vous faites de l’exercice par obligation et non par plaisir.
    • Votre objectif, quand vous faites de l’exercice, est de brûler des calories.
    • Vous pensez très souvent à la nourriture.
    • Vous vous sentez coupable quand vous mangez des sucreries, des pâtisseries ou autres gâteries.
    • Vous êtes insatisfaite de votre corps.

    Je n’ai rien contre l’idée de perdre du poids si nécessaire. SI nécessaire. Mais pas n’importe comment et, surtout, pas tout le temps. Il n’y a qu’une seule méthode saine éprouvée : modifier progressivement ses habitudes alimentaires et devenir physiquement plus actif. Rayer le mot « régime » de son vocabulaire. Adopter un nouveau mode de vie… et y prendre plaisir!

    Quel est le plus gros défi? Perdre du poids ou penser un peu moins à son poids?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Trois résolutions pour 2012

    L’heure des bilans de l’année est arrivée et l’heure des résolutions a sonné. Avez-vous l'intention de prendre des résolutions concernant l’alimentation de votre famille pour 2012? Permettez-moi de vous faire des suggestions. Ça ne sert à rien de voir trop grand ou d’avoir une liste trop longue. Voici donc 3 bonnes intentions que je considère comme particulièrement importantes.

    1. Fermer la télévision durant les repas

    Avec nos rythmes de vie effrénés, les occasions de prendre du temps en famille sont précieuses. Le repas du soir est certainement un moment privilégié dans plusieurs foyers. On raconte nos journées respectives, on écoute les enfants, on dit des blagues, on fait des projets, etc. Il y a cependant une condition essentielle pour que cette communication soit possible : pas de télé! Or, environ la moitié des jeunes familles québécoises invite actuellement la télévision à leur table…

    2. Cuisiner avec les enfants

    Ce n’est pas facile au quotidien, c’est vrai. C’est beaucoup plus facile de faire participer les enfants à la préparation des crêpes du dimanche matin qu'à la préparation du souper d’un jour de semaine. Le temps et la patience dont on fait preuve sont 2 éléments qui permettent de rendre un moment agréable.

    Cela dit, on gagne à faire participer les enfants de manière un peu plus régulière, pour une grande diversité de recettes. Ils exercent progressivement différentes manipulations, ils apprennent à mieux connaître les aliments et ils pourront, d’ici quelques années, être de véritables aides-cuisiniers si le plaisir de cuisiner est cultivé.

    Il n’y a pas d’âge pour commencer. Il faut simplement tenir compte des capacités de l’enfant. À 1 an, on peut approcher sa chaise haute du comptoir pour qu’il nous voie popoter. À 2 ans, on peut l’installer sur une chaise ou un banc près de nous pour qu’il mélange ou simplement pour qu’il sente et touche les ingrédients. Sa contribution sera de plus en plus stimulante. Regardez bien ses yeux brillants la première fois où vous lui demanderez de casser un œuf!

    3. Planifier les repas à l’avance

    Je suis fière de nous quand on réussit à planifier le menu hebdomadaire la fin de semaine, faire les achats, et parfois même cuisiner 2 ou 3 repas en avance. Fière, mais surtout plus relaxe et plus patiente les soirs de semaine. Planifier permet de diversifier davantage les menus parce qu’on prend le temps de consulter des livres de recettes. Planifier permet de faire des économies, parce que tout est prévu; il n’y a pas de visites quotidiennes à l’épicerie où on finit par acheter plus d’aliments que nécessaire. Pas d’achats impulsifs sous l’influence de la faim de loup ou des enfants impatients. Planifier aide à récupérer de précieuses minutes les soirs de semaine, lorsque tout va toujours trop vite.

    Même si je suis convaincue des bienfaits de la planification, reste que je n’y arrive pas toutes les semaines. C’est décidément ma résolution en ce début d’année.

    De votre côté, est-ce que ces 3 suggestions de résolution sont déjà ancrées dans vos habitudes? Avez-vous d’autres intentions relatives à l’alimentation?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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