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Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!
novembre 2010 - Billets
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Avant la fin de semaine dernière, je n’avais jamais fait de tarte. En fait, je n’avais jamais réussi une tarte. Ma première expérience ne s’était pas avérée concluante : croûte détrempée et garniture mal cuite. Bref, je n’avais jamais préparé une bonne tarte. Quand j’ai dit à ma fille de 4 ans que j’avais envie de faire des tartes, « mais que c’est difficile de réussir », elle m’a répondu :
« Tu vas avoir besoin de deux petits chefs pour t’aider! »
…Pour m’aider à manger des pommes au fur et à mesure que je les coupe et pour répandre de la farine partout, oui!
Et puis? Ça fait partie du plaisir et de l’apprentissage. On a tout l’après-midi, ça va sentir bon dans la maison et les enfants seront tellement heureux. Heureux du résultat bien sûr, mais heureux du processus aussi. Ils adorent cuisiner. Depuis qu’ils sont en âge de se tenir debout, ils m’accompagnent régulièrement au comptoir de la cuisine. Le fait qu’il s’agisse de tartes est un détail. Un délicieux détail, mais un détail tout de même!
On fait souvent des muffins ensemble, des crêpes la fin de semaine, des biscuits quand on a plus de temps. C’est plus facile les fois où cuisiner est un passe-temps, une activité. Quand mon fils de 2 ½ ans approche une chaise au comptoir un soir de semaine en me disant « viens t’aider, maman », je ne suis pas toujours aussi zen. Ça me tente moins de ramasser des dégâts, de surveiller les couteaux et les doigts et de gérer les chicanes entre mon sous-chef haut comme trois pommes et sa soeur qui s’invite elle aussi.
Mais avant de les envoyer jouer ailleurs, je prends sur moi. Je respire par le nez. Je pense aux nombreux avantages de les impliquer dans la cuisine. Par exemple, dans quelques années, j’aurai un véritable coup de main, j’aurai droit à de petits-déjeuners au lit, ils me feront des soupers-surprises et Benjamin sera le chef réputé d’un grand restaurant.
C’est une blague! Ce ne sont pas les avantages auxquels je pense réellement. Les avantages seront pratico-pratiques et leur serviront à eux avant tout. Savoir se débrouiller en cuisine, ce n’est pas négligeable. O.K., je vous l’accorde, ils n’ont pas besoin d’APPRENDRE à cuisiner à 2 ans et 4 ans. Mais ils apprennent que la cuisine est un terrain de jeu extraordinaire, cependant. Et c’est déjà beaucoup.
En 2 heures de travail, on a fait 2 tartes. Les plus belles tartes de ma vie! Laura et Benjamin, aussi fiers, sont allés en offrir une à nos voisins. Fiers, ils le sont également au quotidien, lorsqu’ils me disent « merci maman pour le souper » et que je peux leur répondre « merci à vous deux, pour ce délicieux souper ».
Et vous, cuisinez-vous avec vos enfants? Si ça vous tente, comparez vos réponses à des parents vedettes sur le site Toutlemondeatable.org. Êtes-vous de type impatient comme Julie Perreault (c’est elle qui le dit), passionné comme Hélène Laurendeau ou, comme plusieurs, simplement trop débordé pour seulement penser à faire participer vos enfants?
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Quelle relation entretiennent vos enfants avec les restaurants de type fast food? Aiment-ils y aller? Aiment-ils y manger? Veulent-ils y aller pour les jeux sur place ou pour les jouets offerts avec les menus pour enfants?
Je vous pose toutes ces questions - et je me les pose - parce qu’on a récemment appris qu’un règlement visant à interdire l’offre de bébelles avec les repas de mauvaise qualité nutritionnelle était sur la table à San Francisco en Californie. Croyez-vous que ça réglera le problème de l’épidémie d’obésité infantile?
Le régler, je suis loin d’y croire. Améliorer le portrait? Je n’en suis même pas convaincue.
J’imagine 3 catégories de clients de McDonald’s et cie :
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Les parents qui vont prendre un café chez McDonald’s pour permettre à leurs enfants de bouger, sauter, grimper et glisser un dimanche matin pluvieux. Une collation pour les enfants? Ils reviennent la prendre à la maison!
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Les jeunes familles qui vont chez McDo 2 ou 3 fois par année, sur la route des vacances. Elles y mangent et achètent parfois la bébelle qui accompagne le « Joyeux festin ». Pourquoi pas? C’est les vacances!
- Les parents qui amènent leurs enfants dans les fast food régulièrement parce que c’est moins compliqué, parce qu’il n’y a pas de vaisselle à faire, parce que toute la famille mange pour 15 $, parce que les enfants ne chialent pas sur la bouffe, parce qu’ils ne savent pas vraiment cuisiner de toute façon et parce qu’ils ne connaissent à peu près que ça eux aussi. La bébelle? Elle est accessoire.
Bref, je ne sais pas quelle place occupent les fameux jouets vendus avec les menus pour enfants. Y a-t-il vraiment des familles qui vont manger chez McDonald’s expressément pour les figurines? Et si oui, s’agit-il des mêmes familles qui mangent exagérément dans les fast food? Est-ce que permettre la vente des jouets seulement avec les mets moins gras et moins salés du menu va influencer le choix des clients? Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas.
Tant mieux si on brise l’association « malbouffe-bébelles ». Ça ne peut certainement pas nuire. Mais il y a d’autres associations « malbouffe-plaisir » à défaire. L’anniversaire célébré chez Ronald. Le beau bulletin ou la victoire au hockey qui y est récompensé. LE moment privilégié de la semaine entre un parent et son enfant qui se vit uniquement chez McDo ou dans un resto similaire. Il faut trouver - et provoquer - du plaisir ailleurs.
J’aimerais connaître votre opinion à ce sujet.
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Je me suis lancé un défi : cuisiner les repas et les collations d’une journée entière sans allergènes. Enfin, pas tous les allergènes. « Seulement » sans oeufs, sans lait, sans noix et sans arachides. Pourquoi me donner ce trouble, étant donné que personne à la maison n’est allergique? J’ai simplement voulu me mettre dans la peau d’une maman d’un enfant allergique. Comme un acteur qui souhaite mieux comprendre un personnage. Et c’est confirmé; je préfère ne pas avoir le rôle.
Étape préalable à mon expérience : visiter le site Web de l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA) pour me rafraîchir la mémoire. J’ai étudié les allergies alimentaires au bac, mais c’est déjà bien loin derrière moi. J’ai besoin de ces ressources qui expliquent les allergies et qui aident à les gérer.

Je savais au moins une chose : cuisiner sans oeufs, sans lait, sans noix ni arachides, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Il ne suffit pas de remplacer le lait par une boisson de soya enrichie, de retirer les noix et arachides des recettes et d’éviter de mettre la quiche ou l’omelette au menu. Oh que non! Il faut aussi traquer tous les aliments qui risquent de contenir des traces de ces allergènes. Et comme si ce n’était pas assez, il faut s’assurer que tous les produits du commerce utilisés sont exempts d’ingrédients problématiques.
Comme aliment, rien de plus simple qu’un oeuf. C’est une autre histoire lorsque l’oeuf se transforme en ingrédient. Il se cache derrière l’albumen, la lécithine et tous les mots commençant par ovo, dont l’ovalbumine, l’ovoglobuline, l’ovomucine, etc. On le retrouve dans la mayonnaise bien sûr, mais possiblement aussi dans des vinaigrettes, des saucisses, des pâtes alimentaires, des soupes, des biscuits, des bretzels, des friandises et plus.
Même chose pour le lait. S’il suffisait de rechercher le mot « lait », la tâche serait plus simple. Au lieu de ça, il faut vérifier si les produits contiennent du beurre, du babeurre, de la caséine, du lactosérum, une saveur de beurre et de nombreux autres ingrédients qu’il serait trop long d’énumérer. Même trouver un pain tranché qui convient nécessite un examen des étiquettes.
Je me suis dit qu’en cuisinant autant que possible, j’aurais un meilleur contrôle sur les aliments et ingrédients. Pour les repas principaux, je peux me débrouiller. Mais qu’est-ce qu’on mange pour dessert et pour collation? Des fruits, pour être certains. Durant une journée, ça va, mais tous les jours d’une vie, ça ne va plus. Et c’est là qu’on se tourne vers des livres de recettes spécialisés. Voici celui que j’ai adopté.
« Les gourmandises de Vera - Croquer sucré sans danger » de Vera Zakher.
Je suis reconnaissante de ne pas avoir à gérer des allergies alimentaires au quotidien. Mais les gâteaux, muffins, poudings, barres granola, biscuits, pancakes et gaufres sans oeufs, sans lait, sans noix ni arachides piquent assez ma curiosité pour que j’aie envie de les essayer quand même.
Et vous? Vivez-vous avec des allergies alimentaires à la maison? Comment vous en sortez-vous?
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Combien d’heures par nuit vos enfants dorment-ils? Saviez-vous que leur sommeil peut influencer leur poids? C’est bien la seule activité sédentaire qui aide à contrer l’obésité!
Plus on dort, moins on risque de prendre du poids. Selon les études, c’est encore plus vrai pour les enfants que pour les adultes. Qu’est-ce qui explique cet étonnant lien? Les chercheurs ne le savent pas avec certitudes, mais ils émettent des hypothèses.
Premièrement, le manque de sommeil nous inciterait à manger davantage pour compenser la baisse d’énergie ressentie par l’organisme. Il semblerait que le nombre d’heures d’éveil est à peu près proportionnel à l’apport calorique d’une journée. La consommation de gras augmenterait elle aussi. Quand je vois Laura et Benjamin demander une collation les soirs où ils veillent plus tard, je n’ai pas de misère à le croire.
Deuxièmement, le manque de sommeil influence le niveau d’activité physique. Évidemment, les enfants ont moins envie de bouger lorsqu’ils sont fatigués. Que de belles occasions de dépenser de l’énergie ainsi perdues. Pleurnicher et lyrer ne sont pas très énergivores… sauf pour les parents!
Troisièmement, il y aurait aussi un déséquilibre hormonal impliqué. Lorsqu’on prive l’organisme de sommeil, il produit moins de leptine et plus de ghréline. Ces deux hormones contribuent à moduler l’appétit : la leptine diminue lorsqu’on a assez mangé, tandis que la ghréline le stimule. Bref, en ne dormant pas suffisamment, notre corps perdrait son habileté à déterminer la quantité de nourriture dont il a besoin. On aurait ainsi tendance à manger davantage, et donc à prendre du poids.
La tolérance au glucose, la sensibilité à l’insuline, les taux de cortisol, l’équilibre sympathovagal et autres facteurs plus compliqués les uns que les autres pourraient aussi faire partie de l’équation. Quoi qu’il en soit, le manque de sommeil est fortement relié au surplus de poids présent ou futur chez l’enfant.
Combien d’heures faut-il? Il n’y a pas de consensus à cet effet. Selon plusieurs études, dormir moins de 9 heures serait nettement insuffisant. La Société canadienne du sommeil (oui, oui, elle existe!) juge que les enfants d’âge préscolaire ont besoin de 10 à 11 heures de sommeil par nuit, et d’une sieste durant la journée. Vos enfants atteignent-ils ces recommandations?
Laura s’endort en posant la tête sur l’oreiller. Benjamin peut chanter, jaser et regarder le plafond pendant une heure avant de se laisser glisser dans les bras de Morphée. Il aurait peut-être besoin d’une berceuse…
Dodo, l’enfant do, l’enfant dormira bien vite, dodo, l’enfant do, l’enfant ne sera pas gros.
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