Le compte à rebours est commencé. Il me reste exactement 14 mois de liberté dans les collations que je donne à mes enfants. Pourquoi? Parce que Laura commencera l’école en septembre 2011. Si j’y pense déjà, c’est que j’ai été mise à l’épreuve récemment. Après 3 sessions « d’entraînement », Laura a participé à son premier spectacle de danse. Comme les enfants devaient rester sur place entre les 2 représentations, il fallait leur fournir un lunch et une collation… sans noix ni arachides.
« Facile! » me suis-je d’abord dit. J’ai même l’embarras du choix puisqu’il y a du pain aux bananes, des biscuits et des barres tendres maison au congélateur.
Euh… je retire mes paroles. Ce n’est pas aussi facile. Il y a des noix dans mon pain aux bananes, des graines de tournesol dans mes barres tendres maison et des amandes moulues dans mes biscuits. Oups! Rien de ceci ne convient. Changement dans les plans : vive les fruits et le yogourt!
Quand les enfants ont besoin d’un lunch et d’une collation (ou 2) chaque jour, le défi est plus grand. Les fruits et le yogourt sont pratiques et nutritifs, mais on veut un peu plus de variété. Je suis prête à modifier mes recettes et à faire des réserves au congélateur avant l’entrée à la maternelle de ma grande fille, mais ça ne suffira peut-être pas. Je dois aussi connaître les solutions du commerce qui me viendront sûrement en aide de temps à autre.
Il y a plusieurs barres tendres, biscuits ou craquelins sans noix ni arachides. Le hic, c’est qu’ils respectent rarement mes critères nutritionnels de base : peu sucrés, peu salés et faits de grains entiers. On en mange à l’occasion… et ça restera « à l’occasion ». Conclusion : je vais continuer à produire moi-même la majorité des collations. Ma liste est déjà longue : muffins de toutes sortes, pain aux courgettes ou aux bananes, pouding maison et autres desserts au lait, trempettes pour légumes ou fruits, etc. Vu ainsi, les possibilités semblent infinies. Et c’est vrai, ce n’est pas une question d’idées. C’est une question de discipline et d’organisation. Contrairement aux idées, on ne les trouve pas dans des livres!
Au fond, je ne peux pas me plaindre. Mes enfants ne souffrent d’aucune allergie alimentaire. Si je dois faire attention pour ne pas exposer les autres enfants à certains allergènes, je n’ai pas à m’inquiéter de la moindre trace d’arachide ou de noix que pourraient contenir des aliments préparés dans des usines qui en utilisent.
Si, dans 15 mois, je trouve déjà la préparation des lunchs et collations compliquée, je penserai aux parents d’enfants allergiques qui ont un véritable casse-tête. Si je me compare à eux, je serai obligée de trouver ma tâche « facile! ».
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