« L’obésité devrait être un motif pour accuser des parents de négligence. » (traduction libre)
J’ai frissonné en lisant le titre de cette nouvelle. Je ne tolère pas l’idée que certaines personnes fassent du mal volontairement à des enfants. Personne, et encore moins des parents. Même si on sait tous qu’il y en a.
La nouvelle en question parlait d’un article publié dans la revue scientifique British Medical Journal. Les auteurs stipulent que l’obésité peut être le résultat de mauvais soins aux enfants. Selon eux, l’obésité en soi n’est pas un motif suffisant pour retirer la garde d’enfants à leurs parents. Cela dit, les parents qui refusent de prendre le problème d’obésité en charge ou de chercher de l’aide sont aussi fautifs que les parents qui refusent le traitement de leur enfant asthmatique, diabétique, épileptique, ou autre, affirment les chercheurs.
L’article souligne également que l’obésité se rencontre parfois chez des jeunes aux prises avec de multiples problèmes : violence, mauvaise hygiène, difficultés émotionnelles ou comportementales, absentéisme scolaire, etc. Raison de plus pour ne pas fermer les yeux sur les problèmes de poids importants.
Les scientifiques citent plusieurs cas extrêmes. Comme cette mère qui s’est fait accuser de négligence criminelle envers sa fille de 14 ans… et 250 kg. Ou encore ce couple qui s’est vu retirer la garde de leurs 8 enfants pour cause d’obésité « excessive » et de négligence.
Séparer les enfants de leurs parents ne renversera sans doute pas l’obésité, admet l’auteur principal de l’article. Et le mal n’est pas toujours volontaire. Les enfants obèses ont souvent un ou deux parents obèses eux-mêmes. Les habitudes alimentaires expliquent le caractère familial de l’obésité de façon plus importante que les gènes. Les enfants n’apprennent pas à manger et à bouger chez les voisins! Leurs habitudes de vie – saines ou moins saines – découlent du ou des modèles qu’ils ont sous le nez. Le manque de connaissances alimentaires et d’aptitudes culinaires, la situation socio-économique et, oui, sans doute à l’occasion le manque de volonté sont des obstacles au mode de vie équilibré. Mais tous les facteurs « obésogènes » ne reposent pas sur les épaules des parents.
Je ne pense pas que tous les parents d’enfants obèses sont heureux de la situation et qu’ils l’ont préméditée. Que des cas de négligence existent, je le crois. Et pour ceux-là, j’estime que les chercheurs soulèvent des points importants. Mais je crois que la plupart des parents concernés ont besoin d’aide et de soutien. Pas d’un dossier criminel.
J’arrête ici. J’ai une soudaine envie de bombarder mes ti-loups de câlins et de bisous.