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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

octobre 2010 - Billets

Nos experts
  • 3 commentaire(s)
    2 265 aperçus

    Plaisirs d'Halloween, bonbons plaisir

    Mes enfants ont un coffre rempli de vêtements pour se déguiser. Les costumes de pirate, sorcière, pompier, princesse Belle, princesse Arielle, princesse Aurore et deux princesses sans nom sont portés tour à tour par Laura et Benjamin. On invente des histoires, on danse et on rit. Mais on ne mange pas de bonbons. Les bonbons ne sont pas la principale raison d’avoir du plaisir. Même à l’Halloween. Encore plus à l’Halloween, devrais-je dire, étant donné le plaisir décuplé d’aller à la garderie dans la peau du pirate Maboule et de Princesse-Laura-ne-sait-pas-encore-laquelle.

    Pourtant, l’Halloween demeure la fête des bonbons. Je lisais récemment dans le site consumeraffairs que les Américains dépensent en moyenne 1 milliard de dollars en friandises chaque année. Je ne connais pas les chiffres pour le Québec ni le Canada, mais à voir les étalages à la pharmacie, à l’épicerie et dans les grandes surfaces, je présume que la dépense par personne est considérable ici aussi. C’est chiffré en dollars. Je n’ose pas imaginer ce que ce serait si on chiffrait cette quantité de sucettes, gommes, chocolats, réglisses et autres jujubes en kilogrammes de sucre. Que dis-je? En tonnes de sucre!

    Cela dit, le jour de l’Halloween, je ne gâche pas la fête des enfants avec des considérations nutritionnelles. Je distribue des bonbons aux enfants qui passent, et les miens en mangent amplement. Ils en mangent une quantité limitée, mais c’est seulement pour faire opposition à « illimitée ». J’impose un arrêt avant qu’ils se rendent malades, voilà tout.

    Le lendemain, ils peuvent encore manger plus de bonbons qu’à l’habitude. En guise de dessert ou pour couronner une collation. Pas en remplacement d’un repas. Après 2 jours de glycémie dans le tapis, les friandises sont entreposées. Je ne les « cache » pas, je les range. Laura et Benjamin savent très bien dans quelle boîte et dans quelle armoire se trouve la réserve. Puisqu’elle n’est pas à la vue, ils y pensent moins et la demandent moins souvent. Environ 2 fois par mois, au maximum 1 fois par semaine, je leur offre un bonbon. Ainsi, à quelques jours de l’Halloween, il reste des bonbons de l’année dernière!

    Après la quantité, la qualité.

    Quelle qualité? Les bonbons sont des bonbons. Traduction : je crois qu’il faut voir les friandises pour ce qu’elles sont : des gâteries occasionnelles. Je ne recherche pas des bonbons certifiés biologiques, sans colorants artificiels, sucrés au vrai jus de fruits ou enrichis de fibres (je suis certaine qu’ils finiront par exister). La valeur nutritive des aliments importe quand ces aliments font partie du menu régulier. Que les aliments d’exception comme les bonbons n’aient aucun intérêt nutritionnel, je m’en fiche. Ils comptent pour si peu dans l’alimentation de mes enfants que leur valeur nutritive - de nulle à presque nulle - est négligeable de toute façon.

    J’ai hâte de « passer l’Halloween » avec mes enfants. Hâte de voir leur excitation, hâte de croiser avec eux tous les super héros, monstres et princesses du quartier. Et si vous glissez un seul et unique bonbon dans le sac de Laura et Benjamin, je ne vous trouverai pas cheap. Au contraire, je comprendrai que, comme de nombreux parents, vous jetez aussi des surplus chaque année.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    3 058 aperçus

    Restreindre un enfant s'il mange beaucoup?

    Dans un récent billet (On ne force pas un enfant à manger), j’expliquais qu’on devrait laisser les enfants libres de cesser de manger lorsqu’ils sont rassasiés. J’ai reçu plusieurs commentaires et questions. Notamment de parents qui se demandent plutôt quoi faire si l’estomac de leur enfant est un trou sans fond.

    Peut-on priver un enfant de certains aliments? Le restreindre volontairement? Contrôler ce qu’il mange? Non, non et non. Ça ne contribuerait qu'à aggraver le problème en développant une préoccupation, voire une obsession envers les aliments. On devrait laisser les enfants manger à leur faim. Cela dit, des structures doivent être mises en place.

    En tant que parent, vous êtes responsable d’établir les horaires de repas et de collations. Vous déterminez « quand » on mange. Établissez des règles claires et informez-en votre enfant. Faites-lui comprendre qu’il aura l’occasion de manger plusieurs fois par jour (3 repas et 2 ou 3 collations au besoin).

    On doit manger pour la bonne raison : parce qu’on a faim. Pas pour passer le temps, pour se désennuyer, pour se consoler ou par simple habitude en mettant le pied dans la maison et en allumant la télévision. Manger à tout moment ne laisse pas au corps le temps de ressentir la vraie faim. Si on ne connaît pas la sensation de faim, le rassasiement devient beaucoup plus difficile à reconnaître. Bref, le grignotage brouille les signaux de faim et de satiété du corps.

    Vous êtes le chef. Vous décidez du menu, et vous le cuisinez. Le « quoi » est de votre responsabilité. Fournir des aliments nourrissants est l’objectif principal. Les gâteries ont aussi leur place, mais les aliments riches en vitamines et minéraux doivent prédominer.

    En cuisinant, vous connaissez la qualité et la quantité des ingrédients qui composent vos recettes. Vous déterminez également le mode de cuisson et c’est donc l’occasion de privilégier ceux qui nécessitent peu de matières grasses. Vous pouvez inclure beaucoup de légumes, des céréales de grains entiers, une bonne source de protéines, etc. Ce sont tous des façons de rendre un repas plus rassasiant. La présence de légumes aide aussi à avoir des portions plus généreuses (donc satisfaisantes), tout en ajoutant très peu de calories.

    Où? Exigez qu’on mange à la table. Pas devant la télé ou l’ordi. L'attention doit être disponible pour « écouter » les signaux de notre corps nous indiquant qu’on n’a plus faim. Ce n’est pas possible devant un écran, puisqu’on mange par automatisme, jusqu’à épuisement de la marchandise.

    Puis, voici d’autres principes qui peuvent servir.

    Le dessert, chez nous, on y a droit même si on n’a pas vidé son assiette. Oui, il faut avoir mangé un peu du repas principal, mais peu importe ce qu’il reste dans l’assiette, le dessert est le même. Ni plus gros, ni plus petit. Et il y a UN dessert, qu’il s’agisse de yogourt nature, de fruits, de crème glacée ou de gâteau. L’enfant comprend ainsi qu’il ne pourrait pas se nourrir de dessert, même si c’était son souhait initial. Cette règle s’applique à tous les membres de la famille. L’enfant ne doit pas penser qu’on lui interdit un (ou un 2e) dessert parce que son poids ou son appétit de lion vous préoccupe. Si vous voulez manger un autre dessert une fois votre enfant couché, c’est votre affaire. Mais à ses yeux, il ne doit pas être une exception.

    Évitez de mettre des plats de service sur la table à manger. Les probabilités qu’on veuille une seconde portion sont bien plus grandes quand les aliments sont à portée de main.

    Cuisinez les quantités proportionnelles aux nombres de personnes dans votre famille afin d’éviter qu’il y ait de gros surplus.

    À mesure que votre enfant grandit et qu’il devient plus conscient, aidez-le à comprendre les signaux de son corps. Demandez-lui comment il sait qu’il a faim, comment il sait qu’il a assez mangé, s’il lui arrive de se sentir « trop plein », etc.

    Finalement, dites à votre enfant qu’il ne manquera jamais de nourriture. Il n’a pas besoin de faire de réserves. Offrez-lui des gâteries à l’occasion afin qu’il sache qu’elles peuvent faire partie de son alimentation. L’envie de s’empiffrer devrait s’estomper peu à peu.

    Pour des parents, un enfant qui mange plus que la moyenne ou qui est plus enrobé que les autres enfants est préoccupant. Mais il ne faut pas partager cette inquiétude avec l’enfant. Consultez une nutritionniste pour connaître la meilleure marche à suivre qui s’applique à votre situation. C’est une question de santé physique et mentale à long terme…

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Tout le monde à table!

    Il est 17 h et vous n’avez rien planifié pour le souper. Quelle est généralement votre solution?

    a)  Vous improvisez avec les ingrédients que vous avez dans le garde-manger et le frigo.

    b)  Vous sortez un repas du congélateur, où vous avez toujours une réserve.

    c)  Vous allez chercher un plat pour emporter ou vous sortez au restaurant.

    d)  Vous mangez des céréales.

    e)  Ça ne vous arrive jamais, voyons!

    À quelle fréquence mangez-vous des repas cuisinés à la maison? Cuisinez-vous moins, autant ou plus que vos parents le faisaient? Faites-vous participer vos enfants? Mangez-vous en famille? Le faites-vous aussi souvent que vous aimeriez? Sinon, qu’est-ce qui vous en empêche? Qu’aimeriez-vous voir changer?

    Cette semaine, je vous bombarde de questions, mais je n’offre pas de réponses. En fait, il n’y a ni bonnes, ni mauvaises réponses. Il y a seulement des réalités qu’Extenso et ses partenaires cherchent à connaître. Dans le cadre du projet Tout le monde à table, lancé la semaine dernière, une équipe formée d’animateurs de l’Institut du Nouveau Monde et d’une nutritionniste parcourront les routes du Québec pour discuter avec vous.

    Objectif : amener l’alimentation des jeunes de 0 à 12 ans au coeur des préoccupations des Québécois. Et pour se faire, l’équipe de Tout le monde à table veut savoir comment les jeunes familles planifient, préparent et partagent leurs repas. Ce sont eux les 3 « p ». On ne parlera pas de patates, de pâtes ou de pain! Cette fois, ce sont les comportements qui intéressent, et non le contenu de l’assiette.

    Vous aimeriez avoir le micro pour parler de votre réalité, des obstacles que vous rencontrez, des choses que vous aimeriez changer ou des trucs que vous avez développés? Surveillez l’horaire de la tournée de la caravane sur toutlemondeatable.org ou donnez votre opinion en ligne. Et profitez-en pour découvrir comment quelques-uns de vos artistes et personnalités préférés se débrouillent comme parents au chapitre de l’alimentation. Vous verrez qu’on est tous dans le même bateau, même quand on s’appelle Julie Perreault, Patrice Godin, Isabelle Richer, David Savard… ou Ricardo.

    N’ayez pas peur d’être jugés... Tout le monde a déjà mangé des céréales pour souper!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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