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Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

juillet 2010 - Billets

Nos experts
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    Youpi, un pique-nique!

    Il y a des mots qui génèrent du bonheur. L’été, c’est le cas de « piscine ». Pour mes enfants, il y a aussi « pique-nique ». L’annonce de la sortie est généralement accueillie par une Laura et un Benjamin qui sautillent en s’exclamant : « Youpi, un pique-nique! » et « Yé, nic-nic! Pip pip hourra! »

    Peu importe le menu, l’activité « pique-nique » fait plaisir. Je ne saurais dire si ça vient du vélo pour se rendre au parc, de la couverture déposée sur l’herbe, de la partie de cache-cache après le repas, de la baignade dans les jets d’eau ou d’un peu tout ça. Chose certaine, il y a deux splendides sourires et quatre yeux brillants qui nous incitent à répéter l’activité.

    Pour en garder un bon souvenir, pique-nique après pique-nique, on fait tout ce qu’on peut pour éviter les indésirables Escherichia, Salmonella, Listeria et compagnie. D’ordinaire, j’aime les prénoms en « a », mais pas ceux-là, parce qu’ils appartiennent à des bactéries. En tant qu’adultes en bonne santé, on peut affronter - parfois au prix de désagréments gastro-intestinaux - ces bactéries responsables de toxi-infections alimentaires. Nos jeunes enfants, cependant, ont un système immunitaire moins bien rodé. Fièvre, crampes abdominales, vomissements, diarrhée : ça gâche des vacances.

    Quand on prévoit faire un pique-nique, mieux vaut mettre tous les items du menu au réfrigérateur ou au congélateur. Même les aliments peu périssables, comme des muffins et des boîtes de jus, gagnent à être refroidis, puisqu’ils aident à garder le contenu de la glacière plus froid, plus longtemps. Puis, au moment de partir en pique-nique, tout va dans une glacière (propre), recouvert de 2 ou 3 ice pack. Et pourquoi des éléments réfrigérants plutôt que de la glace? Parce que la glace fond et fait de l’eau qui risque de transporter des bactéries pathogènes d’un aliment à un autre. C’est moins sécuritaire, tout simplement.

    Même si nous allons directement au parc, les éléments réfrigérants sont importants. À température ambiante (entre 4 °C et 60 °C), le nombre de bactéries double toutes les 15 minutes environ. Faites le calcul comme vous voulez; ça va vite! Sans moyen de garder les aliments au froid, on risque aussi d’être mal pris si on ne mange pas tout. Ce serait dommage de devoir jeter les restes ou d’être pressés de partir pour ne rien perdre.

    Après notre pique-nique, des fourmis explorent les lieux à la recherche de miettes. Laura et Benjamin n’aiment pas tellement partager leur repas, leur couverture ou leur maman avec ces petits intrus.

    - « Maman, des foumis. Des foumis, maman », dit mon Benjamin en attendant ma réaction pour savoir s’il doit s’affoler ou rester calme.
    - « Pas de problème, mon trésor. Les petites bibittes ne mangent pas les grosses. »

    … Enfin, il n’y a pas de problème avec les petites bibittes visibles à l’oeil nu. Mes enfants n’ont pas à savoir qu’il existe aussi des bibittes microscopiques qui peuvent leur faire du mal. C’est à moi de les protéger.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    1 717 aperçus

    Crème glacée, plaisir d'été

    Il fait chaud. Parfois trop chaud… Le prétexte parfait pour manger de la crème glacée!

    Devant le congélateur à l’épicerie, mes yeux balaient la multitude de produits qui s’offrent à nous. Les yeux de ma fille, eux, sont attirés par la crème glacée mauve et par la rose. Bleuets et fraises, respectivement. Mais elle s’en fiche! Mon petit bonhomme rentre pour sa part dans l’espace réfrigéré qui contient les caisses de bières. Excellent truc anticanicule, mais je le rapatrie tout de même avant qu’il se fasse « carter ».

    Que choisir? Mais surtout, comment choisir? En lisant le tableau de valeur nutritive? Bof, trop rabat-joie. Si je veux me gâter, je ne laisserai pas les calories guider mon choix. Après tout, on s’en doute qu’une boule de crème glacée Häagen Dazs, c’est riche. […] Je ne peux pas m’en empêcher; je regarde par curiosité. Houlala! 270 Calories et 18 g de gras dans celle au chocolat (pour 125 ml). Celle à la pâte à biscuits et brisures de chocolat : 310 Calories et 20 g de gras. C’est plus qu’un cheeseburger! C’est ce que je disais : rabat-joie.

    Regardons les crèmes glacées de gamme ordinaire; moins denses et par conséquent moins riches. Tant qu’à lire les teneurs en calories, aussi bien pousser la comparaison. Par portion de 125 ml : 120 Calories et environ 6 g de gras. Pas mal mieux. À condition de se limiter à une boule de la taille d’une demi-balle de tennis, évidemment!

    J’ai choisi ma catégorie : crème glacée ordinaire. Je choisis la saveur (et je convaincs Laura) : chocolat. Maintenant, je ne peux pas choisir seulement en fonction du prix, car je risque d’être déçue. Coup d’oeil à la liste des ingrédients.

    Un premier produit : substances laitières modifiées, eau, sucre, glucose, huile de coco hydrogénée, etc.

    Les substances laitières modifiées incluent divers constituants du lait dont l’état chimique a été modifié, par exemple les protéines lactosériques et la caséine. Pas de crème, ni de lait, ni même de lait en poudre, qui pourraient être désignés sous le terme « substances laitières ».

    Un second produit : lait, crème, sucre, glucose, cacao, etc. C'est plus près de l'idée que je me fais d'une bonne crème glacée. Sur le contenant, on lit « crème glacée à l’ancienne ». Sur un autre produit similaire : « vraie crème glacée ». Ça en dit long sur la catégorie!

    En effet – et ironiquement –, ce ne sont plus la majorité des crèmes glacées qui contiennent de la crème. La réglementation canadienne exige que la crème glacée renferme au moins 10 % de matières grasses du lait. Ce gras pourrait même provenir de l’huile de beurre, qui est compris dans le terme générique « substances laitières ». C'est moins alléchant, non? Et si la proportion de gras laitier est sous la barre du 10 % M.G., l'appellation « dessert laitier » est accolée.

    Le fait de détailler le lait et la crème nous assure de leur présence dans cet ordre. Certains fabricants utilisent le terme générique afin de se laisser la liberté de changer la recette en fonction du prix et de la disponibilité des ingrédients. Ce n’est pas pour sauver de l’espace sur l’étiquette!

    Mon choix est fait. J’opte pour une vraie crème glacée. Québécoise en plus. Vous avez deviné : la Coaticook! J’aime aussi leur lait glacé, mais ils n’en font pas au chocolat et c’est un préalable aujourd’hui.

    Quelques minutes – et quelques traces de petits doigts dans les vitres – plus tard, nous sommes équipés de nos « 2 litres pur plaisir ». À nous l’été!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
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    Une collation en sortant de table: non!

    Mes enfants, comme tous les enfants, testent l’autorité parentale. Chez nous, l’autorité s’accorde davantage au masculin : l’autorité paternelle. L’autorité maternelle est plus vacillante. Je fais de gros efforts, mais on dirait que mes enfants ne me prennent pas au sérieux. Il faut que ça change, surtout autour de la table, où j’ai tout de même une réputation à défendre!

    Je ne force jamais mes enfants à finir leur assiette. Vous le savez; je le répète assez souvent. Et ils ont toujours droit au dessert prévu. Bien sûr, ils mangent parfois peu et attendent le dessert avec impatience. Je résiste alors tant bien que mal à ne pas leur accorder une collation 30 minutes après le repas. 

    Il n’y a pas longtemps, pour le souper, nous mangions un pain aux lentilles. Recette improvisée pas mal du tout… à mon goût. Je n’ai pourtant pas eu droit au « c’est le meilleur souper au monde de ma vie » avec lequel ma fille de 4 ans s'exclame quand ça lui plaît vraiment. Que voulez-vous? On ne peut pas toujours viser juste. Ce soir-là, Laura et Benjamin se sont rabattus sur le riz et les légumes. Et j’ai remis les restes de pain aux lentilles au réfrigérateur.

    Moins de 15 minutes après être sortis de table, j’entends « j’ai faim » et « é faim ». « On veut une collation s.v.p. ». Ils revendiquent en bloc pour avoir plus de poids dans les négociations!

    - Parfait! Il reste du pain aux lentilles.
    - Mais maman, c’est pas une collation.
    - Justement, ce n’est pas l’heure de la collation. On va appeler ça une extension au souper, exceptionnellement.
    - Ah mamaaaannn!
    - …

    J’ai tenu mon point. J’ai même réussi à paraître sûre de moi. Les enfants se sont attablés de nouveau et ont mangé leur pain aux lentilles… devant un papa incrédule.

    S’il leur arrive encore de repousser leur assiette à moitié pleine avec la hâte d’arriver au dessert, je leur rappelle qu’ils auront UNE portion de dessert. On ne se nourrit pas de dessert, aussi nutritif soit-il. Ni seulement de collations. S’ils ont encore faim, on revient au plat principal.

    Il n’y a pas si longtemps, une telle réplique m’aurait valu un sourire en coin de la part de mon conjoint et aurait créé un sérieux doute dans l’esprit de tout le monde (m’incluant!). Désormais, on me prend au sérieux. J’ai gravi un échelon!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
 
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