Nous sommes sur la route entre le parc national Yosémite et la vallée de Sonoma en Californie (il y a pire, je sais!).
- « Maman, j’ai besoin de dégourdir mes petites jambes. Il faudrait qu’on arrête dans un restaurant avec des jeux. Tu sais, maman, les enfants ont besoin de bouger. »
Quelle vérité sortie de la bouche de ma fille de 4 ans! Après 2 heures de route et plusieurs heures après notre dernier repas, il est temps de prendre une pause. Puisqu’on n’a pas de lunch à manger dans un parc, je sais qu’on atterrira dans un McDonald’s, un Carl’s junior, un Del Taco ou un autre fast food du genre. Quel autre restaurant leur permet de jouer? Je ne parle pas de dessiner avec des crayons de cire sur un napperon, je parle de bouger.
Un hamburger et quelques frites, on n’en mourra pas! Laura et Benjamin encore moins, trop occupés qu’ils sont à grimper, glisser et baragouiner en franglais avec les petits Américains.
Notre repas de malbouffe ne me donne même pas mauvaise conscience. Nous n’en mangeons pas assez souvent pour que ça menace la santé de mes enfants. Mais, semble-t-il que s’ils en mangeaient trop souvent, les enfants courraient plus de risques de souffrir d’allergies et d’autres maladies. Eh oui. En plus du lien avec l’obésité, voilà que la malbouffe pourrait être associée à l’asthme, aux maladies inflammatoires de l’intestin et aux allergies, notamment.
Une récente étude conduite par des chercheurs italiens suggère qu’une alimentation pauvre en fibres alimentaires et riche en sucre et en gras appauvrit la flore intestinale. Or, les bonnes bactéries dans nos intestins participent activement au fonctionnement du système immunitaire. Selon le principal auteur de l’article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, la malbouffe qui occupe beaucoup de place dans l’alimentation occidentale contribuerait à l’augmentation de la prévalence d’allergies et de maladies inflammatoires depuis 50 ans.
En comparaison aux enfants qui mangeaient beaucoup de malbouffe, le groupe d’enfants dont l’alimentation incluait surtout des légumineuses, des céréales, des légumes et des noix avaient une flore intestinale beaucoup plus saine. Et une meilleure santé sur plusieurs points. Bref, c’est la catégorie à viser pour nos enfants.
Le grand M jaune et ses semblables sont synonymes de jeux pour mes enfants. J’estime que le total des calories qu’ils y dépensent est largement supérieur au nombre de calories qu’ils y ingurgitent. À preuve, qu’entend-on aussitôt qu’on reprend la route? « J’ai faim! »