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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

décembre 2010 - Billets

Nos experts
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    788 aperçus

    Les souvenirs... ça goûte bon!

    Merci à toutes les personnes qui m'ont écrit une petite histoire, un souvenir ou une anecdote. C'est agréable d'en connaître un peu plus sur les habitudes des autres petites familles.

    Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps... Christine Bouchard est la chanceuse qui a remporté le tirage au sort et qui recevra sous peu les quatre livres de mon billet précédent.

     Je retiens de mes lectures que l'ingrédient le plus important, celui qui façonne les plus beaux souvenirs, est le PLAISIR! Que vous parliez de bonshommes en pain d'épices, de buffet de minuit, d'aspic ou de dinde, le plaisir partagé à les cuisiner ou à les manger reste gravé dans votre mémoire. Vos enfants préparent actuellement leurs souvenirs. Je leur en souhaite des rigolos, des succulents et surtout remplis d'amour. Maintenant, laissez-moi vous partager de savoureux extraits de quelques-uns de vos courriels.

    Christine Bouchard a écrit :

    Mon souvenir d'enfance, c'est les biscuits « à m'lasse » que ma mère faisait avec nous chaque année dans le temps des Fêtes. Ma mère ne semblait jamais retirer beaucoup de plaisir dans la cuisine. C'était davantage une obligation qu'un plaisir. Et elle ne nous laissait JAMAIS l'aider. Sauf une petite fois par année. Un soir, sans prévenir, elle sortait son petit cahier de notes spiralé éculé, taché, collé et prenait la recette des biscuits « à m'lasse », qui était la plus collée, tachée et éculée de toutes les recettes. [...]

    Une fois les biscuits cuits, on en mangeait chacun un. Puis on rangeait le restant dans le grand plat Tupperware brun qu’on plaçait dans l'armoire. Où ils étaient oubliés. Bien entendu, l'addition excessive de farine les rendait durs et secs, la pâte trop souvent retravaillée, écrasée, malaxée comme de la pâte à modeler leur donnait une vague texture de ciment. En plus, honnêtement, personne n'aimait vraiment les biscuits à « la m'lasse ». Mais chaque année on recommençait pour ensuite les jeter 2 semaines plus tard. Et, bien que je n'ai qu'un vague souvenir du goût qu'ils avaient, je me souviens de presque tous les détails de leur confection.

    Cette année, je me suis installée avec mon fils de 3 ans pour confectionner des sapins et des cloches à « la m'lasse ». Et, même si mon mari semble les apprécier davantage que ma famille quand j'étais petite, je sais que l'important dans tout ça, c'est que mon fils écrira peut-être un message semblable à celui-ci, dans 27 ans, lorsqu'on lui demandera de narrer un souvenir des fêtes lié à la nourriture.

    Ça vaut bien toute la farine accumulée dans les craques du plancher et le nettoyage de la cuisine! 

    Stéphanie Longpré a écrit :

    Tous les ans, ma soeur, ma mère, nos conjoints respectifs et moi avons comme mission d'apporter chacun une surprise à manger pour le réveillon. Il s'agit de faire découvrir un nouveau plat au reste de la famille. Nous faisons d'abord une pige pour savoir quel genre de plat il faudra préparer (entrée, plat principal, amuse-gueules, dessert) et ensuite chacun de nous prépare une « nouveauté ». Cette façon de faire est toujours un succès! Et pour que les enfants ne fassent pas la tête devant ces plats inconnus, ils aident leurs parents à les préparer. Ainsi, ils ont envie d'y goûter, mais en plus ils ont hâte de le présenter à leurs cousins/cousines afin qu'ils y goûtent aussi.

    Cette année, j'ai pigé les amuse-gueules... mais je ne peux vous dire ce que ce sera, puisque je dois garder la surprise!

    Sophie Legault a écrit :

    De toutes les spécialités des Fêtes que ma mère ou ma grand-mère faisaient, je n’en ai gardé aucune. Trop gras, trop sucré, trop salé, trop long ou trop compliqué à cuisiner… « Trop » serait le souvenir que je garde de la nourriture du temps des Fêtes quand j’étais petite. C’est pourquoi, mon conjoint et moi, on a adapté le tout à notre réalité (pas assez de temps, pas assez de mouvements pour brûler tout ça, pas assez de place pour tout ranger – parce que mine de rien, cuisiner, ça monopolise pas mal de place dans un congélo!). La préparation de bouffe fait donc partie, non pas des préparatifs de Noël, mais des activités de Noël. Et on ne se lance dans rien d’extravagant non plus… On a quelques classiques (fudge, biscuits) et on essaie toujours un truc de nouveau. Et c’est souvent ce truc nouveau qui nous laisse les souvenirs les plus mémorables de bouffe des Fêtes (variant du « divin » à l’« immangeable » ou du « c’est-trop-beau-pour-le-manger » au « pas-certain-que-c’est-supposé-avoir-l’air de ça », mais comprenant toujours une bonne dose de « gros fun »).

    Catherine Loiselle a écrit :

    Dès que mon aînée a eu 2 ans, j'ai commencé à cuisiner des biscuits de Noël avec elle, et c'est depuis devenu une tradition que nous répétons chaque année. Nous mettons une jolie musique de Noël, nous mesurons les ingrédients, pétrissons la pâte pour ensuite la rouler et faire de jolis sapins ou étoiles avec des emporte-pièces. L'odeur de cannelle et de gingembre emplit rapidement la maison, et les enfants sont heureuses de pouvoir ensuite décorer leurs biscuits. Un peu de sucre glace et du lait que les petites de maintenant 3 ans et 5 ans se font une joie d'étendre avec une cuillère sur les biscuits. Ensuite, petits bonbons et sucre coloré se font gaiement saupoudrer sur les tendres biscuits. L'heure de la dégustation tant attendue arrive, et les enfants sont encore plus heureuses de les goûter que de les emballer pour en offrir un peu à leur entourage.

    Mylène Beaudoin a écrit :

    D'aussi loin que je me souvienne, le soir du 24 décembre nous faisions notre souper de Noël familial avant d'aller réveillonner dans la famille de mon père. Et d'aussi loin que je me souvienne, le menu de ce repas bien spécial était une fondue chinoise! Ma soeur et moi nous nous sentions tellement grande lorsque nous mangions ce met que nous considérions comme un grand luxe...

    Aujourd'hui, j'ai 3 belles filles (5 ans, 3 ans et 10 mois). Nous mangeons de la fondue quelques fois par année et ce sont pour elles (les 2 plus vieilles évidemment!) toujours des moments très excitants... il y a quelque chose de magique dans ce repas! Et maintenant, la raclette a remplacé la fondue lors du souper de Noël avec mes parents et ma soeur... et comme c'est la seule fois de l'année où j'en mange, je suis aussi heureuse que lorsque j'étais toute petite!!!

    Clémence Lamarche a écrit:

    Dans la famille de ma maman, la tradition des Fêtes, c'est les tartes au chocolat. Je me rappelle, petite, que ma grand-mère en confectionnait une douzaine pour le souper du 25. Comme elles doivent refroidir avant d'être mangées et que son réfrigérateur était trop petit, le tout était étalé sur le balcon arrière. La recette est toute simple, mais il faut LE chaudron pour la réussir (apparemment). Dans la famille, il y a deux chaudrons « magiques » et c'est moi qui ai hérité de l'un d'eux. Chaque Noël, je me fais donc une joie de perpétuer cette tradition familiale.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Ho! ho! ho! des livres en cadeau!

    J’aime les livres. Que dis-je? J’adore les livres qui parlent de bouffe! Les livres de recettes, les livres d’histoires autour des aliments, les livres de nutrition, etc. Chaque année, ma liste au père Noël est longue.

    J’ai pensé partager mes coups de coeur récents de livres où les aliments et les enfants sont à l’honneur. Ce sont mes idées-cadeaux pour vous-même ou encore à offrir à des enfants ou des parents de votre entourage, à la gardienne ou à un professeur. Pour ma part, je les offre à un lecteur de mon blogue. Si vous souhaitez gagner l’ensemble des 4 livres présentés, lisez mon billet jusqu’au bout et vous saurez comment participer au concours!

     

    Mandoline. Développe tes défenses naturelles! De la nutritionniste Nathalie Régimbal et l’illustratrice Mika.

    Un livre tout en couleurs et en images. Des recettes à faire avec les enfants… vous savez comment cette cause me tient à coeur! Au menu : des légumes, salades, soupes, repas principaux, desserts et collation, dont certaines recettes sans allergènes. Super Mandoline nous apprend aussi comment on peut aider son corps à éliminer les microbes et réduire la fréquence des visites chez le médecin.
    Commentaire de Laura, 4 ans : « Wow, on dirait un livre de fée! »

     

    Mandarine et Kiwi. La surprise du marché. De Laïla Héloua et Nathalie Lapierre.

    Un livre d’histoires pour enfants. Comme les 6 autres contes de Mandarine et Kiwi, il aide les enfants à savoir d’où viennent certains aliments et de quoi ils ont l’air à l’état naturel. Dans celui-ci, Mandarine et sa maman veulent cuisiner une surprise à Kiwi. Pour acheter les ingrédients nécessaires, une visite au marché s’impose. Quelle est cette surprise qui se mange? Si je le disais, ce ne serait plus une surprise!
    Commentaire de Laura : « Encore maman, s’il te plaît! On le lit une autre fois. »

     

    Bonne bouffe en famille. De la nutritionniste Geneviève O’Gleman.

    Un livre de 150 recettes pour parents pressés. Parents pressés... Vous vous reconnaissez, n’est-ce pas? Un livre de recettes comme je les aime, avec une foule de photos appétissantes. Plus, la petite touche de la nutritionniste : des informations et des trucs alimentaires et nutritionnels. Des repas à base de viande, de poisson ou végétariens, des desserts nutritifs et des gâteries. Tout pour marier plaisir et santé.

     

    Un enfant sain dans un corps sain. De la nutritionniste blogueuse que vous lisez présentement ;-)

    Il n’est pas nouveau, mais toujours d’actualité! Un livre d’informations très digestes pour aider vos enfants à développer de saines habitudes alimentaires. Nourrir son enfant, c’est bien plus que lui offrir de bons aliments. La façon de lui offrir, le contexte, l’attitude des parents et autres adultes modèles influencent tous le développement de vos petits mangeurs. Conseils pratiques au menu.

     

    Maintenant, que faire pour participer au concours?

    Racontez-moi un souvenir d’enfance ou une tradition que vous perpétuez avec vos enfants, ayant pour thème « bouffe et temps des Fêtes ». Faites-moi parvenir votre témoignage AVANT MINUIT, LE 25 DÉCEMBRE à contact@naitreetgrandir.net en indiquant « pour Stéphanie » comme objet. Nous procéderons au tirage le 26 décembre.

     

    À vos claviers! Mettez-y votre coeur; je partagerai quelques belles histoires avec vous dans mon prochain billet.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Serpents, échelles et nouveaux aliments

    Connaissez-vous le quinoa? Si oui, vous savez peut-être qu’il existe du quinoa ordinaire (blanc crème-beige) et du quinoa rouge. Quelle est la différence entre les deux? Mes enfants ne mangent pas le rouge!

    Mes enfants sont néophobes... comme la plupart des enfants. La néophobie, ce n’est pas la peur du quinoa rouge. C’est la crainte du nouveau. Des nouveaux aliments, en l’occurrence.

    C’est en partie de ma faute si Laura et Benjamin n’aiment pas (encore) le quinoa rouge. Je n’en ai pas fait assez souvent. J’ai cuisiné le quinoa ordinaire régulièrement depuis 2 ou 3 ans, mais je leur ai servi du quinoa rouge pour la première fois il y a 2 jours. Il ne suffit pas que ça porte le même nom pour qu’ils l’adoptent aussitôt. C’est rouge, ce n’est plus blanc, c’est donc nouveau. On repart à zéro.

    À la case départ, il y a le premier contact avec un aliment. À l’arrivée, l’enfant aime cet aliment. Entre les deux, il y a tout un parcours. Comme un jeu de serpents et échelles. Un parcours comprenant plusieurs étapes, où les enfants cheminent à leur rythme. Parfois, case par case. Plus rapidement s’ils rencontrent des échelles. Beaucoup plus lentement s’ils tombent sur des serpents en route.

    Les échelles sont les contacts positifs avec l’aliment ainsi que les modèles positifs. La meilleure façon d’aider un enfant à apprivoiser un nouvel aliment est de le servir régulièrement, de ne pas mettre de pression et d’en manger soi-même avec plaisir. Et malgré cela, la partie peut être longue.

    La première fois qu’un aliment inconnu se trouve dans son assiette, l’enfant le chassera possiblement hors de son territoire. Dans votre assiette, sur la table ou sous la table, mais pas dans son assiette à lui! La deuxième fois, ledit aliment aura peut-être le privilège de rester dans son assiette. Peut-être, peut-être pas. Il est possible que ça prenne plus de temps. L’enfant finira par oser le regarder. Puis y toucher. Et enfin le goûter… mais le recracher. Un jour, il y goûtera et avalera un morceau, pour réaliser qu’il n’est ni malade ni mort. Il acceptera de répéter l’expérience et, ô surprise, il finira par aimer ça.

    Les mots-clés, quand on parle d’apprivoiser des aliments, sont répétition, patience et plaisir. Répétition, car ça peut prendre 8, 12 ou même 15 fois avant qu’un enfant accepte certains aliments. Patience, c’est ce que ça vous prendra. Et plaisir, parce que vous devez montrer à votre enfant que vous appréciez les aliments. Vous, mais aussi son grand frère, sa grande soeur et sa mamie qu’il aime tant. Ses modèles, quoi!

    Il faut éviter de forcer l’enfant à manger, même à goûter un aliment. On peut l’inviter, l’encourager et lui montrer l’exemple, mais pas l’obliger. Vous le savez, vous risquez de rencontrer de la résistance si vous le contraignez. Ou s’il obéit, il n’en retirera aucun plaisir et personne n’aura vraiment gagné.

    Chez nous, on vient de commencer une partie qui met en jeu le quinoa rouge, mais on a aussi une partie de commencée avec les courgettes et une autre avec les champignons. J’arrive encore à voir ça comme un jeu. Je vous en reparlerai dans quelques mois!

    Comment se passent la découverte et l’apprivoisement des aliments pour vos enfants?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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