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Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!
juin 2010 - Billets
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L’arrivée de l’été multiplie les activités à faire avec les enfants. Une de nos préférées : l’autocueillette. Le terme est général exprès, puisque nous aimons toutes les autocueillettes : fraises, bleuets, mûres (sauvages), pommes et framboises de grand-papa. Nous aimons cueillir les fruits, nous aimons les manger et, par-dessus tout, nous aimons les cueillir en en mangeant! « Nous », excepté mon petit bonhomme de 2 ans… jusqu’à tout récemment. Je vous raconte.
Notre saison d’autocueillette a commencé avec les fraises. Les « fraises-du-Québec », comme dit ma grande de 4 ans. Avec grand-papa et grand-maman, les enfants ont aussi cueilli leurs premières fraises des champs près du parc où ils jouaient. Toute une découverte pour Laura! Si ce n’avait été du grand-père insistant, elle n'en aurait pas rapporté à sa maman. (Merci papa!)
Benjamin, pour sa part, n’a pas voulu y goûter. « Depuis quand mange-t-on des affaires qu’on ramasse par terre ? » J’interprète son refus. Depuis qu’il a compris qu’on ne mange pas de sable ni de caillou, il semble appliquer la règle à tout ce qui se trouve au niveau inférieur à ses orteils. C’est dommage pour lui, mais il ne faut pas insister. Et Laura, qui voit son propre butin grossir, n’a vraiment pas envie d’insister.
Plus tard, la même journée, quand nous sommes allés au Paradis des fraises pour l’autocueillette, Benjamin a eu la même réaction. Une grimace et un « non, veux pas ». Si j’approchais une fraise vers lui pour lui montrer que c’était une fraise, un fruit qu’il avait déjà vu, mangé et aimé, il hochait la tête en disant « aarrkkk ». J’ai compris, je n’insiste pas.
Il est normal que les enfants soient réticents devant des aliments nouveaux pour eux. On appelle ça la néophobie; une crainte devant la nouveauté. Bien sûr que Benjamin a déjà mangé des fraises. Il a mangé des fraises lavées et coupées, déjà déposées dans son assiette. Il a aussi mangé des « fraises-du-Québec » fraîchement achetées à la fruiterie, mais elles étaient dans un panier. Pas dans un champ, pas sur un plant, pas par terre.
Puis, il s’est produit ce qui devait se produire. À force d’entendre des « miam », des « hummm », des « c’est donc bien bon » et des « regarde comme elle est grosse », Benjamin a craqué. Il a cueilli une première fraise (dans mon panier) et l'a goûté. Du bout des lèvres d’abord. À pleines dents ensuite. Il a cueilli une deuxième fraise, sur le plant cette fois, et l’a dévorée. Vous imaginez la suite : un petit garçon de 2 ans, rouge de la langue aux oreilles et des doigts aux coudes à cause du jus de fraises (car juteuses, elles l’étaient!) qui répète à qui veut l’entendre « hummm, est bon » et « r’garde, est grosse ».
Il peut falloir 10-12 essais à un enfant pour accepter un nouvel aliment. Le cas de Benjamin avec les fraises est un exemple de néophobie qui s’est réglé en un temps record, mais le principe demeure le même avec d’autres aliments. Laisser le temps à l’enfant de l’apprivoiser et prêcher par l’exemple. On ne sait jamais d’avance combien de temps sépare une grimace… d’un premier « miam »!
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Le compte à rebours est commencé. Il me reste exactement 14 mois de liberté dans les collations que je donne à mes enfants. Pourquoi? Parce que Laura commencera l’école en septembre 2011. Si j’y pense déjà, c’est que j’ai été mise à l’épreuve récemment. Après 3 sessions « d’entraînement », Laura a participé à son premier spectacle de danse. Comme les enfants devaient rester sur place entre les 2 représentations, il fallait leur fournir un lunch et une collation… sans noix ni arachides.
« Facile! » me suis-je d’abord dit. J’ai même l’embarras du choix puisqu’il y a du pain aux bananes, des biscuits et des barres tendres maison au congélateur.
Euh… je retire mes paroles. Ce n’est pas aussi facile. Il y a des noix dans mon pain aux bananes, des graines de tournesol dans mes barres tendres maison et des amandes moulues dans mes biscuits. Oups! Rien de ceci ne convient. Changement dans les plans : vive les fruits et le yogourt!
Quand les enfants ont besoin d’un lunch et d’une collation (ou 2) chaque jour, le défi est plus grand. Les fruits et le yogourt sont pratiques et nutritifs, mais on veut un peu plus de variété. Je suis prête à modifier mes recettes et à faire des réserves au congélateur avant l’entrée à la maternelle de ma grande fille, mais ça ne suffira peut-être pas. Je dois aussi connaître les solutions du commerce qui me viendront sûrement en aide de temps à autre.
Il y a plusieurs barres tendres, biscuits ou craquelins sans noix ni arachides. Le hic, c’est qu’ils respectent rarement mes critères nutritionnels de base : peu sucrés, peu salés et faits de grains entiers. On en mange à l’occasion… et ça restera « à l’occasion ». Conclusion : je vais continuer à produire moi-même la majorité des collations. Ma liste est déjà longue : muffins de toutes sortes, pain aux courgettes ou aux bananes, pouding maison et autres desserts au lait, trempettes pour légumes ou fruits, etc. Vu ainsi, les possibilités semblent infinies. Et c’est vrai, ce n’est pas une question d’idées. C’est une question de discipline et d’organisation. Contrairement aux idées, on ne les trouve pas dans des livres!
Au fond, je ne peux pas me plaindre. Mes enfants ne souffrent d’aucune allergie alimentaire. Si je dois faire attention pour ne pas exposer les autres enfants à certains allergènes, je n’ai pas à m’inquiéter de la moindre trace d’arachide ou de noix que pourraient contenir des aliments préparés dans des usines qui en utilisent.
Si, dans 15 mois, je trouve déjà la préparation des lunchs et collations compliquée, je penserai aux parents d’enfants allergiques qui ont un véritable casse-tête. Si je me compare à eux, je serai obligée de trouver ma tâche « facile! ».
Autre sujet. J'ai maintenant un compte sur Twitter. J'y parlerai de mes trouvailles et des sujets que j'aborderai dans mon blogue, mes chroniques à RDI Santé et autres interventions. Mon nom de « twitteuse » : CoteStephanie.
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Dernièrement, j’ai écrit sur la variété – ou plutôt le manque de variété – au petit-déjeuner. Les 2 options du matin : toast ou céréales.
En fait, chez nous, ces 2 options représentent beaucoup plus que 2 choix, parce qu’on a au moins 5 sortes de céréales. […] Huit, plus précisément. Je viens de vérifier! Malgré qu’il n’y ait aucune boîte de céréales « bonbons », les enfants aussi y trouvent leur compte. La raison est simple; c’est le choix qui s’offre à eux depuis toujours. Pas de bonhomme sur la boîte (à part M. Mini-Wheats), pas de gadget dedans. Pas de chocolat ni de guimauves.
S’ils ont l’embarras du choix à la maison, Laura et Benjamin réalisent que l’éventail est encore plus grand à l’épicerie. Qu’ils marchent ou qu’ils soient assis dans le panier, des boîtes multicolores, des princesses, Shrek, Dora, des guimauves en forme d’étoiles et des céréales au chocolat leur sautent aux yeux. Bien sûr, ils « s’essaient ». Laura la première :
- S’il te plaît maman, cette sorte-là. Dis oui, dis oui!
Et Benjamin suit :
- Oui, oui, maman. Plaît.
Rien à faire, je suis désolée. Il y a suffisamment d’occasions pour manger des sucreries, qu’on ne commencera pas la journée avec ça, en plus. Les arguments « faits de grains entiers » ou « sources de 5 éléments nutritifs essentiels » ne me convainquent pas. Excusez-moi monsieur le lutin, vos Lucky Charms renferment 41 % de sucres ajoutés. À ce point-là, croyez-vous réellement que les grains entiers m’importent?
Pour moi, il n’y a qu’une façon de choisir les bonnes céréales; consulter la liste des ingrédients et le tableau de valeur nutritive. Dans la liste d’ingrédients, je m’assure que les grains entiers arrivent en tête (blé entier, avoine ou autres). Dans le tableau de valeur nutritive, je vérifie la teneur en sucres, en fibres alimentaires et en sel. Eh oui, en sel. Vous ne saviez pas que les céréales « sucrées » étaient également salées? C’est parfois étonnant, vous verrez. Voici donc les caractéristiques que je m’efforce de retrouver. Ce sont les critères qu’Extenso a retenus pour le magazine Protégez-Vous.
Par portion de 55 g…
Meilleurs choix : 6 g de fibres, minimum 10 g de sucres, maximum 140 mg de sodium, maximum
Bons choix : 4 g de fibres, minimum 15 g de sucres, maximum 240 mg de sodium, maximum
Et elles existent! Parmi celles qu'on aime (incluant mes enfants), il y a : les Alpen, les bouchées Shredded Wheat, les Mini-Wheats, certaines variétés de Muslix, plusieurs de marque Kashi, les Life multigrains, les All-bran bouchées aux fraises, et sûrement plus. Laura aime même les petites graines que sont les All bran Buds!
Qui a dit qu’il y avait des céréales pour adultes et des céréales pour enfants? Chez nous, il y a des céréales pour la famille… et une grande famille de boîtes de céréales!
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- De l’eau, maman. De l’eau, plaît.
Je rêve! Benjamin qui demande de l’eau? D’ordinaire, mon petit bonhomme de 2 ans ne jure que par le lait. « Yait, maman. Yêêêê ». Je lui offre régulièrement de l’eau, mais pour qu’il en demande lui-même, c’est sérieux.
Et pour cause. Il fait chaud. C’est humide. Benjamin frise. Et il transpire. Ses frisettes collées sur ses tempes humides le confirment. Et la rougeur de ses joues aussi.
- Tiens, voilà ton verre d’eau, mon trésor. - Essi. [Gulp, gulp, gulp, gulp] Nini. Encore, plaît.
Oups… Je crois que j’ai manqué à ma tâche. J’aurais dû lui donner à boire bien avant. Quand on ressent la soif, c’est que le corps est déjà légèrement déshydraté. En plus, la sensation de soif n’est pas aussi bien développée chez les enfants que chez les adultes. C’est qu’il était vraiment dû, le pauvre petit. Ma bonne habitude de le faire boire souvent s’est perdue avec l’hiver. J’ai compris la leçon, et je ferai dorénavant tout ce qu’il faut pour éviter la déshydratation.
Boire suffisamment est la meilleure façon de prévenir la déshydratation, car l’eau est en quelque sorte notre système de refroidissement. Lorsqu’il fait chaud ou lorsqu’on fait du sport, le corps veut éviter de surchauffer. Pour ce faire, il libère des liquides qui s'évaporent sous l'effet de la chaleur. C’est ainsi qu’il arrive à maintenir une température relativement constante.
La déshydratation peut se manifester par de la fièvre, justement parce que le manque d’eau cause la panne du système de refroidissement. Un enfant déshydraté va aussi uriner très peu (urine foncée), avoir la bouche sèche et être somnolent, notamment. Les grands comme les petits peuvent souffrir de déshydratation. Cela dit, les bébés et les enfants y sont plus vulnérables. Ils ont une superficie corporelle plus grande par rapport à leur masse, et ils captent ainsi la chaleur plus rapidement.
Comme les enfants dépendent de nous pour s’hydrater adéquatement, il faut faire nos devoirs! On devrait leur donner environ 125 ml de liquide toutes les 20 minutes. On peut aussi leur laisser une bouteille, un gobelet ou une gourde d’eau en permanence lorsqu’ils jouent dehors. Puis, le lait, le jus dilué, les fruits ou même les popsicles à l’occasion contribuent à les hydrater au moment de la collation et des repas. Vous avez un bébé? Augmentez votre fréquence d'allaitement ou offrez-lui des biberons d'eau (préalablement bouillie et refroidie) s'il est nourri aux préparations pour nourrissons.
Quitte à régler l’alarme de ma montre, je penserai désormais à offrir de l’eau plus souvent à mes enfants. Je n’entendrai plus de « eau secours! » cet été.
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